Contes carnivores

QUIRINY, BERNARD

EDITEUR : SEUIL
DATE DE PARUTION : 13/03/08
LES NOTES :

à partir de
6,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Un botaniste amoureux de sa plante carnivore ; Un curé argentin qui a la faculté de se dédoubler dans différents corps ; Onze écrivains morts que vous n'avez jamais lus ; Une femme-orange qui se laisse littéralement boire par ses amants; Une société d'esthètes fascinés par les marées noires ; Des indiens d'Amazonie qu'aucun linguiste ne comprend ; Et l'extraordinaire Pierre Gould
qui ressurgit sans cesse en héros transformiste' Quatorze nouvelles fantastiques à l'imagination débridée et au style ciselé, dans la grande tradition des labyrinthes borgésiens et du Passe muraille d'Aymé. Le lecteur attentif croisera aussi l'ombre de Thomas de Quincey, le fantôme de Michel de Ghelderode et celui d'Enrique Vila-Matas, qui s'invite en personne dans la préface.
7 personnes en parlent

Comme le titre l'indique, Bernard Quiriny écrit des contes, des nouvelles. Elles oscillent entre le monde d'Edgar Allan Poe et celui d'Alphonse Allais : la filiation est d'ailleurs assumée. Souvent drôles, loufoques, un peu fantastiques (dans le sens où elles sont hors de la réalité). Ecrites dans un style un peu désuet qui leur siéent parfaitement, elles se lisent sans difficulté, notamment les trois premières et encore plus particulièrement, Sanguine, l'histoire d'une femme-orange et Qui habet autres, celle d'un homme qui entend toutes les conversations le concernant, même si elles se déroulent très loin. On croise aussi un amoureux des plantes carnivores et un cercle d'amateurs de marées noires. Yv

Lyvres
25/03/14
 

Le gros risque avec Quiriny, c’est que j’ai très très peur d’un jour être déçue. Je viens de nouveau de me plonger avec délice dans un recueil de ses nouvelles que j’ai toutes savourées avec un plaisir extraordinaire, mais du coup j’ai peur. Bernie, (tu permets que je t’appelle Bernie et que je te tutoie? j’ai l’impression d’être très proche de toi à force de te lire…) dans ton prochain texte, je m’éclaterai autant? Rétrospectivement, je pense que j’ai bien fait de lire les Assoiffées en premier, je ne me souviens pas d’avoir autant adoré. Peut-être parce que c’est un roman, et que finalement sa plume me semble absolument extraordinaire dans les nouvelles. Mais bon, tout de même, ce voyage en Belgique matriarcale, c’était vachement bien! Dans ce recueil, à nouveau des nouvelles, à nouveau fort déjantées, toujours hantées par Pierre Goude et menées de main de maître par un narrateur délicieux. La dernière, en particulier, qui donne son nom au recueil, m’a semblé vraiment extraordinaire. Mais je ne peux pas me concentrer sur elle, ce serait oublier celle de l’évêque argentin, celle de l’alcool bizarroïde, celle du tueur en série attachant… et toutes les autres. Réellement, si vous souhaitez passer un bon moment avec des textes charmants, jetez-vous sur ce recueil… et sur tous les autres de Quiriny!

Readingintherain
19/04/12
 

Dans son deuxième recueil de nouvelles, Quiriny nous emmène dans des histoires fantastiques dignes des grands maîtres Poe et Maupassant. L’étrange s’installe dans chacun des récits, créant une atmosphère cauchemardesque ou poétique. Amour destructeur pour une femme-orange, passion d’un scientifique pour ses plantes carnivores qui finissent par se retourner contre lui, malaise d’un évêque suivi par son double, toutes les nouvelles mettent en place un univers d’angoisse, servi par une langue et une écriture parfaitement maîtrisées.

Le genre fantastique est un genre difficile à maîtriser car soit l'écrivain sombre dans l'absurde et le grandiloquent, soit il s'inscrit dans la réussite. C'est un genre difficile car c'est aussi un genre qui plaît beaucoup aux lecteurs, et ces lecteurs ne veulent pas lire les mêmes choses chez des auteurs différents. Aucune chance de trouver dans ces "contes carnivores" une impression de déjà lu. Résolument contemporaines, ces nouvelles s'inscrivent dans l'originalité. Dès le premier récit, "sanguine", le ton est donné. De plus, l'auteur manie habilement le récit rapporté. En effet, souvent, le héros de l'histoire raconte à un autre ce qui lui est arrivé. En fait, Quiriny use sans abuser de toutes les ficelles narratives: mise en abyme , lettre, enquête policière, auto-dérision, récit à la première personne, conte...le lecteur rencontre aussi bien un miroir magique reflétant les secrets des gens, qu'une jeune femme qui a pondu un œuf...Souvent, on retrouve des personnages qui portent le même nom, sans pour autant avoir de liens entre eux. Pierre Gould est l'incarnation du personnage fantasque par excellence, le symbole du cynisme et de l'humour noir. Sa "femme-livre" est une conception tout à fait originale du fantastique: "vous n'imaginez pas comme cela encourage l'amour de la littérature. Les jeunes gens ne lisent plus les livres , ils les dévorent.(...) Ce vice impuni, la lecture...". Tatouer un roman sur une belle femme invite non seulement à la lecture, mais préserve l'environnement! drôles, oniriques, mais jamais absurdes ou pesantes, ces nouvelles font la part belle aux "captations auditives" (pratiques), aux corps multiples pour une seule âme (ce qui pose quelques problèmes d'organisation...), aux histoires d'amour étranges, ou aux requêtes peu banales. Les chutes de chaque histoire sont réussies, et invitent facilement le lecteur à découvrir la suivante. Je ne connaissais pas l'auteur, ce fut donc une belle rencontre littéraire. vivi

vivicroqueusedelivres
14/02/12
 

"L’aptitude à la joie s’atrophie quand on veut être comme les autres. »« Contes carnivores », drôle de titre .... le dilemme était de savoir comment "manger" ce recueil.Je me suis mise à la lecture et j’ai vite compris qu’il n’y aurait pas trop de questions à se poser.Comme devant un mets, mon appétit de lecture s’adaptait à mon ressenti.J’ai avalé goulûment et avec jubilation « Marées noires » et « Mélanges amoureux ». J’ai même remis le couvert pour le premier car il fallait aller chercher le goût caché derrière la première bouchée pour découvrir d’autres saveurs.J’ai goûté du bout des lèvres « Sanguine » mais goûté quand même. Les interdictions, les plaisirs défendus tentent toujours et personne n’allait le savoir n’est ce pas ?J’ai gobé « Les souvenirs d’un tueur à gages » en cachette, à toute vitesse, en surveillant du coin de l’œil pour que personne ne prenne ma part …D’autres ont été mangés de ci de là lorsque l’occasion se présentait comme un encas, un dessert supplémentaire ou bien mangés à petites bouchées, pour savourer ou parce que ce n’était pas le moment et que je n’avais plus vraiment faim …Une lecture à prendre comme elle est, à déguster petit à petit pour ne pas risquer l’indigestion.

Cassiopea
24/09/11
 

Les critiques avenantes ont attirée mon attention sur la dernière parution d’un auteur que je ne connaissais pas encore. L’occasion d’une lecture commune avec Partage-Lecture et le partenariat des éditions Points, me permettrons de rentrer dans l’univers de Bernard Quiriny avec Contes carnivores .C’est la joie dévorante mise en avant par une 4ème de couverture alléchante qui m’a attirée.Je dois dire que le résultat n’est pas tout à fait à la hauteur de mes espérances. Les nouvelles ont peu de point commun entre elles, hormis un caractère « abracadabrantesque » avec lequel j’ai eu beaucoup de mal à me familiariser. Mon cerveau cartésien ne semble pas programmé pour cela.Quatorze nouvelles d’un volume équilibré, mais de qualité inégale. Certaines sont digestes, comme Mélanges amoureux, la seule qui ai réussi à m’arracher un rictus lors de la chute.D’autres à la limite du glauque comme sanguine……… Fort heureusement il y a longtemps que les boutons crapoteux, plaies purulentes, nécroses cutanées, et j’en passe ne mettent plus au bord de la nausée. Les âmes sensibles auront, je pense, bien apprécié……….d’autant que le recueil commence par cette histoire là !!!!!Certaines n’ont pas réussi à m’accrocher au delà de quelques pages. Chroniques musicales d’Europe n’ont même pas titillé la mélomane que je suis.La palme revient à l’épiscopat d’Argentine…..Je ne suis déjà pas très au clair avec les mystères de la foi, mais là, un curé qui se dédouble, non, pas un curé, l’évêque, carrément……..décidément c’est beaucoup trop loufoque pour moi.Alors si je m’en remets l’appréciation du figaro magazine comme étant « un recueil libre, virtuose, jubilatoire et revigorant »………..libre : sans aucun doute ; virtuose : je cherche toujours ; jubilatoire : je proteste vigoureusement ; revigorant : anesthésiant en ce qui me concerne.Je remercie les éditions points qui ont eu la gentillesse de me faire parvenir ce livre. http://leblogdemimipinson.blogspot.com/

mimipinson
18/06/11
 

Grande amatrice de nouvelles (surtout américaines), je trouve enfin un auteur francophone qui maîtrise cet art subtile et ce, dans un mélange de registres qui n’est pas pour me déplaire, loin s’en faut.Chez Quriny , l’humour est souvent noir, parfois un peu absurde…et même belge (puisque l’auteur y est né). La dimension fantastique de ses nouvelles penche du côté des contes gothiques de Poe. Sans pour autant parler d’érudition et comparer Quiriny à Borgès (référence à la fois un peu pompeuse et écrasante en quatrième de couv’), les références littéraires qui parsèment certaines nouvelles sont du plus bel effet et montrent que l'homme connaît ses classiques.La suite sur le blog : http://lepandemoniumlitteraire.blogspot.com/2010/11/contes-carnivores-de-bernard-quiriny.html

Marianne33
21/11/10
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.27 kg