Chagrin d'ecole

PENNAC, DANIEL

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 26/03/09
LES NOTES :

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7,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Chagrin d'école, dans la lignée de Comme un roman, aborde la question de l'école du point de vue de l'élève, et en l'occurrence du mauvais élève. Daniel Pennac, ancien
cancre lui-même, étudie cette figure du folklore populaire en lui donnant ses lettres de noblesse, en lui restituant aussi son poids d'angoisse et de douleur.
14 personnes en parlent

Encore un livre sur l'école pensez-vous ? Non, un livre sur le cancre ! Et c'est bien plus réjouissant ! Dans la lignée de Comme un roman, Chagrin d'école aborde donc la question de l'école, mais du point de vue de l'élève, et en l'occurrence du mauvais élève, du "cancre" que Daniel Pennac fut lui-même avant de devenir professeur. Un livre sur la douleur de ne pas comprendre.Le livre mêle ainsi des souvenirs autobiographiques à des réflexions sur l'école, les profs, la pédagogie, sur le rôle des parents et de la famille, sur la société actuelle, le jeunisme ambiant, le rôle de la télévision. Le tout donne un livre un peu fouillis, un joyeux fourre-tout aux chapitres courts qui rassemble un paquet d'idées à la profondeur inégale : banales et un peu faibles quand l'auteur s'insurge contre la société de consommation et le diktat des marques chez les jeunes, beaucoup plus intéressantes quand il met en parallèle son expérience de prof idéaliste et le mauvais élève qui le hante toujours.L'écriture spontanée, drôle et touchante de Daniel Pennac, associée à un style qui possède une malice et une tendresse piquante, font de son livre un témoignage à la fois léger et grave, potache et sérieux, à la nostalgie voilée. Un agréable moment de lecture.

Kara
07/12/10
 

“Chagrin d’école” donc, un livre bien différent de la saga Malaussène mais qui ressemble un peu à “Comme un roman”. Pennac laisse le roman de côté pour faire ce qui ressemble plutôt à un essai qui nous concerne tous car nous avons tous été élève. Nous avons tous connu des cancres, certains l’ont été et il est vrai que de nombreux préjugés accablent le cancre. Comme il le dit si bien, “Le cancre oscille perpétuellement entre l’excuse d’être et le désir d’exister malgré tout, de trouver sa place, voire de l’imposer”. Rien dans nos sociétés ne nous aide à aimer le cancre, les télévisions nous présentent régulièrement des drames dans des collèges ou lycées de banlieues qui mettent tous leurs élèves dans le même panier. Pennac va ici contre cette vision pessimiste et nous dresse une peinture très positive de l’éducation nationale et… bon sang que ça fait du bien ! Merci Daniel ! En fermant ce livre on a envie de remercier les quelques professeurs qui nous ont marqués et qui nous ont donné l’envie d’apprendre. On a aussi envie de laisser Jean-Pierre Pernaud au placard !Je suppose que beaucoup d’entre vous l’ont déjà lu mais si ce n’est pas encore le cas, faites-le vite !Article complet sur Art Souilleurs.

Artsouilleurs
04/01/10
 

Daniel Pennac est un ancien cancre, et il nous livre dans cet ouvrage ses souvenirs d'école.En nous restituant ses angoisses de mauvais élève, ses chagrins de dernier de classe, les injustices et les critiques auxquelles il était habitué (mais s'habitue-t-on jamais à l'injustice ?), mais aussi les victoires durement gagnées : apprentissages enfin mémorisés, début de compréhension, intérêt enfin éveillé, le Pennac devenu prof (cela rassure, cancre, ça mène finalement à des métiers intelligents !) nous transmet ses réflexions sur la pédagogie, l'ancienne ou la nouvelle et sur les dysfonctionnements de l'institution scolaire.Rôle de la télévision, de la société de consommation à outrance, du laxisme des parents et de l'éclattement du noyau familial traditionnel, tout concourre à faire de l'école ce qu'elle est : un prolongement de la vie à l'extérieur des murs scolaires... La réflexion est intéressante, bien que parfois un peu stéréotypée, l'écriture fluide et le ton plein d'humour. Se lit donc "comme un roman" (cf son ouvrage précédent), mais je suis cependant restée un peu frustrée qu’encore une fois, il ne nous livre pas un de ses merveilleux "vrais" romans... (Malaussène...) Extrait : "Donc, j'étais un mauvais élève. Chaque soir de mon enfance, je rentrais à la maison poursuivi par l'école. Mes carnets disaient la réprobation de mes maîtres. Quand je n'étais pas le dernier de ma classe, c'est que j'en étais l'avant-dernier. (Champagne!) Fermé à l'arithmétique d'abord, aux mathématiques ensuite, profondément dysorthographique, rétif à la mémorisation des dates et à la localisation des lieux géographiques, inapte à l'apprentissage des langues étrangères, réputé paresseux (leçons non apprises, travail non fait), je rapportais à la maison des résultats pitoyables que ne rachetaient ni la musique ni le sport ni d'ailleurs aucune activité parascolaire." "J'étais un objet de stupeur, et de stupeur constante car les années passaient sans apporter la moindre amélioration à mon état d'hébétude scolaire. «Les bras m'en tombent», «Je n'en reviens pas», me sont des exclamations familières, associées à deux yeux d'adulte où je vois bien que mon incapacité à assimiler quoi que ce soit creuse un abîme d'incrédulité." Liliba

liliba
22/12/09
 

Cancre Chagrin d’école est un livre qui traite avec sensibilité un sujet délicat et parvient à toucher profondément le lecteur : l’échec scolaire. L’auteur y décrit la souffrance d’être considéré comme cancre, lui-même ayant eu cette «étiquette». Pennac a recours à l’humour, et à la tendresse pour décrire le comportement du mauvais élève et parvient à écrire un livre captivant.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Cancre ! Le mot est lâché, avec son parfum vieillot mais recouvrant une réalité bien actuelle. Combien sont-ils, en pourcentage, à se vivre, se sentir, cancres ? Cancre, celui qui marche de travers (ou pas du tout!), qui se cache dans un petit coin pour se faire oublier et qui vit l'école la peur au ventre. Combien, dans chaque classe de 25 élèves ? Un ? Deux ? Plus ? Cancres, honnis des parents d'élèves (ils font baisser le niveau de leurs chéris), moqués des copains de classe, cause des agacements/découragements de leurs enseignants. Au mieux, on les ignore, on pire on les accuse de tous les maux de la classe, agitation sourde ou assumée, impossibilité de boucler les programmes, mauvaise évaluation du prof par ses supérieurs.Voilà ce que vivait Daniel Pennac dans les années 50, humiliation, peur, sentiment d'absolue nullité, désintérêt total pour le fait d'apprendre.Notre ancien cancre devenu prof (comme quoi..) ne donne pas de « recettes » de pédagogie, simplement il rend hommage à ces enseignants (du privé, bon, dommage) qui lui donné confiance en lui et l'ont aidé à passer le bac (certes plusieurs fois) puis l'ont aiguillé vers le métier d'enseignant par des chemins de traverse, ni CAPES ni Agrèg et on saute dans le grand bain ! Ce qui a fonctionné pour lui est-il transférable sur TOUS les cancres ? Certainement pas. Son credo en faveur de la « cause des élèves » (titre d'un autre témoignage d'enseignant) est émouvant, assez convaincant, mais pas suffisamment pour qu'un ministre de l’Éducation nationale s'en empare et puisse l'inclure dans les formations pédagogiques.On aime bien la créativité de ce prof, aujourd'hui retraité je suppose, sa façon de chambouler la sacro-sainte dictée, les énoncés de maths abscons, les fastidieuses « récitations » et son idée de rendre l'élève acteur (expression rebattue dans le système éducatif sans qu'on en voie les conséquences miraculeuses) ; Bien sûr, on ne peut qu'être d'accord avec lui quand il prononce le gros gros mot qui va tant aider : l'amour ! L'amour de qui, de quoi ? Des élèves ? Du métier ? Ce serait faire injure aux enseignants en exercice que de penser qu'ils manquent d'amour. En général, on n'entre pas dans cette profession pour les congés et la garantie de l'emploi, ou alors il faut s'attendre à de sérieuses désillusions. On est prof parce qu'on aime transmettre ce qu'on sait et ce qu'on aime. « Passeur » est un mot galvaudé mais il y a de cela dans le métier.J'aime bien l'enthousiasme intact de Pennac, son respect des jeunes et l'intérêt qu'il porte à chacun d'eux. Peut-on pour autant s'attendre à ce que chaque enseignant puisse fonctionner de la sorte ? Et comment Pennac a-t-il contribué à l'amélioration de l'enseignement ? A-t-il enseigné des techniques pédagogiques ? Je crains qu'il n'y ait quelque chose de peu réaliste et de ponctuel dans son fonctionnement, en tout cas de peu généralisable à un enseignement de masse tel qu'il se pratique dans l'enseignement public. Alors ? Faut-il, et encore avec quelles garanties d'y trouver tant de qualité ? se tourner tous et toutes vers l'enseignement privé ? L’ancien prof et ex- proviseur que je suis se permettent d'en douter... Hebelin

hebelin
30/09/13
 

Après avoir vraiment aimé Comme un roman, j’ai retrouvé le même plaisir avec Chagrin d’école. Pennac avoue son ancienne place de cancre à l’école. Il est difficile de se dire qu’un auteur comme lui n’était pas le premier de la classe. Il nous amène à comprendre qu’être cancre, cela ne dure pas toute une vie.Je me suis vraiment reconnue dans ses propos. Il n’est jamais évident de dire que je n’étais pas bonne à l’école. Avouer que je n’aimais pas lire avant 14 ans pour devenir une lectrice compulsive une fois les études terminées. Pas facile d’admettre que lors d’une lecture certains mots ou noms m’agressent, que je saute des lignes, que je suis dans l’impossibilité de lire à haute voix, que certains participes passés me donnent du fil à retordre… Oui, on a beau avoir un bac +… tout ne se résume pas là. Le Bled et le Bescherelle sont des amis qui me suivent depuis ma plus tendre enfance ! (« Merci à la méthode globale ! » Non, Métaphore, tu avais promis de ne pas relancer le débat !)Revenons à ce livre !L’art de transmettre à des élèves, dont certains ne comprennent pas ou encore ne s’intéressent pas n’est pas une sinécure. Pennac, nous montre un chemin, son chemin en ayant conscience que ce n’est pas LE chemin mais juste une manière d’être et de faire propre à lui. Par la même occasion, il critique notre société, celle où ces jeunes tentent de s’épanouir et trouver leur place. Il ne part pas dans l’éternelle litanie que « c’était mieux avant ». Bien sûr, il est possible que vous y voyiez quelques clichés mais cela reste plaisant à lire. J’ai vraiment apprécié son regard sur l’école, les élèves et les professeurs. Sa modestie quand il avoue de pas avoir toujours bien fait, et surtout son humour !Pennac aime ce métier, aime les élèves et l’école et nous le fait partager.

Metaphore
08/06/13
 

Daniel PENNAC, cancre parmi les cancres, collectionnant les zéros en orthographe à réussi a devenir un professeur attaché à ses élèves, cancres ou non, à sa fonction. Il est le prof que nous aurions aimé avoir. Avec beaucoup d'humour, il nous démontre en permanence son amour des élèves, sa volonté de les faire progresser, de les sortir de leurs handicaps. Quel humanisme! Un livre à lire par les parents, mais aussi par les profs. Chacun trouvera de quoi progresser dans ses relations avec des enfants "clients" obnubilés par les marques. À ne pas manquer  JPV

JPV11
16/03/13
 

Pennac nous livre ici des souvenirs d'école (en tant qu'élève, mais aussi en tant que professeur (ça, je l'ai compris plus tard)). Dès les premières pages du livre, je savoure l'écriture de Pennac et ses anecdotes de lui en enfant-cancre. J'adore son humour, son auto-dérision et sa manière de retranscrire son enfance. Mais assez vite, Pennac revient sur ses années d'enseignant. Et là, malgré des anecdotes savoureuses, le roman prend un virage beaucoup plus sérieux. J'ai trouvé dommage que l'auteur ne s'appesantisse pas sur ses années d'écoliers (l'histoire de la poubelle de Djibouti aurait gagné à être plus développée), car se sont bien celles-là qui m'avaient passionnée dès les premières lignes. La question qu'il est logique de se poser est alors la suivante : Par quel miracle ce cancre est-il devenu écrivain ? Pennac y répond sans plus de détails. L'écrivain s'attarde davantage sur l'avenir de "ses" cancres (actuels élèves) et sur les réactions de ses collègues professeurs à propos tel ou tel sujet. Je vous avoue avoir refermé ce livre avec une pointe de déception... Car l'auteur n'a pas emprunté le chemin que j'aurais voulu qu'il suive. J'aurais souhaité en connaître plus sur sa famille, ses camarades de l'époque, les méthodes de travail employées... Bref, sur sa jeunesse d'écolier. Je pense que grâce à tous ces ingrédients, ce livre aurait pû être un coup de coeur... J'ai, malgré cela passé un moment agréable à la lecture de "Chagrin d'école", que je pourrai, sans mal conseiller.

beroune
25/12/12
 

Danielle Pennac l'a toujours confessé sans se priver : il n'a jamais été bon à l'école, il a même rejoint le banc des cancres assez souvent. Ce livre n'est pas un livre sur l'école proprement dit, ni sur les cancres, mais plutôt sur la souffrance que l'on peut ressentir quand on voit les autres apprendre sans problème et que soi-même, on y parvient pas. Un livre avec une part d'autobiographie donc, aux allures d'essai, assez touchant et émouvant. Clementh

Clementh
22/08/12
 

J'ai galopé tout au long des 200 premières pages de "Chagrin d'école" de Daniel Pennac. Ah, il sait y faire le bougre ! Il nous émeut, nous fait rire dans un premier temps pour mieux nous émouvoir et parvenir à nous faire comprendre ce que c'est que d'être un cancre. Cancre, il l'a été et c'est sans doute pourquoi il les comprend aussi bien, sans pour autant jouer les matamores ou les modèles. Cancre, il le reste même maintenant aux yeux de sa mère centenaire qui trouve encore le moyen de demander"-Tu crois qu'il s'en sortira un jour?". Pennac qui se croyait plus bête que le chien au point de lui glisser à l'oreille : "Demain, c'est toi qui iras au bahut, lèche-cul". Mais dans le deuxième partie du livre, le rythme ralentit et l'humeur de l'auteur s'assombrit quand il évoque les difficultés actuelles de ceux que l'on n'appelle même plus cancres. Pas de remède miracle, bien évidemment, mais une réflexion et un témoignage pleins d'humanités et finalement d'espoir. A dévorer sans modération. cathulu

cathulu
06/08/12
 

Le futur du présent sans espoirIl était un cancre, un vrai, celui qui ne comprend vraiment pas et qui subit des heures de sidération devant sa copie blanche. Il est pourtant devenu professeur, et écrivain. Sur le ton de la conversation, il raconte tout ça, en tire quelques enseignements et surtout, surtout, dédramatise.Il est vraiment sympa l'univers de Pennac pour ça : que ça fait du bien de ne pas toujours tout prendre au dramatique, ce qui n'a jamais empêché le sérieux. "Il faut savoir jouer avec le savoir. Le jeu est la respiration de l'effort, l'autre battement du coeur, il ne nuit pas au sérieux de l'apprentissage, il en est le contrepoint".C'est exactement ça, ce sont trois cent quatre pages qui disent du calme, la panique suffoque et n'apporte rien, ça va aller." -Sami, quel est le premier verbe conjugué de la phrase ?- Vraiment, m'sieur, c'est vraiment.- Qu'est-ce qui te fait dire que vraiment est un verbe ?- Ca se termine en ent !- Et à l'infinitif, ça donne quoi ?- ... ?- Allez, vas-y ! Qu'est-ce que ça donne ? Un verbe du premier groupe ? Le verbe vraimer ? Je vraime; tu vraimes, il vraime ?- ...La réponse absurde se distingue de la fausse en ce qu'elle ne procède d'aucune tentative de raisonnement. Souvent automatique, elle se limite à un acte réflexe. L'élève ne fait pas une erreur, il répond n'importe quoi à partir d'un indice quelconque (ici, la terminaison ent). Ce n'est pas à la question posée qu'il répond, mais au fait qu'on la lui pose. On attende de lui une réponse ? Il la donne. Juste, fausse, absurde, peu importe. "Mais oui, il a tout compris, Pennac, il sait de quoi il parle, et il n'oublie jamais de laisser de temps en temps la parole à son pire détracteur, lui-même, qui lui dit d'arrêter cinq minutes de se la jouer homme parfait, ou vieux con, c'est selon.Alors non seulement on dévore son Chagrin d'école, mais on aurait vraiment très envie d'en parler de vive voix avec lui, de continuer cette discussion qui contient tous les fondamentaux de notre société.... Sylvie Sagnes

SagnesSy
20/07/12
 

"Chagrin d'école" est le second livre de Pennac que je découvre, après "Messieurs les enfants" et vraiment, je n'accroche pas avec cet auteur.Ce que je reproche à ce roman ? ... c'est peut-être justement d'être tout sauf un roman : c'est plutôt une suite d'anecdotes mises bout à bout.Il n'y a pas de continuité dans la lecture, les chapitres s'enchaînent parfois sans suite logique et on a l'impression au fil des pages de toujours lire la même chose.Je me suis arrêtée vers la moitié du livre et ne me dirigerai plus vers Daniel Pennac. Maylany

Maylany
26/09/11
 

En tant qu’ancien cancre, Daniel Pennac est à même de nous parler de son vécu. Ainsi il y explique son ressenti. Il y lance des pistes de réflexion pour aider ceux qui peinent à l’école. On sent l’amour qu’il porte à son ancien métier : professeur de français. Tout comme, on ressent fortement le mal-être qu’il éprouvait plus jeune. Au début, le livre me paraissait un peu brouillon. On passe du temps présent : les histoires d’un professeur à la retraire, des anecdotes à propos de ses anciens élèves ; aux souvenirs de l’enfant qu’il était. La seconde moitié du livre a effacé cette impression. Les idées y découlent avec facilité.Je dois dire que j’aime beaucoup certaines de ses propositions. Sa vision de la jeunesse par exemple : il réfute la stigmatisation que la peur des jeunes entraîne. J’ai apprécié également sa volonté d’aider les jeunes, son refus de « passer la patate chaude », comme il dit, au professeur de l’année d’après. J’aurais aimé assister à un de ses cours. Il est un peu utopiste ? Du moins, il parvient à nous faire croire en sa méthode.Et puis, il nous amène à réfléchir sur certaines idées reçues : la pension ; les actes de violence à l’école, popularisés par leur présentation au journal télé. Dans un style clair et agréable, ponctué d’humour, il nous dresse un tableau de l’école qui ouvre la voie à la réflexion. Après cela, son expérience personnelle de cancre est-elle celle de tous ? Et l’époque est-elle comparable ?

Lunasirius
31/05/11
 

Daniel Pennac, cet écrivain et professeur qui manie les mots avec brio, un cancre ?! Difficile à croire, et pourtant...Dans "chagrin d'école" il raconte sa "cancrerie" à lui et celle des autres, le malheur d'être cancre, les mensonges aux professeurs et aux parents, l'angoisse de la mère ( que va t'on en faire ?), les professeurs captivants et ceux qui le sont moins. Puis l'on passe de l'autre côté du bureau, du côté du professeur qu'il était devenu. Il nous raconte comment son passé de cancre a influencé sa pratique du métier de professeur, il nous dévoile ses trouvailles pour maintenir l'attention de sa classe, ses échecs également. Il aborde au passage des faits de société avec lequel l'école doit composer : l'influence des marques sur les ados propulsés dans le monde de la consommation, la violence, le chômage.Le livre est une invitation à la réflexion et au débat. Une lecture très agréable car l'on retrouve le style Pennac, cela m'a donné envie de relire la fée carabine et les autres bouquins où l'on retrouve la tribu Malaussène.305 pages, éditions Gallimard 19 €. J'adore la quatrième de couverture : un bulletin de note avec appréciation du genre "ne doit pas se décourager", "le troisième trimestre sera déterminant". Du déjà lu pour moi (surtout : bavardage incessant)et dans ce bouquin finalement je m'y retrouve un peu car j'étais cancre de la 2nde à la terminale (surtout en maths) ce qui ne m'a pas empêché de faire un brillant parcours universitaire. Comme quoi, quand on a choisi quelque chose qui nous plaît...Ma Note : 9/10 Lu dans le cadre du challenge ABC 2008 lettre P

lucie38
06/04/11
 

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