Casco bay

TAPPLY, WILLIAM G.

EDITEUR : GALLMEISTER
DATE DE PARUTION : 05/06/08
LES NOTES :

à partir de
9,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Sept ans après le mystérieux accident qui a effacé sa mémoire, Stoney Calhoun a repris sa paisible existence de guide de pêche, partagée entre la boutique de la belle Kate Balaban et sa cabane isolée dans les bois du Maine. Jusqu'au jour où, sur une île inhabitée de Casco Bay, il découvre un cadavre entièrement carbonisé. Peu de temps après,
le client qui l'accompagnait est assassiné. Malgré ses réticences, Calhoun est entraîné dans l'enquête du shérif Dickman et ses vieux réflexes reviennent. Casco Bay, la deuxième aventure de Stoney Calhoun, nous emmène une nouvelle fois dans les paysages marins du Maine qui laissent peu à peu resurgir les fantômes d'un passé menaçant.
6 personnes en parlent

Casco Bay recèle bien des richesses pour un pêcheur : entre le dédale de ses îles à foison se trouve une faune tout aussi pléthorique, des poissons de tailles et d’habitudes variées. Aussi, Calhoun, pêcheur et guide aime-t-il y emmener ses clients. Mais en embarquant ce jour-là un professeur sur son bateau, il ne se doute pas que les îles vont lui dévoiler un visage tout autre : un premier cadavre carbonisé est découvert. C’est une longue traversée en eaux glauques qui attend Calhoun.« Casco Bay » est le deuxième tome des aventures de Stoney Calhoun, un homme que bien des mystères traversent suite à une amnésie. Comme dans le premier tome, « Dérive sanglante », Tapply prend le temps de dérouler le décor, laisse les paysages du Maine infuser lentement dans l’esprit du lecteur pour lui permettre de s’acclimater à la beauté sauvage des lieux. Contrairement au premier tome, ce déroulé m’a semblé pesant, ôtant progressivement à l’enquête la saveur de son mystère. Et puis, vers le dernier tiers, le rythme s’accélère, et le suspens avec lui, et l’auteur parvient de nouveau à « harponner » l’intérêt du lecteur, le ramener dans les rets de son histoire. Alors, on va jusqu’au bout et même si on pressent, à un moment, le dénouement, « Casco Bay » reste un policier atypique, attachant et dépaysant. Seraphita

Seraphita
06/10/14
 

J’ai un regret en refermant ce livre : savoir qu’il ne me reste qu’un seul roman de William G Tapply à découvrir. J’aurai rarement lu une série policière américaine d’un tel niveau – et ces lectures font du bien. D’ailleurs, l’étiquette "policière" est bien trop restrictive pour cet ouvrage. Casco Bay, tout comme Dark Tiger, est un splendide roman, à l’écriture poétique.En moins de trois cents pages, tout est dit, et pourtant William G Tapply aura pris le temps de poser son intrigue, de caractériser ses personnages, de nous les rendre attachants, mystérieux, pétris de doute ou de certitude. Les paysages du Maine sont-ils magnifiques ? Je ne saurai le dire, je sais que l’auteur les rend superbes, par ses descriptions fines et justes.Et au milieu, Stoney Calhoun. Il n’a pas tiré un trait sur son passé, c’est son passé qui s’est effacé. Son passé se compose uniquement des sept dernières années, des rêves qu’il fait, parfois, et des réflexes que son corps à conserver, comme cette aptitude à se défendre en toutes circonstances. Il vit au milieu de la nature, et même s’il n’entend plus d’une oreille, celle qui lui reste lui permet de reconnaître une voiture précise au bruit de son moteur, ou de percevoir une présence anormale non loin de sa maison. Il a également une mémoire photographique. Et un attachement aux morts. Son meilleur ami (son seul ami depuis son réveil dans un hôpital sept ans plus tôt) a été assassiné, pourtant il continue de rêver, de penser à lui, d’espérer que là où ses cendres reposent, il est apaisé. J’aime qu’un auteur tisse ainsi une trame narrative d’un tome à l’autre, et aussi que les victimes des crimes soient au centre du livre, et non la traque effrénée et sanglante du coupable.Je vous rassure : oui, il y a bien une enquête, menée par le sheriff et son tout nouvel adjoint, quasiment à son corps défendant, Stoney. Il ne veut plus de violences, quelle qu’ait été sa vie avant l’accident. Seulement, c’est chez lui que le meurtre a eu lieu, c’est un homme qu’il a trouvé immédiatement sympathique qui a été tué – un homme sans histoires, sauf celles qu’il racontait dans ses romans. Pour que la violence cesse, pour que justice soit faite, il accepte la proposition du sheriff. Leur enquête leur fera découvrir des êtres brisés – parce qu’un jugement rendu au tribunal ne répare pas les blessures affligées, qu’elles soient physiques ou morales. Elle leur fera aussi découvrir des êtres qui se prennent pour des justiciers. Ce n’est pas nouveau, comme nous le raconte Stoney, en parlant du destin tragique des deux cents habitants de Casco Bay, morts une centaine d’années plus tôt, à cause, sans doute, du sens de la justice très particulier de certains américains bien pensants. Le passé n’a pas fini de nous hanter, surtout quand il est aussi bien raconté.Casco Bay est un de mes coups de cœur de cette année 2013.

Sharon
30/05/13
 

Sept ans ont passé et une fois encore Stoney Calhoun va se trouver aux prises avec des cadavres. Mais dans Casco Bay, il ne mène plus l'enquête en franc tireur car le Sherif Dickman va l'enrôler comme adjoint , ce qui nous vaut une hilarante improvisation de serment :"-Moi, Stonewall Jackson Calhoun, je jure solennellement de faire respecter toutes les lois de l'Etat du Maine qui me semblent sensées, dit Calhoun. Je jure de faire ce que tu me demandes de faire, pourvu que ce ne soit pas trop stupide. je jure que si, à tout moment, tu veux que je démissionne,je donnerai ma démission sans faire d'histoires. Je jure que pour l'essentiel je te dirai la vérité. Je jure de ne pas être d'accord avec toi quand je te trouverai stupide. je jure que si tu me demandes mon opinion , je te la donnerai , même si je pense que ça peut te blesser. (Il haussa les épaules) Bon, j'ai tout dit, hein ? "L'enquête, il faut bien l'avouer est menée de manière assez paresseuse et le meurtrier vient quasiment de jeter dans les bras de Calhoun, bras qu'il a fort musclés car il fend régulièrement du bois de chauffage, autant dans un but utilitaire que pour se vider la tête. Heureusement qu'en bon chien , tu es là pour relancer l'action, Ralph, je dois dire que j'ai tourné fébrilement les pages au moment de ta disparition ! c'est bien aussi l'un ses rares moments où Calhoun a perdu de son flegme, autrement il est d'une sérénité exemplaire, même quand il ne comprend pas sa chérie qui le malmène. Elle ferait bien de faire attention d'ailleurs, car je ne suis pas la seule à juger Calhoun éminemment sexy,( quoi qu'en pense certaine Dame qui se gausse :)). J'ai beaucoup apprécié aussi ta manière à la fois ferme et efficace, mais sans hargne , de mâchouiller les coucougnettes du meurtrier. A croire que la sérénité de Calhoun t'a été transmise par osmose. Serait-ce l'influence de Ralph Waldo Emerson, en l'honneur de qui tu as été nommé? celle de Thoreau? Ou bien un autre effet du coup de foudre auquel ton maître a survécu mais en perdant la mémoire ? Quoi qu'il en soit, cela le rend fichtrement intéressant comme homme et comme apparemment il a terminé sa lecture de l'anthologie littéraire ,pas de problème, je peux glisser ma Pal dans une ou deux valises et aller le rejoindre. Un homme qui aime parler de pêche ou de chiens et qui vit dans une maison au fond des bois ne peut pas être totalement mauvais. cathulu

cathulu
12/07/12
 

Ca fait sept ans maintenant que Stoney Calhoun a été foudroyé et a perdu la mémoire. Dans "Casco Bay", sa relation avec Kate prend du plomb dans l'aile, d'autant qu'une nouvelle femme fait son apparition (bien que Stoney n'y soit absolument pas sensible). Un jour, lors d'une partie de pêche, il découvre avec son client un cadavre carbonisé sur une petite île. Peu de temps après, son client est lui aussi assassiné. Le shérif l'engage alors comme adjoint pour tenter de mettre ces affaires au clair, car il ne fait plus aucun doute que Stoney a été policier par le passé. Un policier à l'entraînement et aux réflexes hyper poussés...C'est une torture de ne pas avoir les aventures de Stoney Calhoun les unes à la suite des autres : c'est son passé qu'on brûle de recomposer. Dans cet opus, il ne s'en préoccupe guère, et on le regrette. Mais le calme est contagieux, et à sa suite, on passe des heures sur un bateau pour pêcher, et non pas forcément pour attraper du poisson...Au dernier mot, c'est la frustration. Pour quand est donc prévu la traduction du tome 3 ? Comment va évoluer Walter ? Kate se sortira-t-elle de sa culpabilité ? L'homme au costume gris va-t-il enfin lâcher quelques informations ? Sam parviendra-t-elle à ses fins ?... Vous voyez bien qu'on ne peut pas en rester là ! Sylvie Sagnes

SagnesSy
05/07/12
 

« Le matin, qui est le moment le plus mémorable de la journée, est l’heure de l’éveil. C’est alors que la somnolence est la plus faible en nous, et, l’espace d’une heure, au moins, s’éveille une partie de nous-mêmes qui, tout le reste du temps, sommeille. » Thoreau, cité page 11 de Casco BayJ’ai fermé ce livre à regret …Monsieur Tapply est un grand écrivain.Ecrire un roman policier en étant poétique, d’une écriture fine, ciselée, où chaque mot est choisi, à sa place, relève d’un réel talent.Evoquer, au milieu d’un roman policier, une partie de pêche avec poésie est un vrai challenge."Pendant qu’ils suivaient l’attaque des poissons, le soleil avait percé l’horizon. Maintenant sa lumière filtrait à travers le mélange de brume et de brouillard humide. Aussi loin que l’œil portait, la mer était plate. Les îlots rocheux qui parsemaient la baie n’étaient que des masses grises bosselées. "Le rythme de ce policier s’apparente à la nature, omniprésente, dans laquelle il se déroule: flux, reflux, au rythme des vagues, du temps … On suit les personnages : c’est salé, venté, ensoleillé, mais jamais violent, ni tourmenté, ni torturé …L’écriture est fluide, d’une qualité exceptionnelle. Le ressenti de Stoney Calhoun est évoqué avec pudeur et profondeur. Ses sens ont été modifiés lorsqu’il a été foudroyé. Il appréhende la vie avec philosophie, il accepte les événements comme ils viennent, « Carpe Diem », pourrait être sa devise …Cet homme m’a reposée, il est calme, posé, profond, peu démonstratif. J’aurais aimé marcher à ses côtés, pêcher avec lui, regarder la nature en sentant sa présence rassurante … Je l’ai imaginé un peu ours, solitaire, préférant la nature et son chien à la compagnie bruyante et parfois compliquée des hommes.Sa relation avec son chien est évoquée avec délicatesse, ils ont besoin l’un de l’autre.Sous des dehors bourrus, Calhoun est un homme profond, un homme vrai, droit dans ses rangers ou ses bottes, un homme avare de mots, chassant l’inutilité, le superflu pour revenir aux vraies valeurs, celles de l’amour qu’il porte à Kate entre autres … Kate qui lui dit « Tu es un homme bon. »Vous le comprendrez aisément, ce n’est pas un polar qui vous essouffle, vous prend à la gorge, un de ces livres où les actions s’enchaînent sans temps mort. Non, ce n’est pas un roman policier ordinaire …Il est tout en émotions, en sensations, en images, en sentiments et c’est ce qui en fait sa vraie richesse …Chapeau bas Monsieur Tapply, je vous relirai avec bonheur, quel dommage de savoir que vous n’êtes plus là pour continuer votre œuvre …

Cassiopea
21/09/11
 

C’est paradoxal à dire, mais je viens de lire un polar tranquille, calme, reposant. Un vrai polar, car, il y a du cadavre, plusieurs même, et du suspense qui vous tient jusqu’au bout. Et pourtant, et c’est là tout l’intérêt de ce livre, c’est qu’on n’en sort pas à bout de souffle, exsangue, les doigts crispés aux pages, le cœur palpitant prêt à rompre……. Non, j’ai refermé ce livre, à regret, mais reposée, avec l’impression d’avoir pris un grand bol d’air marin, d’avoir profité de chaque parcelle de nature dont l’auteur livre de superbes descriptions.Nos personnages sont eux aussi apaisant. Calhoun est le plus attachant. Je le vois comme un briscard un peu bourru au cœur tendre, retranché dans sa cabane , dont la première partie de vie lui échappe, et qui s’est refait une santé au vert, en organisant des sorties de pêche dans Casco bay. Son épagneul Ralph, le suit comme son ombre, son omniprésence dans le roman saute aux yeux. Dès les premières pages, j’ai remarqué la relation quasi charnelle, en tout cas filiale entre ce solitaire féru de musique et son chien. Un type qui aime son chien et la musique ne peut être qu’un type bien.« Pour lui la musique n’était pas qu’un fond sonore, elle méritait qu’on l écoute, même avec une seule oreille valide.»Mr Tapply prouve ici que polar et belle écriture ne sont pas incompatibles. Dans cette région loin du tumulte des rands villes, et de ses ban lieux agitées et mal famées, le langage y est soigné. Le rythme n’est pas le même non plus. On ne se précipite pas, on prend le temps de vivre, et de profiter de chaque instant. Le shérif Dickman, est un calme aussi, mais redoutablement efficace, et persuasif. L’enquête est menée au rythme de la nature, sans sombrer dans l’apathie ni la mièvrerie. Je n’aime ni la mollesse ni la lenteur, et je suis grée à l’auteur de m’avoir épargné l’ennui et le ronron grâce à savant dosage de beau, de suspense, de tendresse, d’adrénaline, et de dépaysement.« A environ deux cents mètres, une volée d’oiseaux, des mouettes, des mouettes et des sternes, était apparue dans le brouillard humide là où, une minute auparavant, il n’y avait rien. Elles décrivaient des cercles, se regroupaient puis plongeaient vers l’eau grise, et d’autres oiseaux s’approchaient à tire-d’aile venant de toutes les directions. Leurs cris rauques et leurs piaillements remplissaient l’air et, juste au-dessous, Calhoun vit les éclaboussures et les remous provoqués par une centaine de féroces tassergals. Ils encerclaient un banc de petits poissons complètement paniqués, et les oiseaux s’étaient précipités pour récupérer les restes de chair ensanglantée. Là sous nos yeux, pensa Calhoun, c’est tout Darwin en condensé »Il y a quelques mois, alors que mon avion, sur le point d’arriver, survolait le golfe du Maine, le temps était clair, la vue entièrement dégagée, et il se dégageait comme une impression de sérénité, vu d’en haut. Je me disais qu’il pourrait faire bon aller se reposer là, juste en dessous….. Mr Tapply , m’a juste rafraîchi la mémoire, et donné soudainement une envie d’évasion.

mimipinson
12/06/11
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.38 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : FRANCOIS HAPPE

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