Confession d'un porte-drapeau dechu

MAKINE, ANDREI

livre confession d'un porte-drapeau dechu
EDITEUR : BELFOND
DATE DE PARUTION : 12/09/99
LES NOTES :

à partir de
17,00 €

SYNOPSIS :

"Tout était si simple. Limpide... Le clairon lançait ses cris perçants. Le tambour vibrait. Et vibrait au-dessus de sa peau jaune et racornie le ciel dont nous avalions de grands pans frais et bleus en chantant nos chansons sonores. L'univers entier trépidait dans ce roulement et ces cris. Tout était si clair dans ce début de notre vie. Notre enfance avait l'odeur piquante du cuivre étincelant, la résonance martiale de la peau tendue. Et
nous marchions les jambes veloutées de poussière, à travers les chemins des champs. Toujours tout droit devant nous. Toujours vers cet horizon radieux. " L'univers poétique de ce roman est celui de la Russie secrète, intense, vraie, que la mémoire a préservée au milieu des catastrophes humaines de ce siècle. Cette Russie qui ne peut être contée que dans une confession - dans la confiance absolue, dans la volonté de dire l'indicible.
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Confession d’un porte-drapeau déchu, deuxième livre publié par Andreï Makine qui ne connaîtra la reconnaissance et le succès littéraires qu’avec Le Testament français, est un roman plein de promesses.Les promesses "d’un avenir radieux" que les deux amis d’enfance, Kim et Arkadi, entendent sans cesse dans la bouche des animateurs des pionniers soviétiques, mais aussi les promesses d’une oeuvre encore à ses débuts et dont on retrouvera de nombreuses thématiques dans les romans futurs : l’enfance, l’âme russe profondément ancrée, malgré les lourdeurs du système, chez les habitants de cette cour d’un village tranquille situé à 50 km d’une grande ville (on comprendra bien plus tard qu’il s’agit de Leningrad), les agissements contradictoires et scabreux des hautes sphères soviétiques, l’histoire du pays… et l’écriture déjà accordée à la mémoire, aux souvenirs des saisons, à la nostalgie lucide de Kim, le narrateur.La vie dans les trois immeubles qui bordent cette cour, les appartements communautaires, les babouchkas qui bavardent sous un arbre, les gens qui s’accommodent des lenteurs et des bizarreries du système m’ont un peu fait penser à Léna de Virginie Deloffre. J’ai aimé aussi la complémentarité des deux enfants avec leur clairon et leur tambour insatiables, de leurs deux pères discrets quant à eux, touchés dans leur chair ou dans leur coeur par l’horreur de la guerre, de leurs deux mères qui finissent par chuchoter un peu de leurs confidences intimes à la fin du roman, dévoilant elles aussi un pan de cette horreur glacée.Je ne connais pas encore assez l’oeuvre d’Andreï Makine, il paraîtrait que ce roman n’est pas le plus beau qu’il ait écrit mais il est loin d’être déplaisant et offre quelques beaux moments d’émotion. Anne

Anne7500
03/02/14
 

Format

  • Hauteur : 20.60 cm
  • Largeur : 14.10 cm
  • Poids : 0.18 kg

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