Caresse de rouge

FOTTORINO, ERIC

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 19/02/04
LES NOTES :

à partir de
6,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Le jour où Colin a fait ses premiers pas au milieu du salon, entre la table basse et le canapé, Marie est partie. Elle a laissé son enfant avec Félix. C'était entendu comme ça. Ensemble, le père et le fils se sont inventé une famille en convoquant dans l'appartement désert des ombres chinoises, des personnages de
dessins animés. Colin a grandi et Félix avec lui. Lorsque Colin a réclamé sa maman, Félix a dû trouver des réponses, tout seul. Jamais il n'aurait imaginé regarder son petit garçon avec les yeux d'une mère. Jusqu'où un père peut-il se travestir, face aux exigences d'un enfant qui dit: " Je veux maman " ?
8 personnes en parlent

Félix doit constater les dégâts causés par un incendie dans l'appartement d'un de ses clients. Les locataires, une jeune femme et son fils, ont disparu peu avant que le feu ne dévore leur intérieur. Quelqu'un les a vus partir, s'enfuir, il ne peut pas bien dire. Ce qu'il peut certifier, c'est qu'ils n'avaient aucune affaire avec eux.Cela lui fait penser à Marie, qui elle aussi est partie sans ses affaires, sans son fils, qui lui a laissé, une fois qu'elle a eu suffisamment materné. Elle lui avait dit, d'ailleurs, quand Colin est né, qu'elle le lui rendrait plus tard, qu'elle le lui "donnerait". C'est ce qu'elle a fait.Alors Félix a dû improviser.Et puis Marie est revenue. Tout a recommencé. Enfin non. Tout s'est arrêté. Sauf la voiture qui a renversé Colin. Et bouleversé le coeur de Félix à jamais.Alors, pour commencer son deuil, il se souvient. L'absence de Colin le ramène à celle de Marie, à ce qu'il a fait pour la combler comme il pouvait. Trop, peut-être. Il avait déjà du mal à se positionner en tant que père, n'ayant pas connu le sien. Mais jouer le rôle de Marie ? Pas simple. Cela dit, c'était l'occasion de se fuir. Alors, pas de demi-mesure. Félix revêt littéralement la panoplie maternelle, allant jusqu'à se composer une garde-robe digne de la meilleure des mamans. Le jour c'était Félix, le soir, pour Colin, c'était Marie. Colin n'était pas dupe, ce qu'il voulait, c'était la part de féminité qui sommeillait en son père, une illusion par laquelle il ne se laissait pas totalement bercer. C'était surtout un refuge. Une compensation. Félix, lui, ne pensait pas se prendre autant au jeu, au piège. Il s'est même plu à penser que Marie était là, quand il se voyait dans le miroir...Il retourne sur les lieux du bonheur, aussi. Surtout ne pas les fuir. Car "aujourd'hui, le souvenir de Colin est comme des morceaux de verre dont les marées ont émoussé le tranchant. On les retrouve sur le sable au milieu des coquillages, doux et lustrés, pareils à du velours. Ils ne blessent plus. Ce n'est pas souffrir que de les retenir entre ses doigts, de les examiner longuement, de les passer même contre ses joues..."Mais à trop remanier ses souvenirs, Félix se perd, même dans son canapé, devenu trop grand, car vide de son enfant. Il fait le ménage dans cette penderie si particulière, revoit ce corps déguisé, l'esprit travesti, le coeur schizophrène. A ces moments-là, il aimait, pensait aimer Colin comme une mère. Mieux qu'il ne savait le faire en tant que père. Troublant. Au point de préférer, de plus en plus, se "réfugier" dans ces vêtements.Quand Marie revient, il se sent privé du rôle principal sur la scène de leur vie à deux, à Colin et à lui. Amputé d'une partie de soi. Qui est-il, maintenant ? Comment composer encore une autre vie ? La vie avec Marie, avec Marie et Colin, avec Colin sans Marie, et maintenant ? Sans Marie et avec Colin à mi-temps ? Pourra-t-il se contenter d'une "simple" vie ?

absolu
08/03/09
 

Vraiment ce livre a pesé sur mon coeur, je l'ai senti si lourd !!! Pourtant l'histoire n'est pas un étalage d'émotions morbides ou exacerbées, non... Toute la beauté de cette histoire est justement la justesse des sentiments contenus, la pudeur du narrateur et la bouleversante confession de cet homme qu'on devine déchiré, écorché à jamais. J'ai lu ce livre d'une traite, pourtant je devais m'en échapper car j'étais bouleversée page après page. Pourquoi je me laisse emportée par tous ces mots? après tout, ce n'est qu'un roman ! Et bien, sans doute la grande force d'Eric Fottorino est d'inclure son lecteur dans l'histoire de Félix, responsable d'une agence d'assurances, homme sans histoires et sans relief. D'abord on plonge dans ce livre qui s'ouvre sur l'incendie d'un appartement où vivaient seuls une jeune femme et son fils de huit ans. Mais ces deux personnes ont disparu et tous les propos farfelus courent à leur encontre. Félix s'intéresse étrangement à cette affaire, de manière presque obsessionnelle. On suppose qu'on va le suivre dans son enquête. Et bien non. Au détour d'un chapitre, on apprend le drame de cet homme et lentement on s'immerse dans son histoire. Félix devient un être non plus de papier, il nous apparaît cruellement vivant, même si au fond de lui on sait qu'il se consume à petit feu... S'ouvre sa bouleversante confession du papa qui a élevé son petit garçon pendant deux années, loin d'une maman qui avait volontairement pris son envol dès que l'enfant serait en âge de marcher. On lit cet homme dévoué, qui en fait trop pour son garçon -- et se le voit reprocher. Mais en fait-on trop pour un petit bonhomme qui nous regarde avec des yeux d'amoureux et qui réclame tous les soirs sa maman ??? je ne pense pas.Ce livre nous transporte, nous bouleverse, nous écorche. Sa lecture nous transperce et nous marque pendant longtemps. Merci pour cette belle lecture, monsieur Fottorino.

Clarabel
23/02/09
 

Un livre que l'on ne peut oublier Caresse de rouge : Roman d’amour et de deuil, impossible de culpabilité, caractérisé par une écriture juste, rapide qui fouille sans complaisance, ce livre d’une force exceptionnelle, surprend sans cesse.L’épilogue laisse en plein effroi.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Félix Maresco est assureur. Il s'occupe de l'incendie d'un appartement suite auquel auraient disparu une jeune femme Jeanne Delbec et son fils Benoit, quand le passé se rappelle cruellement à lui. En effet, Colin le fils de Félix, s'est fait renverser par une voiture à la sortie de l'école. C'est un drame pour le papa d'autant plus que depuis longtemps il s'occupait du petit garçon quasiment seul puisque sa maman Marie, avait un peu abandonné son rôle de mère. L'amour de Félix pour son fils était immense, le père compensait autant qu'il le pouvait l'absence de la maman. Depuis la mort du petit garçon, la vie de Félix est vide. La police va reprendre l'enquête pour tenter de découvrir le chauffard tandis que Félix se rappelle de tous les moments magiques et intenses avec Colin.J'ai beaucoup aimé ce court roman d'E. Fottorino. Son écriture est belle, poétique. Il y a beaucoup de tendresse dans l'histoire racontée, l'amour de ce père pour son fils est immense, ce papa est vraiment prêt à tout pour rendre le petit garçon heureux, jusqu'à s'en oublier lui même. Aussi le dénouement du livre est totalement inattendu, sans vouloir en dire plus... Caresse de rouge est un roman vraiment poignant qui ne laisse pas indifférent ; sous son aspect bon enfant c'est un véritable drame qui prend toute son ampleur à l'extrême fin du livre.

prune42
20/11/15
 

L'amour pour son enfant peut-il nous faire sombrer dans la folie ? Le père peut-il se perdre dans sa quête de jouer deux rôles : le sien et celui de la mère, absente ? Le père, qui, n'ayant lui-même pas connu son père s'invente un mode d'emploi hors norme. Attention, danger ?

AliceGauguin
16/09/13
 

Un livre étrange, qui se dévore mais qui laisse un arrière-goût un peu désagréable, aigrelet et persistant.Ceux qu'on appelle les "nouveaux pères" sont à la mode : ces hommes qui, sans renier leur masculinité, deviennent de vrais mamans pour leurs enfants, s'en occupe largement aussi bien que les mères, que ce soit en temps passé ou en qualité de relation. Phénomène de société dû en partie à l'augmentation des divorces et de la garde alternée, mais aussi et surtout, à l'évolution des mentalités et des moeurs qui a fait comprendre aux hommes - et aux femmes - qu'on peut être viril, avoir une vie professionnelle épanouie et tout en même temps être un papa qui s'occupe de son enfant.Le petit Colin vit cela au quotidien. Sa maman, ainsi qu'elle l'avait annoncé, est partie quand il a fait ses premiers pas (comment peut-on laisser son enfant ? ça me dépasse...). C'est donc Félix, le père, qui assume au quotidien l'enfant, lui lit des histoires, lui invente une famille, des personnages qui meublent l'appartement vide...Suite sur Les lectures de Lili Liliba

liliba
25/03/10
 

Un livre que l'on ne peut oublier Caresse de rouge : Roman d’amour et de deuil, impossible de culpabilité, caractérisé par une écriture juste, rapide qui fouille sans complaisance, ce livre d’une force exceptionnelle, surprend sans cesse.L’épilogue laisse en plein effroi.

L'amour exclusif d'un père Un très beau roman sur la douleur d'un père qui a perdu son petit garçon de trois ans, fauché par un voiture. Le père fait ses courses en ville avec sa poussette vide. La fin est tragique.

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.18 kg

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