Chagrin d'ecole

PENNAC, DANIEL

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 11/10/07
LES NOTES :

à partir de
7,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Chagrin d'école, dans la lignée de Comme un roman, aborde la question de l'école du point de vue de l'élève, et en l'occurrence du mauvais élève. Daniel Pennac, ancien
cancre lui-même, étudie cette figure du folklore populaire en lui donnant ses lettres de noblesse, en lui restituant aussi son poids d'angoisse et de douleur.
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Encore un livre sur l'école pensez-vous ? Non, un livre sur le cancre ! Et c'est bien plus réjouissant ! Dans la lignée de "Comme un roman", "Chagrin d'école" aborde donc la question de l'école, mais du point de vue de l'élève, et en l'occurrence du mauvais élève, du "cancre" que Daniel Pennac fut lui-même avant de devenir professeur. Un livre sur la douleur de ne pas comprendre.«Ah ! Terribles sentinelles, les majuscules ! Il me semblait qu'elles se dressaient entre les noms propres et moi pour m'en interdire la fréquentation. Tout mot frappé d'une majuscule était voué à l'oubli instantané : villes, fleuves, batailles, héros, traités, poètes, galaxies, théorèmes, interdits de mémoire pour cause de majuscule tétanisante. Halte là, s'exclamait la majuscule, on ne franchit pas la porte de ce nom, il est trop propre, on n'en est pas digne, on est un crétin !»Le livre mêle ainsi des souvenirs autobiographiques à des réflexions sur l'école, les profs, la pédagogie, sur le rôle des parents et de la famille, sur la société actuelle, le jeunisme ambiant, le rôle de la télévision. Le tout donne un livre un peu fouillis, un joyeux fourre-tout aux chapitres courts qui rassemble un paquet d'idées à la profondeur inégale : banales et un peu faibles quand l'auteur s'insurge contre la société de consommation et le diktat des marques chez les jeunes, beaucoup plus intéressantes quand il met en parallèle son expérience de prof idéaliste et le mauvais élève qui le hante toujours.Parfois un brin verbeux et presque moralisateur dans le dernier tiers du livre, Daniel Pennac le professeur, jamais dupe de lui-même, est alors judicieusement rappelé à l’ordre par le cancre Pennacchioni (le vrai nom de Pennac) en un dialogue entretenu avec l'enfant qu'il fut.L'écriture spontanée, drôle et touchante de Daniel Pennac, associée à un style qui possède une malice et une tendresse piquante, font de son livre un témoignage à la fois léger et grave, potache et sérieux, à la nostalgie voilée. Un agréable moment de lecture.

Kara
14/01/09
 

“Chagrin d’école” donc, un livre bien différent de la saga Malaussène mais qui ressemble un peu à “Comme un roman”. Pennac laisse le roman de côté pour faire ce qui ressemble plutôt à un essai qui nous concerne tous car nous avons tous été élève. Nous avons tous connu des cancres, certains l’ont été et il est vrai que de nombreux préjugés accablent le cancre. Comme il le dit si bien, “Le cancre oscille perpétuellement entre l’excuse d’être et le désir d’exister malgré tout, de trouver sa place, voire de l’imposer”. Rien dans nos sociétés ne nous aide à aimer le cancre, les télévisions nous présentent régulièrement des drames dans des collèges ou lycées de banlieues qui mettent tous leurs élèves dans le même panier. Pennac va ici contre cette vision pessimiste et nous dresse une peinture très positive de l’éducation nationale et… bon sang que ça fait du bien ! Merci Daniel ! En fermant ce livre on a envie de remercier les quelques professeurs qui nous ont marqués et qui nous ont donné l’envie d’apprendre. On a aussi envie de laisser Jean-Pierre Pernaud au placard !Je suppose que beaucoup d’entre vous l’ont déjà lu mais si ce n’est pas encore le cas, faites-le vite !Article complet sur Art Souilleurs.

Artsouilleurs
04/01/10
 

Daniel Pennac est un ancien cancre, et il nous livre dans cet ouvrage ses souvenirs d'école.En nous restituant ses angoisses de mauvais élève, ses chagrins de dernier de classe, les injustices et les critiques auxquelles il était habitué (mais s'habitue-t-on jamais à l'injustice ?), mais aussi les victoires durement gagnées : apprentissages enfin mémorisés, début de compréhension, intérêt enfin éveillé, le Pennac devenu prof (cela rassure, cancre, ça mène finalement à des métiers intelligents !) nous transmet ses réflexions sur la pédagogie, l'ancienne ou la nouvelle et sur les dysfonctionnements de l'institution scolaire.Rôle de la télévision, de la société de consommation à outrance, du laxisme des parents et de l'éclattement du noyau familial traditionnel, tout concourre à faire de l'école ce qu'elle est : un prolongement de la vie à l'extérieur des murs scolaires... La réflexion est intéressante, bien que parfois un peu stéréotypée, l'écriture fluide et le ton plein d'humour. Se lit donc "comme un roman" (cf son ouvrage précédent), mais je suis cependant restée un peu frustrée qu’encore une fois, il ne nous livre pas un de ses merveilleux "vrais" romans... (Malaussène...) Extrait : "Donc, j'étais un mauvais élève. Chaque soir de mon enfance, je rentrais à la maison poursuivi par l'école. Mes carnets disaient la réprobation de mes maîtres. Quand je n'étais pas le dernier de ma classe, c'est que j'en étais l'avant-dernier. (Champagne!) Fermé à l'arithmétique d'abord, aux mathématiques ensuite, profondément dysorthographique, rétif à la mémorisation des dates et à la localisation des lieux géographiques, inapte à l'apprentissage des langues étrangères, réputé paresseux (leçons non apprises, travail non fait), je rapportais à la maison des résultats pitoyables que ne rachetaient ni la musique ni le sport ni d'ailleurs aucune activité parascolaire." "J'étais un objet de stupeur, et de stupeur constante car les années passaient sans apporter la moindre amélioration à mon état d'hébétude scolaire. «Les bras m'en tombent», «Je n'en reviens pas», me sont des exclamations familières, associées à deux yeux d'adulte où je vois bien que mon incapacité à assimiler quoi que ce soit creuse un abîme d'incrédulité." Liliba

liliba
22/12/09
 

Cancre Chagrin d’école est un livre qui traite avec sensibilité un sujet délicat et parvient à toucher profondément le lecteur : l’échec scolaire. L’auteur y décrit la souffrance d’être considéré comme cancre, lui-même ayant eu cette «étiquette». Pennac a recours à l’humour, et à la tendresse pour décrire le comportement du mauvais élève et parvient à écrire un livre captivant.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Daniel PENNAC, cancre parmi les cancres, collectionnant les zéros en orthographe à réussi a devenir un professeur attaché à ses élèves, cancres ou non, à sa fonction. Il est le prof que nous aurions aimé avoir. Avec beaucoup d'humour, il nous démontre en permanence son amour des élèves, sa volonté de les faire progresser, de les sortir de leurs handicaps. Quel humanisme! Un livre à lire par les parents, mais aussi par les profs. Chacun trouvera de quoi progresser dans ses relations avec des enfants "clients" obnubilés par les marques. À ne pas manquer  JPV

JPV11
16/03/13
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 13.90 cm
  • Poids : 0.34 kg