Confessions d'une radine

CUSSET, CATHERINE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 10/06/04
LES NOTES :

à partir de
4,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

«Je suis radine mais j'aimerais ne pas l'être. La première victime de ma radinerie, c'est moi. En effet je crois que vivre c'est dépenser, jouir, donner sans compter. Surtout, ne pas compter. Je peux me mettre en colère contre moi. Je peux réagir contre. Il n'en reste pas moins : mon premier instinct, c'est d'être radine. Je finirai comme grand-maman : invitant les autres, donnant, payant avec mon fric laborieusement économisé. Je serai la femme-qui-paie-plus-vite-que-son-ombre
mais je resterai la radine : celle qui calcule. Parfois je me demande si c'est par radinerie aussi que j'écris. Pour que rien ne se perde. Pour recycler, rentabiliser tout ce qui m'arrive. Pour amasser mon passé, le constituer en réserve sonnante et trébuchante. Pour y entrer comme dans une salle au trésor et contempler mes pièces d'or. Pour investir et faire fructifier mon capital de sensations et de douleurs.» Catherine Cusset.
9 personnes en parlent

La narratrice a un rapport difficile, pour ne pas dire pathologique, avec l'argent. Elle avoue être radine, avare, grippe-sous, etc. .... Cela la culpabilise et elle dit être la première victime de sa radinerieCe livre est un très certainement un récit autobiographique. En effet, la vie du personnage correspond à celle de Catherine Cusset qui vit aussi à New-York, a aussi épousé un américain et possède des appartements à Paris et à New-York.Elle nous raconte les petites mesquineries quotidiennes de cette radine au travers de plein de petites anecdotes. Par exemple, l’épreuve que constitue le restaurant pour un radin : "Le restaurant, une affaire compliquée", nous dit-elle. Au moment de l’addition, la radine n’hésite pas à se faire inviter ou au moins ne pas payer plus que ce qu’elle estime devoir payer compte-tenu de ce qu’elle a mangé. Voici le drame que vit la radine : "Nous allons partager l’addition et ce repas me reviendra beaucoup plus cher que si j’avais mangé la même chose seule "!Ce n’est pas de l’autodérision mais de l’auto-flagellation, bien sympathique certes, mais sans surprise. Catherine Cusset en se lamentant plutôt que de prendre les choses avec humour nous enlève beaucoup du plaisir qu’on aurait pu avoir à la lecture de ce livre de seulement 139 pages vite et facilement lues, mais vite oubliées.

Ludeca
25/04/13
 

Ce livre, que l'éditeur catalogue comme roman, constitue plutôt un ensemble de récits courts décrivant le travers principal de son auteur : la radinerie. La mode étant à l'impudeur, voire à l'autoflagellation, Catherine Cusset ne nous épargnera rien des bassesses dont elle est coutumière : calculs mesquins, indélicatesses, relations entachées de vénalité, fantasmes liés au bling-bling... A sa décharge, on se dit que ce vice (la radinerie, pas le vol qui en est une conséquence) est peut-être plus fort qu'elle par moments. Elle se rend malade à l'idée de payer l'addition pour plusieurs personnes lorsque la situation ne l'exige pas; elle ne se résout pas à prendre le taxi même lorsque le tarif est dérisoire comme à Prague; en revanche, lorsqu'il s'agit de gratter, de marchander, de profiter, elle se lâche. Il lui arrive d'être saisie de fièvre acheteuse, lorsqu'elle s'imagine faire de bonnes affaires; mais cette avidité qui la pousse à acquérir toujours plus, toujours moins cher résulte elle-même de sa radinerie...

Schlabaya
19/08/10

Il me semble que c'est Mylou qui m'en a parlé en 1er, puis le titre m'a plu, je voulais savoir ce qu'il y avait dedans :) La couverture du livre ne m'a pas attirée > la femme qui est dessus est terne, elle ne donne pas envie d'aller vers elle... Elle n'aspire pas la sympathie... Cela illustre bien la radinierie !En fait, au départ j'ai eu du mal à entrer dans ce petit livre puis je ne voulais plus en sortir mais j'arrivais déjà à la fin...... de la honte !Contente de ne plus avoir à cacher la couverture, j'ai eu honte du titre du livre.Certes, c'est idiot ! En fait je n'aime pas être associée à "la radinerie"..Du livre ressort bien cette honte d'être radine. Pour ma part, je suis regardante sur comment je dépense mon argent mais de là à me qualifier de radine non ! Quoique un peu... Mais qui ne l'est pas un peu-moyennement-beaucoup ?!? Selon l'éducation et le vécu que l'on a.La radine du livre n'est pas si détestable, quoique elle utilise des moyens contestables (le vol, le mensonge...)On n'est pas heureux quand on est trop pres de ses sous ! Certes, mais il faut bien aussi ne pas dépenser à tout va > avoir des sous c'est utile.> "Car la Cigale se trouve alors bien dépourvu lorsque l'hiver..." (LaFontaine)Il faut un coté Fourmi mais pas trop !Où commence et fini la radinerie ?Là est la question... Du temps pour lire

sybelline
12/07/13
 

Profits, profits.... Des économies réalisées en se faisant inviter par un proche, c’est l’objectif principal de notre protagoniste. Simuler une certaine culpabilité lors des profits réalisés, c’est son meilleur rôle. Un personnage plutôt exaspérant qui met presque mal à l’aise. Un roman court qui s’essouffle vers la fin. Une fin qui manque de profondeur.

Française née à Paris, Catherine Cusset vit surtout à New-York car elle s'est mariée avec un américain. Elle est l'auteur de sept romans et se partage entre les deux côtés de l'Atlantique. Le couple possède deux appartements, un dans chacune des deux villes, et semble à l'abri du besoin. L'ennui c'est que Catherine a un rapport difficile pour ne pas dire pathologique avec l'argent. C'est une radine, une avare, une rapiate de la pire espèce. Elle ne sait comment faire pour ne pas dépenser son argent. Elle préfère les transports en commun à la voiture individuelle et la marche à pied aux déplacements en taxi. Elle s'arrange pour se faire offrir les consommations quand elle se retrouve avec des amis dans un bar etc, etc...Ce récit intimiste et même nombriliste aurait pu être amusant et même désopilant si notre moderne Harpagon en jupon avait été au bout de la logique de sa démarche et avait pratiqué l'humour et l'auto-dérision à haute dose, mais il n'en est rien. L'auteure n'arrive pas à prendre un peu de recul par rapport à son triste penchant. Elle culpabilise d'être ce qu'elle est, avoue être la première victime de sa radinerie tout en incriminant son hérédité : un père très près de ses sous et une mère indifférente aux objets. Résultat : une fille acheteuse compulsive et si possible avec l'argent des autres... En fait de « confessions », on reste plutôt sur le registre tristounet de la complainte et de la lamentation. Si cette radine n'était pas aussi déplaisante, on en arriverait presque à la plaindre. Fort heureusement, ce livre, par ailleurs bien écrit en raison d'une plume vive et minimaliste, est plutôt court (109 pages) et donc vite lu, vite oublié.

CCRIDER
21/02/13
 

Hum.... pas évident de résumer mes impressions face à ce roman. Et d'ailleurs roman n'est pas le bon terme, car ici Catherine Cusset tente de se livrer, comme si en dévoilant noir sur blanc ses petites bassesses elle s'en dédouanait... Sans doute est-ce pour cela qu'elle n'a pas choisi le biais de l'humour...Alors ça se lit bien, très bien même. Le style est incisif, les anecdotes pullulent en mots brefs et concis.L'auteure elle-même est très sympathique dans ses diverses interventions télévisées, a beaucoup de charme et s'exprime très bien.Mais sorti de là, rien.Pas d'analyse en profondeur, pas de conclusions tirées, pas d'éléments contrebalançant l'étroitesse des pensées de Madame...Ce qui fait que c'est un peu facile, tout ça ! Regardez comme je suis, voilà, merci, au-revoir....Donc pour moi c'est totalement inabouti. Sylvie Sagnes

SagnesSy
25/07/12
 

Secon livre de Cusset après "Journal d'un cycle New York" . Mais vraiment je n'accroche pas.Simple description des faits et évènements asujettis à la radinerie .... Ce livre se lit simplement et facilement.

un flyer
04/06/12

Piouf ! je l'ai subi !! heureusement que l'auteur a aussi était radine en pages !! L'histoire aurait du être abordée avec plus d'humour ou alors insister sur les sentiments que cela déclenche. Ici, juste une succession de situation démontrant la radinerie du personnage !

veroadrien32
15/08/11
 

Une histoire de compulsion… Une histoire de compulsion… La dame est radine, elle entasse, elle stocke, elle compte, elle vole aussi, dans les magasins, chez ses amis. Par économie, dit-elle. Pourtant, elle a les moyens de ses envies ! Mais non, c’est plus fort qu’elle. La honte et les déconvenues (elle n’est pas une voleuse très habile…) n’y font rien. Même l’écriture est un acte d’économie : il faut tout garder, tout accumuler, même les souvenirs. Rien ne doit se perdre. Quelle vie…

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.10 kg

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