Cette aveuglante absence de lumiere

BEN JELLOUN, TAHAR

livre cette aveuglante absence de lumiere
EDITEUR : SEUIL
DATE DE PARUTION : 23/12/00
LES NOTES :

à partir de
17,00 €

SYNOPSIS :

Cette aveuglante absence de lumière. «Longtemps j'ai cherché la pierre noire qui purifie l'âme de la mort. Quand je dis longtemps, je pense à un puits sans fond, à un tunnel creusé avec mes doigts, avec mes dents, dans l'espoir têtu d'apercevoir, ne serait-ce qu'une minute, une longue et éternelle minute, un rayon de lumière, une étincelle qui s'imprimerait au fond de mon oeil, que mes entrailles garderaient,
protégée comme un secret. Elle serait là, habiterait ma poitrine et nourrirait l'infini de mes nuits, là, dans cette tombe, au fond de la terre humide, sentant l'homme vidé de son humanité à coups de pelle lui arrachant la peau, lui retirant le regard, la voix et la raison.» Tahar Ben Jelloun Ce roman est tiré de faits réels et inspiré par le témoignage d'un ancien détenu du bagne de Tazmamart.
1 personne en parle

« Cette lumière, c’était l’esprit qui me guidait. J’étais prêt à leur abandonner mon corps, pourvu qu’ils ne s’emparant pas de mon âme, de mon souffle, de ma volonté. »« Nos corps pourrissaient membre par membre. L’unique élément que je possédais, c’était ma tête, ma raison. »Le bagne de Tazmamart a durant 20 ans" hébergé " les prisonniers politiques du Royaume du Maroc .Il aura fallu la publication par Gille Perrault de Notre ami le roi, pour faire connaitre au grand public ce lieu dont les autorités ont toujours l’existence L’endroit fut fermé , sous la pression internationale en 1991.C’est à partir du témoignage d’un ancien détenu, (après l’attentat manqué de Skhirate en 1971 contre le Roi Hassan II du Maroc) que Tahar Ben Jelloun a écrit ce roman. Le narrateur en est ce détenu, sorti vivant du bagne, mais profondément brisé.Les prisonniers sont parqués dans des cachots où ils sont abandonnés à des conditions bestiales, au milieu des scorpions et cafards. Ils tombent les uns après les autres rongés par la maladie, la gangrène, ou la folie. Ils sont l’objet d’humiliations, réduits à être des numéros ; condamnés à attendre que la mort vienne les chercher.L’auteur n’a pas connu ce calvaire ; et cela se sent par un certain détachement dans ses écrits. Mais, il n’en est pas moins poignant, avec des passages à la limite du soutenable. Dans cet océan d’horreur, il parvient à faire ressortir l’humanité des prisonniers, et leur sens aigu de la solidarité.Confrontés à ce long travail d’anéantissement de l’humain, seuls les plus forts survivent. Le narrateur fait partie de ceux- là. Tahar Be Jelloun montre son long travail sur lui pour supporter l’insupportable, supporter les autres et surtout se supporter soi-même. Toutes les stratégies sont bonnes ; la spiritualité en est une parmi d’autres.« La mort pouvait venir ; quant à la souffrance j’essayais de la considérer comme une affaire mineure, quelque chose à dépasser. Inébranlable, puissante, telle était ma foi. Elle était isolée, je veux dire pure. Elle me donnait une force et une volonté que je ne réclamais pas. » http://leblogdemimipinson.blogspot.com/

mimipinson
14/07/13
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.40 kg