Cannibale

DAENINCKX, DIDIER

livre cannibale
EDITEUR : MAGNARD
DATE DE PARUTION : 12/07/01
LES NOTES :

à partir de
5,20 €

SYNOPSIS :

Paris 1931, l'Exposition Coloniale. Quelques jours avant l'inauguration officielle, empoisonnés ou victimes d'une nourriture inadaptée, tous les crocodiles du marigot meurent d'un coup. Une solution est négociée par les organisateurs afin de remédier à la catastrophe. Le cirque Höffner de Francfort-sur-le-Main, qui souhaite renouveler l'intérêt du public allemand, veut bien prêter
les siens, mais en échange d'autant de Canaques. Qu'â cela ne tienne ! Les « cannibales » seront expédiés. Inspiré par ce fait authentique, le récit déroule l'intrigue sur fond du Paris des années trente - ses mentalités, l'univers étrange de l'Exposition - tout en mettant en perspective les révoltes qui devaient avoir lieu un demi-siècle plus tard en Nouvelle-Calédonie.
15 personnes en parlent

Années 80. Gocéné et son ami Caroz sont coincés sur une route de Grande Terre en Nouvelle Calédonie, face à de jeunes rebelles. Ces derniers demandent à Caroz de rebrousser chemin sous prétexte qu'il est Blanc. Gocéné entame alors un récit censé leur expliquer pourquoi leur attitude de rejet n' a pas été la bonne vis à vis de cet homme...Paris, 1931. Gocéné et d'autres ont été choisis par leurs tribus pour représenter la Nouvelle Calédonie à l'Exposition Coloniale. Or, à Paris, ils sont parqués au zoo de Vincennes, contraints de faire le spectacle en se faisant passer pour des sauvages et "des anthropophages de Nouvelle Calédonie". Gocéné subit l'humiliation, mais lorsque sa promise Minoé est séparée de lui pour être échangée avec des camarades contre des alligators dans un cirque en Allemagne, il décide d'agir. Accompagné de son meilleur ami, il se sauve dans les rues de Paris à la recherche des siens. Et c'est là que le bât blesse. En effet, la visite "forcée" de Paris ne semble pas être une traversée initiatique. Avec moult détails, il décrit les rues parisiennes, les quartiers, le métro, le restaurant. A aucun moment Gocéné semble dépaysé ou perdu. Certes, il demande son chemin à des passants, mais il existe un décalage réel entre ce qu'il est censé incarner et ce qu'il vit. De ce fait, l'écriture maladroite gâche tout. Le récit semble s'aplatir pour devenir didactique. J'ai eu plusieurs fois l'impression que l'auteur s'adressait à un jeune public pendant un cours d'histoire. L'idée de départ était bonne, attirante aussi car le contexte était réel. Ce récit avait sûrement pour objectif de dénoncer l'attitude des autorités françaises les considérant parfois comme à peine plus évolués que des singes. Or, après cette lecture, j'ai eu la nette impression d'avoir perdu mon temps, et surtout, que l'auteur a loupé un virage à un moment donné et n'a pas réussi à transmettre son message. Dommage. vivi

vivicroqueusedelivres
15/02/12
 

Paris, 1931, exposition coloniale au Bois de Vincennes. Que peuvent y admirer les badauds ? Des animaux exotiques, oui... mais aussi des étrangers originaires des colonies françaises, à qui l'on demande d'être pittoresques, spectaculaires. Au milieu des éléphants, crocodiles, otaries, un groupe de canaques. Devant leur enclos, la mention "anthropophages". Ils sont tenus de se dénuder, danser, évider des troncs d'arbre, grogner en montrant les dents comme d'authentiques cannibales, pour entretenir la légende du "sauvage", l'image de la supériorité du "bon blanc civilisé"... Qui se souvient alors qu'une quinzaine d'années plus tôt, ils étaient dans les tranchées, combattants pour "la Patrie" ?J'ai eu l'idée de re-découvrir ce court et brillant ouvrage car il est dans la liste des lectures recommandées en 3ème. Un peu contraint et rétif au départ, Junior s'est finalement rapidement intéressé à ce récit, s'indignant bien sûr de cette partie honteuse de l'Histoire de France qu'il ignorait.Un témoignage saisissant, révoltant, important, sur le 'racisme', l'esprit colonialiste et le respect de la dignité humaine.PS : Pour motiver vos ados, annoncez-leur qu'il y a de l'action ! Canel

Canel
31/01/16
 

Il s'agit d'un roman conseillé par ma prof' d'histoire à propos de l'exposition coloniale de Paris en 1931. Le sujet m'intéressait d'autant plus que le nombre de pages n'était pas décourageant, au contraire ! L'histoire de cet "indigène" présent à Paris est donc une histoire dans une histoire. Il raconte ce que lui et sa tribu étaient obligés de faire pour les visiteurs, à savoir jouer les sauvages. Mais il va s'échapper soudainement pour partir à la recherche de sa fiancée, ce qui va donner une aventure assez folle, mais qui va permettre au lecteur de découvrir quelle opinion ont les gens sur ces "indigènes". J'ai parfois été surprise par les descriptions, car certaines personnes semblent bien accepter le fait de les voir parmi eux. Par contre j'ai été un peu déçue car les descriptions de l'Exposition coloniale restent très limitées, j'aurais aimé en savoir un peu plus sur ce sujet. L'écriture est très simple mais en ayant tout de même un certain charme. Le livre se lit extrêmement vite et est intéressant pour connaître un peu mieux un événement du XXème siècle. Je ne sais pas trop quoi dire d'autre vu qu'il est très court, à part que c'est un livre à connaître si on veut approfondir le sujet de la colonisation. Ninon !

nilale
31/01/15
 

Une plongée dans le Paris des années 30, et plus précisément lors de l'exposition coloniale de 1931.C'est un livre court qui se lit très rapidement et avec beaucoup de plaisir.Daeninckx a su nous faire palpiter au rythme du périple de nos deux héros , deux Kanaks qui vont découvrir à leur dépend le racisme primaire et l'intolérance qui peut exister en métropole.Une vision du colonialisme juste et poignante, à mettre entre toutes les mains.

Meinou
24/12/14
 

Paris est en pleine effervescence. On est en 1931 et l’Exposition Coloniale s’apprête à ouvrir ses portes. Les représentants de chaque colonie sont venus en groupes du monde entier. Mais loin de vouloir mettre en valeur leur culture, leur singularité et leur richesse, on leur demande de se comporter en sauvages. Parquée dans un enclos, entre les lions et les crocodiles, une tribu de Kanak (c’est à dire les habitants de Nouvelle-Calédonie) va ainsi subir les mauvais traitements des français et va devoir jouer le rôle d’anthropophages primaires, ne communicant que par les grognements et par la danse ! Et, comme si cela ne suffisait pas, une partie de la tribu va être envoyée dans un cirque en Allemagne en échange du même nombre de crocodiles afin de remplacer ceux morts de manière inexpliquée dans l’enclos d’à côté… Pour Badimoin et Gocéné, chargés de protéger leur clan, s’en est trop et tous deux décident de se lancer à la recherche des disparus sans se douter de l’hostilité qui les attend dans la capitale…Avec « Cannibale », Didier Daeninckx pointe du doigt un épisode particulièrement honteux de notre histoire dont, pour ma part, j’ignorais tout. Le récit, raconté par Gocéné des années plus tard, nous plonge dans le Paris des années 30 vu par les yeux d’un étranger qui ne comprend pas le monde qui l’entoure mais qui le ressent et se heurte à ses dangers, ses préjugés et son hypocrisie. C’est le récit sincère, juste et néanmoins sans rancune, d’un homme qu’on a avili, humilié et traité comme un animal dans le simple but de divertir un public en mal d’exotisme… Un texte court, facile à lire et cependant d’une grande richesse, qui donne à réfléchir et bouleverse par sa brutalité et l’injustice à laquelle il renvoie. Je comprends mieux pourquoi il est si souvent prescrit au collège !

Mokona
10/02/14
 

Conte de la betise ordinaire...Gocéné a 75 ans , il est est kanak ( terme officiel depuis 1998 ) . La Nouvelle-Calédonie est alors en proie à de nombreux conflits .Accompagné de son ami Caroz , il se voit interdire l'acces d'un chemin de montagne par deux manifestants s'étonnant de la couleur de peau de son compagnon de route . Il décide donc de leur narrer un évènement marquant de son histoire...Singes , polygames , cannibales : tels furent , entre autre , les termes employés à l'encontre de cette centaine d'iliens Kanaks déracinés et exhibés à Paris , en 1931 , lors de l'exposition coloniale . Gocéné en fait partie , Minoé , sa promise , également . Cette derniere integrera les trente choisis arbitrairement pour travailler dans un cirque Allemand , en échange de sauriens teutons expédiés en france afin de pallier le déces de leurs congéneres ! Gocéné , aidé en cela de son indefectible ami et cousin Badimoin , n'a desormais plus qu'un seul but dans la vie : la retrouver !C'est des lors le début de leurs pérégrinations parisiennes , de leurs decouvertes d'us et de coutumes totalement inconnus chez eux ( métro , périphérique , racisme...) . Au-dela de cette quete amoureuse , cette nouvelle est un veritable pamphlet anti-colonialiste militant pour la difference et l'acceptation de l'autre !Ces Kanaks ne sont nullement là a titre d'information mais uniquement pour correspondre à l'image que se font les occidentaux des bons sauvages . Et donc ainsi justifier leur prétendue supériorité sur l'homme de couleur .Mais Gocéné et son ami sont loin d'etre stupides . Ils font réellement preuve d'adaptation et d'initiative dans un milieu qui leur est totalement inconnu , prouvant ainsi qu'ils sont loin de correspondre à la mise en scene qui leur est imposée...En effet , leurs femmes sont exposées seins nus alors qu'elles ont pour coutume de garder leurs robes de missionnaire meme pour se baigner !Ils sont parqués comme des betes sauvages entre la fosse aux lions et le marigot des crocodiles ! On leur impose de pousser des grognements ! Ils sont exhibés dans le froid , sans autre vétement qu'un bout de manou autour des hanches ! Ils sont présentés comme polygames alors qu'ils sont de fervents catholiques !...Décalage énorme entre le mythe et la réalité...Cannibale est un récit tragique ou l'amour cotoie les pires méfaits de la colonisation ! A lire et à méditer...

TurnThePage
13/11/13
 

Cet épisode douloureux de notre histoires de gens dits civilisés m'a beaucoup touchée. Didier Daeninckx aime reprendre un fait historique choquant, pour approfondir notre connaissance des faits; il est coutumier du fait:, de la Nouvelle-Calédonie, de Missak, de la Commune...Je l'ai rencontré souvent et je suis une inconditionnelle, même si parfois, il faut s"accrocher. Lire le Retour d'Ataï, dans la même veine que Cannibale (ou sa version BD). Je suis sans doute moins anar que lui mais j'aime les remises en cause berthe

afbf
20/12/12
 

Je connaissais cet auteur plutôt pour ces romans policiers engagés. Avec Cannibale, le voici dans un registre proche, qui nous donne une courte mais ô combien édifiante , terrifiante leçon d'Histoire, à faire figurer sans hésitation dans tous les manuels scolaires de nos bambins. En 1931 : (et bien non il n'y a malheureusement pas de faute de frappe) c'est bien en 1931 , lors de l'Exposition Coloniale , une centaine de canaques sont "amenés" de Nouvelle-Calédonie, déguisés en sauvages et parqués sans plus d'égard, à côté des singes.Une partie de cette "cargaison humaine" sera même échangée contre une autre curoisité, des crocodiles d'un zoo allemand.Didier Daeninckx brode sur cette histoire véridique une petite fable effarante.D'une écriture simple, sans développer de thèse politique sentencieuse , l'auteur nous ouvre juste les yeux sur un moment peu glorieux de notre histoire.

dvan
20/12/12
 

Didier Daeninckx aime inscrire ses ouvrages dans l'histoire contemporaine, pour en dénoncer les absurdités. Avec Cannibale, il plonge dans l'une des pages les plus sombres de l'entre-deux guerres, un moment où l'humanité et la civilisation sont tombés au plus bas : l'Exposition Coloniale de 1931. Car si aujourd'hui, un homme public comme Christian Karembeu, kanak, a fait connaître l'histoire de ce peuple de Nouvelle-Calédonie, elle est longtemps restée dans les oubliettes.C'est d'ailleurs en Nouvelle-Calédonie que débute le roman, sur les pistes, à une époque de lutte entre les autochtones et ceux qui veulent à tout prix conserver la main mise sur cette région. Cette entame contemporaine est une première approche avec les kanaks, et permet de se plonger ensuite dans le récit d'un des membres du convoi stoppé, qui raconte pourquoi il est ami avec un blanc, l'ennemi du moment.Son histoire, c'est celle de ces kanaks envoyés en France dans un zoo humain. Entre les crocodiles et les lions, ils sont exhibés aux parisiens comme des produits exotiques. Et ils sont une monnaie d'échange précieuse quand il s'agit d'acheter des crocodiles à un cirque allemand.L'auteur donne à l'ouvrage les aspects d'un roman d'aventure : deux hommes cherchent à savoir ont été envoyés leurs amis, emmenés loin du zoo, découvrent la vie moderne et du métro, Mais par sa forme courte, il ne donne pas au récit l'envergure liée au genre. En fait, Didier Daeninckx signe un ouvrage sur l'un des aspects les plus honteux de la colonisation. Le livre ne vaut pas pour sa qualité littéraire, mais il permet d'appréhender un sujet qui mérite toute notre attention : comment un peuple qui se dit civilisé, qui lit Proust et Gide, peut-il accepter que tels traitements soient affligés à des êtres humains ? Et cela nous renvoie finalement à notre époque contemporaine, au regard parfois condescendant qu'on peut avoir sur les peuples non-occidentaux (comme le montre de nombreux commentaires sur ce qui se passe actuellement en Tunisie ou en Algérie, où au lieu de vanter le courage des peuples qui ont choisi la voie de la démocratie, on nous fait peur avec la menace islamiste). Ou plus proche de nous, à ce que nous faisons actuellement subir aux sans-papiers ou aux roms. Car si certains, peu nombreux, s'opposent à ce zoo humain, ils sont immédiatement réduits au silence par les autorités du moment.Une lecture que je conseille aux adolescents

Yohan59
18/10/12
 

1931.. La France expose ses colonies. Elle élève temples et palais à sa gloire civilisatrice. On éduque un peuple en soumettant et en exhibant d'autres peuples.C'est un pan de l'histoire de la Kanaky et de l'Europe que nous décrit ici Daeninckx. La grande ductilité de notre histoire commune.1931...à Paris. Huit ans plus tard , l'ombre et la cendre obscurciront son ciel. Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
25/08/12
 

Les Canaques sont invités à représenter leur pays à l’Exposition coloniale de Paris, en 1931. Seulement, arrivés sur place, on les parque derrière des grilles au zoo de Vincennes, dans un village reconstitué, entre la fosse aux lions et le marigot des crocodiles : « Au cours des jours qui ont suivi, des hommes sont venus nous dresser, comme si nous étions des animaux sauvages. Il fallait faire du feu dans des huttes mal conçues dont le toit laissait passer l’eau qui ne cessait de tomber. Nous devions creuser d’énormes troncs d’arbres, plus durs que la pierre, pour construire des pirogues tandis que les femmes étaient obligées de danser le pilou-pilou à heures fixes. Au début, ils voulaient même qu’elles quittent la robe-mission et exhibent leur poitrine. Le reste du temps, malgré le froid, il fallait aller se baigner et nager dans une retenue d’eau en poussant des cris de bêtes. J’étais l’un des seuls à savoir déchiffrer quelques mots que le pasteur m’avait appris, mais je ne comprenais pas la signification du deuxième mot écrit sur la pancarte fichée au milieu de la pelouse, devant notre enclos : « Hommes anthropophages de Nouvelle-Calédonie.« »(p. 21-22). Un jour, trente d’entre eux sont emmenés, soit-disant pour leur faire visiter Paris, en fait pour les exhiber dans un cirque en Allemagne en échange de caïmans. Gocéné, qui a promis au chef Waito de Canala de veiller sur sa fille Minoé, décide de s’évader avec Badimoin pour partir à sa recherche dans l’effrayante capitale…

CarnetsdeSeL
04/04/11
 

Lors de son séjour en Nouvelle-Calédonie en 1998 (invité par la Bibliothèque Bernheim), Didier Daeninckx a rencontré sur tout le territoire des kanaks, il a beaucoup discuté avec eux, s'est très fortement intéressé à leur histoire et leur culture, et y est retourné très souvent depuis. D'où ce roman, quasi-documentaire sur l'horreur de l'exposition coloniale de 1931. Cet épisode mérite d'être connu, tellement il marque encore les esprits en NC, comme s'il s'était passé hier, dans cette société essentiellement orale. D'une écriture vive, parfois drôle, c'est un roman rapide, mais indispensable.

laurence
24/03/11
 

De nos jours en Nouvelle Calédonie. Deux vieillards en jeep sont arrêtés par deux jeunes gens qui leur barrent la route. Alors que le vieillard noir demande à son ami blanc de repartir, son âge respectable force les jeunes à baisser les armes. Autour d’un thé, les jeunes apprennent alors avec surprise que le vieillard blanc n’est pas l’ennemi qu’ils croient. Que s’est-il passé en 1931 à Paris pendant l’exposition coloniale? C’est ce que vont découvrir Kali et Whatiock en écoutant l’histoire de Gocéné...Inspiré de faits réels, ce roman de Didier Daeninckx relate un épisode peu glorieux de l’histoire coloniale française des années 1930. De cette France qui se divertit du spectacle bidon offert par des kanak abusés, on a gardé peu de souvenirs. Ce récit ressucite les traitements honteux infligés aux kanak lors de l’exposition coloniale. Réduits au rang d’animaux, ils ont été au prix de mensonges scandaleux, exposés dans des cages où pour distraire les visiteurs, ils mimaient des sauvages... On pouvait même lire sur la pancarte "cannibales anthropophages". Pourtant l’histoire nous prouve que les sauvages contrairement aux gens civilisés, tiennent leur promesses. Celle de Gocémé était de garder un oeil constant sur Minoé, sa promise. C’est donc au mépris de tout danger que ce dernier, accompagné de son cousin Badimoin, part à la recherche de sa bien-aimée qui a été envoyée au cirque de Francfort pour remplacer les crocodiles...Sorte de conte philosophique, ce roman n’est pas dénué d’humour, ni de dérision. Tenant à peine sur une centaine de pages, cette mésaventure de Gocémé et des membres de son village laisse une trace indélébile dans l’histoire des kanak. Comme l’annonce la quatrième de couverture, ce récit met "en perspective les révoltes qui devaient avoir lieu un demi siècle plus tard en Nouvelle-Calédonie". Court et facile à lire, Cannibales saura émouvoir les lecteurs curieux de ce triste passé qui marque l’ère colonialiste française... Alcapone13

Alcapone
15/10/10
 

Cannibale se déroule en 1931, et a pour objet l’Exposition coloniale de Paris, ce véritable zoo humain où les « indigènes » étaient contraints de se comporter en animaux devant les visiteurs. Dans ce roman, écrit par Didier Daeninckx, une partie des Kanaks devant initialement participer à l’Exposition coloniale parisienne est envoyée dans un autre cirque, en Allemagne. Parmi ceux-ci, une jeune femme nommée Minoé. Son fiancé Gocéné, resté sur place, s’échappe, accompagné de son ami Badimoin, pour partir à sa recherche. Quelle déception ! Le sujet est très intéressant, mais malheureusement sous-traité : le roman ne fait qu’une centaine de pages, et surtout, son intrigue se réduit principalement à un homme à la recherche de sa femme. Même si le Paris de l’époque et le climat raciste sont assez bien restitués, le lecteur reste sur sa faim concernant le thème principal, la déshumanisation des indigènes. On était en droit d’attendre bien plus de réflexion sur ce thème très dur. Pour ne rien arranger, le style est loin d’être flamboyant, et les personnages sont peu attachants. Ni vraiment passionnant, ni réllement émouvant, ni particulièrement réfléchi, ce roman, qui ne fait qu’effleurer son sujet, est bien loin de la réussite escomptée.

Nico17
05/05/10
 

Cannibale de Didier Daeninckx, retrace un épisode de l’histoire de la Nouvelle-Calédonie.En 1931, l’Empire colonial français est à son apogée. A Paris, c’est l’Exposition coloniale. Plus de cent canaques sont exhibés comme "cannibales" au jardin d’Acclimatation, obligés de jouer leur rôle, mangeant de la viande crue et dansant en poussant des cris comme des "sauvages" qu’ils sont prétendus être.L’histoire est racontée en 1980 par un vieux canaque qui a vécu ce voyage de la honte cinquante plus tôt. D’ailleurs, d’après Daeninckx, les soulèvements de 1980 en Nouvelle Calédonie trouveraient leur origine dans cet épisode peu glorieux de l’Histoire de notre pays.Récit bref, efficace et douloureux qui sort du registre habituel de son auteur.

Ludeca
12/08/12
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.13 kg

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