Cafe viennois

HALBERSTADT-M

EDITEUR : ALBIN MICHEL
DATE DE PARUTION : 23/08/06
LES NOTES :

à partir de
6,49 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Quand Clara accepte d'accompagner sa mère Frieda à Vienne, sa ville natale, elle n'en sait que peu de choses car sa mère ne lui a jamais parlé de son enfance. Juive autrichienne, Frieda a dû quitter Vienne en 1938 pour Paris puis Périgueux et la Savoie, fuyant perquisitions et rafles. Mais ce que découvre Clara c'est une Frieda inconnue, qui reconnaît tout de suite sa ville avec une joie
de vivre qui lui fait bien défaut à elle. Il lui faudra un second séjour à Vienne, seule cette fois, pour s'approprier l'histoire de sa mère et faire la paix avec elle-même. Un ton juste, musical, attachant, entre mélancolie et sobriété, pour effleurer le poids du passé, l'appartenance qui sans être revendiquée ne peut être tue si on veut assumer le présent et ses épreuves.
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Café viennois est vraiment une agréable découverte pour moi. Je n'ai pas été transcendée mais j'ai incontestablement passé un très bon moment avec ce livre. Cependant, Café viennois ne s'arrête pas là. C'est loin d'être un livre sur la déportation, c'est bien plus que ça. Pour tout dire, la seconde guerre mondiale n'est pas le thème principal du roman mais plutôt la recherche de ses racines. J'ai beaucoup aimé la façon dont les personnages arrivent constamment à se remettre en question sans jamais oublié ceux qu'ils sont réellement au fond d'eux-même. En tout cas, j'ai trouvé vraiment très agréable de partir sur les traces de leur passé avec elles.J'ai beaucoup aimé que Michèle Hedelstadt se servent du prétexte du voyage pour nous raconter le passé le Frieda. C'est très agréable de découvrir Vienne avec ses propres souvenirs de la ville. Ils sont parfois joyeux, parfois tristes mais ils apportent vraiment quelque chose à l'histoire. J'ai également aimé que son histoire ne s'arrête pas aux frontières de l'Autriche mais continuent en France : j'ai beaucoup aimé la voir évoluer et devoir se réadapter.De la même façon, j'ai apprécié les passages où Clara nous raconte son histoire : j'ai trouvé ses points très enrichissants. D'autant plus qu'elle a une vision des choses très différente de celle de sa mère - Frieda. Par contre, mais ça ne m'a pas dérangée plus que ça, je n'ai pas trouvé les personnages très sympathiques. Ce n'est pas tout à fait exacte : elles sont sympathiques mais je n'ai pas eu d'atomes crochus avec elles. Je crois que ça tient surtout à la lourdeur du passé de Frieda : je suis loin d'avoir vécue la même chose qu'elle, alors forcément je ne me reconnais pas en elle. Ça ne m'étonnerait vraiment pas que ce soit ce qui m'a empêché de réellement me lier avec ces deux femmes.Cela dit, j'ai vraiment aimé la relation qu'on ces deux femmes.Sans oublier que le facteur âge doit également y être pour beaucoup : je suis loin de penser comme une femme de quarante ans ! Mais bon, je ne doute pas que ça viendra un jour ;) En tout cas, j'ai très agréablement été surprise par l'écriture de Michèle Halberstadt : j'ai beaucoup aimé la simplicité de sa narration qui nous plonge réellement dans cette histoire. C'est pile ce qu'il fallait, sans pour autant avoir un ton léger, pour parler des évènements qu'à vécu Frieda. J'ai beaucoup aimé son écriture posé, c'est pile ce que j'avais envie pour ce roman.

MademoiselleLuna
13/05/13
 

Frieda convie sa fille Clara à la suivre dans son périple qui la ramène à Vienne, une ville qu'elle a quittée avec sa famille en 1938, pour échapper aux persécutions antisémites. C'est pour Frieda un retour rempli d'émotions, de tourbillons pour cette femme dont la joie de vivre de cesse d'étonner la fille. Cette dernière, plus morose, laisse supposer qu'elle traverse une période sombre et mélancolique. On le découvre sur le tard, après avoir deviné qu'un mal la rongeait, que ce voyage à Vienne allait également la bousculer et lui donner une autre conscience de son identité, de son appartenance à une société. "Café viennois" est un roman composé de plusieurs morceaux d'histoire : celle de Frieda qui revient à Vienne, celle où Frieda se rappelle son départ précipité en 1938 et les années d'errance pour fuir les nazis, puis celle de Clara, minée et désespérée, qui effectuera seule une nouvelle escapade à Vienne sur les traces du film avec Orson Welles, "Le treizième homme".Ce roman est une bonbonne à échos, tant de voix se lancent, racontent leurs anecdotes et se culbutent entre elles. La construction est impeccable et rigoureuse. De plus, Michèle Halberstadt a su demeurer très sobre et pudique, au-delà de l'étalage du faste un peu baroque de la capitale autrichienne. On perçoit très bien les failles des façades de rêve, c'est d'ailleurs une peinture de Vienne dessinée sans oeillères : "Vienne majestueuse, baroque, crépusculaire, mais aussi coquette, insouciante, frivole. Vienne indécise, influençable, provinciale, étriquée et mesquine. Vienne exaltée, romanesque, excessive et fatale". Vienne aux deux visages, étalée sans concessions de la part de cette femme non pas remplie de rancoeur ou d'amertume, mais réaliste et désabusée.Le ton du roman a parfois tendance à frôler le laconisme avant de se ressaisir, et offre des chapitres sur les souvenirs d'une Frieda adolescente fort touchants et captivants. Il y a aussi un goût pour la cuisine viennoise, à travers son chocolat et sa pâtisserie à déguster chez Demel. Oui, on s'y croit, l'eau nous vient à la bouche !Bref, ce roman est un beau moment de lecture, plutôt agréable, même s'il a tendance à s'éparpiller et emprunter plusieurs directions. J'en garde le souvenir d'avoir lu de très bons passages.

Clarabel
20/02/09
 

Format

  • Poids : 0.26 kg

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