livre car
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 05/09/96
LES NOTES :

à partir de
12,96 €

SYNOPSIS :

Qui n'éprouve, un jour ou l'autre, la tentation de s'approprier complètement ce qu'il aime, non seulement par désir de possession intime, mais par besoin de communier et de s'identifier avec l'objet aimé ? tel est le cas d'herman mack, fils du propriétaire d'un cimetière de voitures. Son originalité, toutefois, c'est d'être amoureux non d'une femme mais d'une automobile, une ford dernier modèle. aussi est-il à peine paradoxal de dire que car est avant tout un roman d'amour, l'histoire de la relation passionnelle entre un homme et sa voiture, symbole de toutes les voitures d'amérique. Et herman, pour se l'approprier, se mettra à manger sa ford, morceau par morceau, il ne se nourrira plus d'autre chose que de métal fondu, de bouts de moteur et de pneus. Le plus drôle, c'est qu'il deviendra ainsi le héros d'un one
man show encore jamais vu : pour trois cents dollars par semaine - et pour la gloire ! -, il se saturera de ferraille devant des milliers de téléspectateurs. la voiture n'est-elle pas un objet de culte, ou même ce dieu tout-puissant, adoré et redouté, devant lequel se vautre l'amérique tout entière ? Mais la mort plane sur ce roman, comme elle plane sur les routes : le dieu-voiture ne cesse de prélever sa dîme parmi ses adorateurs. C'est donc une parabole, une fable cruelle que nous livre harry crews. ce pseudo-roman d'amour est en fait une satire implacable de l'amérique, modèle de la société de consommation. sa verve truculente, son humour noir et sarcastique, son refus des tabous contribuent à faire de car à la fois un pamphlet virulent et un plaidoyer pour le retour de l'homme au bon sens et à la nature.
1 personne en parle

Herman a grandi dans la casse automobile de son père Easy avec son frère Mister, chargé de la presse à voiture, et sa sœur Junell, aux commandes de "Grosse Mama", la dépanneuse. Herman est le rêveur de la famille. Et Herman aime les voitures. Une en particulier, une superbe Ford Maverick rouge. Il en est fou. Au point de vouloir la posséder totalement, complètement. Au point de décider de la manger, morceau par morceau, du pare-chocs avant au pare-chocs arrière. Et comme notre histoire se déroule aux Etats-Unis, il ne faut pas longtemps pour qu'un businessman flaire le coup médiatique, mette en scène le spectacle (Herman en phénomène de foire, ingurgitant et "restituant" la Maverick à heure fixe devant un parterre de spectateurs hystériques), et bien vite la presse s'enflamme pour se défi d'un nouveau genre et la télé rapplique.« - Mais pour l'amour de Dieu, pourquoi ? Pourquoi faut-il que... que...- Pourquoi faut-il que je... mange... une... voiture ? »Herman articulait avec une extrême lenteur, comme s'il eut voulu savourer les mots. « Je peux te le dire. Partout où il y a des Américains, il y a des voitures. » Il s'interrompit de nouveau, puis ajouta lentement : « Et parce qu'il y a des voitures partout, je vais en manger une. »La métaphore est limpide : satire de l'Amérique modèle de société de consommation dont l'automobile, symbole de puissance, de richesse et de liberté individuelle, est l'emblème ; et critique des médias. Hélas ! Une bonne idée ne suffit pas toujours à faire un livre, et ni le style ni l'histoire ne m'ont convaincu. J'ai toutefois aimé les personnages (j'ai toujours un faible pour les personnages déglingués), tous un peu paumés. Harry Crews a une vraie tendresse pour les personnages "en marge", les familles en perdition, les types fêlés, les tarés illuminés, les filles aguicheuses, les rebuts de l'american way of life. Face à cette bande de tordus magnifiques, les autres, les gens "normaux" (visages lisses, corps entretenus et portefeuilles garnis) paraissent alors bien pathétiques...

Kara
17/01/10
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.27 kg

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