La dechirure

BAUCHAU, HENRY

livre la dechirure
EDITEUR : ESPACE NORD
DATE DE PARUTION : 15/10/09
LES NOTES :

à partir de
10,00 €

SYNOPSIS :

" On peut vivre aussi dans la déchirure. On peut très bien. " Ou comment un fils apprend à surmonter
la perte de sa mère et revient, le temps d'une semaine, dans les pas de l'enfant qu'il était.
1 personne en parle

Le narrateur – dont on ne connaîtra pas le nom – est appelé au chevet de sa mère qui va mourir. Il va la veiller, avec sa soeur Poupée, durant six jours. Ce moment d’accompagnement de la mourante, comme hors du temps, va faire remonter en lui de nombreux souvenirs d’enfance qui vont s’entremêler avec les souvenirs plus récents de la psychanalyse qu’il effectue avec celle qu’il nomme la Sybille.Les souvenirs de l’enfance sont insiste sur la relation ou l’absence de relation que le narrateur entretenait avec celle qu’il nomme justement Mérence (nom propre créé par Bauchau pour signifier à la fois la Mère et l’Absence), avec son frère aîné Olivier à la fois adulé et jalousé et avec d’autres figures familiales comme le grand-père.Ce texte peut être qualifié de fiction autobiographique puisque Bauchau a commencé la rédaction de son livre juste après la mort de sa mère. Mais fiction car on ressent toute l’impossibilité de retracer sa vie ou son analyse dans un livre de manière juste puisque dans un certain sens ce qui est passé ne nous appartient plus. Ainsi, ce livre peut tout à fait rejoindre La vie absente de l’autobiographie de Jean Pfeiffer et le commentaire que j’en avais fait.Si le texte peut apparaître difficile car polyphonique avec des souvenirs qui s’enchevêtrent les uns avec les autres, avec ces morceaux de passé qui font irruption dans la conscience du narrateur de façon désordonnée, tout finit par s’articuler à la fin. La mort de mère, la déchirure, l’acceptation de cette séparation est sans doute le seul moyen pour le narrateur de créer un lien qui lui semblait inexistant jusque là. La parole de la Sybille citée en exergue peut à est seule résumer le roman : "Nous ne sommes pas dans la réconciliation. Nous sommes dans la déchirure. On peut vivre aussi dans la déchirure. On peut très bien."J’avoue que cette lecture m’a un peu désorientée avec son style décousu qui n’est pas sans rappeler les expériences littéraires du Nouveau Roman. J’ai eu du mal à accrocher malgré les thèmes de la psychanalyse et du rapport à la mère qui me tiennent à coeur peut-être parce qu’au fond, ils ne m’ont paru qu’esquisser au profit de réminiscences dont je n’ai pas vraiment compris la symbolique. Une seconde lecture est sans doute nécessaire pour en mesurer tous les enjeux de cette oeuvre si riche en symboles…

Naurile
28/09/13
 

Format

  • Hauteur : 18.20 cm
  • Largeur : 12.40 cm
  • Poids : 0.31 kg

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