Colloque sentimental

WOLKENSTEIN, JULIE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 10/04/03
LES NOTES :

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8,20 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Pourquoi ann hellbrown a-t-elle brusquement décidé d'arrêter d'écrire après la noyade de son mari ? pourquoi s'est-elle exilée en angleterre et n'a-t-elle jamais, jusqu'à sa mort en 1912, rompu son voeu de silence ? de quoi est-elle coupable ? Une poignée d'universitaires, plus ou moins excentriques, plus ou moins convaincus du sérieux de leur mission, sont réunis par un colloque consacré à la romancière. Dans le manoir de l'ouest de la france oú elle vécut jadis, ils échangent des points de vue, forment des
hypothèses littéraires et des projets amoureux. de chercheurs, ils se transforment en détectives. ils ont quatre jours pour mener l'enquête sur la disparue. leurs témoignages croisés, ainsi que d'autres pièces mystérieusement versées au dossier à leur insu permettront au lecteur de juger. au rythme des vagues qui menacent le manoir, dans ce va-et-vient qui mêle satire des moeurs universitaires et plongée dans une intimité d'un autre temps, entre aujourd'hui et hier, les secrets engloutis refont surface.
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Un roman surprenant, découpé en quatre journées, du mercredi au samedi. L'intrigue commence par une lettre de la romancière Ann Hellbrown, datée de 1895, dans laquelle elle annonce qu'elle n'écrira plus. Janet est une universitaire américaine, qui travaille sur une biographie critique d'Ann. Considérée comme la seule et unique spécialiste de l'auteur méconnue, elle participe, à ce titre, à un colloque consacré à son œuvre. Elle qui n'a jamais voyagé va devoir se confronter à la réalité. Elle arrive dans cette petite ville sur les côtes françaises dont elle connaît toutes les descriptions mais qu'elle n'a jamais vu. Déjanire est une jeune chercheuse, elle se consacre à l'étude de la maternité au début du 20ème siècle. Ses parents ont voulu se démarquer en lui donnant le prénom d'une héroïne grecque, comme si cela les dispensait de l'éduquer. "La maîtresse avait fait l'appel, pointé sans broncher sur sa liste les Caroline, Sylvie, Valérie, Sophie, marqué un temps d'arrêt, relevé la tête, et affiché sur son visage jusque-là fermé un désaccord, presque une offense. " Il doit y avoir une erreur, avait-elle dit. Y a-t-il parmi vous une petite fille dont le nom de famille est Mulot ? " Pas une fois, l'"erreur" rectifiée, l'institutrice, au cours de cette année de mortifications, n'avait prononcé correctement son nom." (p. 36)Elle doit participer au colloque, sa contribution porte sur un texte dans lequel Ann Hellbrown conteste le principe d'instinct maternel, intitulé "Devenir mère". Au fil du voyage les deux femmes se souviennent de leur enfance respective. A la fin de la première journée apparaît le personnage de Lili, jeune étudiante qui travaille au manoir, et, la seconde, celui de Bernard, l'organisateur du colloque. Professeur, oppressé par ses parents, il voit dans l’événement un moyen de libération. Les personnage de Déjanire et de Bernard sont irrémédiablement isolés, l'un par son physique de jeune premier, l'autre par son prénom prétentieux d’héroïne grecque. L'objet véritable du colloque est de savoir si le vœu de silence de la romancière a été respecté : le roman est ainsi entrecoupé d'extraits du texte inédit que tous rêvent de découvrir. Il s'apparente à une confession et livre toutes les clefs qui manquent à notre noyau d'érudits L'auteur se moque gentiment du monde universitaire, ses rites, ses codes, ses ego et susceptibilités démesurés. Le titre est celui d'un poème de Verlaine, que l'on retrouve en annexe, au beau milieu du roman et dont l'auteur souligne l'aspect à la fois romantique et satirique : « Il était déjà suffisamment latiniste pour comprendre la préciosité étymologique, le terme pris dans son sens premier de « conversation », et pourtant, il sentait l'ironie diffuse que dégageait l'accolade, la prétention doctorale mariée au roman de gare. » (p. 92)L'auteur comme l'un de ses personnages, croit « aux ressorts policiers cachés dans les plis de l'érudition. » (p. 108). Ce roman nous parle de la condition féminine, de la filiation, de l'écriture et de la peinture. Les annexes s'intercalent à même le texte, distillant à mesure les confessions et révélations de la romancière. Certaines notes s'amusent même de l'impatience du lecteur, ou de ses interprétation. Un livre dans lequel se mêlent érudition et romantisme.

sovane
15/11/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.90 cm
  • Poids : 0.16 kg

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