EDITEUR : HACHETTE EDUCATION
DATE DE PARUTION : 27/06/07
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Claude gueux vole pour nourrir sa famille et il est condamné à cinq ans de prison. Il tue le directeur des ateliers qui le persécutait et, condamné à mort, il est exécuté le 8 juin 1832. " pourquoi cet homme a-t-il volé ? pourquoi cet homme a-t-il tué ? " trente ans avant d'imaginer le jean valjean des misérables, victor hugo, en rapportant un fait
réel, s'engage pour une réforme du système pénal et pour une plus grande justice sociale. le texte intégral annoté. des questionnaires au fil du texte. Des documents iconographiques exploités. une présentation de victor hugo et de son époque. un aperçu du genre multiple de cette oeuvre. un groupement de textes : " crimes et châtiments ".
16 personnes en parlent

Beau ... Ce cher Victor Hugo nous réserve ici une place de choix pour assister à la tragique (fin de) vie de ce pauvre Claude Gueux, qui porte si bien son nom... Dans ce cours roman, Victor Hugo critique la peine de mort mais aussi la justice, qu'il trouve trop arbitraire, et la société du XIXe toute entière même, et par un tour de force magistral, nous démontre à quel point tout est fait contre le peuple, et ce pauvre Claude Gueux...Lisez, aimez, apprenez ! Bonne lecture ! Othello

un flyer
19/05/12

Après avoir été bouleversée par Le dernier jour d’un condamné, aussi bien sur le fond que sur la forme, il me fallait lire cette nouvelle qui partage de nombreux points communs avec le premier texte.Dès le début, le style puissant d’Hugo frappe le lecteur. Il narre avec une économie de moyens, possède un sens de la formule qui fait mouche à tous les coups, sculpte plus qu’il ne dépeint ses personnages d’une plume précise, dénonce vivement tout en gardant la tête froide : c’est du grand art. Sur Claude Gueux, il écrit notamment : « … fort maltraité par l’éducation, fort bien traité par la nature, ne sachant pas lire et sachant penser. »Du directeur des ateliers de la prison, il souligne en revanche : « L’entêtement sans l’intelligence, c’est la sottise soudée au bout de la bêtise et lui servant de rallonge. »Mais Hugo, ce n’est pas seulement l’art de manier les mots, c’est aussi une acuité dans l’analyse des passions et des relations humaines, une impressionnante lucidité, la capacité de mettre à nu les motivations des uns et des autres, de démontrer un enchaînement de faits. Cette nouvelle est avant tout une argumentation qui se nourrit de quantité d’éléments et qui découle sur une dénonciation de la peine de mort en particulier et de la façon dont est gouvernée la France en général. C’est impressionnant de maîtrise.On regrettera cependant l’argument final, assez consternant pour dire le moins. Hormis cette réserve, Victor Hugo est mon héros.

mycupoftea
05/01/16
 

Claude Gueux était un homme pauvre, qui vivait avec sa compagne (non-mariés) et son enfant. Faisant parti de la classe laborieuse, sans travail et donc sans argent, l'homme se met à voler pour pouvoir nourrir sa maisonnée. Mais Claude se fait prendre, et fini en prison. Et parce que là-bas, il estime que le Directeur est méchant envers lui, il va le tuer. Claude Gueux est condamné à mort. Ceci est l'histoire vraie sur laquelle Victor Hugo a écrit ce roman contre la prison et pour l'éducation du peuple.On attaque ce roman, non pas part l'histoire de Claude Gueux, mais par la préface d'Arnaud Laster. Bien qu'elle amène des éléments nouveaux pour saisir l'ampleur du texte de Hugo, cette partie est longue et fastidieuse, on en voit pas le bout. Car on penserait qu'il serait difficile de lire du Victor Hugo à cause du vocabulaire employé (le roman a été écrit en 1832), mais le texte de l'auteur est bien plus facile à lire et à assimiler que celui du préfacier qui l'a écrit à notre époque.Mais revenons au texte en lui-même. C'est un véritable plaidoyer que nous a écrit la Hugo, contre la prison et pour l'éducation, contre une société discriminante envers les siens. C'est un texte intemporel, énormément de questions soulevées par Hugo sont encore d'actualité aujourd'hui. Et comme je le disais plus haut, c'est un texte qui reste simple et facile à lire, ainsi qu'à comprendre. Le tout est accompagné d'un dossier très complet pour aller encore plus loin.C'est un livre très intéressant, qui amène à se questionner, à réfléchir. C'est une lecture très instructive, qui m'a donné envie de découvrir les autres ouvrages de l'auteur...

bountyfrei
21/06/15
 

J'ai lu ce très petit livre la veille du BAC puisque entrant dans le thème d'un cours de philosophie (la politique, l'état, la justice) avec le sujet de la peine de mort. Victor Hugo est évidemment connu pour sa position anti-peine de mort et pour ses quelques livres comme Dernier jour d'un condamné et celui-ci. Tout étudiant qui se respecte doit, je pense, avoir au moins lu une fois dans sa vie ces deux livres qui sont en quelque sorte l'emblème de la bataille visant l'abolition de la peine de mort et ce quelque soit son opinion sur la question. Dans ce livre d'à peine 93 pages, Victor Hugo nous compte une histoire vraie – quoique quelque peu idéalisée pour montrer des personnages extrêmement vertueux et ainsi toucher au mieux le lecteur – d'un prisonnier qui a volé du pain et du bois pour sa famille (sujet visiblement récurrent chez l'auteur, cf. Les Misérables avec le personnage connu de Jean Valjean) et emprisonné pour 5 ans. Claude Gueux effectue sa peine en récoltant l'admiration de ses camarades détenus, un jour Albin, un jeune homme vient lui donner la moitié de sa propre ration de nourriture – Claude n'étant pas suffisamment nourri avec la sienne. Ainsi va se lier une grande amitié entre les deux hommes (qui semblent, dans la vraie vie, avoir entretenu des relations homosexuelles) jusqu'à ce que le gardien d'atelier fasse changer Albin de quartier. Claude n'aura de cesse de demander le retour de son ami auprès de lui mais sans succès ce qui le conduira après d'intenses réflexions, au pire. Je me suis permis de raconter l'histoire quelque peu en détail car je pense qu'elle est déjà connue de tous – ou en tout cas je l'espère. Comme je l'ai dit plus haut, ce livre rentre parfaitement dans un de mes cours de philosophie et ce fut réellement passionnant de le lier avec car cela rend le cours beaucoup plus concret si je puis dire. Hugo, ici, soulève la question de la peine de mort, mais pas que. En effet il pose aussi les questions qui fâchent qui sont : pourquoi l'homme a-t-il volé ? Pourquoi a-t-il tué ? Est-ce réellement de sa faute ou est-ce la faute de la société qui l'a abandonné et ne se tourne vers lui qu'après qu'il ait fauté ? J'ai trouvé ça réellement passionnant et il est évident que pour Hugo la réponse est que la société est en cause. En effet, en ce temps-là – et pouvons-nous réellement dire que ce temps est révolu ? - l'Etat laissait se débrouiller le peuple, l'éducation n'était pas obligatoire et la majorité était illettrée or l'Homme pour sortir de sa misère et gravir les échelons sociaux n'a-t-il pas besoin de savoir lire et écrire au minimum ? Or, n'est-ce pas la misère qui le pousse au vol et pire, au meurtre ? Personnellement je suis tout à fait d'accord avec Hugo, les Hommes ne sont pas nécessairement bons ni mauvais de nature mais les événements de la vie les poussent à aller d'un coté ou de l'autre or je pense que c'est le rôle, en partie, de l'Etat de les pousser à aller vers le meilleur coté. Ayant dit cela revenons en à mon ressenti pur, j'avais entendu beaucoup de bien de ce petit livre, réquisitoire contre la peine de mort, comme quoi il est bouleversant, passionnant et qu'il soulève les vraies questions importantes qu'il faut se poser. Je suis d'accord pour le passionnant et sur le fait qu'il soulève les questions importantes comme je l'ai mis plus haut dans mon troisième paragraphe. Cependant je n'ai pas été bouleversée au sens littéral du terme par ce qu'il arrive à Claude, j'ai été touché par les questions posées mais pas par l'histoire de l'homme en particulier ce qui m'a, je l'avoue, un peu déçue. Concernant les personnages, j'ai été ravie d'apprendre que la trame principale était une histoire vraie et que donc, les personnages ont réellement existé. Néanmoins, et bien que cela soit mentionné à plusieurs reprises dans les notes, le fait que les personnages aient été idéalisés, rendus exemplaires pour servir la cause de l'auteur, j'ai été agacé de les voir presque parfais avec comme seules fautes : avoir volé. J'aurais préféré suivre les vraies personnes avec leurs « vraies » personnalités sans idéalisations excessives. Claude ne m'a pas touché ni Albin, je les ai suivis tout au long de l'histoire en restant presque froide, distante. J'ai tout de même été ébahie par la force de caractère de Claude et par la méchante stupidité du gardien d'atelier je vous rassure. Cependant ce qui m'a le plus touché c'est l'extrait de la préface d'Hugo pour le Dernier jour d'un condamné que j'ai dans ma version de Claude Gueux à la fin. Il prend des exemples si monstrueux qu'on ne peut que se poser des questions sur cette peine de mort et par extension sur notre société et notre système de justice (oui, oui, même aujourd'hui où la peine de mort est abolie, la prison reste un endroit très dur où, au lieu de peiner les prisonniers en les faisant ressentir l'horreur de leurs actes et leurs remords, attise la vengeance et augmente le désir de récidivé mais ne généralisons pas évidement !). L'écriture d'Hugo est très simple à lire et cela sert sa cause puisque tout le monde peut comprendre très facilement ce qu'il veut dire. J'ai retenu plusieurs citations qui m'ont vraiment frappé par leur justesse et par leur violence envers notre société et je vais vous les donnés ci-dessous. En outre, dans l'édition que j'ai, il y a des illustrations vraiment magnifiques par leur noirceur et leur justesse si bien coordonnée au récit. Appelez moi, Love ... Love-of-book :P

Loveofbook
29/10/14
 

Après avoir lu Le dernier jour d'un condamné du même auteur, j'avais envie de revenir sur les thèmes de prédilection de Victor Hugo et lire ce bref roman qui aborde la peine de mort et le système pénal désuet du XIX ème siècle.Magnifique plaidoyer pour une société plus juste, tirée d'une histoire vraie, cette brève œuvre est un régal, de la première à la dernière ligne. Le lecteur suit avec beaucoup d'intérêt des courts moments de la vie de Claude Gueux et s'attache profondément à lui grâce au talent incroyable d'Hugo ! A travers ce personnage éponyme, il critique avec virulence la société de son temps qui ne que savait que "soigner" (et encore...) et ne traitait pas l'origine de la maladie ! (si je peux me permettre de reprendre cette métaphore filée qu'utilise Hugo dans ce roman).Le dernier jour d'un condamné et Claude Gueux devraient être lus par toutes les personnes encore favorables, de nos jours, à la peine de mort. Ils verraient que ce système n'a véritablement aucun effet dissuasif ! (il suffit de comparer les statistiques à propos des récidives entre les États-Unis et la Norvège par exemple !)

MariePattz
17/05/14
 

Victor Hugo est un des premiers classiques que j'aie lu, et tant qu'à faire, j'ai commencé par Les Misérables ! Claude Gueux est un tout petit récit, basé sur des faits réels, qui préfigure le personnage de Jean Valjean qui est jusqu'à aujourd'hui mon personnage de fiction préféré, sans doute aussi parce que je l'ai rencontré de bonne heure. Contrairement à son habitude, Hugo écrit un texte très court, trente-six pages, et on peut même, chose impensable chez cet écrivain de la démesure lire au hasard des pages un "Abrégeons." (p. 29) pour éviter une description des soins prodigués à Claude Gueux avant son ultime procès. J'ai déjà lu et relu ce texte, et là, je l'ai vu dans ma bibliothèque et hop je l'ai pris en main et re-relu. Quelques points m'ont un peu surpris, je les avais oubliés, comme lorsque Hugo se lance dans sa harangue contre les puissants qui gouvernent et qu'il dit qu'il faut donner de l'espoir aux pauvres : "Donnez au peuple qui travaille et qui souffre, donnez au peuple pour qui ce monde-ci est mauvais, la croyance à un meilleur monde fait pour lui. Il sera tranquille, il sera patient. La patience est faite d'espérance. Donc ensemencez les villages d'évangiles. Une Bible par cabane. Que chaque livre et chaque champ produisent à eux deux un travailleur moral." (p.43) Mon anticléricalisme bout en moi, je savais qu'au début de sa vie Hugo était très croyant, l'époque était aussi très religieuse, mais ce discours m'est difficile à lire, "La religion est l'opium du peuple" disait Karl Marx, on est en plein dedans ; certes, on sent bien que Hugo veut le bien du peuple, mais la religion pour qu'il oublie les difficultés de sa condition, non, je ne peux pas adhérer.Le reste du livre est par contre tout simplement formidable, puissant. Hugo décrit, sans artifice, les conditions de vie dans la prison, il fait un portrait terrible et peu flatteur du directeur des ateliers : "C'était un de ces hommes qui n'ont rien de vibrant ni d'élastique, qui sont composés de molécules inertes, qui ne résonnent au choc d'aucune idée, au contact d'aucun sentiment, qui ont des colères glacées, des haines mortes, des emportements sans émotion, qui prennent feu sans s'échauffer, dont la capacité de calorique est nulle, et qu'on dirait souvent fait de bois : ils flambent par un bout et sont froids par l'autre." (p.9), et encore je ne cite qu'une phrase, deux pages entières sont consacrées à cet homme qui éloigne Albin et Claude, juste parce que c'est son bon vouloir, pour montrer son ascendant sur les autres, car lui, contrairement à Claude a besoin de le montrer. Victor Hugo élude la question de l'homosexualité dans les prisons et pourtant, à lire ses lignes de nos jours, on sent que la relation entre Albin et Claude est homosexuelle, que ces deux hommes s'aiment et ont besoin l'un de l'autre pour tenir, mais le dix-neuvième siècle n'était pas enclin à lire ou à entendre ce genre de relations, le nôtre l'est plus même s'il existe encore beaucoup de réticences voire d'oppositions en France et ailleurs. Par contre Hugo n'élude pas la question de la peine de mort qu'il avait déjà abordée dans Le dernier jour d'un condamné cinq ans plus tôt ; c'est un véritable plaidoyer contre la sentence ultime : "Messieurs, il se coupe trop de têtes par an en France. Puisque vous êtes en train de faire des économies, faites-en là-dessus. Puisque vous êtes en verve de suppressions, supprimez le bourreau. Avec la solde de vos quatre-vingts bourreaux, vous paierez six cents maîtres d'école." (p.41), un message pour instruire les pauvres, comme les riches pour que cessent les vols pour vivre et manger et par là même les incarcérations et les situations comme celles de Claude Gueux. Un message pas très courant à l'époque dans les milieux favorisés, qui ne fut pas forcément bien accepté. Une post-face explique qu'on a pu étudier le véritable parcours de Claude Gueux qui fut sans doute un peu différent de ce qu'en a écrit Victor Hugo : pour les besoins de sa démonstration, il en a gommé certains aspects gênants, comme ses divers séjours en prison, mais rien de ce qu'il écrit n'est inventé.Classique. Formidable. Puissant. Yv

Lyvres
18/04/14
 

Au premier rang des causes pour lesquelles Victor Hugo s’est battu figure l’abolition de la peine de mort. C’est ainsi qu’il écrit en 1829 Le dernier jour d’un condamné. Publié en 1834, Claude Gueux s’inscrit dans cette lignée. On peut dire que le premier roman préfigure le second, le second prolonge le premier.Claude Gueux est basé sur un fait divers. Un voleur récidiviste par nécessité pour nourrir sa famille se trouve condamné à une lourde peine de prison. Il tue le directeur des ateliers de la prison en 1831 et est condamné à mort. Victor Hugo nous décrit un homme bon que la misère et la souffrance ont amené à commettre l’irréparable. C’est pour Victor Hugo l’occasion de tenir ce discours qu’il n’a jamais cessé de tenir : dénoncer une société dont le système judiciaire et pénal contredit la notion de progrès humain. Pour lui la peine de mort, outre qu’elle est contraire aux valeurs chrétiennes auxquelles il tient, s’oppose à toute idée d’évolution de la société.Faire le procès de la misère, Hugo n’y renoncera jamais, même au faîte de sa gloire comme en témoigne la parution des Misérables en 1862. Claude Gueux court roman de70 pages, est une œuvre moins ambitieuse mais tout aussi édifiante.

Ludeca
01/08/13
 

Pour un peu de pain dans le ventre de son enfant et de sa maîtresse et un peu de feu dans l'âtre de son foyer, Claude Gueux a volé. Sans pitié pour cet homme jusque là honnête sorti du droit chemin par la misère, la justice l'envoie à la prison de Clairvaux pour cinq ans. L'homme, doux et placide, ne se plaint pas de son sort même si la faim le tenaille à tous les instants. Respecté par ses compagnons d'infortune, il s'attire la jalousie du directeur de l'atelier pénitentiaire, Monsieur D. Abusant de son pouvoir, celui-ci le sépare de son jeune ami Albin qui partageait son pain avec lui. Claude a beau demander des explications, supplier pour qu'on lui rende son ami, l'intransigeant Monsieur D. ne cède pas. Alors le prisonnier docile se transforme en juge inflexible et condamne son tortionnaire à mort. Passé le délai raisonnable qu'il lui avait accordé pour revenir sur son injuste décision, il tue Monsieur D. d'un coup de hache. Il était voleur, il est devenu assassin et sera condamné à mort par une justice horrifiée par son geste et aveugle aux circonstances qui l'ont conduit à cette extrémité.Partant d'un fait divers réel, Victor Hugo dresse le portrait d'une société répressive qui à la misère du peuple oppose le couperet de la guillotine. Plaidoyer contre la peine de mort, son Claude Gueux vibre de la certitude qu'une autre voie est possible. Et ce qui frappe à la lecture de ce texte court mais éloquent, c'est la modernité du propos. HUGO dénonce la justice du XIXè siècle mais chacun de ses mots pourrait être prononcé aujourd'hui sans paraître anachronique. Certes la peine de mort n'a plus cours mais tout le reste est encore d'actualité : le peuple a toujours faim et froid, les conditions d'incarcération ne se sont guère améliorées, certains profitent du petit pouvoir qu'on leur a accordé pour en abuser au détriment du plus faible et les députés continuent à s'inquiéter de sujets frivoles pour éviter les changements de fond nécessaires.Un texte brillant qui donne à réfléchir sur notre XXIè siècle si brillant qu'il n'a toujours pas régler ses problèmes d'injustice, d'égalité sociale, de prévention de la délinquance, etc. A lire!

un flyer
26/05/13

L'engagement d'Hugo ne cesse de s'exprimer mais dans ce récit, il n'hésite pas à défendre les plus pauvres ainsi que les injustices criantes! Il prouve l'innocence de l'individu qui est quand même puni pour le plus grand malheur du monde. Cemella

Cemella
01/05/13
 

Claude Gueux, Victor Hugo, un classique de la littérature, une lettre aux élus, un cri de désespoir, un récit en avance sur son temps, toujours d'actualité malheureusement dans certains pays où la peine de mort est toujours en vigueur.Claude Gueux est l'histoire d'un homme d'une trentaine d'années, Claude, un gueux. Pour nourrir sa femme et sa fille, il vole et écope de cinq de prison. Mais en prison, à force d'avoir faim, il tue. Le voici maintenant condamné à la peine capitale.Ce récit est réel, vivant, étonnant. Victor Hugo dresse là un constat alarmant. C'est la société qui crée la délinquance, le vol, le meurtre. Et aussi, il lance un cri, un cri de désespoir, aux hommes qui condamne les assassins en les assassinant. Claude Gueux est l'histoire malheureuse et bien réelle d'un homme intelligent, solide et travailleur, bon dans l'âme, poussé au vol pour pouvoir manger. En un mot, donnez leur du charbon et du pain pour que les hommes soient paisibles et que les femmes ne se donnent plus au plus offrant.Ce récit est suivi de quelques chapitres de la vie de Jean Valjean, lorsqu'il sort du bagne, après dix-neuf ans de souffrance, pour un vol commis et quelques tentatives d'évasion. La société, encore ici, ne crée-t-elle pas un délinquant. Elle nous montre un homme rejeté, qui a faim, qui est fatigué, qui ne souhaite que dormir et manger, et qui est poussé dans les limites de l'inacceptable. Sans la bonne oeuvre d'un curé, qu'aurait-il fait finalement ? Voler, peut-être même tuer.Victor Hugo, ici, en deux courts récits, fait état de la mauvaise société, celle qui invente des lois pour réprimer ce qui ne peut être réprimer, la misère.Un classique poignant, le récit d'un misérable bien avant Les misérables.

Skritt
16/10/12
 

Ce livre, qui dénonce la justice française, est inspirée d'une histoire vraie et est dans la lignée de "le dernier jour d'un condamnée", du même auteur.Je le recommande

valentin85
03/09/12
 

Inspiré d'un fait divers, Claude Gueux est un apologue qui dénonce, en 70 pages, les dysfonctionnements du système judiciaire français du début du XIXè siècle, les épouvantables conditions carcérales et la peine de mort. Très démonstratif (mais il le faut bien parfois), et toujours passionnant à lire.

fashiongeronimo
16/08/12
 

Après avoir lu, il y a quelques temps Le dernier jour d'un condamné, j'ai naturellement eu envie cette "nouvelle" du grand Victor Hugo. Claude Gueux est une histoire tirer d'un vrai fait divers. Et Victor Hugo l'a prise pour illustrer son message, un message important et essentiel : l'abolition de la peine de mort.Claude Gueux est un ouvrier français comme bon nombre d'homme en France à cette époque. Bien qu'il ne sache pas lire, c'est un homme intelligent, "sachant penser". Il a une "femme", une petite fille et Claude, par un hiver froid, n'a pas d'autres solutions que de voler (quoi, où, nous n'en savons rien et ce n'est pas cela l'important) pour nourrir sa famille et réchauffer la pièce qui leurs sert de logis. Pour ce vol, Claude Gueux sera condamné à cinq ans de prison. Mais voilà, quatre ans de prison peuvent anéantir un homme. Il a tout perdu : sa femme, sa fille, son ami, et le pauvre Claude finira par commettre l'irréparable et sera ainsi condamné à mort.Comme toujours, je reste admirative devant la puissance du récit de Victor Hugo. En moins d'une centaine de page, il arrive à questionner, à remettre en question une société, à pointer du doigt des dérives, des problèmes... Victor Hugo est un écrivain au talent époustouflant (bon c'est vrai, je me répète, mais je peux faire autrement). J'ai tout de suite été attendrit par Claude Gueux et révolté par les conditions dans la prison, les conditions de l'emprisonnement de ce pauvre Claude. Victor Hugo dénonçait les injustices et les problèmes de son époque, mais au regard de ce récit, je me rends compte qu'entre hier et aujourd'hui, rien n'a changé. Les mêmes problèmes demeurent : la misère du peuple, les conditions horribles et inhumaines dans les prisons, le gouvernement qui semble se moquer de ces faits et qui préfère s'occuper d'autres problèmes moins urgents... Pourtant, Victor Hugo propose des solutions, l'éducation par exemple.Ce texte d' Hugo, à l'origine paru dans La Revue de Paris, a été publié en 500 exemplaires en 1834, grâce à un négociant, Charles Carlier, afin de les envoyer aux députés de France. Mais en voyant les suites dans l'Histoire de France, je me dis que ces mêmes députés, comme les gouvernements suivant, n'en n'ont pas pris compte, car n'oublions que la peine de mort fut abolie en France en 1981, bien après l'Italie (1860), la Roumanie (1864), le Portugal (1866), la Norvège (1905), l'Autriche (1919),l'Allemagne en 1949 ou l'Angleterre en 1970.Claude Gueux est un texte fort, un plaidoyer contre la peine de mort, servi par une plume magnifique et brillante. Un petit livre classique essentiel.

malorie
18/07/12
 

Oeuvre intéressante, quoiqu'un peu spéciale pour un adolescent ! Déroutant, même si captivant par certains passages.J'ai eu beaucoup de mal a rentrer dedans mais l'ai terminé tout de même.

un flyer
20/06/12

Claude Gueux est souvent étudié à la fin du collège, à juste titre. On y retrouve dans un texte court et dense les thèmes qui traversent l'oeuvre et la vie de ce géant de la littérature plus accessible que dans Les Misérables. Claude Gueux, comme Jean Valjean fut condamné pour avoir volé de quoi survivre. emprisonné, il est confronté à la bêtise crasse d'un garde-chiourme. Non content de lui apprendre que celle qu'il aimait est réduite à la pire des misères, il le sépare de on frère de coeur (et de ration) Albin. La fin de ce texte nous conduit à nous poser les questions qu'il ne faudrait jamais éluder de l'horreur de la peine de mort.L'appareil critique de cette édition est tout à fait intéressant.

nanettevitamines
20/05/12
 

Méditons svp :" L'entêtement sans l'intelligence, c'est la sottise soudée au bout de la bêtise et lui servant de rallonge. Cela va loin.En général, quand une catastrophe privée ou publique s'est écroulée sur nous, si nous examinons, d'après les décombres qui gisent à terre, de quelle façon elle s'est échafaudée, nous trouvons presque toujours qu'elle a été aveuglement construite par un homme médiocre et obstiné qui avait foi en lui et qui s'admirait. Il y a par le monde beaucoup de ces petites fatalités têtues qui se croient des providences." Victor Hugo Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
24/09/10
 

Format

  • Poids : 0.11 kg

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