Chronique d'une mort annoncee

GARCIA MARQUEZ, GABRIEL

livre chronique d'une mort annoncee
EDITEUR : GRASSET ET FASQUELLE
DATE DE PARUTION : 09/12/81
LES NOTES :

à partir de
15,50 €

SYNOPSIS :

Dans un village de Colombie, un jeune homme, Santiago Nasar, est assassiné un matin à l'issue d'une nuit blanche très mouvementée et d'une visite au port pour apercevoir l'évêque dont le passage est un événement. Une enquête menée par le narrateur révèle l'aspect insolite de ce fait divers : tout le monde, en fait, était au courant du projet des deux assassins. Cette mort était "annoncée" et même clamée par les tueurs. Pourquoi n'a-t-on rien fait pour empêcher l'assassinat en avertissant la future victime oe Des servantes familiales au responsable de la sécurité du village, en passant par le curé, ou les bouchers des abattoirs, on avait, semble-t-il, ses raisons. Consultés par le narrateur, les témoins expliquent ce qu'ils savent, ou mieux, ce qu'ils savaient. Mais pourquoi les frères Vicario ont-ils tué Santiago
Nasar à l'aube, alors qu'ils ont passé une partie de la nuit avec lui à festoyer et à s'enivrer à l'occasion du fastueux mariage de leur soeur Angela ? En pleine nuit de noces, le marié, Bayardo, congédie brusquement sa femme car il s'aperçoit qu'elle n'est pas vierge. Interrogée par ses deux frères, Angela révèle le nom de celui qui l'a déflorée : Santiago Nasar. Mais est-ce vrai ? Et le mari mérite-t-il vraiment cette vengeance familiale oe Ainsi l'affaire est reconstituée peu à peu, mais les détails fournis, loin d'éclairer l'ensemble, le rendent de plus en plus mystérieux et rocambolesque. Voici un livre hallucinant où l'humour et l'imagination de Garcia Marquez se débrident plus que jamais pour créer une nouvelle et géniale fiction sur les vieux et éternels thèmes de l'honneur et de la fatalité.
5 personnes en parlent

Les frères Vicario ont annoncé à tous ceux qu’ils ont rencontrés leur intention de tuer Santiago Nasar, accusé d’avoir déshonoré leur sœur. Le village entier est alerté, à l’exception du seul intéressé. Ainsi ce matin-là, à l’aube, Santiago Nasar est poignardé devant sa porte…Vingt-sept ans après les faits, le narrateur (et ami de Santiago Nasar) recueille les témoignages, reconstitue les circonstances du meurtre, et cherche à comprendre pourquoi ce crime, annoncé, n’a pu être évité. Pourquoi personne n’a rien fait pour empêcher l’assassinat ? Des servantes familiales au responsable de la sécurité du village, en passant par le curé, ou les bouchers des abattoirs, on avait, semble-t-il, ses raisons : Les uns n’ont rien fait, croyant à une simple fanfaronnade d’ivrognes ; d’autres ont tenté d’agir, mais un enchevêtrement complexe de contretemps et d’imprévus les a empêchés ; enfin, la rancœur de certains a même facilité la volonté du destin…Ce roman, qui pourrait paraître simple relation d’un fait divers surréaliste, repose sur la mécanique de la tragédie grecque. Le récit est implacable : l’inexorabilité d’un destin aussi impitoyable que capricieux accable dès les premières pages le jeune homme marqué par le sort, promis à la mort. Dès lors l’histoire se déroule sous la forme d’une spirale infernale qui précipite la victime vers sa fin, connue de tous, qu’il soit acteur ou lecteur, et pourtant totalement inéluctable. Héros tragique et bouc-émissaire à la fois, Santiago Nasar n’est ni réellement bon, ni réellement mauvais, ni, surtout, réellement coupable. Dans ce roman, la culpabilité, si elle est bien le fait des deux frères Vicario, est aussi collective : les villageois (le chœur antique) chuchote l’imminence, chacun apportant sa contribution, souvent sans le vouloir, à l’enchaînement des événements menant au drame… La passivité de la raison, la force de la coutume et la pression sociale l’emportent : le crime d’honneur est collectif.

Kara
03/12/15
 

« Le jour où il allait être abattu, Santiago Nasar s'était levé à cinq heures et demie du matin pour attendre le bateau sur lequel l'évêque arrivait. »Si ça ce n'est pas un incipit qui envoie de la tartiflette ! Oui, Chronique d'une mort annoncée est bien l'histoire de Santiago Nasar. Mais pas l'histoire de sa vie. Non, l'histoire de sa mort. En effet, le narrateur, un proche de l'événement, a décidé de narrer cette incroyable histoire. C'est raconté tel un reportage, avec des faits entrecoupés de témoignages et de retours sur le passé. Et c'est étonnamment prenant. Pire : j'ai ressenti une tension et un suspense jusqu'à la dernière page.[la suite sur 233°C] Baroona - 233°Chttp://233degrescelsius.blogspot.fr/

Baroona
29/10/15
 

Il s'agissait d'un livre à lire pour les cours, mais je ne savais pas exactement dans quel but. Dès le résumé, cette histoire m'a frappé par sa singularité : un narrateur interne raconte avec une certaine fatalité le meurtre de Santiago Nasar. Cette impression s'est confirmée quand j'ai lu le livre et j'ai vraiment aimé cet aspect original de l’œuvre, qui la distingue des autres romans. Je n'ai pas spécialement apprécié les personnages, d'une part parce que je n'arrivais pas à comprendre tous les adjectifs qui les caractérisaient, et d'autre part par leurs actes. Cronica de una muerte anunciada, c'est l'histoire de personnes lâches, qui se sont données une excuse pour ne pas empêcher un meurtre. J'ai par contre extrêmement apprécié le style d'écriture de l'auteur, car autant que j'ai pu la comprendre, je l'ai trouvé très belle. Elle sied bien à ce genre de roman, où le suspense monte au moment du meurtre. Je dois dire que c'est le moment que j'ai préféré, et où mon intérêt pour le livre a été le plus grand. La scène, par les mots utilisés, est très forte et donne une grande impression pathétique. C'est donc un roman que j'ai apprécié car il ne fait pas partie des genres que j'ai l'habitude de lire, et je me souviendrais de certains moments forts, frappants et assez crus. Une belle première expérience avec la plume de Gabriel Garcia Marquez !Et le lire en espagnol ? il a été un peu plus dur à lire qu'un autre livre en espagnol, mais en même temps il s'agit de la grande littérature colombienne ! Donc un vocabulaire assez riche, mais l'histoire reste compréhensible. Accessible dès le niveau B1 ! Ninon !

nilale
14/01/15
 

Chronique d'une mort annoncée est un livre lourd du poids de la tradition face à la légereté de la vie.J'ai aimé l'écriture turbulente de Gabriel Garcia Marquez même si elle m'a présenté des difficultés pour ce qui est de retenir tous les noms propres.J'ai hâte de me mettre à la lecture du prix nobel "Cent ans de solitude" !

Chronique d'une mort annoncée est un roman hallucinant où l'humour et l'imagination du grand écrivain colombien, prix Nobel de littérature, se débrident plus que jamais pour créer une nouvelle et géniale fiction sur les thèmes éternels de l'honneur et de la fatalité. Captivant ! Caroline

Titelinou
10/02/13
 

Format

  • Hauteur : 20.00 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.20 kg

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