Caligula ; le malentendu

CAMUS, ALBERT

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 07/04/72
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SYNOPSIS :

« Caligula : C'est une vérité toute simple et toute claire, un peu bête, mais difficile à découvrir et lourde à porter. Hélicon : Et qu'est-ce donc que cette vérité, Caïus ? Caligula : Les hommes meurent et ils ne sont pas heureux. Hélicon
: Allons, Caïus, c'est une vérité dont on s'arrange très bien. Regarde autour de toi. Ce n'est pas cela qui les empêche de déjeuner. Caligula : Alors, c'est que tout, autour de moi, est mensonge, et moi, je veux qu'on vive dans la vérité ! »
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Des patriciens et des sénateurs attendent dans une salle du palais ; ils sont inquiets car ils n'ont pas de nouvelles de l'Empereur depuis trois jours et il ne se passe rien (ce mot est très important, il est répété plusieurs fois ; il ne se passe rien mais ça cause quand même !).Comment un jeune homme aimant la religion, l'art, l'amour et considéré comme fragile devient un tyran sanguinaire ! Il suffit de peu de choses...Quel drame ! Tous – Caligula en quête de l'absolu et de l'impossible, les protagonistes impuissants qu'ils soient serviles ou comploteurs et le lecteur – s'y enfoncent inexorablement. Et il n'y a pas de solution à cette logique absurde qui peut même se contredire et à ces actes arbitraires et méprisables. À part la mort... Et même de la mort, Caligula en rit !Il y a cependant des passages cocasses comme celui où Caligula décide de renflouer le Trésor public (qui d'ailleurs n'en a pas besoin) avec la création d'une maison publique et l'octroi d'une distinction mensuelle de Héros civique !Caligula ne veut plus vivre d'illusions et de malentendus et, comme il a le pouvoir, il va vivre autrement, il le peut, mais il va créer d'autres illusions et d'autres malentendus, en écrasant, humiliant, tuant. Est-ce cela la liberté ? La liberté peut-elle être au détriment des autres ?J'ai beaucoup aimé cette lecture mais je ne vais pas embrayer sur Le malentendu tout de suite car il faut que je me remette de toute cette logique et de toute cette cruauté.À noter que Camus a désigné Caligula et Le malentendu (théâtre), Le mythe de Sisyphe (récit) et L'étranger (roman) comme étant le Cycle de l'absurde. Il a ensuite fait de même avec Les Justes et L'état de siège (théâtre), L'homme révolté (essai) et La peste (roman) comme le Cycle de la révolte.Camus s'est inspiré de Vies des douze Césars, l'œuvre de Suétone (historien latin né en 69 après JC et mort aux environ de 130) : après six mois de règne juste, Caligula serait devenu subitement lunatique et tyrannique, sûrement après avoir été empoisonné (il ne serait donc pas responsable de ses actes !).Mais tout ça ne sert pas de leçon car d'autres humains après Caligula (et peut-être d'autres avant lui) en détruisant tout autour d'eux se sont détruits eux-mêmes...Si vous souhaitez en savoir plus sur cette œuvre de Camus, vous pouvez lire l'étude de Caligula sur Magister. Il y a aussi de nombreuses infos sur le site de l'UQAC (Université de Québec à Chicoutimi) et sur le Web Camus (site consacré à Albert Camus). Coccinelle

Catherine2
27/08/15
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.15 kg