Chien blanc

GARY, ROMAIN

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 20/03/70
LES NOTES :

à partir de
6,49 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

'C'était un chien gris avec une verrue comme un grain de beauté sur le côté droit du museau et du poil roussi autour de la truffe qui le faisait ressembler au fumeur invétéré sur l'enseigne du Chien-qui-fume, un bar-tabac à Nice, non loin du lycée de mon enfance. Il m'observait, la tête légèrement
penchée de côté, d'un regard intense et fixe, ce regard des chiens de fourrière qui vous guettent au passage avec un espoir angoissé et insupportable. Il entra dans mon existence le 17 février 1968 à Beverly Hills, où je venais de rejoindre ma femme Jean Seberg, pendant le tournage d'un film.'
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1968 : en France c’est la révolte de mai, la démission du général de Gaulle, les étudiants sont dans les rues, les CRS aussi, les étudiants se révoltent.Aux Etas-Unis, Martin Luther-King est assassiné, les noirs se rebellent contre ce système qui les discrimine, des affrontements ont lieu.Partout, les choses changent, évoluent, progressent.Tout d’abord, ce livre est très bien écrit, Romain Gary nous glisse dans ses valises, et nous transporte d’un bout à l’autre de l’Atlantique. On voyage, et on vit avec lui tous les évènements qu’il raconte.Ensuite, le fait qu’il ait vécu tous ces évènements nous rapproche de lui, on se sent plus en confiance. Le personnage de Romain Gary m’a beaucoup plu, il m’a fait rire quelques fois, m’a ému à d’autres . C’est un homme que j’aurai beaucoup aimé rencontrer J’avais un peu peur en commençant le livre, il ne me tentait vraiment pas au début. Un livre où l’on suit l’histoire d’un chien… mouai, pas très inspirant, mais cela introduit parfaitement le thème abordé et nous permet de nous rendre compte de jusqu’où les hommes peuvent aller dans la haine des uns des autres.Au début du livre Romain Gary est décidé à tuer Batka, pour lui et pour Batka. Pour lui car, il s’oppose fermement au racisme, et ce chien n’est rien de moins qu’un concentré de racisme, en l’éliminant, c’est comme si il éliminait le racisme. Pour Batka car, ce qu’on lui a fait est inhumain et contre nature. Il va finalement lui laisser la vie sauve et vouloir le rééduquer, pour dire qu’un changement est possible, que les mentalités peuvent changer.Pas de points négatifs majeurs, peut-être la fin que j’ai trouvé un peu rapide – mais je trouve souvent les fins rapides – mais c’est peut être dû au fait que je ne voulais pas refermer le livre.Ce livre restera dans les mémoires, du moins dans la mienne. Premier coup de cœur de 2011, je vous le conseille !

Elinor
28/02/12
 

C’est un récit autiobiographique (mais est-ce que tout est vrai ?) écrit en 1968, alors que Romain Gary vit aux USA avec Jean Seberg.On se retrouve plongés au milieu de la lutte des noirs pour leurs droits civiques avec l’assassinat de Martin Luther King en point de mire, la guerre au Vietnam, et en France, « mai 1968″. Romain Gary va nous faire part de ces évènements avec comme toujours son regard humaniste et profondément indépendant.Il s’offusque car Jean Seberg donne sans compter aux activistes pro black, pour la plupart des personnes qui profitent ou qui sont carrément des infiltrés du FBI. Il s’offusque du racisme.Il évoque aussi un chien, Batka, qu’ils ont trouvé et qui s’avère être dressé pour attaquer les noirs. C’est le chien blanc du titre. A travers ce chien, il nous parle de son amour des bêtes… et des hommes.Ce que j’en ai penséJe suis une fois de plus conquise et subjuguée par l’écriture et l’intelligence de Gary. Il dénonce le racisme et plus largement la bêtise humaine. Et même si ce récit est parfois un peu décousu, je l’ai aimé car Gary nous parle ici de lui en tant qu’être humain, mari de Jean Seberg et écrivain avec toute sa sensibilité.Son écriture à nulle autre pareille est pleine d’humour, cynique et surtout pas politiquement correcte.

delphinesbooks
23/07/11
 

Dans son roman, Romain Gary nous retrace sur le mode autobiographique, la fin des années 60 aux Etats –Unis et en France, et notamment l’année 1968, particulièrement agitée. Martin Luther King vient d’être assassiné, L’Amérique est le siège de violents troubles et d’émeutes raciales ; La communauté noire lutte sans relâche pour la défense de ses droits civiques, la communauté blanche s’obstine dans une ségrégation de plus en plus contestée. L’auteur et sa femme sont engagés, avec de nombreux membres du monde cinématographique, dans cette lutte contre le racisme.L « personnage » central de ce roman, est un chien, un berger allemand, qui fait irruption dans la vie du couple. Batka, se révèle être un chien dressé pour attaquer exclusivement les noirs. Romain Gary refusera de se séparer de ce chien, de la même façon qu’il refuse le sort qui est réservé aux Noirs. De la même manière qu’il lutte pour leurs droits civiques, il va se battre, pour récupérer Batka, auquel il tient particulièrement (tout comme il voue un attachement extraordinaire aux animaux). C’est avec un employé de parc, noir, qu’il va y parvenir ; si bien, qu’à la fin, ce dernier en fera un chien noir qui attaque les blancs……Ce livre décrit, assez bien, et parfois de manière crue, le climat de haine de l’époque, le racisme profondément ancré, la bêtise humaine et l’hypocrisie Hollywoodienne.

mimipinson
07/06/11
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.29 kg