Cosmetique de l'ennemi

NOTHOMB, AMELIE

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 30/04/03
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à partir de
5,30 €

SYNOPSIS :

Amélie Nothomb Cosmétique de l'ennemi « Sans le vouloir, j'avais commis le crime parfait : personne ne m'avait vu venir, à part la victime. La preuve, c'est que je suis toujours en liberté. » C'est dans le hall d'un aéroport que tout a commencé. Il
savait que ce serait lui. La victime parfaite. Le coupable désigné d'avance. Il lui a suffi de parler. Et d'attendre que le piège se referme. C'est dans le hall d'un aéroport que tout s'est terminé. De toute façon, le hasard n'existe pas.
13 personnes en parlent
Une intrigue bien ficelée, un style décalé... A lire ABSOLUMENT !
Diversion

Ce livre m'a fait tout de suite pensé à une pièce de théâtre:Jérôme Angust s'apprête à partir en voyage d'affaire à Barcelone mais son avion est retardé pour une durée indéterminée.Ainsi entre en scène un personnage énigmatique Textor Texel (Et oui l'auteur affectionne les noms mystérieux et imprononçable).Ce dernier s'assoit au côté de Jérôme et se met à lui raconter sa vie allant jusqu'à lui faire de sombres révélations...Ce roman se lit d'une traite(120 pages).Le livre se résume au dialogue entre les deux personnages.Cosmétique de l'ennemi ou comment une intrusion anodine peut devenir un cauchemar?L'auteur maitrise toujours aussi bien l'ironie et l'humour sadique que j'aime tant.Elle amène le lecteur a une réflexion sur l'être,le conscient et l'inconscient.La fin est tout simplement renversante!A lire en attendant son avion ;)

Amethyst
14/06/10
 

Cosmétique de l’ennemi est l’œuvre idéale pour entrer dans l’univers si particulier d’Amélie Nothomb. Ce court roman (à peine plus de 100 pages, avec de gros caractères) se déroule dans le hall d’un aéroport. Le héros, Jérôme Angust, n’a décidément pas de chance : son avion a plusieurs heures de retard, et un curieux homme nommé Textor Texel le harcèle… Cosmétique de l’ennemi a plusieurs points communs avec Hygiène de l’assassin, le premier roman d’Amélie : il est presque uniquement dialogué, mêle avec brio humour et glauque, et oppose un personnage provocateur et choquant (Prétextat Tach dans Hygiène, Texel dans Cosmétique) et un autre, plus « classique », qui lui donne la réplique sur un ton ironique. À ce titre, cet extrait représente bien l’ensemble de ce long et percutant dialogue : « - Ce n’est que le premier mort qui compte. C’est l’un des problèmes de la culpabilité en cas d’assassinat : elle n’est pas additionnelle. Il n’est pas considéré comme plus grave d’avoir tué cent personnes que d’en avoir tué une seule. Du coup, quand on en a tué une, on ne voit pas pourquoi on se priverait d’en tuer cent. - C’est vrai, pourquoi limiter ces petits plaisirs de l’existence ? »Cosmétique est une leçon de dialogue, donc, mais aussi de construction et de rythme : ce fascinant roman captive le lecteur de bout en bout, sans aucun temps mort, grâce aux nombreuses révélations qui ne manquent pas de le bluffer. On y trouve aussi des ingrédients chers à l’auteur, comme le patronyme extravagant (Textor Texel), un peu de philo (« niveau bac », certes) et sa conception du physique comme un fardeau (idée que l’on peut retrouver dans Hygiène, Attentat et Mercure, pour ne citer que quelques-uns de ses romans). L’extrait suivant illustre bien ce thème, l’un des plus récurrents de son œuvre :« Vous ne comprenez sûrement pas ce qu’on ressent quand on est rejeté par le visage de sa vie […] Vous ne savez pas ce que c’est, d’avoir si soif et de ne pas avoir le droit de boire, quand l’eau est sous vos yeux, belle, salvatrice, à portée de vos lèvres. L’eau se refuse, à vous qui venez de traverser le désert, pour ce motif incongru que vous n’êtes pas à son goût. »Ajoutons des considérations pertinentes sur la « vraie » lecture, les « faux » voyages, ainsi que des passages irrésistibles sur la saveur des… hot dogs, et le résultat est garanti : le lecteur est scotché comme rarement – comme jamais ? Bien la preuve qu’il n’est pas besoin de « tartiner » pour réaliser un excellent roman. Le seul critère qui importe est le talent. Et quand il s’agit de dialogue et d’originalité, la romancière belge a son mot à dire…

Nico17
05/05/10
 

La plume d’Amélie Nothomb est facile à lire, fluide, presque simple, jusqu’à ce qu’une succession de mots ou phrases plus complexes s’invite à un moment inattendu, surprenant sans que je ne m’y attende, surtout au début. C’était légèrement déroutant mais finalement très agréable à suivre.Le dialogue est énormément présent, ce qui ne dérange pas en soi puisque toute l’histoire se passe dans un aéroport, on se passe donc de descriptions.Le personnage de Textor Texel est très intéressant au début : il m’a d’abord exaspérée bien évidemment, mais parmi ses élucubrations, quelques réflexions me paraissaient très justes et pleines de sens.Je ne peux pas en dire énormément plus sans révéler ce qu’il se passe, mais les personnages sont bien recherchés, pour un laps de temps si court – tout juste 120 pages.Ce roman est très bien mené, mais tout ne sera révélé que dans les dernières pages. J’ai beaucoup aimé le côté psychologique de l’histoire.Le côté un peu fou, presque pas sérieux du début devient tout à coup très sérieux à la fin, et le contraste est très bien amené, sans que ça ne choque.Le côté presque improbable de la situation initiale est assez déroutant et incite forcément à tourner les pages très rapidement.Au fur et à mesure des pages, j’ai découvert un humour grinçant et parfois noir, sans que ça ne choque tant il était bien intégré et collait aux personnages.En conclusion, un roman que j’ai beaucoup apprécié, et qui m’a permis de découvrir cette auteur (mieux vaut tard que jamais) avec plaisir.J’aime beaucoup son style, et il est clair que je me plongerais bientôt dans d’autres de ses romans.

Nathouelecture
05/10/15
 

Textor Texel harcelle Jérôme Angust qui attend son avion en retard; il l'importune, lui parle sans arrêt, l'empêche de lire et assez vite (oui, il n'y a que 120 pages), le ton monte. Il est clair que nos deux protagonistes ont un point commun: une femme. S'ensuit des anecdotes choquantes sur le passé de cette femme.Amélie Notomb nous offre ainsi un coup de maitre : ce court roman est une véritable leçon d'écriture. Tout y est calculé: le rythme, les dialogues, la divulgation des secrets se fait au compte-goutte afin de ne laisser aucun répit au lecteur. Tout nous incite , nous lecteurs, à dévorer ce livre d'un coup. Pour notre plus grand bonheur

dvan
10/03/13
 

Autant j'ai détesté le sabotage amoureux autant j'ai adoré Cosmétique de l'ennemi. Au départ j'ai ri de la situation. Ensuite j'ai trouvé horrible ce personnage qui dévoile sa vie. Et la fin m'a bluffé. Je ne m'attendais pas du tout à cette fin là. L'auteur a su me tenir en haleine, évoqué plusieurs sentiments (énervement, curiosité, rire, pitié, dégoût...)

cloclo85
10/03/13
 

Cette histoire pourrait arriver à n’importe qui, à vous, à moi. Assis tranquillement dans une salle de transit parce que votre avion est retardé, vous voudriez bien lire en paix mais un importun s’assoit à vos côtés et entame une conversation malgré votre évident désir d’être seul. Puisque vous ne pouvez le faire taire, vous changez de place, un siège entre deux places occupées devrait vous mettre à l’abri. Raté! Il vous suit, se plante devant vous et vos voisins et commence à parler de vous, il s’apprête même à dévoiler des choses plutôt personnelles. Un nouveau déplacement ne vous met pas à l’abri non plus que vos menaces d’alerter la police quand il affirme avoir tué un enfant quand il était élève, s’être empiffré de nourriture pour chats immonde et surtout quand il vous confesse un ignoble viol, perpétré il y a vingt sur une jeune fille qu’il aurait fini par assassiner, il y a exactement dix ans jour pour jour. Là, ce n’est plus la police qu’il faut contacter, c’est l’asile de fous, pensez-vous. Mais quand soudain celui que vous traitiez de fou pervers dévoile de nombreux points vous concernant intimement, le monde vacille autour de vous: ce monstre, cet assassin, ce détraqué, qui est-il? D’autant qu’il vous demande, afin d’en finir, de le tuer, là, tout de suite dans cet aéroport. C’est vous, c’est votre part de mal qu’il veut éliminer, ce monstre qui ne fait qu’un avec vous et c’est finalement ce que vous ferez: les passagers du vol retardé verront avec stupéfaction cet inconnu qui parle tout seul se précipiter la tête contre les murs, jusqu’à se tuer. Bien sûr, votre part de bien va mourir aussi, mais n’est-ce pas mérité, vous qui avez tué la femme que vous aimiez, il y a exactement dix ans aujourd’hui, vous qui avez tellement rêvé de la violer?Amélie Nothomb nous capte, nous mène là où elle veut et nous retient jusqu’à la dernière ligne dans ce brillant essai sur la folie très ordinaire... Hebelin

hebelin
27/10/12
 

Cosmétique de l’ennemi est le sixième titre de l’auteure que je lis, mais j’ai toujours la même appréhension lorsque je commence un livre d’Amélie Nothomb. Avec la demoiselle, c’est soit ça passe, soit ça casse et le juste milieu n’est pas de mise. D’ailleurs, je dis toujours la même chose dans l’introduction de mes chroniques « Nothombiennes », mais c’est vraiment le cas…Le pitch me tentait bien - comme souvent avec ses titres - mais, comme d’habitude, je me méfiais. J’ai trouvé la première partie intéressante bien qu’un peu… « mais où veut-elle en venir ? » « qu’est-ce que c’est encore que cette situation improbable ? »… mais tout s’éclaircit vers les deux tiers du texte et ça m’a plu ! Ce n’est peut-être pas mon Nothomb préféré mais c’est sans doute un de ceux qui me marqueront le plus !120 pages en police 14 (si ce n’est pas plus !), ça se dévore d’un coup, en une heure environ. Le mieux c’est vraiment de l’avaler en une seule fois pour ne pas avoir de coupure dans le dialogue. De toute façon, le texte est conçu pour être lu d’une traite puisqu’il n’y a aucun chapitre ni saut de ligne, juste un gros bloc formé par le dialogue des deux protagonistes…Tout se déroule en quelques heures, dans le hall d’un aéroport, entre deux hommes qui semblent coupés du reste du monde. On assiste donc au dialogue entre les deux protagonistes, alors qu’ils sont bloqués au sol, en attendant leur vol retardé de quelques heures. L’un des deux, Jérôme August, homme d’affaire, tente tant bien que mal de poursuivre la lecture du livre qu’il a dans les mains alors que l’autre homme, Textor Texel, s’impose et lui tient la grappe, lui racontant son passé et ses premiers pas de meurtrier.Au début, autant agacé par cet énergumène louche que Jérôme August, le lecteur finit, comme ce dernier, par prendre goût aux propose de Textor Texel et attend la suite de l’histoire avec impatience ! Plus les pages défilent, plus le dialogue se complexifie et le postulat de base s’inverse petit à petit jusqu’à la révélation, finalement pas si extraordinaire que ça, mais bien amenée et qui entraîne une chute qui m’a plu.Amélie Nothomb place deux hommes dans un aéroport et parvient, avec si peu de choses, à mener un dialogue sur 120 pages sans temps morts et c’est plutôt réussi ! Peu d’éléments au départ mais finalement un texte plus « riche » qu’on aurait pu le penser…Si j’ai un petit reproche à faire à ce titre (et aux cinq autres que j’ai pu lire de l’auteure), c’est qu’Amélie Nothomb… se contente de faire du Amélie Nothomb ! Même format ou quasiment (entre 100 et 180 pages, en tout cas jamais plus de 200), même intrigue et personnages barrés… ça fonctionne bien, mais un jour, j’aimerais bien croiser l’auteure dans autre chose.Parce qu’au bout d’un moment, ça sent un peu la solution de facilité… les histoires qu’elle nous propose sont originales, certes, mais c’est du pur Nothomb ! A quand un peu de renouveau chez la Dame au chapeau ?

DameMeli
27/06/12
 

Ce que j'aime beaucoup chez Amélie Nothomb, c'est qu'elle est concise. Ce roman fait 120 pages et tout y est dit; il n'y a rien à ajouter.Une histoire toute simple: un homme, Jérôme Angust, à l'aéroport attend son avion en retard. Soudain quelqu'un l'interpelle, lui parle sans arrêt. Cet importun s'appelle Textor Textel. Déjà ce nom est extraordinaire, une subtile allitération en t, en x, propice au bégaiement.Textor Texel harcelle Jérôme, l'empêche de lire et assez vite (oui, il n'y a que 120 pages), le ton monte. Il est clair que nos deux protagonistes ont un point commun: une femme. S'ensuit des anecdotes choquantes sur le passé de cette femme.Le texte est n'est quasiment composé de dialogues ce qui augmente considérablement le rythme alors que l'action se limite à un sinistre hall d'aéroport. Mais quelle verve, quel face à face: d'un côté Jérôme, sobre mais ironique et de l'autre, Texel, provocateur, vindicatif et exubérant. Amélie Nothomb nous apporte ici toute les qualités de sa plume: acide, corrosive, ironique, directe...Ce court roman est une véritable leçon d'écriture. Tout y est calculé: le rythme, les dialogues, la divulgation des secrets se fait au compte-goutte afin de ne laisser aucun répit au lecteur. Tout nous pousse, nous lecteurs, à dévorer ce livre d'un coup. En un mot: EFFICACE.Parmi les autres romans d'Amélie Nothomb, il fait partie de mes préférés tout comme "L'hygiène de l'assassin", "Les catilinaires", "Acide sulfurique"... Le seul qui ne m'ait pas convaincu, jusqu'à présent, reste "Le Robert des noms propres" mais tout est une question de goût voire de moment de lecture.

BenoitD
13/06/12
 

Ce qui est bien avec Amélie Nothomb c'est qu'on ne sait jamais à l'avance comment ça va se finir, c'est toujours une surprise ! Il y a toujours une certaine lueur de folie dans ses livres, de la folie douce, agréable à lire. Ces livres ressemblent étrangement à des rêves et j'aime beaucoup cette impression. Dans Cosmétique de l'ennemi, on se retrouve face à deux personnages dans un aéroport. Tout le livre est un dialogue, étrange, perturbant d'un "fou" qui semble tout faire pour embêter son interlocuteur : les révélations sont importantes, les caractères forts, ça s'échauffe, on cherche la vérité sans vraiment savoir où elle se trouve...La fin est magistrale, magnifique, avec les dernières pages on s'attend à ce qu'elle soit comme ça, sans l'espérer, pour savoir enfin qu'elle était cette vérité. On n'est pas déçus, le roman est à la hauteur de nos espérances.Bizarrement les personnages ne sont pas vraiment attachants : ils nous semblent assez lointain, on ne se sent pas proche d'eux. Je suppose que c'est un choix d'Amélie Nothomb, car je n'ai pas le souvenir de mettre senti proche un jour d'un de ses personnages. Ça accentue le côté 'rêve" du livre, quand on le lit on est à fond dedans, mais une fois terminé, on se retrouve de nouveau loin de l'histoire, sans oublié le moment flottement ou l'on pense à ce qu'on vient de lire... Cependant les personnages sont bien construits et ne sont pas "superficiels", ce sont des personnages "finis".

MademoiselleLuna
06/06/12
 

Ce livre, qu’on se le dise, se lit à une vitesse hallucinante… peut-être même trop… j’aurais aimé continuer dans cette histoire et voir certaines choses approfondies…Cependant, j’ai retrouvé avec plaisir la griffe de l’auteure, ce côté un peu « à l’ouest » que j’aime chez Amélie Nothomb… Dans chacun de ses livres, elle m’étonne… à force, je me dis que plus rien ne pourra me surprendre, et pourtant si!Ce livre fait, je pense, partie de mes préférés que j’ai eu la chance de lire d’elle… il est vraiment époustouflant.J’aime le côté un peu fou qui s’en dégage, … il pousse le lecteur dans ses retranchements, le force à se poser certaines questions qu’il ne s’était jamais posées avant, parfois, le pousse aussi à se remettre en questions ou à se questionner sur la manière dont il peut percevoir les choses.(suite sur mon blog) Hylyirio

hylyirio
02/11/11
 

Amélie Nothomb nous promène de bout en bout. Surprenant et terriblement original !!

odyssee
14/12/09
 

Littérature d'aéroport La double personnalité est au coeur de ce petit livre. C'est assez troublant. Le mystère règne longuement. La chute de ce dialogue infernal surprend!

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.08 kg

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