Court serpent

DU BOUCHERON, BERNARD

livre court serpent
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 26/01/06
LES NOTES :

à partir de
6,50 €

SYNOPSIS :

Un petit peuple issu d'Europe s'est établi « au Nord du monde », dans une solitude glacée où il s'acharne à survivre. Mais, au fil des siècles, les communications s'espacent, puis s'interrompent. L'oubli et l'abandon menacent. Court Serpent est le navire spécialement commandité et construit selon un savoir ancestral, à la fin du XIVe siècle, pour aller à la recherche de cette communauté perdue et
lui porter secours. L'abbé Montanus, chargé de conduire l'expédition, de relever le diocèse et d'y ranimer la foi, raconte les épreuves inouïes qi'il a dû affronter pour parvenir au but. Son récit est aussi celui d'une aventure politique et spirituelle, que traverse un amour sacrilège. Il donne la clé de cette aventure fascinante dont débattent encore aujourd'hui historiens et archéologues.
5 personnes en parlent

Au XIVème siècle, une expédition part pour la Nouvelle Thulée, à l'extrême nord du monde, à bord du "Court serpent", pour renouer avec la communauté qui vit perdue sur ces terres inhospitalières et dont personne n'a de nouvelles, et pour tenter d'y ranimer la foi.Un récit court et âpre, à l'écriture particulière, premier roman atypique chargé d'une cruauté et d'une violence dérangeante; il y est notamment question de cannibalisme.Une interrogation sur la divinité et la condition humaine, sur le fanatisme, le tout sous des aspects de roman historique très bien documenté.Le livre a été récompensé par le prix du roman de l'Académie française. Maltese

Maltese
30/06/09
 

Au quatorzième siècle, au début du petit âge glaciaire, L’Abbé Montanus reçoit l’instruction du Cardinal-Archevêque de Nidaros (dans l’actuelle Norvège) de se rendre en Nouvelle-Thulé (au nord du Groenland), pour ramener vers l’église les habitants de cette lointaine contrée, et pour y pourchasser «l’hérésie, l’apostasie, l’incroyance, l’abandon de pratique, le parjure, la gloutonnerie, la luxure simple et la sodomitique.» Pour entreprendre ce périlleux voyage, sa première mission est de construire son navire qu’il baptisera Court Serpent.Au terme d’un voyage qui est déjà une succession de souffrances et d’abominations, l’Abbé et ses compagnons rescapés de ce périple atroce, vont découvrir un peuple qui avec les souffrances du froid, de la misère et de la faim, retourne dans les ténèbres de l’infâme et de la barbarie.Ce livre est fascinant par la langue sublime, par la justesse des mots parfaitement choisis pour dépeindre un voyage dans les tréfonds de l’horreur, par la trajectoire de l’Abbé et de ses hommes qui n’ont pas d’autre choix pour tenter de survivre que de suivre la trajectoire et les pratiques infâmes des quelques survivants dans ce pays hostile, et enfin par ce que la narration laisse apercevoir du manque de fiabilité du narrateur, l’Abbé, qui par ce récit de son périple à celui qui l’a missionné, souhaite visiblement tout autant se confesser que d’éviter d’être condamné par l’église.«Einar Sokkason m’instruisit du seul prêtre survivant ; encore faut-il un mélange inouï d’audace et de foi pour persévérer, sur la seule force de l’ordination, à parer du beau titre de prêtre le monstre porcin qu’il traina à mes pieds. Je remerciai le ciel que ce misérable ne fut plus en état de célébrer le Saint Sacrifice qu’aurait profané son abjection. Couvert de poux, la bouche encombrée d’une mousse glaireuse aux émanations impures, et tenant par la main une petite publicaine à peine pubère, il vomit cent blasphèmes que l’absence de toute boisson forte dans cette extrémité du monde privait des excuses de l’ébriété.»

MarianneL
27/07/13
 

L'auteur est un vieux monsieur très digne, j'en ai été d'autant plus surprise: atrocités, violences dans ce qui est un premier roman salué par le grand prix de l'Académie Française. Huit ans après, j'en ai encore froid dans le dos. Livre court à l'écriture particulière (un peu précieuse?) berthe

afbf
01/01/13
 

Respect d'abord pour l'auteur qui, à 76 ans, écrivit son premier roman. Respect ensuite pour la qualité du style et de l'écriture. On retrouve avec bonheur des mots peu usités et qui sonnent juste avec la situation exprimée. La rigueur de l'écriture est omniprésente et ainsi, l'auteur propose un récit rigoureux certes mais jamais difficile à lire. Respect enfin pour l'originalité du sujet abordé: la colonisation au 14ème siècle des terres de Haute Teulé (Groënland)habitées par les eskimos (publicains). Une nouvelle fois, les catholiques y verront une terre promise malgré la rigueur du climat et essayeront vainement de s'y imposer. Le personnage du prêtre est intéressant à bien des égards car il montre que l'homme de foi n'est pas infaillible et que, poussé dans ses derniers retranchements, il est loin de montrer l'exemple à ses ouailles, en adoptant des sentiments de supériorité, d'égoïsme et succombant à l'amour, tout en se réfugiant derrière la volonté de Dieu, et pourquoi pas, derrière la ruse pour mieux amadouer ce peuple d'autochtones considérés comme barbares. Parfois, certaines scènes n'ont rien à envier à Mc Carthy dans l'élégance de la barbarie et dans le glauque, mais on ne sombre jamais dans le "trop plein". Ainsi, par cette histoire originale, l'auteur explique les limites de la religion dans des contrées extrêmes où seul le courage et la rage de vivre peuvent venir à bout de toute hostilité naturelle. vivi

vivicroqueusedelivres
19/02/12
 

La performance de l'auteur est particulièrement remarquable puisqu'il a utilisé le temps que lui a laissé sa condition de retraité pour faire paraitre son premier roman à 76 ans ! Un véritable exemple à suivre pour le coté humain mais ce qui ne gâche rien à cet exploit c'est que le roman est une réussite. Bernard du Boucheron nous a transporté en plein 14ème siècle. Ce roman est en fait le livre de bord, de mission d'un inquisiteur catholique qui part "sauver" un village d'esquimaux. Le style est parfait et le vocabulaire riche. Nous sentons que l'auteur a fait enormément de recherches afin d'apporter de l'authenticité à son texte. Les faits sont cruels comme nous pouvons imaginer cette époque. L'hypocrisie et l'aveuglement provoqué par l'excès de religion rendent certaines scènes très droles par leur injustice et leur ridicule. J'ai parfois penser au Je, François Villon de Jean Teulé même si le style littéraire est complètement différent. Un roman à lire assurément pour peu que le glauque et la cruauté ne vous bloquent pas complétement...

milca
28/10/10
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.10 kg

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