Courir

ECHENOZ, JEAN

EDITEUR : MINUIT
DATE DE PARUTION : 09/10/08
LES NOTES :

à partir de
9,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

On a dû insister pour qu'Émile se mette à courir. Mais quand il commence, il ne s'arrête plus. Il ne cesse plus d'accélérer. Voici l'homme qui va courir le plus vite sur la Terre. « Comme l'éblouissant Ravel, le non moins merveilleux, non moins métaphysique Courir est un roman où rien n'est inventé, mais qui n'est cependant en aucun cas une biographie. Un roman pur et simple, vif, elliptique, ironique. Où l'écrivain cueille Zatopek à l'adolescence, au début des années 40, dans une petite ville de Moravie, pour suivre son parcours glorieux sur tous les stades du monde. Un parcours pourtant initié par le hasard. » (Nathalie Crom, Télérama) « Instrumentalisation d'un athlète à des fins de propagande, censure et contrôle des informations derrière la façade d'une médiatisation à outrance : la lecture de Courir entre en résonance avec le succès en
trompe-l'oeil des dernières olympiades à Pékin, capitale d'un régime qui, à l'instar des Soviétiques, n'a pas hésité à employer les chars pour écraser toute velléité de liberté. L'histoire ne se répète pas, mais il lui arrive de bégayer, semble nous murmurer ce roman à triple fond qui déploie tous les paradoxes propres aux grandes oeuvres. Complexe dans sa structure mais aérien d'allure, mêlant l'allégresse de la victoire sur soi-même à la mélancolie de l'impuissance face à un État tentaculaire, Courir décrit merveilleusement la montée, aussi irrésistible que sa chute fut brutale, d'un homme qui trouva la gloire sans la chercher ni même la désirer, un homme qui, en digne personnage d'Echenoz, connut la lumière de manière illusoire et disparut littéralement dans l'ombre, comme effacé du monde. » (Minh Tran Huy, Le Magazine littéraire)
11 personnes en parlent

Un livre lumineux sur la course à pied qui donne envie de chausser ses baskets pour partir sur les chemins au petit trot ! Véritable anti héros, Emile traverse ces pages, léger, un sourire aux lèvres. Il court d’abord sans le faire exprès. Il court vite et avec un style ou plutôt une absence de style si particulière qu’il surprend le milieu sportif international. Il accumule les records et les médailles et devient une véritable star. Mais lui, Emile, court, court et court encore, sans perdre haleine. Il s'entraîne, il améliore ses performances.L’action est complètement absorbée par ce rythme particulier qu’Emile donne à sa course. Dans le mouvement de sa foulée, les événements politiques sont étrangement distanciés. Emile court. Il déclare ce qu’on lui demande de déclarer. Sa vie privée est soigneusement filtrée, du moins ce qui peut en être connu à l’extérieur.La course devient personnage principal, le reste est simplement intégré par petites touches comme un écho lointain. Emile court. Pendant 142 pages, tout se passe dans cet espace entre les pieds et la piste, cet espace magique qui anoblit et euphorise, qui ne connaît pas de frontières, cet espace gagné sur le temps qui passe, cet espace vital où rien d’autre ne peut intervenir… Le cœur battant et la foulée d’un homme, peut-être le bonheur ? Consultez le commentaire complet sur mes carnets.http://www.mondalire.com http://www.mondalire.com/bloghttp://www.mondalire.com/mots_d_ellehttp://www.mondalire.com/inspirations.htm

un flyer
27/01/09

Haruki Murakami- dont j'adore par ailleurs les romans même si je n'arrive jamais à rédiger un billet dessus- dans son Autoportrait en coureur de fond ne nous épargne aucune précision technique, aucune douleur, aucun détail technique. Pff. Tout pour décourager la béotienne que je suis.Avec cette vraie-fausse biographie d'Emile Zatopek, Jean Echenoz fait tout le contraire et adapte sa foulée à celle du coureur : sereine et faussement simple. Car, même si le coureur tchécoslovaque gesticule, grimace sur la piste , il s'épanouit dans le marathon, trouvant là sa pleine mesure. Je ne sais pas vous mais je n'ai aucun intérêt pour les athlètes qui se battent autant contre eux-mêmes que contre les autres. Et arrivent à demi-morts, sans avoir pris le moindre plaisir.Il doit y avoir de l'élégance, de la décontraction dans le geste sportif. Comme dans l'écriture d'ailleurs, même si tout cela demande énormément de travail, rien ne doit paraître, sauf le plaisir, la grâce.Zatopek, représentant unique d'un minuscule pays face à la toute puissance soviétique est tout simplement touchant, émouvant et nous réconcilie avec le sport par son absence apparente de sophistication technique. Il est humain, profondément humain . Un coureur atypique et un texte d'une fluidité absolue, un régal ! cathulu

cathulu
12/07/12
 

Il n'y eut qu'un homme, des années durant, capable de courir aussi vite, aussi longtemps, aussi loin. Dans les années 1950, il fut le détenteur de 4 titres olympiques et de 18 records du monde ! Emil Zátopek !« Ce nom de Zatopek qui n'était rien, qui n'était rien qu'un drôle de nom, se met à claquer universellement en trois syllabes mobiles et mécaniques, valse impitoyablement à trois temps, bruit de galop, vrombissement de turbine, cliquetis de bielles ou de soupapes scandé par le k final, précédé par le z initial qui va déjà très vite : on fait zzz et ça va tout de suite vite, comme si cette consonne était un starter. Sans compter que cette machine est lubrifiée par un prénom fluide : la burette d'huile Emile est fournie avec le moteur Zatopek. »Echenoz ne retient que quelques épisodes saillants de la carrière du sportif tchécoslovaque, certains traits de caractère, des anecdotes en nombre limité. Et du contexte politique de cette période pourtant troublée (de l'arrivée des chars nazis en Moravie à l'invasion de la Tchécoslovaquie par les Soviétiques en 1968), il ne donne que de maigres détails. Car pour Echenoz, il ne s'agit pas de restituer la totalité du personnage, mais plutôt d'en dessiner un certain profil, très épuré : il s'attache surtout à montrer le goût et le sens de l'effort de celui que l'on surnomma "la locomotive tchèque", un homme jovial et naïf, jusque dans son acharnement à courir plus vite. Et l'écrivain ironise : d'une légende, il extrait une vie marquée d'autant d'efforts que de hasards de circonstances ; d'un champion, il fait un pantin à l'insouciance béate...Ce Courir est aussi sobre que le promet son titre. En 140 pages au style minimaliste, c'est expédié. Et finalement, je crois que c'est cela qui m'a le plus gêné dans ce roman : son style trop véloce et désinvolte, ainsi que sa familiarité de ton, proche de l'oralité, et ses personnages sans profondeur, désincarnés, comme extraits du réel, qui m'ont empêchée de m'attacher à cette histoire et à son héros.

Kara
03/12/10
 

Course Jean Echenoz nous enchante, nous emporte avec ce roman qui n’est pas une biographie classique. Chaque chapitre est admirablement rythmé, construit en ralentis, en accélérés avec un swing dans l’écriture. Le lecteur halète, grimace, vibre, jubile au rythme des foulées désorganisées de Zatopek. Mais le succès et la victoire ne sont pas éternels...

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Autant le dire tout de suite, j'ai été passablement désarçonné par le style littéraire de Echenoz. Il se veut léger, détaché et, quand il s'agit de décrire des manoeuvres soviético-communistes pour faire de Zatopek un outil de propagande, c'est un style qui ne colle pas forcément avec l'ambiance. D'autre part, le livre étant qualifié de roman, on peut aisément imaginer qu'il y a une part de fiction dans cette histoire. Quelle part, sur quels sujets, tout ça, on ne le saura pas. Au niveau des reproches que je ferai, je m'arrêterai là mais bon, c'est déjà pas mal.Parce qu'à côté de ça, si le style littéraire peut effectivement désarçonner, il n'en demeure pas moins très chouette à lire par moments. L'autre but de cet ouvrage est faire un portrait (romancé, donc) d'une légende de l'athlétisme en s'attachant plus à l'homme qu'à la légende. On y voit un homme qui méprise le sport et le course à pieds au premier abord et qui finit par s'y attacher grâce à un succès fortuit. On découvre un homme qui révolutionne les méthodes d'entraînement, un homme qui voyage sur autorisation du pouvoir pour aller prouver toute la valeur du régime communiste. L'impression globale est donc mitigée. On sent un auteur qui a voulu connaître et appréhender une grande personnalité sportive sous un autre angle que le sport, sous l'aspect humain. Sauf que pour s'attacher à des aspects "sérieux", le style détache casse un peu le projet. Courir est donc intéressant, original mais pas mémorable. Miss Alfie

MissAlfie
21/05/14
 

C'est de cet homme que s'empare Jean Echenoz, fasciné par son allure lorsqu'il court -dénué de tous style -, fasciné également par son destin fait de hasard.On le sens absorber par son personnages, il retrace sa vie simplement en pureté en fluidité. Cela malgré la trame narrative haletante, faussement désinvolte.Le tour de force réside en ce que Jean Echenoz semble avoir réussi à insuffler dans cette biographie romancé l'âme de ce coureur : sa façon de courir.Cependant, je n'est pas véritablement été transporté,et je me suis vite 'essoufflé' ! Aucune vibration, pas de passion, parfois seulement quelques instant de tension. Bref décevant, ...Malgré cela reste un texte agréable à lire, une bonne petite pause détente ; que l'on apprécie mieux je pense en ayant vu des images d'archives des courses menés par Zatopek.

Lacazavent
21/10/11
 

Emil Zatopek, né en Moravie en 1922 et mort à Prague en 2000 n’est pas né pour courir. On a dû insister pour qu’il se mette à courir. Mais, une fois qu’il a commencé, il ne s’arrête plus. Il ne fait qu’accélérer. C’est le parcours de cet athlète hors du commun que raconte Jean Echenoz dans ce livre qui se révèle être un grand hommage à cet athlète.

Vepug
09/07/11
 

"Courir", ou l'histoire en courant d'Émile Zatopek, est court mais sert bien son sujet. On a cette impression que Zatopek a traversé sa vie en courant, par particulièrement par amour de la course, du sport ou d'un quelconque artefact gravitant autour de ce milieu, mais seulement parce qu'il a découvert qu'il aimait courir. En toile de fond, l'Histoire qui se déroule : de l'occupation par les nazis des Sudètes jusqu'au printemps de Prague et l'intervention de l'URSS pour l'étouffer. Une tranche de vie, une tranche d'Histoire, ce livre ne reste pas comme un souvenir impérissable mais on passe un agréable moment en sa compagnie. Pour moi, c'est un point essentiel.

fzilbermann
03/12/10
 

Courir A tous les obsédés de la performance, voilà un coup de cœur à vous coupez le souffle dont l’objectif final est celui d’être le meilleur.

Emile au départ ne sait pas qu'il est doué pour la course à pied. Cela le prend presque par hasard un jour, et il se met alors à courir sans plus s'arrêter.Avec cette machine, cette "locomotive tchèque", Echenoz met en branle la machine littéraire et nous entraîne dans une course qui ne prendra fin qu'au moment où Emile Zatopek s'arrête de fréquenter les stades.Un destin surprenant qui s'inscrit dans le paysage historique qu'il traverse, notamment par la récupération de cette figure sportive par le parti communiste tchécoslovaque, symbole d'un régime et d'un pouvoir politique.Echenoz rend très bien le caractère de son personnage, et n'hésite pas à souligner en intervenant dans son récit qu'il s'agit bien de fiction et non d'une biographie rigoureuse.Les chapitres sont courts et comme rythmés par les courses de Zatopek.Une surprise de plus en ce qui me concerne face à l'oeuvre riche de Jean Echenoz. Maltese

Maltese
01/06/10
 

Course Jean Echenoz nous enchante, nous emporte avec ce roman qui n’est pas une biographie classique. Chaque chapitre est admirablement rythmé, construit en ralentis, en accélérés avec un swing dans l’écriture. Le lecteur halète, grimace, vibre, jubile au rythme des foulées désorganisées de Zatopek. Mais le succès et la victoire ne sont pas éternels...

Format

  • Hauteur : 18.50 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.16 kg

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