Crepuscule d'acier

STROSS-C

livre crepuscule d'acier
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 10/09/08
LES NOTES :

à partir de
7,60 €

SYNOPSIS :

Nouvelle République, planète plutôt arriérée et en tout cas coincée côté culture pour ce xxve siècle, subit l'invasion du Festival. Le Festival est une société galactiquement itinérante post- Singularité. Elle fait pleuvoir sur Nouvelle République une nuée de téléphones qui ne disent qu'une chose : « Bonjour. Tu veux bien nous distraire ? » De la réponse dépend la récompense. Ainsi, des armes. Il n'en faut pas
plus pour déclencher la Révolution. Et pour conduire les autorités à imaginer pour la vaincre de remonter le temps. Et risquer l'anéantissement de cette partie de la Galaxie, car l'Eschaton déteste qu'on touche à son histoire. C'est qui, l'Eschaton ? Charles Stross est le plus prometteur et le plus déjanté des nouveaux venus sur la scène de la science-fiction. Crépuscule d'acier a manqué de peu le prix Hugo 2004.
3 personnes en parlent

De la pure science-fiction délirante : voila ce que l’on peut dire de ce roman. Ce livre nous présente un monde complexe, des univers qui s’entremêlent, des voyages dans le temps. L’auteur a vraiment pris soin de détailler le pourquoi et surtout le comment du fonctionnement des objets rencontrés, des vaisseaux spatiaux. Il explique petit à petit à quoi sert le « festival » entité étrange parcourant l’espace intergalactique. On suit la vie d’une planète assez rétrograde et de ses habitants. Deux héros se détachent parmi les divers personnages du roman. On a du mal à les cerner au départ de l’histoire, mais on s’y intéresse et leur rôle s’affirme au fil des pages. Ces deux personnalités nous deviennent sympathiques. Les autres personnages qui gravitent autour font que l’on ne s’y attache pas, comme l’amiral ou les autres militaires. Ce sont souvent des caricatures. L’armée n’a pas souvent le beau rôle. L’auteur a fourni un travail très conséquent pour écrire ce roman extrêmement fouillé. J’ai mis plus de jours à lire ce livre que pour un roman de science-fiction classique. Au début, si l’on n’y prend pas garde, on risque de lâcher prise et de ne plus accrocher au récit. Il faut constamment réfléchir, se concentrer sur l’histoire. Il y a énormément de détails, souvent très compliqués. On a parfois l’impression de suivre un cours de physique. J’ai dû aller doucement et il m’est arrivé de recommencer certaines pages où les descriptions étaient denses, pleines de mots inventés, de démonstrations, de justifications. Mais tout s’explique ! Enfin, tout est expliqué par l’auteur dont on se demande s’il n’est pas aussi un visiteur de notre futur tant ses explications sont persuasives ! L’écriture est « travaillée », le style est parfois grinçant et les hommes ne sont pas montrés sous leur meilleur jour. A la fin, on reste « sur sa faim » ! J’espère qu’il y aura une suite malgré le travail de lecture car il vaut mieux ne pas être fatiguée quand on se plonge dans ce récit. Je conseille dons ce livre à ceux qui aime la SF et qui aimeraient approfondir les notions qui y sont présentes grâce aux détails que donne l’auteur.Note : 15/20

Akajou
22/05/11
 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Livraddict et Le Livre de Poche pour ce partenariat.Ce roman de Science-fiction est différent par rapport aux autres romans habituels que vous pouvez lire. Je dirais même qu’il est assez éloigné de l’œuvre d’Isaac Asimov par exemple. L’auteur veut nous surprendre par un thème original.Le Festival se déplace dans la galaxie pour apprendre et répertorier les savoirs auprès des civilisations d’origine terrienne. Et cette entité s’attaque à une civilisation basée sur la monarchie, arriérée technologiquement. En changeant la vision de l’avenir des autochtones par des technologies nouvelles facilitant leur vie quotidienne ou leur permettant de se soulever contre les despotes, le Festival sème une sacrée pagaille. Mais qui est le Festival ? Comment le combat-on ? Telles sont les questions que se posent les dirigeants épaulés par un ingénieur et une représentante de l’ONU.Le roman nous propulse dans un univers régit par l’Eschaton, une sorte de divinité interdisant le déplacement dans le temps, afin qu’il ne soit pas remis en cause. L’auteur nous donne des explications qui semblent foireuses et sans aucune crédibilité sur les déplacements d’un système à un autre, sur le voyage dans le temps. Cumulées à des passages décalés lorsque nous nous retrouvons à bord du vaisseau, aux côtés de son capitaine recevant les informations de ses subalternes, nous avons la réelle sensation d’être dans un univers surréaliste.Le roman, malgré les réticences qu’il pourra engendrer auprès des lecteurs ennuyés par ce genre un peu différent, se lit très facilement. L’écriture est rapide même si parfois les trop longues descriptions du pourquoi et comment ça fonctionne le voyage dans le temps et les conséquences sont incompréhensibles à cause du nombre important de termes techniques.Un roman qui s’apprécie tout de même pour son histoire travaillée et son univers intéressant mais qui peu avoir tendance à nous agacer quelque peu à cause des dérapages de l’auteur un peu longs et répétitifs. Le Rat est mort, vive le Rat

Skritt
04/05/11
 

LectureMartin Springfield est ingénieur de marine. Il a été engagé par le gouvernement de la Nouvelle-République pour effectuer une mise à niveau des moteurs de sa flotte stellaire de combat.Terrien, il se rend donc dans cette union de planètes technophobe qui vit au rythme ralenti d'une ploutocratie aristocratique interdisant le progrès technique aux masses.C'est le moment que choisit "Le Festival" pour prendre contact avec la Nouvelle-République. Le Fastival est une entité consciente incarnée en une multitude de formes parfois antagonistes, ni bonnes ni mauvaises, juste à la recherche de sa nourriture : l'information. Le désordre et l'anarchie s'installent rapidement, plus ou moins guidés par les révolutionnaires locaux.Martin rencontre une autre terrienne, femme envoutante et mystérieuse. Rachel est sans doute plus qu'elle ne paraît. Mais Martin n'est pas non plus un simple meccano de luxe.AvisCe livre peut être rattaché au style de la "Hard-Science", branche de la SF que j'apprécie. (voir à ce sujet la chronique de "Axiomatique" de Greg Egan). Mais ici ce style d'écriture, plutôt que de se fondre au service d'une histoire paraît une fin en soi. Sur les plus de 500 pages, un tiers d'explications techniques s'accumule. Cela alourdit énormément la lecture. Les éléments fournis sont très souvent redondants et même répétitifs. Au bout de la vingtième remarque sur le fait que "un vaisseau transportant un trou noir de la masse d'une montagne n'est pas très maniable", on n'a qu'une envie : passer à la suite, surtout lorsque cette remarque se fait à chaque fois sous la forme de deux pages d'explications . Cette technologie qui devrait assoir la véracité de l'univers et le crédibiliser ne fait en fait que le masquer. Le monde technologique est à peine entraperçu, le monde rétrograde n'est même pas présenté physiquement et très peu socialement.Deux autres éléments du livre m'ont également gâché le plaisir de la lecture. Tout d'abord il existe dans ce monde des "Cornucopia", ou cornes d'abondance capables de fabriquer tout et n'importe quoi par restructuration atomique. La masse de carburant nécessaire à de telles transformations avoisinerait celle d'une planète, mais ce sont ici des modèles portables sous forme de malles. A partir du moment où ces objets existent, plus aucun bien physique ne fait l'objet d'une recherche dans l'histoire. On se demande bien pourquoi également elles sont tantôt utilisées, tantôt non. On a parfois de savantes et laborieuses explications. Mais comme elles font partie des pages à zapper sous peine de somnolence, ce n'est pas très crédible.L'autre élément est l'ensemble de manifestations qui accompagnent Le Festival. L'auteur a sans doute voulu faire loufoque ? Il n'a fait que absurdité, incohérence, fouillis. Là où John Brunner questionnait sur la pérennité de l'être et l'intégrité de la conscience dans "Les productions du temps", l'auteur, bien qu'utilisant un peu les mêmes schémas, laisse une impression de n'importe quoi. Le Festival, de concept intéressant, se transforme en cirque dangereux, minable et ringard.Même les sujets du choc des civilisations ou de la justification des révolutions par l'opposition, qui auraient pu sous-tendre ce livre sont éludés.Les personnages sont eux plus intéressants. Je n'ai retenu que Martin et Rachel d'un lot d'acteurs dont le sort me laissait indifférent. Ces deux "agents" que l'on pense être moteurs de l'histoire se contentent finalement de subir sauf pour tenter de sauver leurs peaux. Leur histoire commune permet heureusement de garder un certain fil d'intérêt au livre.Plus prometteur, l'Eschaton que je voyais déjà comme un Gritche d'Hypérion, reste en fait une entité externe, floue et servant d'alibi.Tout cela m'amène à considérer ce livre comme bien lourd. Peut-être élagué aurait-il pu me capter, mais en l'état, il n'a été qu'un bon entraînement à la lecture rapide. Conclusion:Un livre plein d'idées qui aurait pu être passionnant mais se révèle inabouti et indigeste.Ma note : 09/20. Spyd Skorpionnan http://leblog.atelierdantec.com

skorpionnan
07/05/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.27 kg
  • Langage original : ANGLAIS

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition