Cadavre d'etat

MARCKER, CLAUDE

livre cadavre d'etat
EDITEUR : CARNETS NORD
DATE DE PARUTION : 15/05/09
LES NOTES : Laissez une critique sur ce livre
à partir de
18,00 €

SYNOPSIS :

Comment le cadavre d'un conseiller du Premier ministre est-il arrivé, par une nuit pluvieuse de novembre, sur le parking miteux d'une grande surface, dans la région parisienne ? L'enquête est confiée au commissaire Coralie Le Gall. Fille d'un haut fonctionnaire, musicienne et pratiquant le close-combat, cette personnalité
hors-normes est bien décidée à prendre sa revanche contre un monde politique qu'elle déteste. Mais Coralie va peu à peu comprendre l'ampleur de la manipulation en cours. Un roman noir dans la France des années 1990. Une intrigue palpitante et truffée d'énigmes, qui déniaise à jamais d'une certaine politique.
5 personnes en parlent
Bien que certains aient cru bon de voir dans ce livre un rappel de l’affaire Clearstream, l’avertissement de l’éditeur vient nous rappeler qu’il n’en est rien. Et je le crois d’autant plus que le livre ne possède qu’un des fils d’Ariane qui pourrait être le faire pointer en parallèle avec cette affaire. Il s’agit d’un thriller politique, ma catégorie préférée qu’on se le dise ! Il s’agit également d’un roman à clés, dont l’intrigue bien maîtrisée nous ramène aux personnages principaux suivants : le Président de la République, dit « Ramsès » évoque François Mitterrand et son amour de l’Egypte. Rebière, le ministre de l’Intérieur, le « pachyderme des corons » s’identifie évidemment à Pierre Mauroy (et non Sarkozy comme je l’ai lu sous la plume d’un confrère qui n’a sans doute pas lu le livre qu’il critiquait, et paf prends donc ça mon gars). De Vaslin et sa demeure périgourdine rappellent François de Grossouvre et son château nivernais. Michèle Billetot, la directrice de cabinet de Rebière a pour nom dans la vraie vie Marie-France Garaud (il s’agit du portrait le plus vitriolé). Parini, le mafieux au mieux avec la Banque Rhodanienne, c’est bien sûr Giancarlo Paretti qui s’illustra dans le scandale Crédit Lyonnais / MGM. Le Premier ministre, Neyrac, c’est sans doute un archi-connu, en « ac » aussi. L’identité de certains autres, dont un chef de cabinet nommé Ledouchy me laisse encore à l’état interrogatif. Le « héros » de l’affaire, un commissaire féminin dénommée Le Gall est aussi inconsistante qu’improbable… Passons, car je ne veux pas dévaloriser ce bouquin, au contraire. Il s’agit du conte d’une « manip » politique assez truculent, qui mêle mitterandie et chiraquie en une unité de temps volontaire, dans laquelle l’auteur exhale son mépris voire sa haine des politiques et de leurs féaux, les membres des cabinets et les sans scrupules des « services ». Certains ont prétendu que Marker était le pseudo de Bernard Tapie, j’y crois peu, chercherais plutôt dans le landerneau journalistique accrédité Matignon… C’est bien fait, on pourrait « presque » y croire, et si je ne vois pas vraiment le rapport avec l’affaire Clearstream, j’imagine très bien la disparition programmée (oh pardon ! Le suicide, faut-il dire) de François de Grossouvre. J’écris « presque », car il s’agit d’un pur roman mêlant ensemble plusieurs affaires célèbres. L’auteur ayant visiblement construit à-partir d’elles, n’attendez donc aucune révélation (ce que les services de presse de l’éditeur ont pourtant tenté d’accréditer, ces coquins…). Le style est assez inégal. On trouve de purs moments de bonheur nés de la juxtaposition improbable de mots, mais aussi un peu trop de sécheresse dans la narration. Il y manque aussi la dose d’humour distancié d’un Jean-Patrick Manchette, d’un Jean-Bernard Pouy, d’un Raoul Saint-Luc ou d’un Albert Simonin, humour froid et caustique qui nous aide aussi à nous attendrir sur ce qui n’est que de la bouillie d’homme. Marker, c’est noir, noir, noir… Un peu trop « noir sans espoir », et c’est bien dommage.
Bertrand M

Cadavre d'Etat est un thriller politique. Un meurtre, dans le milieu politique. Une jeune commissaire, un peu rebelle bourgeoise bohème rebelle (oui, ça fait beaucoup, je sais), Coralie Le Gall, se charge de l'enquête. Pour l'info, ça se passe dans les années 90, et la victime est un conseiller du premier ministre. On a en vrac, des politiciens polis, mais condescendants, des codes à craquer, un jeune enarque à craquer aussi...Si l'histoire m'a un peu plus, l'écriture, elle, m'a horripilée. L'auteur est un homme, c'est un fait, mais le narrateur est l'héroïne. Et bien, sans le "e" féminin, ça aurait été dur de le savoir, tant sa manière de parler, d'agir, de penser, est masculine. Ben quoi ? Julie Lescaut a su garder sa féminité, elle !Maintenant, parlons du vocabulaire. On a le droit d'être partisan de Jacques Toubon, mais de là franciser tout terme anglais, ça en devient ridicule.Pour vous donner des exemples (il n'y a pas de fautes d'orthographe de ma part, je vous préviens) : interviou, tenue de cocquetèle, pipeul, chêquepeu (celui-là, j'ai eu tellement de mal à le trouver, que je vous aide : "chek-up")... Et bien sûr, on zappe les plus élémentaires, on laisse "parking", "business", et tous les autre mots étrangers non anglais...Bref, ça m'a énervé. Si c'est pas prendre les gens de haut, ça...

Emmab666
21/01/16
 

Bien que certains aient cru bon de voir dans ce livre un rappel de l’affaire Clearstream, l’avertissement de l’éditeur vient nous rappeler qu’il n’en est rien. Et je le crois d’autant plus que le livre ne possède qu’un des fils d’Ariane qui pourrait le faire pointer en parallèle avec cette affaire.Il s’agit d’un thriller politique, ma catégorie préférée qu’on se le dise ! Il s’agit également d’un roman à clés, dont l’intrigue bien maîtrisée nous ramène aux personnages principaux suivants : le Président de la République, dit « Ramsès » évoque François Mitterrand et son amour de l’Egypte. Rebière, le ministre de l’Intérieur, le « pachyderme des corons » s’identifie évidemment à Pierre Mauroy (et non Sarkozy comme je l’ai lu sous la plume d’un confrère qui n’a sans doute pas lu le livre qu’il critiquait, et paf prends donc ça mon gars). De Vaslin et sa demeure périgourdine rappellent François de Grossouvre et son château nivernais. Michèle Billetot, la directrice de cabinet de Rebière a pour nom dans la vraie vie Marie-France Garaud (il s’agit du portrait le plus vitriolé). Parini, le mafieux au mieux avec la Banque Rhodanienne, c’est bien sûr Giancarlo Paretti qui s’illustra dans le scandale Crédit Lyonnais / MGM. Le Premier ministre, Neyrac, c’est sans doute un archi-connu, en « ac » aussi. L’identité de certains autres, dont un chef de cabinet nommé Ledouchy me laisse encore à l’état interrogatif.Le « héros » de l’affaire, un commissaire féminin dénommée Le Gall est aussi inconsistante qu’improbable… Passons, car je ne veux pas dévaloriser ce bouquin, au contraire.Il s’agit du conte d’une « manip » politique assez truculent, qui mêle mitterandie et chiraquie en une unité de temps volontaire, dans laquelle l’auteur exhale son mépris voire sa haine des politiques et de leurs féaux, les membres des cabinets et les sans scrupules des « services ». Certains ont prétendu que Marker était le pseudo de Bernard Tapie, j’y crois peu, chercherais plutôt dans le landerneau journalistique accrédité Matignon…C’est bien fait, on pourrait « presque » y croire, et si je ne vois pas vraiment le rapport avec l’affaire Clearstream, j’imagine très bien la disparition programmée (oh pardon ! Le suicide, faut-il dire) de François de Grossouvre. J’écris « presque », car il s’agit d’un pur roman mêlant ensemble plusieurs affaires célèbres. L’auteur ayant visiblement construit à-partir d’elles, n’attendez donc aucune révélation (ce que les services de presse de l’éditeur ont pourtant tenté d’accréditer, ces coquins…).Le style est assez inégal. On trouve de purs moments de bonheur nés de la juxtaposition improbable de mots, mais aussi un peu trop de sécheresse dans la narration. Il y manque aussi la dose d’humour distancié d’un Jean-Patrick Manchette, d’un Jean-Bernard Pouy, d’un Raoul Saint-Luc ou d’un Albert Simonin, humour froid et caustique qui nous aide aussi à nous attendrir sur ce qui n’est que de la bouillie d’homme. Marker, c’est noir, noir, noir… Un peu trop « noir sans espoir », et c’est bien dommage. NoirdePolars. Du polar, rien que du polar !retrouvez commentaires et vidéos sur:http://noirdepolars.e-monsite.com/

NoirdePolars
14/03/12
 

Le livreHubert de Vaslin, un conseiller de Matignon chargé de mission auprès du Premier ministre, est mort dans le bureau de Rebière, avec qui il vient de parler au téléphone. C'est Jean-Marc Ledauchy envoyé par Rebière (occupé au restaurant avec des élus anglais), qui trouve le corps, avec Marcel Dauran un surveillant de nuit.Plutôt que de déranger Rebière au restaurant, Ledauchy contacte Michèle Billetot, directrice de cabinet du Premier ministre, Dominique Neyrac. « Écoutez bien, Jean-Marc, commence Mich. Évidemment, il est exclu que quelqu'un trébuche sur le cadavre d'un conseiller de Matignon dans un bureau de l'Intérieur. Donc, une équipe va déplacer le corps. Naturellement, vous ne serez plus dans votre bureau lorsque l'équipe arrivera. » (page 35). Le corps de Vaslin devient un « cadavre d'État ».Quelques heures après, le mort est découvert dans une voiture sur le parking isolé d'un Consorama par un gardien qui faisait sa ronde habituelle.C'est la commissaire Coralie Le Gall qui est chargée de l'enquête, qu'elle va mener avec Zacharie, son « deuxième lieutenant. Lui, il est au ras du sol, noiraud, un peu chauve et un peu gras, franchement laid, mais intelligent, pointu, acéré, et d'une gentillesse qui touche à la sainteté. » (page 42).Mais qu'est-ce qui a poussé Coralie Le Gall à devenir flic ? Son père, un haut-fonctionnaire escroc ? Le pourri qui a tué son fils ?Mon avis et quelques extraitsJ'ai plus l'habitude de lire des romans policiers et des thrillers que des polars et j'ai eu un peu de mal avec le vocabulaire employé (poch, chtib, foutbol, gardav, Pipeul, djînes, chêqueupe, tolkie, keskimank, proc, loqdus, troujasse, champe, interviou, craspèque, tévé, piègeacs, dircabs, klînex, dîle, spîdée, backroume, stèque, zoumant, macchab, blousy...). Pour dire que Le Gall aime et défend la langue française, j'ai trouvé tous ces mots bizarres, incongrus. Mais c'est un bon polar politique, avec une sacrée dose d'action, une pointe de romantisme (sa relation avec Jean-Marc Ledauchy) et c'est plein de sous-entendus [...] Catherine de La culture se partage

Catherine2
28/05/11
 

"Cadavre d'état" m'a été envoyé par Suzanne de chezlesfilles.com. Un début de lecture très agréable. J'ai aimé le style trés original et inventif. A 70 pages de la fin, j'ai cependant décroché. Je ne jette pas la pierre à l'auteur qui sait nous tenir en haleine (puisque j'ai dévoré ce que j'ai lu). C'était simplement pour moi une période difficile car j'ai perdu mon beau papa... Impossible pour moi de rester concentrée sur cette fin de roman... dommage. Je mélangeais les personnages et j'ai lu et relu les mêmes passages sans en saisir le sens tant je pensais à autre chose. Je tiens tout de même à vous recommander ce polar. Le cadavre d'un conseiller du premier ministre est retrouvé par une nuit pluvieuse de novembre, sur le parking miteux d'une grande surface dans la région parisienne. C'est Coralie le Gall, fille de haut fonctionnaire en rebellion contre son milieu, musicienne et pratiquant le close combat qui est chargée de l'enquête. Cette personnalité hors normes est bien décidée à prendre sa revanche sur un monde politique qu'elle déteste. Coralie va peu à peu comprendre l'ampleur de la manipulation en cours..

lucie38
19/03/11
 

Format

  • Hauteur : 19.60 cm
  • Largeur : 12.50 cm
  • Poids : 0.37 kg

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