C'est beau une ville la nuit

BOHRINGER, RICHARD

livre c'est beau une ville la nuit
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 14/03/89
LES NOTES :

à partir de
6,60 €

SYNOPSIS :

Ni autobiographie d'acteur ni roman, C'est beau une ville la nuit est « une balade, l'oeil et l'esprit grands ouverts au vif de la ville et au droit à la vie, une route de douleurs, de joies et finalement d'espérances ». Un blues en prose, ponctué de chansons, écrit par l'homme Bohringer à ses amis vivants ou morts,
aux femmes qu'il a aimées, à la vie, à la page blanche. L'enfance maudite, l'alcool, les coups de chagrin, l'héroïne, il aura tout connu, pour s'octroyer quand même, au terme de son errance, le droit à l'amour, au bonheur, à l'écriture. « Vie je te veux. Je t'ai toujours voulue. J'avais pas le mode d'emploi. »
7 personnes en parlent

Il est des hommes, des personnes que l'on croit fortes mais qui se révèlent parfois fragiles. Il est des carapaces, des armures que l'on croit indestructibles et qui se brisent en une seule fois laissant le corps nu face à la violence de la vie. Il est des écorchés vifs qui le resteront toute leur existence, que la vie brûle, consume de l'intérieur en une pénible et lancinante souffrance, que la mort appelle sans cesse, jouant avec eux, toujours sur un fil ténu et fragile. Des êtres qui ne savent pas ce que la vie attend d'eux, espérant, cherchant inlassablement un sens, un but... Et indéniablement, Richard Bohringer fait parti de ceux-là. Dans ce roman partiellement autobiographique, il confie ses bleus au coeur, ses états d'âmes. Il raconte son abandon, ses shoots, son alcoolisme, sa détresse, au lecteur et à Paulo, copain imaginaire et patron des rades où l'auteur aime à se vautrer les soirs, à étaler ses plaies et traîner ses blessures. Paulo, c'est le copain de galère, le patron de misère, à la fois confident inlassable du mal être de l'auteur, de sa désespérance, et pourfendeur de tristesse. Portrait saisissant d'un éternel assoiffé, d'un homme vrai et entier, qui écrit avec son coeur, sans retenue, sans pudeur, dans un style percutant sans fil directeur. Une écriture instantanée, toujours au bord de la rupture, qui mousse comme la pression des troquets, puis se se repose et disparaît dans un flot plus calme au fil du récit, des évènements, pour finir en un éloge, en poème à la vie. Une poésie brute, sans fioriture, loin de certains récits aseptiques, inhibiteurs, qui peut surprendre, dérouter mais qui se mérite, qui s'offre à vous si vous franchissez le seuil de son monde. un univers où les mots giclent des veines au rythme des morsures du coeur, des blessures que l'on s'afflige. Une claque qui vous insuffle le goût de la vie, vous redonne espoir, à moins que vous ne soyez un naufragé de la vie... Pasdel

Pasdel
07/01/16
 

C'est beau une ville la nuit. C'est beau une ville à travers le regard délavé d'abus d'un écroché. de ses errances nocturnes repues d'excès à ses moments de spleen, Richard Bohringer se livre sans concession. Son œuvre suinte les larmes puisées dans l'intime, le sang tourmenté, le rouge de la colère et la poix des angoisses. Au sein de ces quelques pages, plus traîtres que l'alcool, il caresse ses amours mortes, crie sa douleur, loue les vieilles amitiés ou pleure les disparus. Et l'on devient au fil des mots, un nouveau membre de sa tribu où Régis, Mamie, sa fille, sa blonde et tant d'autres restent des îlots sur lesquels l'artiste arrime ses souvenirs. Famille, amis, amantes de passage, les siens le raccroche à cet existant qui le blesse souvent. On se glisse dans ses pas, parcourant « ses terres d'asile », découvrant les secrets de cet incorrigible bourlingueur, habité par ses maux et grisé de son écriture. Entrelacs de résurgences, de pensées où se mêlent plaisir et souffrance, C'est beau une ville la nuit entraîne le lecteur dans une confession à la fois crue et poétique. Égaré entre fiction et autobiographie, on finit par ne plus savoir si les pensées et les douleurs évoquées appartiennent à l'auteur ou s'ils sont nôtres.

Tartopom
07/05/15
 

« Jour désenchanté où tout se débine, sans savoir que faire pour être aimé. Jour amer. Jour solitaire où tout se refuse et rien ne sert. »Jour attendri où j'ai posé mon regard sur ces lignes : ressentis d'un homme désabusé par un trop plein d'abus, errances d'un cœur balafré.Jour extra-ordinaire où j'ai accompli le voyage de cet artiste dégingandé et entier, à la fois lunaire et terrien. Jour d'excès où j'ai découvert un insatiable assoiffé de vie, d'amour et d'alcool qui cherche dans le trouble matière à soulager son spleen.Jour de peine où j'ai connu la souffrance de ce narrateur, où j'ai vu son regard brouillé par les larmes.Jour carmin où j'ai saisi sa main d'écrivain et plongé dans son œuvre emplie du rouge spumescent de ses colères, de ses angoisses, de ses amitiés et de ses amours.Jour intime où j'ai appris à connaître sa tribu qui a partagé et sa folie et ses douleurs: Régis, Mamie, sa fille, sa blonde, ses amours mortes et bien d'autres...Jour ému où j'ai marché à ses côtés durant cette lecture et glisser mes pas dans les siens. Jour de départ où ce tendre bourlingueur m'a entraînée vers des contrées inconnues, vers Sa terre :« Toujours vivre dans une cale au milieu d'un trésor inventé. De l'Inde du Sud au Grand Nord emmitouflé. Des tavernes exaltantes de destins brisés, de petit matin immortel où l'éthylisme rend prince indompté. Tout n'est qu'invention. Oui je crois en moi. A de rares instants je pense même qu'il est bien que j'existe. Et puis parfois je trouve cela d'une banalité effrayante. En fait, aucune importance. Vite respirer. Encore et encore. Me broyer les poumons de l'oxyde de vie. Me vautrer des deux côtés, me ritueler d'huile odorante, me refaire la peau à coups de nouvelle vie. Ne rien savoir et tout humer. Je n'ai d'envie que d'entendre mon cœur battre. » Rebelde

Rebelde
05/11/13
 

Bonjour,je ne sais que dire sur ce livre.Je reconnais que la poésie n'est pas mon genre préféré même si Victor Hugo ou Prévert on réussi à me faire changer d'avis.J'ai essayé de lire ce livre,en ayant entendu beaucoup de bien.Mais là franchement je n'ai même pas réussi à aller jusqu'au bout,même en ne lisant qu'un peu à chaque fois, je me suis ennuyé.

paraty62
05/03/14
 

Flammarion ré-édite ce premier livre de Richard Bohringer, et c'est donc une belle occasion pour moi de reprendre mon vieil exemplaire (de 1988) et de le relire. Un petit changement dans le titre, dans la version originale, le mot "Blues" était en sous-titre : il ne l'est plus. Autrement, rien ne change, mais qu'est-ce-que c'est bien de lire du Bohringer ! Certes, j'en ai relu depuis (d'ailleurs, je crois que j'ai lu quasiment tout de cet auteur). Je me souviens l'avoir découvert avec C'est beau une ville la nuit et avoir adoré ce bouquin, pour l'écriture, pour l'auteur qui se met à nu ne passant rien de ses faiblesses, pour tout en fait. Mais comme à l'époque, je n'avais pas de blog, et pour cause, Internet n'existait pas ("Je vous parle d'un temps que les moins de vingts ans ne peuvent pas connaître..." (C. Aznavour), ou du moins pas sous la forme actuelle, eh bien, j'en parle aujourd'hui !A la relecture, presque 25 ans plus tard, j'adore aussi. D'ailleurs, je me souvenais encore des premières phrases, pas au mot près mais pas loin. C'est tout cela que j'aime chez R. Bohringer : l'écriture est directe, sèche, poétique, certains textes de chansons sont en fin de chapitres. L'auteur crie son désespoir, son malheur, la boisson, la drogue, mais avant cela, l'abandon des parents, le sentiment de ne jamais être vraiment à sa place, l'amour qu'il cherche, trouve parfois, laisse partir aussi et retrouve, l'amitié forte et deux personnes importantes de sa vie : sa grand-mère et sa fille. Tout cela dans un style cahoté, haché que le lecteur prend en pleine face. On peut détester et/ou ne rien comprendre, c'est tout à fait exact, mais quand on a accroché on retse jusqu'à la fin et on ne peut sortir de ce livre.J'ai relu depuis d'autres livres de R. Bohringer, et chaque fois, il refait le même coup, et chaque fois, je me fais avoir de bonne grâce et avec un plaisir que je ne renie pas du tout, au contraire, je le revendique. L'auteur n'a pas changé, identique dans ses combats, dans ses colères, dans ses amitiés, dans ses valeurs, peut-être plus revendicatif maintenant qu'il y a 25 ans (lire Les nouveaux contes de la cité perdue).Faites-vous ou refaites-vous un Bohringer, n'importe lequel, ils sont tous excellents. Une belle idée de ré-éditer C'est beau une ville la nuit, pour que certains p'tits jeunes, pas nés ou pas encore en âge de lire en 1988, ou d'autres qui auraient pu le rater puissent entrer dans le monde de cet écrivain avec son premier livre. Yv

Lyvres
26/01/13
 

Il paraît que c'est à la mode maintenant les phrases courtes, le style direct ponctué de mots qui prennent tout leur sens, comme en poésie. Je dois dire que je ne m'attendais vraiment pas à ça, et j'ai trouvé le style assez cliché, un style qui ne savait pas se renouveler. Je pense qu'apprécier cette oeuvre relève plus de notre vécu plutôt que des vrais qualités littéraires. Clementh

Clementh
22/08/12
 

On aime ou on déteste ! Des phrases courtes ponctuées de mots crus, des phrases jetées en vrac tonnent le ton de cette semi-autobiographie. Style bien particulier. Quelque peu décevant.

Lilyptitbout
13/03/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.10 kg

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