EDITEUR : ALBIN MICHEL
DATE DE PARUTION : 03/01/01
LES NOTES :

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14,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

La Terre. Exploitée, martyrisée, défigurée. La Terre se révolte. Séismes, raz de marée, ouragans, éruptions volcaniques, virus foudroyants. Face à une série de cataclysmes sans précédent, les scientifiques du monde entier sont sans réponse. Une
femme, elle, a compris. Parce qu'elle a su payer le prix. Mais le monde est-il prêt à écouter une femme ? Un thriller à la puissance 10. Un roman initiatique qui résonne comme un dernier avertissement : et si le compte à rebours avait déjà commencer ?.
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Colère est, rappelons-le, le tout premier roman de Denis Marquet, et sûrement son plus grand succès. Ce livre s'illustre par son côté novateur de l'écothriller et se situe pile dans la mouvance typée américaine que l'on trouve souvent dans le thriller français. Ce genre, rappelons-le, est aujourd'hui tenu par plusieurs auteurs dont le célèbre Jean-Christophe Grangé, et se caractérise par un type tout particulier d'écriture, basée sur deux colonnes principales : le drame et les péripéties (ou rebondissements).Je vais donc d'abord commencer par un point négatif, à savoir le style de l'auteur et de la concordance de celui-ci avec l'histoire. Tout au long du livre, nous sommes embarqués dans une histoire merveilleuse (que j'analyserai après) avec un style simple et malheureusement... trop simple. Si le vocabulaire est assez présent et s'imbrique correctement, les tournures de phrases restent pauvres, et l'on retrouve malheureusement un cliché dans l'écriture, à savoir les courtes phrases qui ont pour but de donner une tonalité sèche et donc angoissante. L'auteur ne semble pas maîtriser correctement ce procédé, en ne l'utilisant qu'à un seul moment donné dans l'histoire, mais en tant que "pavé", en voici d'ailleurs un court extrait :"Le feu. L'avion. Sortir. La ceinture.Je dois défaire la ceinture."Si cela peut donner une bonne cadence dans les événements, ce passage est assez mal implanté dans le reste de l'histoire et se lit plutôt mal. C'est dommage, mais, heureusement, cela reste un détail dans l'océan des 500 pages. De plus, on découvre que certains termes reviennent assez souvent dans l'histoire, comme le fameux "frisson [qui] parcourt l'échine".Un autre reproche que l'on pourrait faire au niveau du style, c'est le côté parfois un peu catalogue dans les descriptions des actions : "Mary fait ceci, elle fait cela, Mary parle à Greg, elle parle à lui" etc. J'ai une fois résisté à la tentation de surligner "il" à chaque fois que je le croisais sur la page. Toutefois, ce côté n'est pas forcément dérangeant et n'entrave pas la lecture, on y pense juste, mais on ne s'arrête pas sur ce détail.Mais, pour le reste, on peut qualifier le livre comme très efficace, notamment au niveau de sa construction et de son argumentation. Intéressons-nous d'abord à la disposition des chapitres et des points de vue tout au long du livre. Si les personnages principaux reviennent souvent dans le livre, on découvre bon nombre de personnages secondaires dont on adopte, le temps de quelques pages, le point de vue, le passé et la situation actuelle. Ainsi Denis Marquet nous confronte au point de vue de ces différents hommes face à une catastrophe qui est sur le point de se produire, tout en nous décrivant naturellement et sincèrement la situation du personnage, si bien que l'on peut rapidement plonger à ses côtés et donc vivre l'histoire. Pour l'exemple, on peut citer le businessman dans sa grande tour d'affaire qui s'enferme à l'intérieur avec ses employés, se fait livrer sa nourriture et interdit à quiconque d'entrer ou de sortir pour échapper à l'épidémie du virus mortel, ou encore de la petite fille qui grimpe au pommier du voisin, en décroche le fruit, le croque et ressent soudain des douleurs au coeur, puis tombe et meurt. Si décrit comme tel, l'impression laissée est rude, Denis Marquet nous décrit cette situation implicitement et nous invite à réfléchir.On peut maintenant venir à parler proprement de l'histoire. On peut dire que sur ce coup, Denis Marquet a écrit un très bon scénario, gâché malheureusement par beaucoup de clichés, parmi lesquels la femme incomprise qui peut sauver le monde à elle seule, un colonel partagé entre les ordres et les sentiments et toujours le point central des USA, avec Maison Blanche et Pentagone à la clé. Un point assez mauvais de ce côté donc, mais qui est fortement compensé par ce que nous allons voir maintenant.Une autre bonne note pour l'auteur, c'est le suspense qui est presque omniprésent. Le point central de l'histoire est de donner à la Terre une conscience et de lui permettre de combattre l'homme, qu'elle considère comme son plus grand prédateur. Ce suspense peut-être relié au côté "actualité" du livre ; effectivement, Denis Marquet se sert des problèmes de la société actuelle et les accentue, ce qui nous permet, encore une fois, de nous immiscer dans l'histoire. D'une manière encore plus générale, tout ce suspense, ce mystère, presque cette énigme finalement, fait une belle démonstration de l'imagination plus que fertile de l'auteur.L'histoire est également renforcée par un trio de thèmes intéressants et efficaces, à savoir la science (les grandes lois génétiques, les recherches sur le virus mutant, la dérive des continents) la religion (L'Apocalypse, le Déluge, etc.) et l'écologie (notre rapport vis-à-vis de la planète), le tout formidablement bien combiné et apportant une réflexion intérieure forte. Comme on aurait pu en douter avec cet auteur, il met beaucoup de grandes lignes de philosophie dans son roman, parfois même un peu trop, ce qui peut gâcher le dynamisme de l'histoire.

Clementh
25/07/12
 

Format

  • Hauteur : 24.00 cm
  • Largeur : 15.50 cm
  • Poids : 0.70 kg

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