Ce que le jour doit a la nuit

KHADRA, YASMINA

EDITEUR : POCKET
DATE DE PARUTION : 03/09/09
LES NOTES :

à partir de
7,80 €
nos libraires ont adoré ce que le jour doit a la nuit
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Algérie, dans les années 1930. Les champs de blés frissonnent. Dans trois jours, les moissons, le salut. Mais une triste nuit vient consumer l'espoir. Le feu. Les cendres. Pour la première fois, le jeune Younes voit pleurer son père. Et de pleurs, la vie de Younes ne manquera pas. Confié à un oncle pharmacien, dans un village de l'Oranais, le jeune garçon s'intègre à la communauté pied-noire. Noue des amitiés

indissolubles, françaises, juives : « les doigts de la fourche », comme on les appelle. Et le bonheur s'appelle Émilie, une « princesse » que les jeunes gens se disputent. Alors que l'Algérie coloniale vit ses derniers feux, dans un déchaînement de violences, de déchirures et de trahisons, les amitiés se disloquent, s'entrechoquent. Femme ou pays, l'homme ne peut jamais oublier un amour d'enfance

Découvrez l'itinéraire chaotique de Jonas, un garçon algérien marqué dans l'enfance par une tragédie familiale.
Un très joli roman des années 30 à aujourd'hui sur l'Algérie coloniale et la dislocation entre deux communautés amoureuses de leur pays.

sonia (douai)
25 personnes en parlent

Le roman de Yasmina Khadra évoque une Algérie magnifique et bouleversante, multiple et singulière.Enfant Younes connait une misère sans nom, jusqu’au jour où il est confié à son oncle qui va lui donner une éducation solide. A ce moment là, tout change, et Younes, algérien musulman est petit à petit intégré dans un milieu aisé et catholique. Mais cette aisance a un prix, le renoncement. Il ne voit presque plus ses parents, il devient Jonas. Toute sa vie cette sorte de double appartenance le tient au bord des conflits, en lisière de la violence qui va enflammer le pays. En lisière seulement en apparence car il est Younes et Jonas, toujours et la guerre, c’est à l’intérieur de lui qu’elle se livre. Younes pour ce peuple auquel il appartient, pour cette mère dont il ne parvient plus à trouver la trace, pour ce père fantôme qui le hante. Younes pour ce peuple qui est le sien et qui a été dépossédé de tout. Jonas avec ses nouveaux « parents » qu’il aime profondément, Jonas avec ses amis, une adolescence presque légère où l’amitié est plus forte que tout. Les premiers émois amoureux, les premières désillusions… Jonas pour les apprentissages… Younes pour les interdits arbitraires.Le roman couvre environs 80 ans d’histoire, jusqu’à presque aujourd’hui, et le point névralgique est la guerre d’Algérie. Le déchirement, ce point où deux « peuples » ne peuvent plus se comprendre, plus se pardonner, ce point où la vie ne trouve plus d’autre voie que la voie sanglante. Des années d’anéantissement d’un peuple et puis l’inéluctable."Cette terre était prête à accueillir toutes les joies du monde. C’était une patrie merveilleuse, fascinante et généreuse. Mais des hommes ne mesuraient pas le privilège qu’ils avaient de vivre sur cette terre. Repliés sur leurs communautés, par une sorte d’instinct grégaire, ils ont cru pouvoir réduire un pays à leur propre univers clos sur lui-même. Ils ont dressé des remparts autour d’eux. Ils sont devenus otages de leur cage dorée. Cette cage les empêchait d’aller vers les autres et de s’enrichir d’eux" déclare Yasmina Khadra dans une interview au journal l’Humanité.La fin du roman est bouleversante. Et le livre éclaire d’un jour nouveau tout un pan d’histoire. Peut-être précisément parce que Younes Jonas se trouve à la confluence, à cet endroit où deux histoires auraient pu, tels les affluents d’un même fleuve, se rencontrer et se mêler, se mettre en valeur l’une l’autre, se nourrir mutellement et grandir ensemble mais où elles se sont affrontées avec une telle violence qu’elles se sont, chacune, automutilées. Consultez le commentaire complet sur mes carnets.http://www.mondalire.comhttp://www.mondalire.com/bloghttp://www.mondalire.com/mots_d_ellehttp://www.mondalire.com/inspirations.htm

un flyer
28/04/09

Yasmina Khadra est un auteur extraordinaire.Il nous livre ici un magnifique roman d'Amour : amour d'une femme, des amis, de la famille, d'un pays...Une écriture bouleversante et poignante.Un auteur à lire absolument. Roman incontournable. Autres ressources : - Site officiel de l'auteur : http://www.yasmina-khadra.com - Sur le site de l'éditeur : http://www.julliard.fr/livre.asp?code=978-2-260-01758-5

Ninie
10/04/09
 

Younes, magnifique Algérien aux yeux azur (du genre Zidane sans coup de boule, ce dont il serait bien incapable (que bien lui en prenne ! - réflexion toute perso, hors de propos)) a tout pour lui : la beauté (déjà suggérée), l'intelligence de la réflexion, le savoir, l'art de s'intégrer à tout et à tous, de lier les différentes communautés sans crainte d'en trahir une, un personnage lisse et c'est bien là, le problème. Un incendie de champs de blés conduit à la ruine familiale, au déshonneur, au retour à Oran côté bidonvilles. Younes, fragilisé, découvre la pauvreté, un pendant de cette Algérie coloniale multiple et complexe, où le pouvoir reste essentiellement détenu par la communauté française depuis quatre générations, où la répartition des richesses demeure inexistante, poussant à la révolte les plus fragiles, les illettrés candidats au rang de fellagas. La guerre d'indépendance frémit. Mais Younes possède un degré de chance assez exceptionnelle : son riche oncle pharmacien semble tout disposé à le prendre sous son aile, avec l'abjecte condition d'oublier à jamais sa mère, son père et sa petite sœur.Ce que le jour doit à la nuit, un roman riche en histoires (la grande et la petite, surtout la grande), décrit cette Algérie si méconnue, cette assemblage de communautés au bord de l'implosion puis le conflit civil. On comprend à travers ce récit, la difficulté de reconstruction de ce beau pays après le départ des « Français », après une colonisation plus aliénante que le protectorat subi en Tunisie et au Maroc. La population, globalement moins lettrée (l'asservissement nécessite l'inculture), ne fut prête à conduire le pouvoir, par manque de formation tout simplement, les instructeurs étant priés de dégager vite ! Oui, ce livre rappelle le drame algérien et les raisons qui conduisent aujourd'hui encore nos deux communautés à cette difficulté de communication. Ce fut un réel déchirement : de quitter sa patrie (des Pieds-Noirs natifs de la terre algérienne depuis deux, trois voire quatre générations - certains spoliateurs et esclavagistes, beaucoup en exil contraint - ne connaissaient que la France des cartes postales) ce que Jacques Derrida a parfaitement exprimé en nostalgérie ; de pousser une population à un état général de schizophrénie ambiante (le combat entre voisins ou pairs, le conflit armé et idéologique entre harkis et fellagas etc) ; de ressentir impuissants la lâcheté et l'abandon des dignitaires français (en particulier le Général de Gaulle, qui n'a visiblement rien compris). On respire l'ambiance d'Oran et on n'a qu'une envie : la vivre en direct ! Ce versant historique, parfaitement développé grâce aux anecdotes vécues par le personnage principal, instruit le lecteur et donne du corps au récit. La « petite histoire », considérée comme fresque, me pose un problème : le côté atone du héros (plutôt non-héros, d'ailleurs), sorte de Zadig des temps modernes sans grande conviction, partagé entre les deux cultures, en manque affectif évident (son enfance atrophiée l'explique) m'a bien chauffée (en ces temps de gel, c'est idéal mais certainement pas prévu par Yasmina Khadra) tout comme la relation d'une mièvrerie incommensurable avec l'amour de sa vie. Là, très clairement, Yasmina Khadra frôle le Harlequin et entache le volet politique passionnant de son intrigue. Des bluettes à n'en plus finir, des amitiés longue durée qui volent en éclat pour une relation platonique : on croit rêver et surtout on pleure de voir un si bel ensemble gâché. Younes subit sa vie et son changement de prénom avec passivité, fait ce qu'on lui demande sans broncher, n'exprime aucune initiative sauf en toute fin, mais sans harceler : incroyable ! Yasmina Khadra souhaitait certainement écrire une œuvre relatant la guerre franco-algérienne vue de l'intérieur, Younes devenant un substitut narratif secondaire. L'auteur a tenté le côté clair-obscur, ce contraste entre la marche accélérée de l'Histoire et l'attentisme de son non-héros mais son exploitation m'a semblé mal engagée et assez édifiante, au point d'avoir envie de secouer le cocotier et de me dire que l'intrigue ne méritait pas ce témoin-là : un comble !

Cave
20/01/13
 

Ce que le jour doit à la nuit montre encore une fois que Yasmina Khadra maîtrise l’art de la narration. Le personnage principal, Younes, Algérien, nous fait le récit captivant de sa vie. Je retiens de cette lecture une grande émotion. Le personnage subit épreuves après épreuves, frustrations après frustrations. Les péripéties sont peut-être un peu trop nombreuses mais le lecteur est tenu en haleine et, surtout, l’auteur ne se contente pas de narrer ; il analyse. En effet, il fait encore preuve d’une grande finesse en mettant à jour la complexité des relations humaines, qu’elles soient amicales, amoureuses, fraternelles...C’est un roman de la quête de soi ; Younes peine à trouver sa place et ne la trouvera jamais vraiment. Il cherche constamment du sens à la vie et trouve des bribes de réponse dans l’amitié et dans l’attachement à son pays.L’auteur évoque à la fois le besoin de revanche des Fellaghas, la colère de ceux qui voient leurs proches tués, le désarroi des Pieds-Noirs obligés de quitter leur pays, les difficultés pour certains Arabes intégrés de prendre partie…La position de chaque camp est abordé avec nuance. Les personnages ne sont ni magnifiés, ni condamnés. Ce sont des hommes tels qu’on en voit, qui errent, se trompent, aiment, haïssent, doutent, des hommes normaux avec leurs faiblesses.Ce roman est également un champ d’amour à un pays, l’Algérie, terre aimée, adorée, vue comme une mère et une compagne dont certains ont été arrachés mais qu’ils conservent toujours en eux.

Amerrante
05/10/12
 

Un livre à la fois poétique, nostalgique, dur parfois et surtout très réaliste sur une Algérie lumineuse, éclatante de couleurs !On suit Younes, des années 30 à nos jours, ce jeune algérien qui ne sait plus trop à quel peuple il appartient, d'abord exilé en ville, il essait de se fondre dans la masse des colons mais...

saomalgar
20/08/13
 

Les mots pour : Histoire de la guerre d'Algérie, style et descriptionsLes mots contre : « pleurnichements », personnage principalAu final, si l'histoire de l'Algérie a su trouver un écho en ma mémoire, celle de Younes/Jonas m'a rapidement saoulé. Avis mitigé, donc. Les chroniques postée ici sont de courts extraits... les véritables articles sont sur le blog !

nanet
10/06/13
 

J'aime beaucoup ce livre. J'ai de la famille pied-noir. Après cette lecture, j'ai encore mieux compris le déchirement qu'ont ressenti les français d'Algérie, mais aussi le peuple algérien. L'histoire d'amour est superbe. Et la fin du livre fait obligatoirement pleurer... CaroMleslivres

CaroMleslivres
24/05/13
 

Le mot qui me vient en priorité est beauté:- du récit et du style,- de l’Algérie décrite ici comme une terre magnifique et attirante même si ...Un très grand moment de bonheur passé au côté de tous ces personnages passionnants et dans cette époque qui oscille entre douceur de vivre et drames. Le tout dans une ambiance méditerranéenne si attirante.

guell
28/03/13

Cette fois encore, j’ai été charmée par l’écriture de cet auteur et par sa façon particulière de décrire les villes, en les personnifiant. Ce procédé stylistique, qui attribue les attitudes et sensations d’une population à la ville qu’elle habite, m’a semblé correspondre dans ce roman-ci à un réflexe récurrent dans le récit : la recherche d’un coupable pour expliquer ses propres échecs. La plupart des personnages, et en particulier le narrateur, refuse l’introspection et la reconnaissance de ses responsabilités dans les évènements qui les touchent, comme la guerre d’Algérie qui ne cesse de gronder à l’arrière-plan et éclabousse de temps à autre la quiétude insouciante de Río Salado. Pris entre deux cultures – celle, arabe, héritée de son père, et celle construite avec ses amis et sa famille adoptive, son oncle et sa tante –, le narrateur refuse de choisir entre les deux camps qui s’affrontent, accusant l’un ou l’autre, plutôt que de chercher en lui les raisons de son inertie. J’ai cru plusieurs fois que ce personnage basculerait d’un côté ou de l’autre, avec d’autant plus de fanatisme qu’il se battrait contre une part de lui-même, comme d’autres personnages de Khadra, mais Younes/Jonas refuse obstinément d’entendre les questions qui se posent en lui.Cette incapacité à choisir n’a pas seulement pour effet de mettre à l’écart le conflit qui déchire son pays et deux de ses peuples, mais touche également à la vie amoureuse du narrateur. C’est malheureusement là que j’ai eu le sentiment que le récit tombait dans quelques excès. À trop vouloir ménager les autres, Younes/Jonas reste indécis, inerte et muet, incapable de réagir à la chance qu’il aurait dû saisir : les manifestations de cette indécision m’ont semblé trop fortes et trop récurrentes dès que le personnage se trouve en face de l’ensorcelante Emilie. Les très belles sentences sur l’amour proférées par l’oncle sont trop adoucies par le côté mièvre et « à l’eau de rose » des actes de son neveu.Mes retrouvailles littéraires avec Yasmina Khadra furent donc moins idylliques que je ne l’espérais et se teintent d’une légère déception, mais je ne compte pas rester sur cette note douce-amère. L’Olympe des infortunes m’attend encore…

AmandineMM
13/02/13
 

Tous ses livres m'ont plu (l'équation africaine un peu moins) Je vais ajouter ce livre à ma liste de lecture sur l'Algérie.(merci) Younès a une drôle de vie, ça doit être dur de vivre deux identités. Et quelle belle histoire d'amour berthe

afbf
21/12/12
 

Yasmina Khadra est un auteur que j'apprécie; après "attentat" et "les hirondelles de Kaboul" , je n'ai pas été déçue Atravers les pages de ce roman , on découvre l'histoire de l'Algérie , les quartiers miséreux des algériens, les belles demeures des colons tout puissants , les fellagas humiliés puis la révolte et l'exil des anciens "maitres" Younes musulman issu d'une famille modeste est confié à son oncle et devient Jonas, cotoyant un autre monde .Il est déchiré entre ses nouveaux amis et ses origines; il n'arrive pas à prendre une décision aussi bien dans la vie politique que dans sa vie sentimentale. On découvre les 2 côtés de cette société et il est bien difficile de juger >modifier

nelson43
29/11/12
 

Là commence selon moi le déclin de l'auteur. L'Algérie comme motif littéraire et à fortiori le fond historique de la guerre de décolonisation peut être très intéressant et passionnant. Cependant, la sauce ne prend pas. Au lieu de se focaliser sur une écriture de la cruauté comme il sait si bien faire dans "A quoi rêve les loups" ou encore "Les agneaux du seigneur", Yasmina Khadra opte pour l'histoire d'amour à l'eau de rose! Les personnages ici manquent d'épaisseurs. Le sujet manque de profondeur comme si l'auteur ne veut en aucun cas heurter les susceptibilités. Il passe selon moi à côté des vrais enjeux de cette époque tourmentée et mouvementée. Younès au lieu de devenir un protagoniste intéressant de cette Histoire en marche, reste fuyant, lâche et médiocre. Le roman encore une fois manque de consistance et de profondeur. Dommage. Victoire

tran
12/05/12
 

Peu de mots, pour dire que j’ai beaucoup apprécié de faire ce bout de chemin avec Younes. Cette histoire m’a rapidement prise dans ses bras pour me porter dans un pays que je connais mal. Il n’y a aucun manichéisme ; Ysamina Khadra, montre au contraire toutes les contradictions d’un enfant balloté entre deux cultures, et deux univers, et, qui feront de lui un homme tiraillé tout au long de sa vie. C’est en partie cela qui explique son manque de détermination, une certaine passivité, voir une certaine complaisance par rapport aux choses et aux personnes. Il ne semble pas savoir où se situer dans ce pays en pleine rébellion, au milieu de gens d’horizons et aspirations si divers.J’ai souvent eu envie de le secouer, de le pousser jusqu’au bout de ses désirs, de l’inciter à dépasser ses peurs et ses blocages. J’aurais aimé qu’il ose, qu’il sorte de sa coquille, qu’il prenne des risques. Younes n’est pas de ceux-là. Younes n’est pas acteur de sa vie, il laisse la vie se jouer de lui. http://leblogdemimipinson.blogspot.com/

mimipinson
14/04/12
 

La banalité est affligeante, les querelles amoureuses et les trahisons entre camarades n’ont plus de fin ; le livre non plus. L’intrigue, qui n’avait pas vraiment démarré, s’affaisse lors de la conquête de l’indépendance en 1962 et peine à s’achever. L’homme ne saisit jamais son bonheur ; il laisse filer la femme qu’il aime, le pays qu’il dénigre pour d’insignifiantes disputes, et le lecteur qu’il lasse...Lire l'intégralité de la critique sur mon blog :http://www.bibliolingus.fr/ce-que-le-jour-doit-a-la-nuit-yasmina-khadra-a80136678

Lybertaire
02/02/12
 

Ce que le jour doit à la nuit est un formidable roman. L'écriture de Yasmina KHADRA est simple et terriblement poétique. On se laisse aisément transporter par les rebondissements de la vie de YOUNES/JONAS. L'histoire d'amour, et, les bons sentiments, donnent parfois un aspect léger au livre, mais la guerre et la complexité qu'elle engendre dans les amitiés entre enfants "pied noir" et enfants algériens font une trame à la fois gaie et émouvante. Traiter l'histoire de l'Algérie et de l'indépendance, montrer la passion pour ce pays que pouvaient ressentir les deux communautés avec autant de simplicité, sans haine, sans partie pris, et la rendre aussi passionnante en font un grand roman que j'ai eu beaucoup de plaisir à lire, avec une grande émotion lors du chapitre IV Aix en Provence [aujourd'hui] Je ne crois pas que Yasmina KHADRA soit YOUNES, je le vois plus dans Fabrice SCAMARONI qui reçoit son prix de poésie des mains de Max Pol Fouchet.

JoelC17
24/01/12
 

Quelques jours après avoir achevé cette lecture, j'avoue qu'il m'est difficile de vous dire si j'ai aimé ou non ce roman. Alors c'est vrai, il se lit vriament bien, on se laisse embarquer par l'histoire de ce petit garçon, on le suit au fur et à mesure de son évolution, jusqu'à le voir confronté à la guerre d'indépendance au cours de laquelle il devra choisir son camp. On s'attache à Younes/Jonas, à son oncle, à sa tante, à ses amis pied-noirs. On se prend à rêver des plages d'Algérie, à sentir la chaleur du soleil sur notre peau. Mais... Mais...Mais je m'attendais à une histoire qui m'aurait donné à voir la grande Histoire de manière plus présente. Certes, la seconde guerre mondiale est là, en philigrane. Certes, Younes/Jonas va se trouver confronté à l'histoire de son propre pays, mais il 'ma manqué quelque chose... J'espérais que Yasmina Khadra nous propose une intrigue beaucoup plus en lien avec l'histoire politique de nos deux pays, alors qu'il nous offre en fait une histoire d'amitié, de tolérance et de partage. Miss Alfie, croqueuse de livres

MissAlfie
11/01/12
 

J'ai lu ce roman en 2010: ce fut ma révélation. Je connaissais l'auteur depuis "L'attentat" mais ce roman m'a simplement époustouflé !!! Au point que j'ai racheté 2 autres exemplaires pour les offrir et que mon propre exemplaire a subi le même sort.Le style, l'intrigue, le dénouement, les personnages forment un tout savamment orchestré et qui nous plonge dans une histoire où le chant de la nostalgie et du regret double se confond avec la plainte des cicatrices du temps.Une œuvre magistrale d'un auteur hors du commun.Si je devais décerner un Nobel, ce serait celui-là !

FFran
05/01/12
 

Un livre magnifique, une écriture poétique, un sujet brûlant traité avec nostalgie, et de l'amour, beaucoup d'amour. Voilà qui résume ce qui m'a touchée dans cette lecture. J'ai fermé le livre avec les larmes aux yeux.Yasmina Khadra nous révèle un pan de l'histoire d'un pays, son pays, l'Algérie. Le roman débute dans les années 1930 alors que Younes n'est qu'un tout jeune garçon. L'histoire commence par un exil : celui d'une famille qui perd ses terres et doit se rendre en ville, où seul le bidonville l'attend. Et d'exil on parlera dans ce roman. Au travers de l'histoire de Younes, c'est l'histoire d'un peuple. Un peuple diversifié, où mulsumans, catholiques et juifs ont cohabités sans haine jusqu'à la guerre d'Algérie (1954-1962). Cette diversité est rendue dans le groupe d'amis de Younes. Finalement, chacun sa place, sauf peut-être lui, le musulman vivant comme un européen, si bien que son prénom est devenu Jonas. Avec ses yeux bleus, Jonas va faire trembler nombre de demoiselles. Le roman nous conte avec merveille les déboires de l'amour, la force de l'amitié, de la religion et des traditions aussi. J'ai également trouvé intéressant la façon dont Khadra met en avant un acte de son protagoniste qui va avoir une incidence décisive sur sa vie. Est-ce une façon de mettre en avant le mektoub, ou destin ?Younes est un personnage très beau et bien construit. Khadra semble avoir mis en lui et en son histoire tous les déboires et les merveilles de l'Algérie : la beauté, le charme, l'envie de s'en sortir mais aussi la détresse, l'angoisse, la tradition.C'est un livre absolument magnifique et un auteur qui nous embarque dans ses histoires d'une manière très poétique. A découvrir. Marylin

marylinm
07/12/11
 

J'ai dévoré ce livre. L'écriture très forte m'a happée, j'ai suivi Younes, souffert avec lui...Ce livre est plein de belles émotions, de magnifiques descriptions...Pas de longueur, seulement une vague qui nous emporte là où va Younes...C'est vibrant de vérité, bien écrit et ça donne à réfléchir....

Cassiopea
23/09/11
 

Dans ce livre Yasmina Khadra retrace l'histoire de l'Algérie, de la colonisation à la guerre, mais c'est avant tout une histoire d'amour pour un pays et une femme. Jamais il ne se laisse entraîner à émettre un jugement sur les événements : il raconte la vie de Younès écartelé dans ses amitiés, dans sa double culture. Un roman bouleversant !Iana

Iana
04/07/11
 

Le roman se décompose en deux parties : la première qui raconte l’enfance de Younes avec ses parents et sa soeur et la seconde qui développe son apprentissage de la vie avec ses trois meilleurs amis. Yasmina Khadra signe grâce ce roman, une oeuvre puissante teintée de nostalgie. Les destins entremêlés des personnages se déroulent dans une Algérie coloniale forte de ses convictions à l’aube de sa chute. Alors que le combat pour l’indépendance du pays s’affirme de jour en jour, nos héros évoluent dans une espèce de sphère éthérée ou seuls leurs problèmes quotidiens ont un sens. La guerre, c’est ça aussi : savoir l’oublier pour ne pas avoir à affronter la réalité.On découvre dans "Ce que le jour doit à la nuit", un visage romancé de l’Algérie qui, on se plait à le croire, a bien d’autres choses à offrir qu’une image colonialiste obsolète. L’indéniable talent de Yasmina Khadra a su encore une fois capter mon attention jusqu’au bout du roman. J’avais apprécié "Les hirondelles de Kaboul" et "L’Attentat" et j’avais un peu peur d’être déçue par ce roman plusieurs fois primés, mais encore une fois, j’ai retrouvé l’écriture belle et poétique de l’auteur. (Petite parentèse en passant, je ne savais pas qu’il était aixois d’adoption comme moi).Quatre garçons. Quatre destins que la guerre, la jalousie et la trahison, n’ont pas su délier. Bref, quatre portraits qui vont me trotter un moment dans la tête avant de laisser la place à d’autres... Alcapone13

Alcapone
06/05/10
 

Magnifique roman où les émotions, les images se mêlent. Une histoire surprenante et poignante. Un auteur dont j'apprécie beaucoup le style d'écriture et la finesse du verbe. Yasmine

yasmine01
08/04/10
 

Une belle histoire d'amour mais aussi d' amitiè.

maryloute42
25/11/09
 

Carnet de lectureRecueil de citations choisies sur repere.tv Les repères de Languirand

Languirand
08/04/09

Ce que le jour doit à la nuit Un vrai roman, qui transporte dans un autre monde et un autre temps. Il exprime deux passions, celle pour une femme, et celle pour un pays. Il mesure la différence entre le possible et le réel.Le choix d’un héros lié aux deux communautés permet à l’auteur d’énoncer, sinon partager, les attachements et les points de vue de chacune.

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.10 cm
  • Poids : 0.23 kg

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition