EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 15/09/05
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Corneille, on le sait maintenant, était un profond analyste de la vie et du pouvoir politiques. Il raconte ici l'échec d'une conjuration - seule forme d'opposition sous la dictature - et le pardon qui la suit. Sous l'intrigue apparente,
et historique, il a voulu montrer le drame du pouvoir vieillissant, de l'opposition impuissante, des individus dépassés par des forces qui les écrasent. Cette tragédie n'a donc rien perdu de sa puissance, ni de son actualité.
3 personnes en parlent

Cinna est, après Médée et Horace, la troisième tragédie de Corneille. Mais peut-on vraiment parler de tragédie classique, car selon les règles, celle a un dénouement dramatique : assassinat, suicide ou encore folie furieuse. Ici, il n'en est rien l'issue est heureuse. Dans cette oeuvre, Cinna sera partagé entre son devoir envers Auguste et sa passion pour Emilie. Jaloux de Cinna, Maxime sur les conseils de son affranchi, dénonce tout à Auguste. Corneille retrace ici l'épisode où Octave devenu Auguste fera preuve de clémence.

Lilyptitbout
16/03/11
 

Emilie et Cinna, tous deux amants, conspirent contre Auguste, responsable de la mort du père d'Emilie.Auguste vient à consulter Maxime, de son côté amoureux d'Emilie, et Cinna, car il tient à leur demander conseil sur la poursuite ou non de son règne, las qu'il est du pouvoir...La pièce de Corneille s'achève sur la clémence d'Auguste en un geste noble et bon, qui fait oublier le tyran, le souverain accédant ainsi à un pouvoir plus légitime.Un texte à la réflexion politique poussée, qui s'interroge par l'entremise de l'histoire antique sur une réalité contemporaine à son écriture. Maltese

Maltese
07/10/09
 

Voilà un classique qui ne m'a pas charmé du tout. Mais alors, du tout, du tout. En même temps, il en fallait bien un, vous me direz. Je m'excuse déjà pour la rapidité de cette chronique, mais j'étais plus concentrée à terminer ma lecture au plus vite - ne supportant pas d'abandonner un livre - que de véritablement prêter attention au texte. Bon, je dois avouer que le style très poétique de cette pièce, comme de toutes les autres lues jusqu'ici, m'a plu. En même temps, c'est toujours relativement intéressant de voir l'évolution de langage, et de la poésie que celui-ci peut contenir. Mais c'est bien la seule chose qui m'a emballée. Je suis totalement passée à côté de ce classique, mais alors, totalement.Pour une fois, je n'ai pas accroché à l'intrigue principale. Ici, je suis ressortie de ma lecture désappointée. Je ne l'aurais pas lu que ça aurait été la même chose. Au final, je l'ai lu sans vraiment le lire, et je le reconnais. Si je me souviens bien - aucune garantie, donc - le livre parle d'un conflit entre Emilie et Auguste. D'après ce que j'ai compris, Auguste serait le tuteur d'Emilie, et aurait tué son père, pour je ne sais plus quelle raison. La demoiselle compte bien se venger grâce à l'aide de Maxime, et de Cinna, afin qu'ils assassinent Auguste. Ou quelque chose dans le genre. Pour le coup, je n'en sais plus rien. J'ai tendance à rapidement ranger les déceptions dans un tiroir de ma mémoire où se trouvent les mauvais souvenirs, qui donc s'oublient en général très vite. Bref ! J'ai été déconcertée par un autre point, et celui-ci m'a énormément travaillé pour être franche. Quand se passe l'action ? Je n'ai pu le déterminer. On nous parle de César, de Brutus, ce qui pourrait être un indice, mais en même temps, le personnage d'Auguste s'appelle en réalité Octave-César Auguste. Du coup, de quel César Corneille fait-il référence ? J'ai été totalement perdue. Peut-être étais-je fatiguée à ce moment... Je n'en sais rien. Mais le fait de ne pas pouvoir me situer dans le temps m'a refroidie et bloquée.Sans compter sur les personnages ! En général, dans n'importe quelle pièce de théâtre, j'en trouve toujours un qui me plait bien. Mais ici, ce fut le contraire. Tous m'ont déplu. Emilie est insupportable, et carrément détestable, ce qui m'a d'ailleurs étonnée car jusqu'ici je n'avais lu que des pièces où les femmes étaient le contraire de ce personne-là. On aurait pu se rabattre sur les personnages de Cinna et de Maxime, mais en fin de compte, ils sont tout aussi insupportable qu'elle car trop naïfs, trop bêtes. Pour comparer la chose avec la situation la plus connue à notre époque, Emilie pourrait leur demander d'aller sauter d'un pont que ces deux nigauds le ferrait avec plaisir, le sourire aux lèvres. Et quant à Auguste, comment l'aimer après ce qu'il a fait à Emilie ? Au final, on aurait tendance à se dire qu'Emilie reste le personnage le plus attachant, car elle veut simplement se venger, mais elle aurait été beaucoup plus attachante si elle l'avait fait elle-même plutôt que de chercher des moutons pour le faire à sa place. Bref, niveau personnage, aucun ne m'a emballé.J'aimerais encore évoquer un point avant d'achever cette chronique. Cinna est censé, je dis bien censé car à mes yeux ce n'est pas le cas, être une tragédie. Les tragédies annoncent en règle général la couleur, et l'action est toujours au rendez-vous, non ? Et bien ici, je n'ai pas trouvé la moindre action... Je sais que j'ai tendance à reprocher à Shakespeare trop de décès dans les siennes, mais ici, c'est tout le contraire. On s'attends à une fin passionnante et entraînante, vu que le reste de la pièce était relativement mou, mais non, rien ! Et c'est, je pense, ce qui m'a le plus déçue. La fin de cette pièce m'a presque fait penser à celle d'un conte de fée. "Tout est bien qui fini bien." Oui, mais non. Ce n'est pas le but d'une tragédie, si ? Je veux bien que l'oeuvre soit classée en tant que tel, parce que dès le début on sent que le destin s’abattra sur notre protagoniste et qu'il - enfin elle, en l’occurrence - n'arrivera pas à ses fins, mais quand même... Enfin bref... Petit hors sujet, mais je viens de voir sur notre ami - ou pas - wikipédia, que l'autre nom de la pièce serait "La clémence d'Auguste", et là, je me dit que ça collerait beaucoup mieux que celui-ci. (Oh, et puis, finalement, la chronique n'est pas si petite que ça, dit-donc !)En somme : Passez votre chemin, c'est loin d'être une des meilleures pièces de Corneille. Suis totalement passée à côté... Askmetoread

askmetoread
18/09/12
 

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
  • Largeur : 10.70 cm
  • Poids : 0.12 kg

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