Clair de femme

GARY, ROMAIN

livre clair de femme
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 04/02/77
LES NOTES :

à partir de
18,50 €

SYNOPSIS :

Ce roman est un chant d'amour à cette 'troisième dimension' de l'homme et de la femme : le couple. L'union de Yannick et Michel est rompue par un destin inéluctable. Mais un désespoir d'amour qui désespérerait de l'amour est pour eux une contradiction qu'ils ne peuvent admettre. Il faut donc triompher de la mort. Yannick dit à Michel : 'Je vais disparaître, mais je veux rester
femme. Je te serai une autre. Va vers elle. Va à la rencontre d'une autre patrie féminine. La plus cruelle façon de m'oublier, ce serait de ne plus aimer.' Et c'est ainsi qu'apparaît Lydia et que se reformera, dans une célébration passionnée, au-delà de l'éphémère, la patrie du couple, où 'tout ce qui est féminin est homme, tout ce qui est masculin est femme'.
3 personnes en parlent

Ce roman est l’histoire de la rencontre de deux êtres qui n’ont pas été épargnés par la vie et qui vont se raccrocher l’un à l’autre et partager leurs souffrances. D’abord, Michel 45 ans, dont la femme très malade veut mourir seule, mais qui lui demande de chercher une autre femme qu’il pourra aimer autant qu’il l’a aimée. Ainsi, elle pourra continuer à vivre au-delà de la mort.Puis, Lydia 43 ans, qui se sent coupable de ne plus aimer son mari, handicapé après un accident dont il est responsable et dans lequel leur petite fille a trouvé la mort.Le roman se passe l’espace d’une nuit pendant laquelle une femme malade va mourir dans la dignité, seule comme elle l’a souhaité, et pendant laquelle deux êtres vont se rencontrer, essayer de se connaître et vont se séparer avant un probable nouveau rendez-vous.Dans ce roman Gary célèbre non seulement l’amour d’un homme pour à sa femme, mais également le couple. Il illustre ce besoin de partager les choses de la vie avec quelqu’un, que ce soit une femme, un homme ou même un chien, comme c’est le cas d’un autre personnage du roman, le Señor Galba. Un beau roman, plein de réflexions sur le vide de la vie sans l’autre, sur le besoin d’amour et sur la mort inéluctable.

Ludeca
03/04/13
 

Quand on ouvre un livre, on ne sait jamais ce qui nous attend. Si je connaissais déjà le talent de Romain Gary, je ne m’attendais cependant pas à être à ce point happé par ce roman. Malgré la tristesse de cette histoire il en ressort une beauté que j’ai rarement pu trouver ailleurs dans la littérature.C’est un roman court, à peine 180 pages, mais rempli d’une intensité très forte qui va crescendo. L’histoire commence donc par une rencontre incongrue lorsque Michel qui sort d’un taxi heurte Lydia. On apprend à découvrir les personnages en même temps qu’ils font connaissance. Michel est saoul de malheur, sa femme est atteinte d’un cancer d’un cancer et sentant la maladie l’emporter elle le supplie de continuer à l’aimer à travers une autre femme et lui demande de partir afin qu’elle puisse abréger ses souffrances tout en restant digne. "Je vais disparaître, mais je veux rester femme. Je te serai une autre. Va vers elle. Va à la rencontre d’une autre patrie féminine. La plus cruelle façon de m’oublier, ce serait de ne plus aimer." C’est donc avec Lydia que Michel va tenter de trouver patrie féminine. Elle aussi est amochée par la vie : sa fille est morte dans un accident de voiture quant à son mari qui était au volant, il relève maintenant de la psychiatrie. Depuis, elle porte avec elle le deuil de sa fille ainsi que la culpabilité d’avoir abandonné son époux. Ensemble, le temps de la nuit contée dans ce livre, ils tentent de combler leur solitude. "Nous vivrons après. Pour l’instant, il s’agit seulement de donner une chance à la chance. C’est une époque où tout le monde gueule de solitude et où personne ne sait qu’il gueule d’amour. Quand on gueule de solitude, on gueule toujours d’amour." Entre Michel et Lydia, l’alchimie opère vite. Il l’observe avec amour, comme s’ils avaient déjà vécu de longues années ensemble, mais Lydia ne sait plus ce que c’est qu’aimer et craint de ne pas être à la hauteur des attentes de Michel. Jusqu’à la fin du livre on se demande où cette nuit va les mener, si Lydia donnera une chance à Michel ou si l’aube leur sera fatale. "Partez avec moi demain. Ne faites pas la bêtise de passer à côté par excès d’expérience. Partez avec moi, donnez une chance à l’impossible. Vous n’avez pas idée à quel point l’impossible en a marre et à quel point il a besoin de nous." En toile de fond, nous faisons la connaissance de personnages atypiques à l’image du Señor Galba, dresseur d’animaux qui entretien une relation très forte avec son chien, ou encore de Sonia, une femme juive qui cultive son malheur.C’est une véritable déclaration d’amour à l’amour que Romain Gary dresse ici avec une écriture admirable, remplie de douceur et de poésie. Ce livre est un très grand coup de cœur pour moi. Culturez-vous

Artsouilleurs
26/03/13
 

Deux êtres en déroute qui s'épaulent de leur solitude et la vie attend que ça passe. Une tendresse désespérée, qui n'est qu'un besoin de tendresse... "Clair de femme" est une bouleversante histoire d'amour au sens très large. Car c'est la rencontre entre Michel et Lydia, tous deux blessés et saouls de malheur. Lui car sa femme se meurt et l'a prié de s'en aller rencontrer une autre femme pour la faire revivre en elle, et Lydia, la quarantaine et les cheveux blancs, coupable de ne plus aimer l'homme qui a tué leur petite fille dans un accident de voiture. Ces deux êtres en perdition, écorchés et malheureux, vont se heurter sur un trottoir, faire l'amour cette première nuit, se parler et errer dans les rues de Paris pour se consoler. Leurs rencontres vont alléger leurs chagrins, pensent-ils : le Senor Galba qui exécute un numéro de dressage d'animaux sur un air de paso-doble et qui se meurt en douceur, la pétulante Sonia, russe juive, qui se complait dans le malheur ... Un roman qui se passe en une nuit : le temps pour la femme aimée de mourir, le temps du couple Michel-Lydia de parler amour et couple. "Nous avions besoin d'oubli, tous les deux, de gîte d'étape, avant d'aller porter plus loin nos bagage de néant.". Mais Michel est un batisseur de cathédrales et son attente du couple est trop faramineuse pour l'ultra-sensible Lydia qui prend peur de cette promesse d'édifice. Michel doit partir vers d'autres terres pour oublier sa femme trop adorée et cette dernière nuit va s'écouler tristement, vainement. Ode à l'amour, à la vie de couple, à la pérennité de cet amour ?... "Clair de femme" est un bouleversant hommage d'un homme pour la femme de sa vie, la célébration passionnée de la patrie du couple, "d'une bienheureuse absence d'originalité, parce que le bonheur n'a rien à inventer". Etourdissant d'actualité pour un texte publié en 1977, ce roman se trace dans la coulée d'une écriture claire, aérée et révèle l'angoisse du déclin que pressentait l'auteur, qui s'est finalement donné la mort en 1980. " Il y a dans ce roman la dérision et le nihilisme qui guettent notre foi humaine et nos certitudes sous le regard amusé de la mort, écrivait Gary. Les dieux païens nous guettent installés sur l'Olympe de nos tripes. Notre vie n'est peut-être que le divertissement de quelqu'un ". " Tout se passe comme si la vie était un music-hall, un cirque où un suprême senôr Galba [pitoyable pitre alcoolique, dresseur et montreur de chiens]...s'amuserait à nos dépens ".Non point lugubre ou sinistre, "Clair de femme" se lit d'une traite et se révèle époustouflant !

Clarabel
23/02/09

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.26 kg

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