Carnets de these

RIVIERE, TIPHAINE

EDITEUR : SEUIL
DATE DE PARUTION : 19/03/15
LES NOTES :

à partir de
13,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Quand une jeune enseignante quitte son collège de ZEP pour se lancer, euphorique, dans une thèse, elle n'imagine pas le chemin de croix sur lequel elle s'engage. Autour de Jeanne défile l'univers des thésards : le directeur de recherche charismatique, expert dans l'art d'esquiver les doctorants qui attendent fébrilement la lecture de leurs pavés ; la secrétaire usant de toute l'étendue de son pouvoir d'inertie dans le traitement des dossiers dont on l'accable ; les colloques soporifiques où sont livrés en pâture les aspirants chercheurs ; les amphis bondés de première année devant lesquels ils s'aguerrissent en étrennant des cours laborieux payés au semestre et dont
ils recueillent les fruits dans des copies désarmantes de candeur ; la jungle de la compétition académique et le dénuement d'une université malmenée ; la famille et les amis qui n'y comprennent rien ; l'infortuné compagnon endurant par procuration le calvaire de cette thèse qui n'en finit pas. À la manière d'un récit d'apprentissage, avec drôlerie et finesse, ce roman graphique raconte le quotidien de doctorants qu'on compte aujourd'hui en France par dizaines de milliers et qui, comme Jeanne, poursuivent leur recherche comme une quête existentielle. Vous en connaissez forcément. Après avoir lu ce livre, vous ne leur demanderez plus : « Alors, cette thèse ? »
4 personnes en parlent

J'ai attendu pour lire ce roman graphique, mais je ne regrette pas. C'était vraiment une lecture sympathique et qui m'a replongé dans l'impitoyable monde de l'université, ses méandres, ses jeux de dupes, ses casses-tête, ses coups bas, ses joies aussi, etc... Le moins que je puisse dire c'est l'ensemble du récit sent fortement le vécu et après avoir lu un peu la biographie de l'auteur, cela se confirme. C'est très logique. On parle toujours mieux de ce que l'on connaît. Et puis ce changement de carrière m'a l'air d'être excellent ! Graphiquement, ce n'est pas ce que j'ai pu voir de plus fou, mais on rentre bien dans l'histoire et surtout, on y navigue avec une grande aisance. Tout y est. Les dialogues sont bien construits. Les personnages certainement avec des traits un peu grossis encore que j'ai des souvenirs pires que cela. Ben oui, j'ai eu la joie et le bonheur de travailler pour une université (administratif) durant mes études. Mon mari a effectué quelques vacations et en plus nous étions élus aux diffèrents conseils internes. De quoi voir la machine et ses pions bouger. En bref, c'est drôle, réaliste sur bien des points, mais bon cela ne se passe pas toujours ainsi heureusement. C'est piquant et ironique. À lire ! http://espace-temps-libre.blogspot.com/

emeralda
01/02/16
 

« J’ai écrit mollement 700 pages, ce serait bien que vous les lisiez pour demain sinon je pourrais me suicider. »Comment ça se passe, une thèse ? Qu’est-ce que c’est, à quoi ça sert, comment on s’organise, qu’est-ce que ça provoque ? Bienvenue dans la vie de Jeanne Dargan, elle nous raconte tout. Avec un dessin précis et joyeux (des couleurs pimpantes et un joli papier glacé et lourd), Tiphaine Rivière mélange sa propre expérience et des anecdotes récoltées ici ou là pour nous établir un panorama absolument effrayant de l’absurdité du système universitaire français (c’est amusant que la thèse de Jeanne soit sur Kafka !). La BD se dévore, il y a un très bon sens du récit et on n’en revient pas, on marche sur la tête en France parfois ! http://cuneipage.wordpress.com

SagnesSy
07/11/15
 

Jeanne Dargan est prof dans un collège défavorisé et se lamente de ce métier quine la satisfait pas pleinement. Car son rêve à elle, c’est de se donner à fond dans une thèse ! Et ça tombe bien, puisqu’elle vient de recevoir un courrier enthousiaste d’un prof d’université qui l’enjoint à se lancer, sur « la parabole des portes de la loi dans Le Procès, de Kafka. » Elle a 3 ans et devra trouver le financement par ses propres moyens. Jeanne est ravie mais ne se doute pas encore que son pire cauchemar débute…Cette BD s’inspire de blogs et d’expériences de thésards. Les différentes phases de leur état mental sont bien décrites : de l’enthousiasme et la motivation, en passant par le découragement, les remarques (pas forcément constructives et même plutôt accablantes)et l’incompréhension de la part de l’entourage. L’ensemble est cohérent et sent bon le vécu ! L’humour est présent par petites touches, par exemple à travers les problématiques de l’arborescence du plan, des métaphores rigolotes (p.109-112 notamment), et lorsqu’on entrevoit le côté obscur de l’héroïne (qui rêve d’étriper des gens…)

Bibeli
15/06/15
 

Carnets de thèse, le roman graphique de Tiphaine Rivière nous emmène vivre le quotidien, souvent épique, d’une jeune prof de ZEP pour la prestigieuse université Paris-Sorbonne. A l'origine, le blog BD : le bureau 14 de la Sorbonne ou l’histoire de Jeanne Dargan, dont la nouvelle vie commence quand elle est acceptée – à ses frais – en thèse à la Sorbonne. La chronique dessinée est devenue un album surprenant à plusieurs égards, par son propos, sa facture graphique et son humour à fleur de pages. Pour l' autobiographie décalée, qui voit son auteure quitter un boulot qu'elle ne supporte plus pour aller dessiner de la BD. Il se dégage alors de cet album, un sentiment d’aboutissement bienvenu : une tragi-comédie qui tend carrément vers la farce quand il s’agit de pointer l’absurdité administrative ou de dénoncer les travers et comportements du monde universitaire, sans jamais perdre en subtilité. Pour sa dimension sociale. Sans tomber dans la caricature facile, Tiphaine Rivière croque ses personnages avec acuité et un brin de férocité, quand il s’agit de pointer les comportements des uns et des autres, sans jamais se départir d’une certaine bienveillance qui n'est pas forcément complaisance. D'où une chronique douce-amère des jours et des nuits d’une thésarde livrée parfois à elle-même. L’angoisse de l'avenir professionnel pointe, mêlée aux affres personnelles de la jeune femme (le poids du regard familial, les sollicitations des collègues, la vie amoureuse compliquée…). Carnets de thèse n’est ni une complainte, ni un règlement de comptes, ce sont des tranches d’une vie, une succession d’instantanés qui vont du cocasse au carrément déprimant. Pour la finesse du trait, l’humour frais et plein d’ironie. Parce qu’il ne s’agit pas d’une énième BD de fille qui mettrait en scène ses joies, ses peines, ses peurs, ses doutes. Comme "Un tout petit monde" de David Lodge, Carnets de thèse est de ces oeuvres que l'on pourrait croire satirique si on ne connait pas le monde de l'université mais on ne peut que constater que le trait n'est pas seulement drôle et piquant mais d'une justesse détonnante... laurence

laurence
01/05/15
 

Format

  • Hauteur : 24.00 cm
  • Largeur : 17.10 cm
  • Poids : 0.66 kg