Carrie

KING, STEPHEN

livre carrie
EDITEUR : HODDER AND STOUGHTON LTD
DATE DE PARUTION : 01/07/75
LES NOTES :

Livre en VO
à partir de
12,90 €

SYNOPSIS :

Carrie has the gift of telekinesis. To be invited to prom night by Tommy is a dream - the first step to social acceptance. But
events take a turn on that night as Carrie is forced to exercise her terrible gift on the town that mocks and loathes her.
15 personnes en parlent

Premier roman publié de Stephen King, ce récit d'épouvante est un essai réussi. Roman sur l'adolescence et le passage à l'âge adulte, roman de la différence et du poids de la famille. Le personnage de Carrie est très convaincant et sa mère est réellement terrorisante.La figure féminine est au centre du roman, chaque personnage féminin déclinant en quelque sorte les différents traits de caractères qui "composent" la féminité. Une intrigue qui va crescendo jusqu'à un final apocalyptique absolument effrayant, dans lequel Carrie, véritablement détestée par tous, adapte les dimensions de sa vengeance à l'échelle de la ville. Le roman est construit de façon original, le récit central étant entrecoupé d'articles de journaux, de témoignages...Brian De Palma, en 1976, nous livre une adaptation personnelle très réussie sous le titre français un peu idiot de "Carrie au bal du diable". Maltese

Maltese
19/02/09
 

Du début à la fin, j'ai éprouvé de la compassion et de la pitié pour cette pauvre Carrie, sa vie n'a été qu'un cauchemar du début à la fin. C'est là qu'on se rend compte de ce que peut bien ressentir une personne qui est le souffre-douleur des autres.

Daenerys
11/09/13
 

L'un des meilleurs King. Pas de monstres, pas de double dimension... non rien de tout ça. Juste une pauvre fille à qui la vie n'a jamais fait de cadeau. Elle a un don mais finalement c'est une malédiction...

choukinette
11/10/14
 

Bercée dans le fanatisme religieux de sa mère, Carrie n'a pas une adolescence facile, mais elle possède un don qu'elle ne maitrise pas encore. Elle devient même la risée de ses camarades de classe lorsqu'elle a ses règles menstruelles pour la première fois. Par un jeu de circonstance, un très beau garçon l'invite au bal de fin de d'année, mais comment cette histoire pourra t elle finir. Premier fantastique que je lis de Stephen King, Carrie est son premier grand succès. On peut en comprendre les raisons. L'histoire monte crescendo et donne vite l'envie d'en connaitre la fin.

rpfab
20/09/14
 

Avant de lire le premier roman de Stephen King, j'avais lu 22/11/63, l'un de ses derniers. Il était donc normal que je continue cette fois en partant du bon bout. Carrie a été publié il y a 40 ans et pourtant il n'a pas pris une ride. L'histoire est intéressante et sanglante à souhait, le style déjà sûr. Les personnages, tant la protagoniste douée de télékinésie que sa cinglée de mère fondamentaliste ou encore Chris et Bill Nolan, le couple vengeur qui provoquera la fureur de Carrie, sont tous aussi bien décrits les uns que les autres. L'idée d'insérer des extraits de pseudo-documentaires et autobiographies pour expliquer a posteriori les événements était également bien trouvée. Mon seul reproche (et je l'avais déjà fait à 22/11/63) est la longueur. A mon goût, de nombreux passages auraient pu être supprimés sans que l'intrigue en pâtisse. Il n'empêche que Carrie est un excellent roman et que j'aimerais bien en voir l'adaptation cinématographique.

Shirayukihime
15/06/14
 

Carrie, je connaissais pour avoir vu le film de Brian de Palma il y a plusieurs années. Quand j’ai entendu qu’un remake allait sortir, j’ai eu envie de me plonger enfin dans le roman. C’est donc avec Carrie que je découvre la plume de Stephen King (j’avais tenté Dôme mais avait déchanté après trois pages).Plutôt court, Carrie pose tout de suite l’intrigue. Stephen King incorpore dans son histoire des extraits de livres, de comptes rendus de police, de dépêches de presse afin d’ancrer un peu plus son histoire dans la réalité. Mais il fournit également au lecteur suffisamment d’informations pour le captiver jusqu’à la fin.Car une fois que l’on a commencé Carrie, difficile de reposer le livre. Tout est fait de tel manière à ce que l’on ai l’impression de lire une histoire très courte. Courte, mais intense.Sans aucun temps mort, King développe son univers et son histoire avec un talent impressionnant. Très visuelle, sa plume capte le lecteur dont l’imagination boit les nombreuses descriptions. On comprend aisément que deux réalisateurs aient eu envie de l’adapter.Mais revenons à l’histoire. Carrie est une jeune adolescente que la vie n’a pas épargnée. Au lycée, elle est la tête de turc. Et chez elle, ce n’est pas mieux. Vivant avec une mère illuminée, fanatique de Jésus, elle passe le plus clair de son temps enfermé dans un placard étroit où sa mère l’oblige à prier.Une vie misérable à laquelle elle semble irrémédiablement condamnée. Et pourtant, les choses vont changer lorsqu’une de ses camarades décide de se repentir et lui offre la possibilité d’assister au bal de fin d’année avec le garçon le plus populaire du lycée…Le pitch est simple, efficace et King le façonne de telle manière que l’on en devient accro. Car cette banale histoire, l’auteur devenu culte, lui insuffle une pointe d’horreur divinement bonne.Notons d’ailleurs que Carrie est le premier roman de Stephen King. http://miawka.wordpress.com

Miawka
17/01/14
 

Un livre un peu difficile à comprendre au début. La pauvre Carrie n'a pas une vie facile, et sa mort n'est pas mieux. Entre sa mère fanatique de la religion et des lycéens qui lui réservent une mauvaise surprise au bal de fin d'année, la jeune fille explose, et tue tout le quartier. Une fin surprenante, des pouvoirs et de tristes réalités de la vie "Carrie" a tout de l'excellent roman . Jemma

jemma
14/09/13
 

Depuis toute petite, Carrie a un "don" qui compense son physique peu avantageux. Il lui permet de déplacer des objets à distance... Ce don, qui avait disparu, refait surface, et Carrie a bien du mal à le maîtriser. Pourra-t-elle encore le maîtriser après ce bal, où elle a été invitée, elle, par le plus beau garçon de l’école ? Car cette invitation est peut-être bien un piège... piège qui risque de mettre Carrie très, très en colère...Publié en 1974, Carrie est le premier roman publié par Stephen King et l’un de ses plus grands classiques. Il sera adapté deux fois au cinéma. Une première fois en 1976 par le grand Brian De Palma sous le titre « Carrie au bal du diable », puis en 2002 par David Carson sous son titre original.

un flyer
28/07/13

Premier livre de cet auteur à succès, c'est aussi un des premiers livres que je lis (oui, la honte).J'ai vu évidement de nombreuses adaptations cinématographiques de ses oeuvres en me disant qu'il faudrait que j’essaie les livres un jour.Même si ce livre déchaine les foules de la blogosphère, j'avoue que j'en sors avec un avis assez mitigé.Le pari, pour un tout jeune auteur, de décrire essentiellement des adolescentes était assez risqué et pourtant, en ce point, je trouve qu'il s'en est sorti plutôt bien (Je laisse le soin aux lectrices de ce livre de dire si oui ou non les personnalités féminismes sont crédibles ou non).L’héroïne, qui découvre sa féminité malgré elle et à ses dépens, est très attachante et l'on a beaucoup de peine pour elle.Ses rapports avec ses camarades de classes qui, elles, ont assumé leur féminité depuis longtemps, sont chaotiques à l’extrême. De plus, elle ne peut même pas compter sur l'appuie de sa mère, fanatique religieuse, persuadée que la féminité représente le péché ultime.J'ai aussi bien aimé l’alternance de points de vues entre le récit, les extraits de rapports d'enquêtes de la police et les extraits de journaux ou de livres.Ceci dit, je trouve que l'histoire est un peu courte et presque plate. Sitôt que l'héroine prend connaissance de la pleine mesure de ses pouvoirs, elle se détruit ceux qui ont détruit sa vie et ça s'arrête là.De plus, le style manque un peu de relief. C'est intéressant mais j'ai eu d'avantage l'impression de lire un article de journal.Au final, sans être un must du genre, j'ai trouvé cette lecture intéressante.Ce n'est pas le livre que je relirais fréquemment mais je poursuivrait la lecture de ses autres œuvres.

SkarnSha
11/11/12
 

Toute école a le droit à son souffre douleur. Un élève à part, avec qui la nature s'est montrée peu généreuse, facile à humilier et à blesser. Cet élève subira les foudres de chacun de ses camarades, pour le plaisir, et toujours sans oser dire, ni faire quoi que ce soit pour se défendre. Carrie fait partie de ces élèves. Elevée par une mère autoritaire et aveuglée par sa foi démesurée, elle sort irrémédiablement du lot, et se voit désignée d'office comme la martyre de son école. Mais la nature a offert une arme à cette fille. Une arme redoutable. La télékinésie. N'importe quelle arme ne devient-elle pas d'autant plus redoutable qu'elle est mise dans les mains d'une personne qui n'a plus rien à perdre ? A chaque Stephen King que j'ouvre, je sais d'avance que ce que je vais lire me fera réagir. Avec Carrie, les sentiments sont si contradictoires qu'il est difficile de les démêler. Entre l'horreur et la pitié, je ne savais plus ce que j'étais censée ressentir. Et il faut tout de même avouer que l'auteur sait parfaitement tenir le suspense jusqu'au bout. Le Maître a encore frappé.Je connaissais déjà l'histoire de Carrie, dans les grandes lignes du moins. Ce qui m'a d'abord frappée dans ce livre c'est que dès le départ, nous sommes mis au courant que quelque chose de terrible va se passer et que l'enfer sera amené par Carrie White. En effet, entre les passages de roman s'intercalent des témoignages de survivants de la catastrophe, des extraits d'étude réalisées sur le sujet Carrie. Bref, nous savons que l'horreur nous attend au bout de ses pages. Reste à découvrir comment nous allons y être amené. Un stratagème sadique et redoutable pour maintenir la tension.Deux sujets m'ont particulièrement concernée dans ce roman. Tout d'abord la place de la religion, omniprésente, étouffante, manipulatrice et castratrice. Finalement, n'est-ce pas elle la responsable de tout cela ? Il est indéniable que la mère de Carrie, sans la religion, aurait été à l'opposée de ce qu'elle était. Carrie aurait été élevée comme ses camarades. Elle aurait eu le droit de s'épanouir. De vivre et de découvrir tout ce qu'une enfant puis une jeune fille doit découvrir. La religion a enfermé la mère de Carrie dans un monde irréel, dans lequel elle a trainé de force sa fille.Quant à l'autre sujet auquel j'ai été sensible, c'est la cruauté des enfants, et des adolescents, les uns avec les autres. Mais également de constater que c'est un mal universel et intemporel. Les moqueries, le sadisme, et la méchanceté sont intimement liés à la vie scolaire. Vous aurez toujours d'un côté les élèves jouissant d'une popularité leur offrant toute immunité, entourés de leur suite royale, elle aussi intouchable. Et de l'autre les rejetés du système : les moches, les idiots, les handicapés, les pauvres, les bizarres. Carrie est la preuve du degré de souffrance qu'un élève peut ressentir chaque jour en allant en classe. Elle n'est finalement que l'expression physique de la détresse de tous ces jeunes parias.Cette histoire tient toute sa force dans ses personnages. Carrie tout d'abord, bien évidemment, est l'épicentre du séisme qui va chambouler Chamberlain. Le plus troublant est de constater combien elle aurait pu facilement devenir une jeune fille normale. Lorsque Sue et Tommy vont faire un pas vers elle, c'est presque toute l'école qui s'ouvre à elle spontanément, elle devient alors jolie, intéressante, charmante et souriante. Carrie est un personnage profondément bon, mais que la vie a détruite petit à petit. Et son don, ce cadeau du diable, finira de la propulser au coeur de l'enfer.Sans citer tous les personnages, les deux autres personnages forts et touchant sont Tommy et Sue justement. Sue est la première a prendre conscience et à toucher du doigt le quotidien de Carrie, au milieu des moqueries et des chahuts incessants. Et c'est elle qui poussera Tommy a en faire de même et à tendre la main vers leur camarade. Ce sont deux personnages d'une générosité impressionnante et particulièrement émouvante.Il serait malvenu de parler de la plume de l'auteur. Stephen King est Stephen King. Il sait parfaitement maitriser les ficelles du suspense, de l'angoisse et de l'horreur, en nous ramenant chaque fois dans un coin de son cher Maine. D'ailleurs ça donne pas vraiment envie d'aller dans le Maine, il s'y passe des choses très étranges ! Tout cela pour simplement dire que j'aime cet auteur inégalable.Petite recommandation ? Immense recommandation aux personnes aimant le fantastique, aimant être embarqué dans de folles histoires allant toujours au bout des choses. Ce n'est pas mon S. K. préféré, mais c'est un classique à découvrir absolument ! Dautresplumes

Dautresplumes
17/10/12
 

Voici le tout premier roman publié de Stephen King, un maître. Ce livre est principalement centré sur l'adolescence et "comment devenir adulte ?", avec, comme thèmes traités, la différence (qui peut engendrer de grandes catastrophes, vous le verrez) ainsi que la famille. Stephen King a beaucoup misé sur la féminité dans ce roman : le personnage de Carrie (qui est au centre du roman, personnage éponyme) ainsi que sa mère, deux personnages "principaux" qui revêtent des traits de personnalité très différents. Un peu à la manière de "Colère" (bien que ce roman soit sorti dans les années 2000), Stephen King nous place des articles de journaux et autres témoignages visant à dynamiser le récit. Bien qu'il ne s'agisse pas du meilleur roman de Stephen King, il reste une lecture vraiment agréable. Clementh

Clementh
26/07/12
 

Le grand Stephen King... Cela fait bien 15 ans que je l'ai découvert et que j'apprécie ces romans, sa plume et son style.De temps en temps, j'aime beaucoup me replonger dans ses anciens romans. J'ai donc pris Carrie, qui dormait depuis des années dans mon immense bibliothèque. Et même si c'est très loin d'être le meilleur King, ce fut une agréable lecture. Carrie White est une jeune fille qui souffre. Non seulement le fanatisme religieux de sa mère en fait une jeune fille qui n'est pas en osmose avec son époque, une jeune fille qui semble sortir d'ailleurs, une jeune fille qui semble parfois déconnectée de la réalité et idiote mais en plus elle est le souffre douleur des élèves de son école. Tous la trouve idiote. Pourtant un jour, un garçon l'invite au bal de printemps. Il s'agit de Tommy Ross. Elle s'éveille alors, se transforme et revit. Elle se fait une joie d'aller à ce bal et de connaitre enfin la vie d'une jeune fille normale.Ce que je ne vous ai pas dit, c'est que Carrie a un don (qu'elle ne maîtrise pas encore totalement) : elle est télékinésiste. C'est à dire qu'elle peut déplacer des objets par la pensé ou faire du mal au gens, rien qu'en y pensant très fort.Tout pourrait sembler aller mieux, mais les élèves ont décidé qu'il en serait autrement... Carrie se souviendra toujours de son bal de printemps puisqu'il serait terrible...Ce livre est une fois de plus une vrai étude de la psychologie humaine. Stephen King est un maître dans le genre. Il arrive à décortiquer l'âme humaine pour y voir et y dévoilé ce qu'il y a de plus noir, de plus pervers. Carrie, cette fille un peu potache, naïve et sans défense m'a parfois exaspérée. J'avais envie de la secouer, de lui dire de réagir... Mais elle est finalement très attachante. Je me suis prise d'affection pour elle. Même si ne comprends pas et ne cautionne pas tous ces gestes, ses réactions, il n'empêche que j'arrive à me laisser entraîner par elle et à essayé de comprendre sa souffrance. Sa mère, la fanatique religieuse à l'état pur, une idiote terrifiante et terrible m'a vraiment donné envie de vomir. J'avais vraiment envie de la frapper, de lui montrer les erreurs qu'elle faisait... sa cruauté, son idiotie ! Encore une fois, Stephen King m'a vraiment subjugué par sa performance. Certes c'est très loin d'être le roman le plus noir, le plus prenant ou le plus abouti, mais il n'empêche que c'est du bon King... Je vous invite à découvrir l'auteur, à lire Carrie et à vous délecter de son talent...

malorie
18/07/12
 

Je viens de le terminer et je m'empresse de le mettre dans la bibliothèque du groupe car je trouve qu'il constitue un chef d'oeuvre de la littérature d'épouvante et de l'horreur. Cependant, il met en exergue aussi une dénonciation du puritanisme et de l'hystérie (au sens freudien du terme) . On peut aussi voir dans la mère de Carrie une figure de la mère inquiétante pour Carry. Elle l'empêche d'être une femme avec ce que cela implique aussi bien sur le plan émotionnel que sur le plan physionomique. L'autarcie des femme, la mère et sa fille de 17 ans n'aide pas l'adolescente à "grandir". La mère selon moi, avale Carrie et la maintient dans sa folie. Cette dernière va être le souffre douleur de ses camarades par son ignorance (épisode de ses règles). Le pouvoir de Carrie qui, enfoui ou refoulé en elle s'appuie sur ses troubles et psychoses et aussi sur univers anxiogène dans lequel elle évolue, va resurgir. Comme dans les autres romans de S.King, selon moi, le développement du pouvoir de Carrie est intrinsèquement lié à sa condition. Ce pouvoir dormant se réveille lorsque le niveau d'alerte ou de souffrance est à son point culminant. Et alors c'est la tragédie car Carrie ne maîtrise pas ses forces liées selon moi à son çà, à son inconscient. Ce pouvoir inexpliqué est selon moi l'ingrédient du genre épouvante et horreur. Cependant, la dimension clinique trouve aussi sa part dans le roman. Le meurtre de ses camarades et le matricide sont ils le résultat de la déferlante de son don ou de sa folie? King réussit un tour de force. La dénonciation du puritanisme écrasant l'individu est indéniable selon moi. Il dénonce aussi le poids du groupe et du conformisme ambiant dans la société. Un individu "autre" ne peut être intégré. Il doit être "évacué". Il accuse la violence sociétale qui ne veut façonner que des individus "sains", "beaux", "intelligents", "charismatiques", "sportifs", et "normaux". mais que veut dire ce terme? La normalité n'existe pas car l'individu obéit à un cycle d'humeurs et à une courbe de variation de son comportement en fonction de la situation et de l'espace dans lesquels il se trouve. Les cliniciens et criminologues le savent. Mais les médias ne les invitent pas : çà ne fait pas joli ni sage. Le roman est intéressant à double titre: si Carrie tue ses camarades par son pouvoir, les étudiants de Colombine le font avec leurs armes de hautes technologies avec une cible privilégiée: les sportifs. Il ne s'agit pas de minimiser la gravité de leurs actes, il s'agit de comprendre les motivations de ces mass murderers qui sont aussi des avatars de notre société. Mais il dénonce aussi la figure de la femme froide (dans tous les sens que ce terme peut désigner) et de la mère-marâtre. De ce fait le matricide qui est le pire des meurtres (il ne s'agit pas ici d'un jugement moral mais seulement une appréciation en terme d'acte psychotique) car plus que le parricide (qui relève de la filiation) et le fratricide (qui relève de la relation aux pairs), il désigne l'annihilation de l'origine (on sait qui est sa mère mais on peut ne pas savoir forcément de quel père on est issu...). A ce moment là, Carrie peut elle encore exister? J'ai trouvé que le film de Brian de Palma est fidèle selon moi au livre. Réalisé dans les années 70, il échappe au "politiquement correct" et au "prises de vue aseptisées". A déguster à satiété!!! Vous pouvez aussi le compléter avec Pychose d'A Hitchcock. Et si vous avez encore de l'énergie à dépenser, une petite soirés en tête à tête avec "L'Exorciste" (la toute première version, pas les remakes!!!!) Victoire

tran
29/04/12
 

Mon avis : Depuis ma découverte de Stephen King au début de l'adolescence avec le terrifiant « Ca », j'étais persuadée que tous ses livres mais surtout les adaptations tirées de ceux-là tendaient vers l'horreur. J'avais brièvement vu des images du film avec Sissy Spacek et il me semblait que le sang était présent à profusion aussi j'avais associé gore et horreur. Loin s'en faut, en tout cas avec le livre car je me suis penchée sur le film qui a été un véritable succès et son réalisateur, Brian de Palma a lui bien voulu faire un film d'épouvante, adaptant ou rajoutant les scènes clées. Revenons-en au livre. Nous plongeons donc tête la première dans la vie de Carrie à l'un de ces moments où l'on prend pitié pour le personnage principal. Alors qu'elle vient d'avoir ses règles, en pleine séance de douche après le sport, Carrie devient une fois encore la risée de ses camarades quand ces dernières voient le sang qui s'écoule et terrifie la jeune fille qui n'a jamais été prévenue de ce que sont les menstruations. Chaque fille ou presque va s'en prendre à Carrie et lui jeter des protection hygiénique à la tête tout en la traitant plus bas que terre. Le professeur intervient et entraîne Carrie à l'écart pour la laver de cette souillure puis, avec l'accord de l'administration, la jeune fille est renvoyée chez elle. Ce qui est intéressant c'est la structure du récit. Les personnages centraux prennent tour à tour la parole pour décrire les événements qui vont se succéder jusqu'au bal de fin d'année. Ces récits sont entrecoupés d'extraits de l'enquête sur le cas « Carrie White » ou encore d'extraits de livres toujours sur ce qui va sensiblement devenir une soirée inoubliable, dévastatrice, folle... et parfois, nous avons aussi des compte-rendu sur la télékinésie.En effet, Carrie démontre que son esprit est fort développé car elle peut manier les objets à distance. Tout au long du court roman, on la voit s'entraîner et faire de sérieux progrès. J'ai lu quelques autres livres de King et je crois que son plus grand talent c'est sa maîtrise parfaite de l'angoisse et de la montée du climat cauchemardesque même si on ne parle pas forcément d'horreur. Il sait également construire des personnages insolites et tout à la fois totalement réalistes. Avec Carrie, il ne fait pas exception et nous livre un roman, son premier, magistralement réussi. C'est donc crescendo que la tension monte au fil des pages et je pense que chaque lecteur sait très vite que l'on va vers un dénouement dramatique. Outre les enchaînements de points de vue, l'histoire elle-même et les personnages, j'ai trouvé que l'auteur a fait une parfaite critique de la société américaine et surtout des adolescents qui ne sont pas très différents des ados actuels. Tout ce qui peut être fascinant aux Etats-Unis comme le fameux bal de fin d'année, le permis dès l'âge de 16 ans, les hiérarchies du lycées, non pas celles du corps enseignant mais celles imposées par les ados populaires contre les plus décriés. Dans ce livre, il faudra oublier l'intérêt pour les belles robes, les flirts romantiques, les locations de limousine. On va en fait plutôt parler de cruauté, de clinquant, de superficialité... En fait, la seule qui échappe à ces travers détestables est Carrie. Elle se rebelle contre sa mère en lui expliquant qu'elle ne veut pas vivre comme elle, qu'elle veut sortir, avoir des amis, se dégager de la religion... D'ailleurs, au bal où Tommy Ross l'a invitée à la demande expresse de Suzie Snell, sa petite amie officielle, Carrie est décrite comme une jeune fille finalement plutôt jolie, dans une robe qu'elle a cousue elle-même et qui lui va à ravir. Ses traits d'esprit lors de la soirée séduise le jeune homme et ce bal qui semble le point culminant de la descente aux enfers de Carrie, aurait pu être un vrai passage salutaire pour l'héroine. Mais c'était sans compter sur la cruauté de ses pairs... Une autre critique importante à mon sens est celle faite à la mère de Carrie, cette femme obsédée par la religion, le péché, le sang. Qui ne tire de la religion que ses travers les plus persécuteurs et pousse donc cette femme dans une folie destructrice jusqu'à enfermer sa fille dans un placard pour qu'elle prie un Dieu dont Carrie a peur car il est représenté par des icônes peu flatteuses. Il y aurait tellement à dire...je veux pourtant uniquement vous poussez à lire ce livre qui ne fait aucunement peur mais qui présente, d'une façon très intéressante en alternant comme je le disais plus haut récit, enquête et extraits de livres, une société perverse et des jeunes gens extrêmes. Une description amère de l'exclusion, du désespoir et de la folie si tant est que ce mot ait un sens. En conclusion, si vous devez commencer Stephen King en douceur, Carrie pourra vous ravir sans vous faire peur pour autant. Ma note : 18/20 Le prix : 6,27 pour la version poche à la FNAC et 0,90 centimes en occasion sur Priceminister. Mon blog culturel : http://lartenvrac.eklablog.com

Ayma
29/04/12
 

Pour une découverte, c’est une bonne surprise. Je m’attendais à un coté horreur que je n’ai pas trouvé. Par contre les pages défilent à une vitesse assez impressionnante et il est difficile de lâcher le livre.Donc nous voici plongé dans l’univers de Carrie, jeune adolescente américaine avec une mère très (trop ?) pratiquante qui étudie dans un lycée typiquement américain, avec bals de promos, équipe de sport… Carrie a un ‘super’ pouvoir un peu comme X-Men ou Heroes. Carrie est maltraitée par ses pairs car différente. Jusque là rien d’exceptionnel.Ce qui est entrainant dans ce livre c’est l’écriture, la succession du point de vue de Carrie, de ses contemporains et des articles qui ont été publiés après et qui essaient d’expliquer la personnalité supposée de l’héroïne. Ces articles laissent entrevoir ce qui va se passer juste ce qu’il faut pour avoir envie d’avancer encore un peu et donc nous plonger un peu plus dans l’histoire. En bref on a du rythme, une histoire qui se tient avec un peu d’effet papillon : un évènement qui aurait pu être banal transforme la vie de l’adolescente et de son entourage.Au total, ce livre m’a beaucoup plu et me donne envie de découvrir un peu plus l’univers de Stephen King.

Alphie
25/06/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.20 cm
  • Poids : 0.13 kg

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