Ce qui s'enfuit

BARBERIS, DOMINIQUE

livre ce qui s'enfuit
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 03/03/05
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11,00 €

SYNOPSIS :

elle passait sous un porche. sur le mur, en face d'elle, un dessin au pochoir représentait une femme de bande dessinée, décolletée, arrogante et brune. en dessous était écrit : il est regrettable de ne pas essayer de retenir un peu ce qui s'enfuit. "ce qui s'enfuit", relut lydia kaddish. la femme ressemblait à florence, avec son air sophistiqué, ses cheveux noirs et lisses. c'est bien son style, pensa lydia kaddish, mais maintenant, elle est certainement colorée. ses racines sont beaucoup trop noires. probablement cette gamme de l'oréal avec une crème adoucissante et du jus de pamplemousse
pour ce qu'ils appellent l'"effet brillance". mais elle ne devrait pas ; ça durcit le visage. je n'ai pas osé le lui dire. florence, elle, n'aurait pas tant de scrupules. de toute façon, elle n'avouerait pas qu'elle se teint. elle tient à sauvegarder les apparences, faire comme si rien n'avait changé. tout florence. l'idée qu'avec de la volonté, du travail. et jusqu'au panthéon qu'elle atteignit par des rues montantes et étroites, entre des immeubles vieillots aux portes vermoulues qui avaient toujours l'air humide, elle se répéta doucement : "ce qui s'enfuit, ce qui s'enfuit, ce qui s'enfuit. ".
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Le temps qui passe est le thème récurrent des trois nouvelles du livre de Dominique Barbéris. Dans "Scène sur la Loire", un couple se retrouve après des années, dans un restaurant d'une petite ville en bord de Loire. L'homme semble être amer, la femme l'avait quitté pour un certain Roland avec lequel elle est toujours mariée. Et ces retrouvailles virent vicieusement au réglement de comptes, l'orage menaçant en fond de décor et les toiles de Turner en filigrane. "Dans l'Oberland" se penche sur les souvenirs émus de Marie-Jeanne Frein, une vieille dame dont la coquetterie dissimule le besoin de lunettes en feuilletant quelques photos de son passé. En rencontrant la narratrice, fille d'une ancienne amie de Marie-Jeanne, dans ce café suisse, Marie-Jeanne replonge vers cette autre vie dans la ville de Douala, au Cameroun, dans les années 50, du temps des colonies. En ce temps-là, Marie-Jeanne était belle, insaisissable, mariée et pourtant follement amoureuse d'un médecin, André Markhov. Mais au moment de choisir, elle n'a rien voulu reconnaître. "Quand il reste un espoir, une porte ouverte... l'idée que les choses sont possibles...", mais hélas ! Et dans "Ce qui s'enfuit" Lydia Kaddish est mariée à Gérard, et pour une simple broutille autour d'une tringle, regrette un certain Michel. Sur le chemin qui la ramène de sa commande de poulet chez le boucher, Lydia se rappelle un temps lointain où elle était plus jeune, irrésistible, où elle faisait souffrir les hommes avant de s'établir avec un homme "stable". Aujourd'hui, ce temps lointain lui revient comme un coup de fouet en lisant une inscription sur un mur : "Il est regrettable de ne pas essayer de retenir un peu ce qui s'enfuit". Cette litanie poursuit Lydia Kaddish jusqu'à l'appartement de sa mère... Avec ce livre sommaire, composé de seulement trois histoires courtes, Dominique Barbéris cultive la nostalgie, les regrets, la douceur du temps qui passe et laisse des traces. Mais l'auteur aurait gagné davantage d'émotions à faire plus concis dans certains cas, notamment certaines descriptions de paysages.

Clarabel
23/02/09

Format

  • Hauteur : 18.50 cm
  • Largeur : 11.60 cm
  • Poids : 0.14 kg

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