Corniche kennedy

KERANGAL, MAYLIS DE

EDITEUR : VERTICALES
DATE DE PARUTION : 25/08/08
LES NOTES :

à partir de
5,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

" les petits cons de la corniche. La bande. on ne sait les nommer autrement. leur corps est incisif, leur âge dilaté entre treize et dix-sept, et c'est un seul et même âge, celui de la conquête : on détourne la joue du baiser maternel, on crache dans la soupe, on déserte la maison. " le temps d'un été, quelques adolescents désoeuvrés défient les lois de la gravitation
en plongeant le long de la corniche kennedy. derrière ses jumelles, un commissaire, chargé de la surveillance de cette zone du littoral, les observe. Entre tolérance zéro et goût de l'interdit, les choses vont s'envenimer. apre et sensuelle, la magie de ce roman ne tient qu'à un fil, le fil d'une écriture sans temps morts, cristallisant tous les vertiges.
10 personnes en parlent

A Marseille, il y a une corniche près de la mer où se regroupe les jeunes : ces derniers la nomment la Plate et y squattent tous les jours. La petite bande est composée d’Eddy (« le chef »), de Mario (son meilleur ami), de Loubna et de pleins d’autres encore : ils rient, ils fument, ils plongent de la corniche. En face, le commissaire Sylvestre Opéra les surveille avec ses jumelles car il a pour ordre d’interdire l’accès au promontoire suite à un récent accident mortel. Le bras de fer entre la bande et le policier ne fait que commencer. Parallèlement, Suzanne, une fille de bonne famille, veut entrer dans la bande mais la résistance du groupe s’organise…Maylis de Kerangal décortique ici le fonctionnement d’une bande de potes, des liens qui les unissent, des défis qu’ils relèvent ensemble. Le microcosme du groupe est vraiment sympathique à suivre : sa jeunesse et son insouciance tranchent avec le sérieux du commissaire. Des thèmes propres aux adolescents comme la transgression, le début des relations amoureuses, la lutte contre l’autorité, le dépassement de soi et de ses craintes jalonnent le texte de bout en bout, imprimant ainsi un style terriblement actuel.

SophieC
06/05/10
 

Ils sont jeunes et insouciants. L'adrénaline, ils se la procurent en sautant d'une une plateforme rocheuse. Défiant le risque et le danger, cette bande de jeunes des quartiers nord de Marseille y passe l'été entre plage et plongeons. Sauf que le commissaire de police doit appliquer la tolérance zéro. Entre ces jeunes et lui, le défi s'installe...Pour entrer dans la bande, il faut exécuter un saut. C'est la règle de ces adolescents épris de sensations fortes et de liberté. Le commissaire Sylvestre Opéra blasé de la vie les observe. Mais il a des ordres , il faut que ça cesse. Pris de court par la démesure de l'offensive, les voltigeurs de la corniche se faisaient aisément ramassés, mais il ne leur fallut que quelques jours pour se prendre au jus, frondeurs, et alors ce fut le grand cache-cache. Une partie géante, une partie à échelle de la corniche, autrement dit à échelle un, à taille réelle. Le jeu du chat et de la souris a démarré et rien ne semble arrêter ces jeunes.Un portait de l'adolescence et d'une bande de jeunes où l'écriture de Maylis de Kerangal saisit des instants fugaces (un regard, une attitude) toujours avec son écriture merveilleuse. Mais j'ai trouvé que ce roman s'essoufflait sur la fin... http://claraetlesmots.blogspot.com/

clarac
06/10/14
 

J'ai lu ce livre d'une traite, mais je n'ai pas adoré. C'est un livre de bonne facture, c'est à dire bien fait, écrit de manière séduisante et avec tous les ingrédients de la fiction qui tient en haleine : une bande d'adolescents de Marseille, en rupture familiale, scolaire, sociale occupe leur temps à sauter, plonger de la Plate, promontoires de la Corniche Kennedy, tantôt du "just do it", plus rarement du "face to face" plus vertigineux. Outre les métaphores du plongeon comme " moment de temps suspendu entre le ciel et la mer" ou comme "échappatoire à une réalité trop policée", on retrouve beaucoup de clichés, par exemple dans les personnages : un flic diabétique et alcoolique, divorcé, fréquentant les putes qui observe et traque ces jeunes avec bienveillance, pris entre le désir d'obéir à sa hiérarchie ( le chef est appelé le "jockey" ) et son obsession d'arrêter Tony,le proxénète trafiquant de drogue qu'il juge responsable de la disparition de Tania, une prostituée russe qui ne le laissait indifférent. Les jeunes aussi s'appellent Rachid, Mario, Eddy, Loubna et se comportent comme les jeunes de banlieue stéréotypés. Jusqu'à Suzanne, la fille de bourgeois qui s'amourache du chef de bande ! Même le style est ostensiblement accrocheur : de très belles descriptions de la nature mêlées à des phrases argotiques faisant office de révélateurs sociologiques. Et puis, je n'ai pas aimé ce recours systématique à des effets de style dans la syntaxe qui consiste à faire se succéder une série de groupes nominaux qui ne rajoutent rien à l'histoire mais qui montrent que l'auteur manie la langue avec dextérité. Dextérité, oui, mais qu'est ce qu'il reste ? Un livre qui ne bouleverse rien, qui sera vite oublié, qui n'apporte aucune vision monde nouvelle. On passe un bon moment , c'est tout.

Catcho
17/08/14
 

J'ai parfois retrouvé dans ce roman la belle plume de Maylis de Kerangal mais soyons honnête, elle n'est pas aussi belle que dans Réparer les vivants qui est bien plus abouti. Son amour des détails m'a fait sourire, surtout quand elle décrit un baiser entre ados et qu'elle n'oublie pas de mentionner la bave qui se dépose au coin des lèvres. J'avoue que je n'ai pas été emballée par l'histoire et pourtant, je trouve que Maylis de Kerangal décrit bien le quotidien d'une bande d'ados, de ces garçons et filles et qui se regardent du coin de l'oeil mais aussi de la montée de la tension à la fois du côté des ados et de la police. C'est sans aucun doute un roman maîtrisé mais qui m'a un peu ennuyée.

cocalight
14/06/14
 

Trois hommes, une femme : voici le quatuor intergénérationnel que propose Maylis de Kerangal dans Corniche Kennedy. Forcément déséquilibré et cela tombe bien car on y parle aussi de chutes (d'eau).Le temps d'un été, des jeunes d'une cité profitent d'une météo clémente pour défier la pesanteur : se jeter du haut de la corniche Kennedy ravive leur goût du risque, leur inconscience aussi (un mauvais saut, une réception malheureuse et les voilà handicapés à vie ou sans vie). Mais Sylvestre Opéra, policier diabétique sur le déclin, veille au grain, carnet d'amendes à la main. Car l'heure est à la prévention voire à la répression et au souci d'exemplarité, sous fond de trafics en tout genre (routier, narcotique, proxénète). Un duel au sommet s'annonce : minots contre vieux, vertige contre vol plané, Jules-Eddy tout contre Jim-Mario pour les beaux yeux d'une Suzanne peu refroidie.Maylis de Kerangal a toujours cet intérêt de décrire parfaitement l'univers dans lequel évoluent ses personnages : ici une corniche marseillaise, frontière physique et perméable de la légalité. Ce lieu estival de jeu et de rencontre d'ados, devient une mesure de contestation face à la décision des autorités locales d'interdire les sauts. C'est aussi un enjeu sociétal où des milieux contrastés (comme ceux de Mario et de Suzanne situés à des années-lumière) peuvent se côtoyer pendant la période des maillots de bain (moins discriminants que des vêtements de marque ou rapiécés). Corniche Kennedy raconte la transgression de l'interdit (de défi sportif, le saut paraît un bras d'honneur adressé à une société incomprise) et la mouvance des frontières du cœur (l'amour d'un policier pour une prostituée, le trio d'adolescents en devenir incertain). La tension palpable tout au long de la lecture navigue entre présent (Mario, Suzanne, Eddy dit le Bégé, Sylvestre avec ses jumelles) et passé (Sylvestre et Tania). Nourrie d'une prose riche lexicalement, l'intrigue ne souffre pas de temps mort. Il a juste manqué un petit quelque chose pour que je m'attache aux personnages. Trop collés à leur environnement, peu empathiques (mis à part le commissaire pour le jeune Mario), ils évoluent telles des boules de flipper, se côtoient, s'attirent mais ne s'aiment pas. Tout m'a semblé effleuré : l'adolescence et ses premiers émois amoureux, les jeunes héros en mal de (mer) mère et de (re)père(s), Opéra qui aurait mérité plus d'étoffe (malgré son allure ventripotente).En résumé : Corniche Kennedy reste une lecture agréable, en deçà de Naissance d'un pont, Réparer les vivants et de Tangente vers l'est .

Cave
02/06/14
 

Tolérance zéro. Le maire de la ville de Marseille, le tout-puissant «Jockey», veut prouver son efficacité politique en débarrassant la corniche Kennedy des bandes d’adolescents des cités qui y ont établi leur base. Sur la plate-forme de pierre devenue leur quartier général, la bande d’Eddy, Mario et les autres, vit une aventure quotidienne, grimpant et plongeant du haut des promontoires de la corniche, chutes en forme de défis d’une jeunesse désœuvrée et sans illusions.“Nul ne sait comment cette plate-forme ingrate, nue, une paume, est devenue leur Carrefour, le point magique d’où ils rassemblent et énoncent le monde, ni comment ils l’ont trouvée, élue entre toutes et s’en sont rendus maîtres ; et nul ne sait pourquoi ils y reviennent chaque jour, y dégringolent, haletants, crasseux et assoiffés, l’exubérance de la jeunesse excédant chacun de leurs gestes, y déboulent comme si chassés de partout, refoulés, blessés, la dernière connerie trophée en travers de la gueule ; mais aussi ça ne veut pas de nous tout ca déclament-ils en tournant sur eux-mêmes, bras tendu main ouverte de sorte qu’ils désignent la grosse ville qui turbine, la cité maritime qui brasse et prolifère, ça ne veut pas de nous, ils forcent la scène, hâbleurs et rigolards, enfin se déshabillent, soudain lents et pudiques, dressent leur camp de base, et alors ils s’arrogent l’espace.» Dans une ville de Marseille qui n’est jamais nommée, «un **** de cloaque et belle à frémir», Opéra Sylvestre, commissaire et directeur de la sécurité du littoral, les observe chaque jour. Là, derrière sa lunette, on dirait qu’il canalise sa vitalité dévorante, embarrassée de son corps trop lourd et diabétique, en fixant ces «petits cons de la corniche» qu’il finit par connaître par cœur, décryptant le théâtre quotidien qu’ils jouent sur cette langue de pierre.Même si elle semble maintenir à distance les émotions profondes, en décrivant les êtres de l’extérieur, l’écriture de Maylis de Kerangal possède une densité très particulière, alliant précision chirurgicale et intensité poétique ; ainsi ce plongeon au cœur de la fureur de vivre de cette bande d’adolescents, et leur face à face avec un commissaire colosse aux pieds d’argile, personnage fascinant, tour à tour rusé, violent ou nostalgique, est une belle réussite.

MarianneL
25/04/14
 

"Le temps d'un été, quelques adolescents désoeuvrés défient les lois de la gravitation en plongeant de la corniche Kennedy. Derrière ses jumelles, un commissaire, chargé de la surveillance de cette zone du littoral, les observe. Entre tolérance zéro et goût de l'interdit, les choses vont s'envenimer..." (4ème de couverture)Je n'ai pas "accroché" à cette histoire. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être le style très particulier de l'auteure -phrases extrêmement longues ; peut-être les lieux, l'environnement ; peut-être l'intrigue ; peut-être les personnages, pas à mon goût ? Ou plus sûrement, un peu de tout cela.Je reconnais volontiers, que ce n'est pas un mauvais livre et je comprends aisément que des lecteurs apprécient, mais -et c'est très subjectif- pas moi ! Yv

Lyvres
25/03/14
 

Jeux dangereux C'est l'été et les adolescents s'en donnent à cœur joie à essayer les différents tremplins qu'offre la corniche Kennedy. Le cœur qui bat à se rompre face au vertige, mêlé à l'envie irrésistible de sauter, la reconnaissance des corps ensoleillés, les codes du clan, et l'envie, par-dessus tout, de braver l'interdit incarné par la municipalité et les parents.Maylis de Kerangal, d'une écriture souple, avide et sensuelle, traduit le rythme sinueux et si vivant des corps à l'adolescence. Une justesse de perception dédiée à cet âge, si fort, où l'on ose tout, et où l'on a raison.

Au sommet de la jeunesse et de la précisionCorniche Kennedy est le troisième roman de Maylis de Kerangal, également nouvelliste (Ni fleurs ni couronnes, ed Minimales, 2006). Reconnue pour son Naissance d’un Pont paru en 2010, on retrouve dans Corniche Kennedy son écriture singulière et sa vision de la société occidentale. http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/

constance93
10/06/11
 

Corniche Kennedy est le récit de la vie d'un groupe d'adolescents, avec tout ce qu'implique la vie à cet âge-là : premiers émois amoureux, transgression des interdits, appartenance à un groupe... Ce qui fait la force de ce roman, et qui nous plonge réellement dans la vie de ces jeunes, c'est le style de l'auteur; il est incisif, toujours piquant, il est basé sur les sens. La puissance du style parvient assez bien à nous faire oublier l'absence de dialogues qui rend parfois le texte un peu long et monotone.

caroline591
17/01/11
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.24 kg

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