Cafe paraiso

ALI, MONICA

livre cafe paraiso
EDITEUR : 10/18
DATE DE PARUTION : 19/03/09
LES NOTES :

à partir de
8,10 €

SYNOPSIS :

À Mamarrosa, petit village de l'Alentejo aux airs de paradis perdu, la vie n'est pas toujours aussi douce qu'on croit. Et pourtant combien sont-ils à tenter ici le rêve d'une existence moins amère ? Il y a Eillen et son mari, deux touristes à la dérive, Stanton, l'écrivain exilé en quête de sens et les Potts, un couple d'Anglais
marginaux. Et puis bien sûr, il y a les locaux du village, ceux qui ont toujours été là, ceux qui reviennent, riches mais déracinés, ceux qui rêvent d'ailleurs. Tant de trajectoires et de destins en cavale. Tant de rêves à bâtir ou à ravaler. Et un lieu pour les entremêler : le Café Paraiso, noeud de toutes les destinées.
2 personnes en parlent

Dans ce roman, Monica Ali nous emmène au Portugal boire un verre ou deux de caïpirinha à Mamarrosa. Les maisons y sont blanchies à la chaux et la nature fournit bougainvillées, plumbagos, amandiers, chênes-lièges, eucalyptus, orangers, anémones, cystes et saponaires. Dans ce petit village, le café Paraiso est le lieu où défile toute la galerie de personnages crées par Monica Ali. Leur point commun : ils sont venus chercher une vie plus douce dans cette région du Portugal. Douce comme un pastel de nata que l'on dégusterait avec un thé.C'est Vasco le tenancier de ce café. Il se noie dans la graisse pour oublier sa tristesse et est doté d'une voix qui ne cadre pas avec sa corpulence. Il ne donne pas longtemps à ce café Internet qui vient d'ouvrir et qui brade sa bière. Les gens se lasseront, ils ne viendront pas chercher ce qu'ils ont chez eux, alors que les bonnes répliques de Vasco ne passent pas à la radio ! On vient boire un verre pour les entendre. Il l'anime, lui, son café !Et voici une famille d'anglais atypiques, les Potts. Ils font jaser les locaux surtout Ruby la fille qui passe son temps à aguicher les hommes. Cela va attirer quelques ennuis à sa mère.Harry Stanton, le boit-sans-soif, est un écrivain anglais en panne d'inspiration. Son compagnon de boisson, Dieter, ne cesse de clamer que s'ils étaient en Allemagne cela ne se passerait pas comme ça, ce serait mieux.Sophie, professeur de français et ex dépressive, et son fiancé Huw, passionné par les oiseaux sont anglais aussi et sur le point de se marier. Ils se sont pourtant promis de ne pas aborder ce sujet épineux pendant leurs vacances. Il trotte toutefois dans leurs têtes à tous les deux. Ils n'ont de prise sur rien, c'est la famille de Sophie qui organise tout et fait de l'Eglise un passage obligé. En visitant celles de cette région du Portugal, ils interrogent leur foi et leur amour.Oh ! et j'ai adoré Eileen, cette anglaise qui se qualifie de gros pudding et dont le mari est un pur cartésien qui travaille dans une usine qui fabrique les petits houx en plastique qui hornent nos buches à Noël. Il a des idées bien arrêtées : L'horoscope: foutaise ! les vacances : une occasion d'emmagasiner des infos nouvelles. Il veut vivre parmi les autochtones pour mieux les comprendre alors qu'il ne le fait même pas avec son fils homosexuel...Eileen se verrait bien vivre à Mamarrosa, seule.Teresa, est née ici et aide sa tante au magasin. Elle a le don de cerner les gens rien qu'en les observant. Parfois elle préfèrerait ne pas avoir ce sens aiguisé qui lui fait ressentir la souffrance des autres. Elle a un projet secret : partir en Angleterre où elle sera jeune fille au pair pour fuir cette vie au Portugal. Mais avant elle veut vivre sa première fois avec Antonio. Sera-t-elle aussi romantique qu'elle se le figure ? Et sa vie en Angleterre aussi idyllique qu'elle le souhaite ?Enfin il y a Marco, l'enfant du pays qui revient après avoir réussi, parait-il. Il est attendu comme le Messie et les plus folles rumeurs circulent à son propos. Dans ce roman l'alcool coule à flot et les langues se délient, colportent les rumeurs, font naitre les rancoeurs et mettent au jour le malheur. Certains personnages semblent faire un arrêt sur images, ils se demandent s'ils auraient vraiment pu choisir leur vie et font le compte des rêves auxquels ils ont renoncé. D'autres, à un carrefour important, se demandent si la voie sur laquelle ils s'apprêtent à s'engager est la bonne. Ils cherchent tous celle du bonheur. Ah l'attrait du pays étranger ! Ceux qui veulent y partir pensent y trouver une vie meilleure, un eldorado. On croit l'herbe plus verte ailleurs mais on oublie que l'on part avec ses casseroles attachées au sac à dos. On ne laisse pas les démons du passé à la frontière.Ceux qui reviennent au pays alimentent tous les fantasmes, ils ont forcément fait fortune. Et si après tout, la vraie richesse était celle du coeur et l'envie de le faire battre plus fort en vivant pleinement, quel que soit le pays où l'on vit ?!C'est un roman à lire pour le plaisir des descriptions et pour cette belle philosophie anti remords : quand on a un désir, il faut tout faire pour le réaliser. Chapeau à la traductrice Isabelle Maillet !!!

lucie38
26/05/12
 

Il y a des périodes où les déceptions littéraires sont plus nombreuses que les bonnes surprises. Il y a des périodes où l'on ouvre un livre, persuadé qu'on va s'y plaire, et où on le referme avant la fin parce que ce n'est pas le moment. Il y a des périodes où la vie est tellement pleine qu'on a besoin de s'évader, vite, rapidement, à cent à l'heure.Ces trois phrases résument ce qui m'arrive en ce moment quand j'ouvre un bouquin... Et Café Paraiso n'a pas fait exception à la règle alors que je sens encore dans ce bouquin un énorme potentiel. Sauf que lorsque j'en ai entendu parler, lors de sa sortie en France, je m'étais fait une vision de ce roman très éloignée de la réalité. Ainsi, je voyais dans ce roman de Monica Ali un roman choral où les personnages auraient pu être les mêmes, les problèmes les mêmes, mais présentés avec plus de rythme, plus de dynamisme... Ceci dit, un coup d'oeil au titre original m'aurait peut-être permis d'éviter cette déconvenue puisqu'Alentejo Blue résume finalement assez bien le contenu de cette histoire... Ou plutôt de ces histoires.Et oui, la mélancolie, la tristesse, la recherche de la sérénité, les âmes perdues, semblent être le point commun de tous les personnages de cet ouvrage. Sauf que je n'avais pas envie de ça, pas à ce moment là. Donc j'ai laissé tomber. Malgré l'intérêt littéraire d'une histoire qui nous présente à chaque chapitre un personnage différent, dans un cadre différent, avec une technique narrative parfois changeante. Malgré le potentiel que je sens dans ce roman que je relirai sans doute, un jour, quand je me sentirai en phase avec ce type d'histoire.

MissAlfie
22/02/11
 

Format

  • Hauteur : 17.90 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.21 kg

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