Cochon d'allemand

ROMER, KNUD

livre cochon d'allemand
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 12/02/09
LES NOTES :

à partir de
8,20 €
nos libraires ont adoré cochon d'allemand

SYNOPSIS :

Avec l'humour des enfants qui sont plus raisonnables que ceux qui les maltraitent, Knud Romer compose l'émouvante histoire de sa famille, rejetée par les Danois de Nykobing à cause des origines allemandes de sa mère. Dans de brèves séquences presque cinématographiques défilent les personnages des années trente aux années soixante-dix. Le grand-père, un entrepreneur dont tous les projets
échouent immanquablement, le père, qui ne vit que pour éviter le pire, la grand-mère, qui a la larme facile et le goulasch incomparable... Mais surtout la mère, trop fière pour répondre à ses voisins qui la prennent pour une nazie, qui dissout son chagrin dans l'alcool. Et cet enfant, témoin du mépris dont est frappée sa mère, trop petit pour l'aider, malgré son amour.
Le titre saisissant de ce petit ouvrage au style très agréable reflète parfaitement, hélas, la difficulté relationnelle majeure du jeune Knud quant à sa naissance de mère allemande, au Danemark, en ces temps délicats d'après-guerre...
Si vous avez aimé la saga des "Champs d'honneur" de Jean Rouaud (même si le ton est un peu différent), précipitez-vous sur cette folle destinée familiale du Nord de l'Europe !

erik (lens)
Le titre saisissant de ce petit ouvrage au style très agréable reflète parfaitement, hélas, la difficulté relationnelle majeure du jeune Knud quant à sa naissance de mère allemande, au Danemark, en ces temps délicats d'après-guerre...
Si vous avez aimé la saga des "Champs d'honneur" de Jean Rouaud (même si le ton est un peu différent), précipitez-vous sur cette folle destinée familiale du Nord de l'Europe !
Erik ,
Librairie
(C.cial V2)
8 personnes en parlent

Knud Romer est né dans une petite ville du Danemark, en 1960 : "Nyboking Falster est une ville si petite qu'elle se termine avant même d'avoir commencé... C'est à cet endroit que je naquis en 1960, et c'était la façon la plus sûre de ne pas exister du tout." Son père est danois, sa mère allemande. Dans ce pays-là, dans ces années-là, difficile d'être allemand (l'Allemagne nazie avait occupé le Danemark pendant la seconde guerre mondiale). La famille de Knud fut victime de vexations diverses de la part des habitants, enfants comme adultes dès leur installation à Nyboking Falster. Knud Romer raconte tout cela, en profite pour nous brosser un portrait de ses grands parents maternels et paternels et de quelques autres membres de sa famille. Son récit est à la fois simple, émouvant, révoltant et déchirant. On sent chez Romer un fort ressentiment envers tous ces gens cotoyés pendant sa jeunesse.Encore un très bon livre publié par les éditions Les allusifs. Décidément, bonne pioche à chaque fois ! Yv

Lyvres
25/03/14
 

un petit livre riche en émotions A travers son histoire c'est l’histoire de l’Allemagne et du Danemark que nous propose l'auteur grâce une construction mêlant habilement séquences historiques et familiales.Knud Romer nous offre ici un roman autobiographique poignant empreint de nostalgie mais aussi d’humour et de tendresse.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

De retour d’un séjour à Copenhague, j’ai décidé de m’intéresser à la littérature danoise et je découvre des auteurs qui nous parlent de la vie danoise, après la seconde guerre mondiale et de nos jours.« Cochon d’allemand » de Knut Romer nous raconte l’enfance d’un petit garçon dans un petit village « une ville si petite qu’elle se termine avant même d’avoir commencé » au Danemark.L’auteur va nous raconter son enfance dans cette ville danoise, une enfance de maltraitance de la part des autres élèves, des enfants et adultes du village. Il a été traité de façon permanente de « cochon d’allemand » car sa mère, allemande, avait épousé un danois. Il va nous parler aussi des ses grands parents. Le grand père : Papa Schneider et ses affaires qui n’ont jamais réussi : une compagnie de cars, un hôtel… les grands-mères, qu’il va voir pendant les vacances. Certaines pages sont un bel hommage aux grands-mères, de belles pages sur les plats cuisinés à l’occasion des repas de famille, on en sentira presque les odeurs. De belles pages mais si terribles sur son père, si méticuleux et un hommage d’amour à sa mère. Des pages très touchantes et troublantes sur la fin de vie de sa mère.Il mêle les époques, que ce soient celles de la jeunesse de ces parents ou la sienne. Et il nous raconte la situation difficile de l’Histoire du Danemark, après la deuxième guerre mondiale.Mais il nous décrit aussi la maltraitance d’un petit garçon, dans la cour de récréation et dans les rues de son village.Un roman autobiographique très poignant, qui mêle les époques et qui nous distille beaucoup d’humanité et un bel hommage à sa famille.

catherine
05/06/14
 

Knud Romer, à travers ce roman, nous conte l'histoire de sa famille. Sa mère a quitté l'Allemagne après guerre pour travailler au Danemark. Malgré un passé sans reproche puisqu'elle lutta à sa façon contre le nazisme, elle est dans son nouveau pays, la pestiférée, et son jeune fils, Knud, un "cochon d'Allemand". L'auteur nous entraîne dans l'histoire de sa famille : un grand père allemand, maître en sa demeure, Papa Schneider; un grand-père danois, illuminé et en avance sur son temps; des oncles, des tantes et des cousins. Une multitude de personnages se côtoient de façon assez décousue dans ce court roman. On s'y perd un peu mais le récit n'en est que plus riche. C'est à travers cette lourde histoire familiale que le petit Knud a dû se construire en subissant quotidiennement haine et mépris, en vivant dans un monde clos, fermé. Sa mère s'est toujours attachée à l'élever dans la tradition allemande, noyant chagrin et regrets dans l'alcool. Une histoire décousue (on passe d'une époque à une autre, d'un personnage à un autre) mais l'ensemble de ces destins croisés rend le récit d'autant plus poignant. Ce "brassage" est aussi celui dans lequel l'auteur trouve ses racines.

floaimelesmots
01/02/13
 

Le récit, donné comme fortement autobiographique, commence sur un ton d'humour grinçant : l'évocation façon puzzle de la famille du narrateur avec des personnages pittoresques: "Oncle Helmut était farci d'éclat de grenades qui sortaient de son corps à intervalles réguliers,et à l'occasion de chaque rencontre,il me faisait cadeau d'un nouveau morceau et d'un nouvel épisode" (de ses histoires de guerre), et des notations caustiques :"...et elles tombaient dans le bras l'une de l'autre en se haïssant par dessus tout".Mais au fur et à mesure, le roman devient plus sombre et poignant : cet enfant, né en 1960 dans une petite ville danoise, pourrait avoir une vie tout à fait ordinaire si sa mère n'était pas allemande. Et bien que la guerre soit finie depuis longtemps, la vindicte des villageois ne cessera pas contre cette femme et sa famille.Hildegard n'a pas eu une vie facile,que ce soit avant ou pendant la guerre mais toujours elle a su faire preuve de courage , d'opiniâtreté et de débrouillardise.Son fils, en butte aux tracasseries permanentes, à l'hostilité de ses camarades, aux injures, d'où le titre, Cochon d'Allemand, fait face lui aussi sans se plaindre. On a le coeur serré en lisant des phrases telles que : "Le seul cadeau que je souhaitais pour mon anniversaire, c'était de ne pas avoir d'anniversaire."Il faut savoir accepter l'apect fragmentaire du récit et son absence de linéarité (on passe du passé d'un personnage à un autre, d'une époque à une autre sans transition) , mieux se perdre pour mieux se trouver, épouser les mouvements des souvenirs qui affluent comme les morceaux de grenade de l'oncle Helmut et ainsi échapper-un peu- à la noirceur de l'histoire.Le style est dense et acéré.Intrigué autant par le titre que par la couverture, Ferdinand , 8 ans, m'a demandé de quoi parlait ce livre. Je lui ai résumé l'histoire et lui ai lu le passage cauchemardesque de l'anniversaire. Il a réfléchi un instant et m' a demandé : "Et il s'est vengé ? ".Knud Romer a fait mieux que ça : il a écrit ce livre. cathulu

cathulu
14/08/12
 

Ce roman autobiographique de Knud Romer, Danois manifestement assez célèbre dans son pays (il a joué dans Les idiots de Lars Von Trier et Allegro de Christoffer Boe et il a publié de nombreux essais culturo-historiques) est émouvant et intéressant à plus d'un titre. Il s'agit d'une chronique familiale qui démarre avec la vie de ses grands-parents, les Danois Romer Jorgensen et les Allemands Voll et Schneider avant, durant et après la Seconde guerre mondiale. C'est d'ailleurs cette guerre qui marque un tournant dans l'histoire familiale puisque suite à l'occupation du Danemark par les Allemands, les Danois conçurent une véritable haine pour ce peuple, haine dont la pauvre Hildegarde fit les frais, un comble pour cette femme qui avait été résistante dans son propre pays. Les tableaux familiaux s'enchaînent donc, parfois de manière désordonnée (et c'est là le reproche que je ferai à ce roman, je n'ai pas toujours bien saisi quel était l'ordre de la réminiscence), souvent émouvants (le pauvre Carl, grand-père Danois qui courut toute sa vie après des chimères, la grand-mère Allemande, brûlée par une explosion de gasoil pendant la guerre), parfois drôles (son amour de la lecture lui vient de son intérêt pour le sexe, sujet inexistant dans sa famille) ou poignants (la vie de sa mère, femme énergique et courageuse, marquée à vie par l'exécution de son premier amour, Horst, qui était entré en résistance contre Hitler, a été une longue suite de renoncements et de souffrances tues). Au final, il s'agit d'une véritable déclaration d'amour pour sa mère et sa grand-mère maternelle, et il est bien dommage que ce roman soit parfois desservi par une traduction un peu maladroite.

fashiongeronimo
15/07/12
 

J'ai été très déçue par ce roman, que j'ai trouvé un peu ennuyeux et un peu pontifiant. Je n'ai pas du tout ressenti d'émotion au cours de ma lecture et surtout, j'ai eu un mal fou à me faire au style de l'auteur. J'ai trouvé que tout était un peu en fouillis et j'aurais peut-être plus apprécié si chaque personnage (pourtant aux caractères fort intéressants) avait eu un ou plusieurs chapitres pour lui tout seul, plutôt que de passer de l'un à l'autre et de me sentir un peu perdue... Idem pour la chronologie, j'étais désemparée dans ma lecture par les aller-retours entre les dates, les périodes, les lieux... De plus, est-ce parce que je suis germaniste, mais les dialogues notés en allemand et traduits juste après en français m'ont énervée... et j'ai trouvé qu'ils alourdissaient l'ensemble. Une déception, donc, bien que je sois consciente que la vie de ce petit garçon tiraillé entre deux pays et deux modes de vie, soumis au racisme ambiant et aux fluctuations d'humeur de sa maman soit poignante et bien triste. Suite sur Les lectures de Lili Liliba

liliba
21/12/09
 

un petit livre riche en émotions A travers son histoire c'est l’histoire de l’Allemagne et du Danemark que nous propose l'auteur grâce une construction mêlant habilement séquences historiques et familiales.Knud Romer nous offre ici un roman autobiographique poignant empreint de nostalgie mais aussi d’humour et de tendresse.

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.14 kg
  • Langage original : DANOIS

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