Contours du jour qui vient

MIANO, LEONORA

EDITEUR : POCKET
DATE DE PARUTION : 03/01/08
LES NOTES :

à partir de
6,95 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Pays d'Afrique équatoriale, le Mboasu se relève péniblement d'une sanglante guerre civile. Dans les quartiers mal famés de Sombé, la capitale, quadrillés par des bandes de rebelles reconvertis en trafiquants, prévalent désormais le chacun pour soi et la superstition. C'est ainsi que Musango, à peine âgée de neuf ans, est rejetée et abandonnée par sa mère qui l'accuse de porter malheur. Seule, sans famille ni ressources, la petite fille est d'abord
recueillie, puis vendue comme esclave. Malgré les épreuves et les périls, elle s'accroche pourtant, lucide et tenace, à un unique espoir : retrouver sa mère et solder le passé pour, enfin, songer à envisager l'avenir. « Dans un style à la fois sobre et brillant, simple et raffiné, Léonora Miano montre le visage grimaçant d'une Afrique victime de la guerre et de l'ignorance. » ELLE Cet ouvrage a reçu le Prix Goncourt des Lycéens    
8 personnes en parlent

Après avoir lu "L'Intérieur de la nuit" en 2005, j'ai eu peur d'être déçue par son deuxième roman. Mais non ! Et pourtant le défi n'était pas facile à relever. Je l'ai palpé, reposé sur la table, j'ai hésité et finalement je me suis décidée... Dès les premières pages, la magie a opéré, j'ai été envoûtée par le destin de la petite Musango, enfant bannie par sa mère.Léonora MIANO a été récompensée par le Prix Goncourt des lycéens pour « Contours du jour qui vient ». Je pense qu'elle construit patiemment une "oeuvre". Elle a une vraie qualité d'écriture, où la musique des mots sert à merveille son propos. Il ne faut pas avoir peur de lire ses livres, car jamais elle ne se complait à décrire ce que l'on considère comme l'innommable plus qu'il ne le faut. Oui ses 2 romans sont durs, mais quelle plume au service de l'Afrique et plus universellement au service de l'humanité... Si vous ne les avez pas encore lus, n'hésitez plus. D'ailleurs les lycéens ne s'y sont pas trompés !

Iana
28/12/09
 

Leonora Miano écrit bien mais c'est surtout son regard sur l'Afrique qui me séduit, elle fait partie de ce qui veulent réveiller le peuple, l'obliger à cesser de se lamenter sur le passé de vivre comme si tout le mal venait du colonialisme! c'est un fait, l'esclavage aussi! mais elle secoue! ses livres sont durs mais incitent à une réflexion sur l'avenir que peut se donner l'Afrique... berthe

afbf
03/05/13
 

La petite Musango, à peine 9 ans est accusée par sa mère d'être une sorcière, de porter malheur ; elle est battue, rejetée et abandonnée. Livrée seule, sans famille ni ressources dans pays d'Afrique équatoriale, le Mboasu se relevant à peine d'une guerre civile. C'est une vie d'enfant des rues, vivan tà son échelle le drame qui secoue son pays. Un temps recueillie puis vendue comme esclave, une vie d'enfant face aux épreuves et aux dangers.Elle grandit avec le constant désir de retrouver sa mère, de se débarrasser de cet encombrant passé, pour pouvoir enfin sainement envisagé son avenir.Lettre ouverte adressé à sa mère et à son pays, dans un style sobre et précis, rythmé habillement par des phrases courtes. On entend battre le cœur d'une Afrique souffrante, victime mais riche et éternelle.On passe facilement outre quelques incohérences et notamment la maturité et la conscience que manifeste cette petite. Je veux bien que les épreuves fassent grandir plus vite, quelle puisse avoir appris à manier si bien la langue française bien après son récit mais tout de même par moment j'ai trouvé ça très fort. Un peu trop d'ailleurs!

Lacazavent
02/05/13
 

Afrique, Maturité et Espoir dans les contours du jour qui vientEn 2006 paraissait Contours du jour qui vient de Léonora Miano, grand succès dont on parle encore aujourd’hui. A l’intérieur, il y a de la force, de l’engagement, de la beauté, de l’horreur, des accusations, de l’espoir...

constance93
22/04/11
 

Passer à côté d'un livre est toujours une expérience très frustrante. C'est ce qui m'est arrivé avec ce livre. Alors que j'avais beaucoup aimé l'atmosphère malgré la dureté de l'Intérieur de la nuit, je n'ai pas réussi à rentre dans ce second roman de Léonora Miano. Trop Dur. Trop violent. Surement lu au mauvais moment. Miss Alfie

MissAlfie
17/04/13
 

Nous sommes au Mboatsu, pays africain imaginaire, ravagé par la guerre, celle-ci est finie, mais elle ne laisse derrière elle que des ruines. On va suivre les tribulations de Musango, petite fille de 12 ans, chassée par sa mère lorsqu’elle en avait 8, sous prétexte qu’elle était possédée par le diable et ne pouvait qu’attirer le malheur. En fait, les enfants des rues, abandonnés par leur famille font légion dans ce pays dévasté, leurs parents n’ayant plus les moyens de les élever les font passer pour des sorciers pour justifier leur abandon. Musango aura un parcours semé d’embûches mais contrairement à la majorité des gens elle gardera un regard très lucide sur la société qui l’entoure, et ne se laissera jamais embobiner par les charlatans qui sont nombreux à profiter de la misère de la population, des proxénètes mais aussi des gourous qui prêchent une religion de pacotille dans des églises d’éveil. L'essentiel de la population se laisse tenter, alléchés par des promesses d'avenir meilleur, alors que nous, lecteurs, et Musango elle-même, nous savons très bien que c'est du pipeau.Le roman se présente sous forme d’une lettre que Musango adresse à sa mère qu’elle cherchera sans cesse et d’ailleurs, ce jour qui vient représente en fait ce jour où elle retrouvera sa mère, où elle pourra alors commencer à vivre vraiment. Malgré le chaos, cette petite fille symbolise l’espoir à travers sa quête d’une mère qu’elle aime malgré tout et donc au-delà de ça c’est aussi un espoir pour le pays en lui-même et pour l’Afrique en général.

fabula
27/07/12
 

La suite de L'intérieur de la nuit répond positivement à l'attente inpatiente du lecteur. L'auteur poursuit sa dénonciation implacable de l'Afrique. Dans la même veine que Amadou Kourouba, elle jette un regard empreint de tristesse sur une Afrique qui maltraite ses enfants. Le thème prédominant est ici bien sûr l'enfant de la rue puisque le texte est un long monologue et une douce complainte de la petite Musango à sa mère, malade, délaissée et à moitié folle. Cette mère même qui l'a chassée de la maison et faisant d'elle une enfant de la rue. Le récit décrit le trajectoire de la petite livrée à elle même de l'âge de 9 ans à l'âge de 12 ans. Elle rencontre ceux qui vont se servir d'elle mais aussi certaines figures de femmes qui vont donner un peu de lumière et d'espoir à cette enfant malade. Une figure émerge, celle de sa grand-mère maternelle (ce personnage préfigure déjà celle des Ames chagrines). Celle ci va lui apprendre à la manière d'un roman des origines, le secret de sa naissance et l'identité de son géniteur. Elle lui révèle aussi les secrets familiaux et notamment le conflit entre deux soeurs: sa mère et sa tante. Cependant, le talent de l'auteur va plus loin. L'histoire de la petite fille semble être un prétexte à l'auteur pour dénoncer les maux de l'Afrique: les guerres incessantes, le syncrétisme religieux, la maltraitance des enfants et de la jeunesse et la destruction du tissu social et de la solidarité interhumaine. Plus grave encore, les institutions sont corrompues, les salaires ne sont pas versés et la misère jette les millions de gens dans les villes dans une exode rurale massive. La description de certaines scènes de misère rappelle le clip de Lisa Gerard, The host of seraphim. Avec sa franchise, Léonora Miano fustige l'Afrique d'être responsable de la situation de marasme économique qui est la conséquence directe de la fuite des miséreux vers l'Europe, un Eldorado aux mille mirages. Sa position est claire: il faut que l'Afrique sorte de sa léthargie. Il faut qu'elle retisse le contrat social et ses institutions. Bref, il faut que l'Afrique cesse de rejeter la situation sur l'Europe et de remettre en question sur ce qu'elle a fait depuis les Indépendance. Je comprends sa critique. Je suis d'accord avec elle sur certains points. Cependant, en refermant le livre, je n'arrête pas de me poser cette même question: "Certes, il y va de la responsabilité de l'Afrique et de ses dirigeants, mais que penser de cette inégale répartition des richesses qui dévolue aux pays du Nord, 80% des richesses pour une maigre concentration de la population...?" Bonne lecture. Victoire

tran
03/05/12
 

Deuxième opus du triptyque consacré au Mboasu pays imaginaire mais ô combien réel d'Afrique, ce roman est encore une fois superbement écrit. La narratrice, malgré sa jeunesse gâchée, symbolise l'espoir d'un pays où règnent le chaos et les ombres. Les sectes remplacent l'unité et l'amour familial, les enfants sont rejetés par leurs parents, les habitants survivent au jour le jour. Musango, bannie par sa mère, refuse son statut d'ombre errante et décide de choisir sa vie, de vivre libre sur sa terre d'Afrique. Ce n'est pas un roman d'apprentissage, mais un roman sur le pardon car Musango pardonne et aime cette mère qui n'est pas capable de l'aimer. C'est un roman aussi sur l'espoir, car la petite fille fait des rencontres riches qui sont autant de pépites posant les jalons de sa vie future. Enfin c'est un roman sur les ravages de la guerre et les conséquences quasi surréalistes qu'elle peut avoir dans un pays qui se cherche. Le Mboasu n'existe pas mail il concentre à lui tout seul toutes les réalités de l'Afrique équatoriale. Au détour d'un chemin, Musango rencontre les protagonistes de l'intérieur de la nuit (L'intérieur de la nuit): il y a ceux qui résistent, ceux qui profitent, et ceux qui subissent.Le "contours du jour qui vient" c'est l'espoir de vivre libre et ne plus être une ombre parmi les ombres. J'ai découvert un auteur de valeur et je n'aurai de cesse de le conseiller vivi

vivicroqueusedelivres
15/02/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.14 kg