EDITEUR : SEUIL
DATE DE PARUTION : 07/02/02
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Entre la Méditerranée et une caserne de pompiers, un garçon, presque onze ans et quelques cicatrices, découvre la vie et l'amour au camping zéro-étoile
de Salamane. C'était en juillet, un peu avant que la tension ne monte comme le lait sur le feu et que les emmerdements ne commencent à tomber sur le pays.
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Le camping La Marmite,au bord de Méditerranée, zéro étoile au compteur est le lieu de villégiature du jeune narrateur et sa famille. C'est la première fois qu'il part en vacances, et même si "beaucoup considéraient le camping comme un lieu de perdition, pour ne pas dire un bordel à ciel ouvert", il sent tout de suite que ce moment passé là-bas sera unique...Toutes les classe sociales se croisent, échangent, s'interpellent. Partir en France et y vivre est un modèle de réussite, quitte à y risquer sa vie pour y arriver...Le camping c'est un peu l'eldorado, car il permet de s'éloigner un temps de la chaleur de la ville algérienne et du modeste appartement, il permet de nouvelles rencontres. Dès que le narrateur croise la belle Yasmina, son cœur chavire. Il élabore des plans pour la séduire mais la timidité prend le dessus.Ce roman, c'est cent vingt pages d'insouciance avant "un été de cendres" lorsque les islamistes vont mettre l'Algérie à feu et à sang. On y trouve des bons mots sur la politique, l'idée de démocratie, sur l'amitié, la cuisine et l'amour:"Des filles du collège portaient depuis peu des foulards islamiques et des tuniques qui leur tombaient jusqu'aux chevilles. On les appelait les 404 bâchées."Le narrateur a onze ans. Il observe, il enregistre. Il tient ses premières opinions sur le monde de ses parents et de sa grand-mère. Cet été là, au camping, il commencera à se forger lui-même sa propre vision de la société qui l'entoure.Les personnages sont attachants, à peine caricaturés, souvent très drôles, et partagent sans le savoir vraiment leurs derniers moments d'insouciance et de liberté.Finalement, Camping est une ode à la liberté, les derniers "émois" avant un changement de cap radical.Très instructif. vivi

vivicroqueusedelivres
27/04/13
 

Le jeune narrateur de "Camping", âgé de 11 ans, serait-il son auteur, Abdelkader Djemaï ? Un souvenir d'enfance, de ses premières vacances au camping de La Marmite à Salamane, avec ses parents, ses deux soeurs. Un camping fait de bric et de broc, haut en couleurs, où l'on y rencontre un panel de personnalités fort originales : un garçon du même âge, Kinder Bueno, sa grand-mère fortunée dont le commerce florissant se terre sous sa tente, le gardien du camping, les pompiers, le vendeur de beignets, et aussi Yasmina, le coup de foudre, le premier amour ! En un été, le jeune garçon porte son regard amusé et lucide sur ses comparses. Au loin gronde la rumeur des futures élections, annonciatrices de grands chamboulements, mais pour l'heure c'est le mois de juillet, c'est l'été... Soleil, mer et indolence sont au programme. Dans un an, c'est promis, toute la famille du garçon reviendra au camping - mais l'ambiance aura changé...Petit livre, 120 pages, trop court mais drôle, touchant, attachant. "Camping" est un pan du quotidien de l'Algérie, avant l'heure des religieux extrêmistes. Avant le chaos. Cet été est un moment de calme, de douceur, de clins d'oeil aux familles qui profitent de leurs vacances, avec leurs maigres moyens, avec leurs bidons d'huile, un foulard ou un journal sur la tête, la pudeur en plus de ne pas baigner cuisses et poitrines dans la mer... Vu par un enfant, ce portrait est beau et indulgent. Un peu nostalgique aussi, avant "l'été de cendres" (comme le conclue l'auteur). NB : Un livre du même nom est d'ailleurs paru cinq ans avant celui-ci.

Clarabel
23/02/09

C’est le premier que lis d’Abdelkader Djemaï, et j’ai l’impression de ne pas avoir débuté par le bon. Ce court roman plonge le lecteur dans un univers qui peut paraître familier, celui du camping, mais qui est à des années lumières des images qu’il en a. Il est ici plongé dans un milieu de jalousies, de rivalités et de ragots entre les différents campeurs.Au milieu de ce paysage apparaît la figure de ce jeune garçon, 11 ans, qui essaie de se faire un ami et qui découvrira l’attirance pour une jeune fille. Cela lui rappelle d’ailleurs ses entrées au hammam, lorsqu’il avait le droit de voir les femmes nues en train de prendre leur bain. Il a une forme de perte d’innocence, de passage de l’enfance à l’age adulte qui donne la tonalité globale du roman.Mais je n’ai pas été emporté. Ce roman m’a paru trop court pour développer tous les caractères qui pourraient donner lieu à des descriptions plus fouillées, j’ai l’impression d’être resté en surface. Surtout, ce qui est vendu en quatrième de couverture, « la tension montante comme le lait sur le feu », liée aux élections, est ici simplement suggérée. Il n’y a jamais de vraie description de cette violence, seulement une crainte rarement exprimée. Un autre point qui m’a un peu dérangé est la narration, qui est le fait de l’enfant, et l’écriture m’a paru hésité entre un style enfantin, et un autre plus recherché soit un entre-deux qui au final m'a paru bancal.Mais si j’ai bien compris, ce roman n’est qu’une introduction a posteriori à un autre roman de Djemaï, Un été de cendres, publié plus tôt. Je pense qu’il faut maintenant prolonger avec ce roman, pour sentir la véritable dimension de ce petit ouvrage. A suivre, donc !

Yohan59
22/10/12
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.17 kg

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