Chroniques martiennes

BRADBURY, RAY

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 14/02/01
LES NOTES :

à partir de
6,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

« "J'ai toujours voulu voir un Martien, dit Michael. Où ils sont, p'pa ? Tu avais promis. - Les voilà", dit papa. Il hissa Michael sur son épaule et pointa un doigt vers le bas. Les Martiens étaient là. Timothy se mit à frissonner. Les
Martiens étaient là - dans le canal - réfléchis dans l'eau. Timothy, Michael, Robert, papa et maman. Les Martiens leur retournèrent leurs regards durant un long, long moment de silence dans les rides de l'eau... »
9 personnes en parlent

Quand on parle de science-fiction, il y a des classiques qui reviennent constamment sur les lèvres des adeptes. C’est le cas de ce roman-ci : « Chroniques martiennes » de Ray Bradbury publié en français en 1954 aux éditions Denoël. Il fut le premier numéro de leur collection « Présence du futur ».Je dis « roman », mais je devrais plutôt spécifier : un recueil de nouvelles, car c’est ce que c’est, à la base. Quelques textes inédits y ont été ajoutés, mais la plupart sont tirés de récits écrits par Bradbury dans des magazines entre 1945 et 1950. Ils ont été compilés dans la version originale « The Martian Chronicles » chez DoubleDay en 1954.J’aimerais commencer cet avis par les points négatifs, car il en a très peu. Tout d’abord, comme je vous le spécifiais dans l’introduction, c’est un recueil de nouvelles assemblées sous forme de roman. Chaque texte débute par une année et un titre. Au départ, les dates commençaient en 1999 jusqu’à 2026, mais dans les rééditions, elles ont été altérées pour afficher : 2030 à 2057. Je comprends bien ces modifications, par contre, il existe certaines disparités, comme par exemple, l’esclavagisme des noirs encore présent dans ces années futuristes, quand nous savons très bien que ce n’est plus le cas de nos jours.Un autre aspect qui peut déranger, ce sont les personnages. On en voit très peu qui reviennent au cours du récit, nous n’avons donc pas le temps de créer un lien d’attachement avec aucun d’entre eux. En somme, le format des sections peut en dérouter plus d’un puisqu’ils sont très variables (quelques chapitres ne font que quelques lignes seulement). Je me suis demandé, à certains moments, la raison d’insérer un si petit segment qui n’apportait pas vraiment grand-chose à l’histoire.Maintenant, venons-en au positif. J’adore les nouvelles littéraires, alors j’ai trouvé agréable de lire ces courts récits. Les finales sont parfois très surprenantes ou avec une morale puissante. C’est le point fort du livre. Il nous fait réfléchir à notre statut d’humain et à la façon dont nous nous comportons avec autrui. Il est plaisant d’extrapoler notre civilisation sur Mars et ainsi se demander comment nous réagirions devant une poignée de martiens. Quelques récits sont marquants et hautement philosophiques, par exemple : « Les hommes de la terre », « Et la lune toujours aussi brillante » et « Le pique-nique d’un million d’années », pour ne nommer que ceux-là.L’ambiance des histoires est mystérieuse et teintée d’humour noir. L’auteur à une plume qui s’y prête bien et j’aime le sarcasme parfois évident, d’autres moins. Il écrit d’une façon descriptive très imagée en laissant tout de même une dose de liberté au lecteur. Il nous est donc divertissant d’imaginer les scénarios.FinalementSi vous aimez les nouvelles littéraires, plus spécialement ceux de science-fiction, vous apprécierez ce bouquin. Je vous conseille fortement de le lire, si ce n’est pas déjà fait.8 sur 10 pour ce classique du genre, selon plusieurs.On aime : les nouvelles littéraires, la plume imagée mais libre, les morales fortes, la philosophieOn n’aime pas : la segmentation étrange des chapitres, les personnages non récurrents

leonards
04/04/12
 

L'important dans ce recueil de nouvelles n'est pas tant la projection d'une éventuelle conquête martienne avec ce qu'elle comporte de charme, de fantasme, de fantastique, mais plutôt notre incapacité à nous Terriens de changer et de ne plus faire les mêmes erreurs. Après les tentatives avortées d'une arrivée en fanfare sur Mars et une éventuelle collaboration avec les Martiens, Bradbury explique que les Américains ravagent d'abord inconsciemment, puis ensuite sciemment ce monde nouveau qui leur ouvrait les bras. On atteint ensuite le degré ultime de mélancolie lorsque les colons insistent impuissants à la destruction de leur terre mère. Aujourd'hui les dates des chapitres font sourire (c'est tellement proche...), mais ce recueil nous invite à changer radicalement de comportement face à l'inconnu et à la nouveauté. Trop sûrs de nous, nous allons droit à notre perte. Seule la dernière nouvelle est pleine d'espoir et propose une colonisation de Mars avec des gens sensés et respectueux de ce qui a existé. C'est la troisième fois que je lis ces nouvelles, et je suis toujours transportée par la narration grave et mélancolique, les paysages inventés d'un monde à portée de mes rêves de gosse. A lire et à relire sans modération. vivi

vivicroqueusedelivres
19/02/12
 

Ce livre est composé de 26 chapitres, de tailles très variées (1h10 à 3 min en version audio), qui ressemblent à des nouvelles classées dans un ordre chronologique. Les personnages sont pour la plupart nouveaux d'un récit à l'autre, mais on en retrouve certains à travers les différents chapitres.Les histoires se passent de 2030 à 2057, dans 20 ans donc, si on les lit aujourd'hui. Mais elles ont été écrites dans les années 1940, et c'est intéressant de voir comment l'auteur imaginait le futur à son époque (par exemple, il pensait que l'esclavage des Noirs aux Etats-Unis serait encore d'actualité). Ray Bradbury avait une vision plutôt pessimiste (qui pour moi témoigne d'un certain réalisme dans cette fiction) : l'humanité finit par s'auto-détruire dans une guerre nucléaire. L'auteur décrit aussi les comportements humains assez fidèlement, avec des mentalités différentes et riches chez les personnages principaux.L'ouvrage nous donne à réfléchir sur le nucléaire, la guerre, la religion et l'écologie. Apikrus

Apikrus
01/02/16
 

Et si Mars était habitée ? Et si l’homme décidait d’y aller s’installer ? Et si … l’histoire de la conquête de Mars vous était contée ?Les Chroniques Martiennes est avant tout un recueil de nouvelles écrites par Ray Bradbury dans les années 40’ . Ray nous invite sur Mars et nous conte sur un ton teinté d’humour noir l’histoire de cette planète, rouge soit-dit en passant, de ses habitants, ses us, ses déboires et ce, jusqu’à sa conquête par l’homme.Initialement publiée dans des journaux sous formes de petites histoires, les « Chroniques Martiennes » en est le condensé. Un roman qui ne se prend clairement pas au sérieux, et dont le fil conducteur est Mars elle-même. Une porte ouverte vers l’imaginaire et vers une réflexion et des questionnements sur le bienfondé de nos choix de société (aahh le besoin de tous formater et le refus de l’inconnu) … Les « Chroniques Martiennes » n’est donc pas un roman comme les autres, mais une lecture profondément poétique, humaine et surtout indémodable. Bref, un contenu qui ne déçoit pas. A conseiller à tous les lecteurs qui savent rêver  Miguel (et au plaisir de vous lire ^^)

Miguel
01/02/15
 

Il y a des nouvelles que j'ai aimé plus que d'autres dans ce roman (difficile en effet de trancher entre « roman » ou « recueil de nouvelles » ). Un fil conducteur demeure néanmoins entre les nouvelles : souvent par fuite ou par esprit colonial, les personnages ont quasiment tous fait un aller simple sur Mars … pour y édifier les mêmes bases que sur Terre, ainsi que – je vous le donne en mille – y reproduire les mêmes erreurs. Mais il n'y a pas que cela qui soit déconcertant : l'humour rajoute une touche décalée et bienvenue au ton plutôt philosophique de l'oeuvre, notamment dans « Les hommes de la Terre » que j'ai beaucoup aimé. Les descriptions de la planète rouge et ses intrigues aux frontières du réel et du fantastique pourvoient également à notre dépaysement. Un livre qui, tout en se passant sur Mars, ramène les pieds sur Terre …

Les Chroniques Martiennes est un recueil de nouvelles qui s'étalent dans le temps, une trentaine d'années, dès les années 2030, lorsque la première fusée habitée atterrit sur Mars.Ces nouvelles ont, chaque fois, un personnage principal différent, et raconte la découverte et la vie sur Mars. Ray Bradbury ne propose pas ici un texte de pure science-fiction comme vous pourrez lire avec Isaac Asimov mais raconte plutôt la rencontre d'explorateurs avec un nouveau monde à explorer mais non vierge.Il faut y lire plus une critique de l'homme occidental et de son comportement lorsqu'il découvre et explore de nouvelles contrées qu'un vrai texte de science-fiction, car dans l'absolu, Mars pourrait être une région désertique de la Terre, le texte ne changerait pas de beaucoup.L'homme arrive avec ses virus, sa religion, et d écime un peuple, l'homme bâtit, détruit, et s'enfuit en laissant derrière lui un monde dévasté. L'homme est un colonisateur destructeur. Les quelques nouvelles traitant de science-fiction sont relatives au Temps qui permet à deux entités de se rencontrer malgré les millénaires qui les séparent ou à la projection visible de sa propre folie.Ces nouvelles sont écrites de manière fluide et sans lourdeur. Le plaisir réside dans cette lecture facile. il est toujours aussi impressionnant de lire du Bradbury et de se rendre compte quel esprit visionnaire il pouvait avoir. Bradbury est décédé alors que l'homme envoyait ses premières sondes exploratrices sur la planète rouge. En 2034, certainement que des hommes fouleront le sol de Mars. Bradbury l'avait écrit bien avant que l'homme ne marche sur la lune.

Skritt
29/12/13
 

Chroniques martiennes n'est pas une découverte mais une relecture. Très agréable en fait. Ça devait bien faire 5 ans que je ne l'avais pas relu et j'ai découvert et compris de nouvelles choses... J'aime l'ironie des différentes situations, le fait que ça ne se passe pas comme ça devrait. L'humour un peu noir et sanglant (enfin, le mot n'est pas vraiment le bon...) de Ray Bradbury. J'aime le fait que ça parte en cacahouète tout de suite et que rien ne puisse rattraper tout ça.Cela dit tout cet humour est là avant tout pour nous mettre face à notre réalité. A notre histoire sur la Terre et à toutes les erreurs qu'on a pu commettre. La fin est réellement noire pour la planète Terre et rien ne nous prouve que ce ne sera jamais le cas. Chroniques martiennes est aussi un livre qui fait réfléchir, et ça, ça ne peut pas nous faire de mal. Les personnages ne sont pas vraiment attachants déjà parce qu'ils sont assez bizarres et que l'on ne se reconnait pas vraiment en eux, mais surtout parce qu'on les croise très peu de temps. En effet, Bradbury a construit Chroniques martiennes sur différentes nouvelles, qui se suivent dans le temps, mais qui n'ont pas vraiment de continuité. C'est sympa', ça avance vite, mais c'est un peu déstabilisant... Sans compter que Ray Bradbury à une écriture très agréable et simple. Le livre a beau avoir 60 ans, il reste très facile à lire et abordable par n'importe qui (ou presque). Il n'a pas pris une ride !Pour ceux qui voudraient revoir leurs classiques S-F, n'hésitez pas :)

MademoiselleLuna
18/11/12
 

Au moment où Curiosity s'est posé sur Mars, j'étais plongée comme il se doit dans les magnifiques Chroniques martiennes de Ray Bradbury, l'une des deux lectures du mois d'août du Cercle d'Atuan, édité chez Folio SF. Ecrites entre 1947 et 1949, elles ont été revues et corrigées par l'auteur plusieurs fois au cours du siècle dernier (ça me fait mal de dire ça !). Ray Bradbury s'est éteint tout récemment.Ces nouvelles nous racontent la colonisation de Mars, dans un ordre chronologique. Tous les récits sont liés, c'est loin d'être un simple recueil, c'est une histoire à part entière.Plusieurs expéditions sont nécessaires à un premier contact, les premières connaissant toutes une fin tragique, notamment l'une d'entre elles visitant un asile de fous... En effet, les martiens ne sont pas des gens faciles.- T'es-tu jamais demandé si... eh bien, s'il y avait des êtres vivants sur la troisième planète ?- Aucune vie n'est possible sur la troisième planète, déclara le mari d'un ton patient.D'après nos hommes de science, l'atmosphère y est beaucoup trop riche en oxygène.Bradbury nous offre un récit empreint des préoccupations de son temps : les raisons d'émigrer sur Mars sont la peur de la menace nucléaire, la recherche d'un emploi, et l'envie d'un retour aux grands espaces de l'Ouest Américain, bref la recherche du bonheur et de la liberté.Un seul homme peut-il avoir raison quand tous les autres estiment que ce sont eux qui ont raison ?Le ton employé m'a surprise : autant vous dire que je ne m'attendais pas du tout à ce cynisme de l'auteur sur ses semblables. Il ne se fait aucune illusion, et dénonce les travers de l'homme. L'une des nouvelles s'intitule même Les Sauterelles, on ne peut être plus clair ! On a bien vite l'impression que Mars est surtout un décor, un prétexte. Ce sont les humains qui y sont mis en scène... Cependant, les martiens sont bien présents et continuent de mettre leur grain de sel fantastique dans la vie des colons.Et des fusées s'élançaient des hommes armés de marteaux pour reforger ce monde étrange,lui donner un aspect familier, en écraser toute l'étrangeté.Bradbury a dit "Je n'ai écrit qu'un seul livre de science-fiction, et c'est Fahrenheit 451. Tous les autres sont des livres fantastiques". En le lisant, je me disais, avec un titre comme Chroniques martiennes, il dit n'importe quoi ! Et bien le monsieur savait parfaitement bien ce qu'il disait, nous avons en effet affaire à des nouvelles fantastiques dans un décor martien. L'angoisse est partie prenante des récits.Quelque chose d'affreux va arriver demain matin.La poésie est aussi omniprésente. Les descriptions des paysages sont superbes, tant les déserts que les villes extraordinaires en cristal des martiens.Les oiseaux de feu attendaient sur le doux sable frais, rutilants comme un lit de charbons ardents.La nacelle blanche flottait dans le vent nocturne,claquant doucement au bout des mille rubans verts qui la reliaient aux oiseaux.Certes, ces Chroniques sont un peu datées, mais je dois dire que cela ajoute grandement à leur charme. La place de la femme est celle de la compagne qu'on envoie pour se marier sur Mars, comme à l'époque de la conquête de l'Ouest. De même les droits des noirs sont quasi inexistants alors que l'histoire se déroule dans les années 2000. Cela dit, la démarche de l'auteur allait apparemment dans le bon sens, il dénonçait ces inégalités. D'un point de vue plus matériel, les fusées, ou encore le prix d'envoi d'une lettre de cinq dollars de Mars à la Terre (hors de prix !), nous rappellent aussi que ce livre a été écrit dans les années 40.- Les nègres, les nègres !- Eh bien, quoi, les nègres ?- Ils s'en vont, ils fichent le camp, ils mettent les voiles ; vous êtes pas au courant ?- Qu'est-ce que tu chantes, ils fichent le camp ? Comment ça se pourrait ?- ça se peut, c'est décidé, c'est en cours.- Deux ou trois ?- Tous ceux qui sont là, dans le Sud !- Il faut que je voie ça. J'arrive pas à y croire. Et où ils vont ? En Afrique ?Silence.- Sur Mars.La nouvelle Maison Usher II, qui est un hommage à Poe, se trouve aussi être un début d'inspiration pour le roman Fahrenheit 451 : suite à une loi, tous les ouvrages de fiction ont été brûlés et interdits.Comment ai-je pu penser que vous connaissiez ce cher Mr Poe ? Il y a une éternité qu'il est mort - Avant Lincoln. Tous ses livres ont été brûlés dans le Grand Incendie. Il y a trente ans de cela, en 2006."Il était une fois" est devenu "Plus jamais"En tout cas ce fut pour moi une belle découverte que cette lecture certes un peu datée, ce qui fait son charme, mais surtout orientée fantastique, assez effrayante et dépaysante, et qui m'a fait réfléchir. Bradbury était vraiment un poète et un auteur talentueux ! LuneCe n'est pas parce que je dis n'importe quoi que j'ai tort.

LunePapillon
02/11/12
 

Chroniques martiennes est un recueil de nouvelles de science-fiction principalement parues de 1945 à 1950 dans divers magazines. Le sujet commun est la colonisation de la planète Mars par les Terriens. Ce qui est intéressant, c'est que même si les nouvelles ont été publiées individuellement dans les années 40, elles forment pourtant bel et bien une histoire continue qui se lit comme un roman.Avec humour et légèreté, Ray Bradbury nous conte une colonisation violente, non respectueuse, en forme de pamphlet contre la prétention, la soif de pouvoir et l'élitisme destructeur de l'être humain. Un futur pas vraiment attirant, mais pourtant très juste. Tout comme l'écriture de l'auteur, magnifique et un peu mélancolique. Un peu longuet sur les bords, mais qui vous reste pourtant en tête après avoir refermé l'ouvrage. Un style et un récit qui font réfléchir et dont on oublie vite les petits inconvénients.J'aurai aimé voir un peu plus les martiens, tout de même. ^^Tour à tour drôles, mélancoliques, cruelles, romantiques, pleines d'espoir ou au contraire désespérantes, Ray Bradbury offre un large panel de genres, d'anecdotes et de personnages. Il n'y a pas d'action, ou très peu, mais pourtant, on ne s'ennuie pas. Un roman qui ne laisse pas insensible.

Aidoku
24/10/12
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.18 kg