La controverse de valladolid

CARRIERE, JEAN-CLAUDE

EDITEUR : PLON
DATE DE PARUTION : 10/03/99
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

1550. Dans un couvent de Valladolid, en présence d'un légat du pape et d'un représentant de Charles Quint, on va débattre d'une question fondamentale : les Indiens du Nouveau Monde sont-ils des hommes comme les autres ? Descendent-ils d'Adam et Eve. Ont-ils été rachetés par le sang du Christ et peuvent-ils prétendre à la vie éternelle ? La question s'est déjà posée. Il faut y répondre une fois pour toute, car la légende noire des conquistadores commence à se répandre dans toute l'Europe, bien alimentée par les ennemis de l'Espagne. Dans cette controverse, deux hommes s'affrontent.
L'un est un philosophe, traducteur d'Aristote, nommé Sépulvéda. L'autre est le fameux dominicain Las casas, ardent protecteur des Indiens. Les arguments sont multiples et articulés. Le légat du pape a fait venir d'Amérique plusieurs indigènes. On va pouvoir expérimenter sur ces spécimens s'ils sont ou non capables de sentiments humains. Tout se passe en quatre jours. Débat enflammé, baoque, profond, prémonitoire. De la décision prise va dépendre, pour des siècles et des siècles, le sort de dizaines de millions d'hommes. Mais pas forcément ceux qu'on croit.
4 personnes en parlent

Voici un roman que j'ai lu en parallèle de mes cours. En effet, mes cours d'histoire moderne parlent, entre autre, de la découverte des Indes. Et là dans ce livre, la question est de savoir si les amérindiens méritent ou non d'être esclaves. C'est donc un débat entre Sépulveda (le méchant) et Las Casas (le gentil). Attention, c'est loin d'être aussi sommaire dans le roman, je dis cela pour simplifier.Au début de son oeuvre, J.C Carrière dit bien que ce ne fut pas à la base un débat mais plutôt un échange de lettres. Il a donc mis tout cela en fiction. Je reconnais que la couverture ne donne pas vraiment envie mais c'est un beau débat sur la nature humaine. Sur ces hommes que l'on avait découverts et qu'on pensait tellement loin de nous... Les maltraitances, les humiliations. Dans ce livre, il y a beaucoup d'humanité et je suis POUR Las Casas qui défend ce peuple alors que Sépulveda lui les humilie et maintient sa thèse qui dit qu'ils sont des esclaves-nés. Je reconnais que ce n'est pas un grand chef d'oeuvre mais il m'a vraiment passionné. Pour dire, je le lisais en marchant tellement je voulais savoir quelle décision prendrait le cardinal. Une fin troublante.

searchxme
03/03/12
 

Joute verbale très intéressante non seulement par le sujet mais dans la manière dont chacun essais de contrer les attaques de l'adversaire.Sujet terrible, période assez sombre où la religion catholique avait un pouvoir politique et financier primordiale. Je ne me souvenais plus de tous les tenants et le aboutissants de cette partie de l'histoire espagnole et mondiale. La chute je ne m'y attendais pas ! http://ramettes.canalblog

ramettes
05/12/13
 

Je connaissais cette controverse par le biais de ma professeur de français qui en avait parlé pour le thème de l'argumentation. Je me souvenais en gros de l'histoire pour avoir vu des extraits de film, ou le film entier, je sais plus, puis je me suis mise au livre, car je le voyais partout.C'est pas franchement le genre d'histoire qui me botte mais c'est intéressant.Le but de cette controverse a été de déterminer si les indiens ont une âme, et la conclusion est amère. Très amère. Mais on sent que c'est fait exprès, de fait c'est brillant. Las Casas a toujours vécu avec les indiens et les protèges, alors que Sépulveda fait plutôt l'inverse et les traite comme des esclaves nés, forcément, je préférais le premier, même si je préférait l'argumentaire du second, car le livre le dit lui même: L'évêque à moins d'argument que le philosophe et c'est un peu logique. Je comprenais le point de vue des deux, au niveau du contexte, et si j'ai apprécié ma lecture, j'attendais tout de même le dénouement car Las Casas, pauvre en rhétorique, ne cessait de répéter les même choses qui au bout d'un moment était des plus pesant.Las Casas est un personnage sympathique, mais faible d'argument, et si Sépulveda est détestable, je le respectait d'une certaine façon. J'ai aimé le légat, qui joue le rôle du juge, et les indiens que l'on fait venir à un moment.Cette controverse a des bons côtés, et j'ai aimé la plume de l'auteur, malgré quelques lourdeurs à certains moments.C'est un bon ouvrage, pour qui veut savoir comment à l'époque l'on pouvait penser que les indiens n'avaient pas d'âme.

yuukichanbaka
20/11/13
 

Je n'avais jamais entendu parler de cette pièce de théâtre jusqu'au jour où la petite sœur l'a achetée "parce que la prof' de français à dit qu'il serait bien de la découvrir".Quatre mois après, elle ne l'a toujours pas lu, mais pour moi, c'est chose faite ! Et je dois dire que je l'ai beaucoup apprécié : elle est vraiment très intéressante !Cela dit, comme je n'ai pas envie de faire un commentaire littéraire sur l'intérêt de cette pièce (cela dit, je n'en serais sûrement pas capable...), je vais vous en parler très simplement. Je dois dire que j'ai été très étonnée que ce texte soit si récent : il me semble qu'il est paru pour la première fois en 1992. J'étais persuadée que Jean-Claude Carrière devait être un contemporain de Marivaux (d'un autre côté, si j'avais réfléchi un peu, je m'en serais sans aucun doute aperçue plus tôt !).Du coup, le langage est moderne et la pièce n'a pas franchement une forme classique : elle tient plus du récit que de la pièce de théâtre. En effet, il n'y a, à proprement parlé, ni actes ni scènes. Je dois dire que certaines réflexions m'ont quelques peu dérangées, voir choquées. D'un autre côté, il y a un monde entre les esclavagistes du commerce triangulaire et moi (et tant mieux !). Je ne doute pas que l'on pouvait penser ainsi à une époque et même il y a quelques dizaines d'années, il n'empêche que ça m'a personnellement dérangée de lire autant de bêtises en aussi peu de temps. Ça m'a pas mal révoltée et du coup la pièce m'a beaucoup plu : je ne pense pas que je l'oublierais de sitôt. Il y a peu de personnages dans cette pièce et ce n'est pas plus mal, ça simplifie totalement la situation la rendant extrêmement claire : il y a celui qui affirme que certains peuples sont fait pour être dominés (Sepulveda), celui qui prône l'égalité (Las Casas) et l'homme à convaincre.Personnellement, je ne me suis pas franchement attachée à l'un des personnages : bien sûr Las Casas à toute ma sympathie, mais ça s'arrête là. Cela dit, la dernière scène m'a énormément plu : elle m'a bien fait rire et à totalement renforcée mon "soutient" à ce dernier. J'ai beaucoup aimé l'écriture claire et sans chichi de Jean-Claude Carrière : il va a l'essentiel et j'aime beaucoup ça. Il s'agit juste de convaincre l'autre que ce que l'on est la vérité et non de faire de très jolies phrases pleines d'entourloupes façon combat de politiciens... J'ai vraiment trouvé ça très agréable d'autant plus que ça rend La controverse de Valladolid accessible à de jeunes lecteurs comme des collégiens.La controverse de Valladolid est un livre qui ne m'a pas laissé indemne en émotion !

MademoiselleLuna
22/11/12
 

Format

  • Hauteur : 22.70 cm
  • Largeur : 14.40 cm
  • Poids : 0.36 kg