Chroniques

DYLAN-B

livre chroniques
EDITEUR : FAYARD
DATE DE PARUTION : 04/05/05
LES NOTES :

à partir de
20,30 €

SYNOPSIS :

C'est un destin américain que Dylan écrivain met en scène avec tant de brio, son destin à lui, celui d'un petit gars malingre du Midwest devenu le compositeur de génie que l'on sait. Entre le New York bohème des années 1960, l'évocation du Midwest de son
enfance et Woodstock se dessine le parcours en zig-zag d'un artiste qui aspirait à la gloire, mais ne la supportait pas. De quoi réjouir les inconditionnels de Dylan, mais aussi les amateurs de grands romans américains ? et de littérature tout court.
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A soixante-dix ans passés, Robert Zimmerman, plus connu sous son nom de scène, Bob Dylan, se penche sur le chemin parcouru depuis son arrivée à New York en 1961. Débarquant du Midwest, il multiplie les rencontres, se laisse influencer par les styles de ses prédécesseurs, chante, joue, chante et chante encore. Dans le premier volume de ses Chroniques, il raconte aussi bien des souvenirs d'enfance que ses débuts, ses enregistrements, ses périodes de doute..."Je suis né au printemps 1941. La Deuxième Guerre mondiale faisait rage en Europe et l'Amérique devait bientôt y prendre part. Le monde volait en morceaux, et déjà le chaos fichait son poing dans la figure des nouveaux venus. Si l'on était arrivé à cette époque, si l'on vivait avec les yeux ouverts, on sentait le vieux monde disparaître et le nouveau balbutier. Comme si l'on avait remis l'horloge à l'heure où av. J.-C. est devenu ap. J.-C." (page 43) Si vous m'aviez demandé qui était Bob Dylan avant la lecture de ce livre, je vous aurai sûrement dressé le portrait d'un vieux chanteur aux cheveux longs, une légende de son temps aux tubes innombrables, sans pouvoir vous en citer trois de suite (j'ai déjà honte, ne me fouettez pas). Je me trompais, évidemment. "J'étais, disait-il [John Hammond, dénicheur de talents], l'héritier d'une longue tradition : jazz, blues et folk. Pas une espèce d'enfant prodige qui voudrait changer le monde avec son gadget à la mode." (page 14)A travers ces Chroniques, ce n'est pas tant son oeuvre que Dylan raconte mais sa "construction" en tant que chanteur. On comprend la force, la puissance et l'importance qu'a pour lui la folk : "Les folk-songs, pour moi, ce n'était pas du divertissement. Elles traduisaient des réalités différentes, elles me servaient de précepteur, de guide vers une république d'un autre ordre, une république libérée." (page 52), ou encore "D'une dimension plus éclatante, la folk music dépassait la réalité et l'entendement. Elle vous tirait par le petit doigt, et elle était capable de vous engloutir complètement. Je me sentais chez moi dans ce royaume mythique. On y rencontrait des archétypes, dessinés à traits vifs, des personnages métaphysiques couverts d'une peau humaine, débordant d'un savoir inné et d'une sagesse profonde, exigeant chacun une forme de respect. J'adhérais à tout l'éventail et je pouvais le chanter. Cette vision de la vie était plus vraie que la vie elle-même. Elle y était magnifiée. La folk music était tout ce dont j'avais besoin pour exister." (page 313) Dylan se révèle poète tant dans ses écrits que dans ses chansons. Il explique comment tel ou tel titre lui est venu mais l'essentiel du volume est consacré aux rencontres déterminantes ou influentes sur sa vie et son style. Ces rencontres, parfois simplement auditives (il raconte comment l'écoute de certains chanteurs l'ont laissé sans voix), amènent petit à petit Bob Dylan à savoir qui suivre, qui écouter, qui reprendre. Woody Guthrie occupe, hante la majorité du livre, vénéré par Dylan. Et puis, après l'influence des autres, Dylan crée son propre style : "Quant à moi, tout en conservant les harmonies simples du folk, j'ai superposé une imagerie neuve, une autre manière de voir, des slogans et des métaphores qui, par leur ordonnance propre, ont formé quelque chose d'inconnu jusque là." (page 95). La colère gronde lorsqu'on veut le faire passer pour le porte-parole d'une génération. Malgré la présence d'un lexique à la fin de l'ouvrage, les références à des titres folk du patrimoine américain ou à des chanteurs folk des années quarante à soixante restent absolument obscures pour une novice comme moi, mais on plonge dans un univers tellement dépaysant et mélodieux, lointain mais en même temps si bien raconté qu'on regretterait presque de ne l'avoir pas connu que tous ces chanteurs inconnus nous deviennent presque familiers. Dylan nous emmène avec lui à Manhattan, bar après bar, à la rencontre de toutes ses idoles, tombées dans l'oubli ou reconnues mondialement, à l'heure où elles ne chantaient encore que pour leur public new-yorkais.

Neph
17/08/10
 

Format

  • Hauteur : 21.50 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.44 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : JEAN-LUC PININGRE

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