EDITEUR : POCKET
DATE DE PARUTION : 13/12/05
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SYNOPSIS :

boulevardier parisien et haut fonctionnaire familier des salons, mérimée aimait les femmes et était aimé d'elles. mais jamais il n'aurait osé vivre une passion pour un personnage d'une liberté sauvage comme carmen, femme fatale et tragique qui conduira son amant au meurtre et au néant. don josé est le pantin de la gitane immortelle, de la cigarière féroce qui le mène à sa perte. devant son regard sombre et ses accroche-coeurs,
ce gaillard à l'épée facile est condamné à ramper. elle le trompe, le nargue, le trompe encore. carmen est un démon. quand il s'en rendra compte, il sera trop tard. tous les feux brûlants de l'espagne passent dans ce furieux chef-d'oeuvre ordonné comme une corrida avec mise à mort finale. une merveille de cruauté au style calme et impassible vers lequel l'opéra, le cinéma et le ballet ne cesseront de revenir.
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Carmen est aujourd’hui plus connue pour sa version opéra signée Bizet et Halévy que pour sa version nouvelle contée par Mérimée. Avant d’assister, fin juin, à une représentation scénique à l’Opéra Comique, j’ai mis le nez dans la version première. Et si la trame de l’opéra y est présente, Mérimée y ajoute beaucoup de considérations personnelles.Le roman s’ouvre par un long prologue, caractéristique des romans du XIXeme siècle, où un personnage sera le dépositaire du récit qui sera le centre de l’œuvre. Ici, l’archéologue est le double de Mérimée, qui avait été nommé inspecteur des Monuments historiques. Lors de ce prologue, cet archéologue fait des rencontres qui seront décisives pour le récit, mais le lecteur oublie très vite l’objectif premier de ce voyage, la découverte de Munda, qui est pourtant un des sujets archéologiques les plus importants du moment, dixit l’archéologue.Puis le récit avance, avec l’arrivée de cette bohémienne, pour le moment mystérieuse mais qui se dévoilera dans le récit de Don José une vraie diablesse. Car c’est bien ce récit du condamné à mort qui est le plus intéressant. Don José y raconte la passion subite qu’il a eu pour cette femme lorsqu’elle a jeté une fleur à ses pieds, comment il lui a permis de s’évader alors qu’elle devait aller en prison, son engagement parmi les contrebandiers. Surtout ce roman a pour sujet le combat entre la jalousie maladive de Don José, constamment soupçonneux envers Carmen, et la volonté de liberté de Carmen, femme magnétique mais qui utilise ses charmes pour rouler ses amants.Cette jalousie atteindra son paroxysme lorsque le mari de Carmen rejoint la bande. Don José, ne pouvant contenir sa jalousie, le tue lors d’un duel. Ce qui n’effraie pas Carmen, plutôt flatté de cet acte de courage, même si elle raille constamment le sens de l’ordre et de la discipline de son « amant ».Cette partie est celle qui sert au livret de l’opéra de Bizet. Il a conservé les éléments importants (le combat à la manufacture de tabac, l’évasion de Carmen et le rendez-vous chez Lilas Pastia, l’engagement de Don José chez les contrebandiers). Bizet n’a pas repris le personnage du mari de Carmen, mais a conservé celui du toréador, Lucas dans la nouvelle, Escamillo dans l’opéra, et lui a même donné un rôle plus important (pour faire simple, il rassemble le mari et le toréador de la nouvelle).Mérimée fait avec cette nouvelle une plongée dans le monde des tziganes, ou rom, dont il reprend à de nombreuses reprises le vocabulaires spécifiques (rom pour mari, romi pour femme, minchorro pour amant). La dernière partie de la nouvelle est d’ailleurs surprenante, car le narrateur-auteur nous expose sa théorie sur le monde gitan. Quoique empreint d’une certaine condescendance, cette partie de la nouvelle a le mérite de mettre en scène un peuple très souvent dénigré.

Yohan59
04/01/13
 

Sauvage, effrontée, une fleur de cassis à la bouche, telle apparaît Carmen, fille de l'amour et de la liberté, toujours prête à mettre la rage au cœur, à pousser au crime. De ce jeu cruel elle est bientôt la victime, mais la mise à mort, ici, n'a pas lieu dans l'arène. Elle se tient à huis clos, pacte secret entre don José et sa gitane maudite. C'est dans l'Andalousie des années 1830, alors que le narrateur visite la région pour les besoins de son mémoire d'archéologie, il croise sur sa route Don José, le bandit le plus recherché d'Andalousie. Alors que ce dernier est dans le besoin, le narrateur lui vient en aide. Quelques semaines plus tard, alors qu'il vient de rencontrer la Carmencita, c'est Don José qui l'aidera à son tour.Ce sera finalement le récit de Don José, de sa rencontre avec Carmen et de leur amour.Bien que j'ai lu avec appréciation cette nouvelle, je n'ai pas été transportée, je n'ai pas ressenti le poison de Carmen. Je me disais juste "grr, sale garce" ^^. Je crois décidément que les classiques français ne marchent pas avec moi. Au mieux, je passe un bon moment.Je ne met pas en doute que le thème de l'homme qui commet l'horreur pour l'amour d'une femme peut être efficace, mais c'est sans doute quelque chose qui est souvent revenu dans la littérature et comme j'ai aussi lu pas mal de romans noirs assez violents qu'à côté, les crimes commis par Don José me semblent assez ... pardonnable. Oui, je sais un crime n'est pas pardonnable, mais il y a une différence entre tuer quelqu'un d'un coup et à le torturer jusqu'à la mort. A noter que le dernier chapitre qui nous présentent le peuple gitan est intéressant pour les informations qu'ils apporte. Mais faites une pause après la fin du chapitre 3 car il serait dommage de le lire comme une suite de Carmen. C'est plutot un appendice en fait.

BambiSlaughter
29/09/10
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.07 kg