EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 19/10/05
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SYNOPSIS :

Laurent Gaudé Cris Ils se nomment Marius, Boris, Ripoll, Rénier, Barboni ou M'Bossolo. Dans les tranchées où ils se terrent, dans les boyaux d'où ils s'élancent selon le flux et le reflux des assauts, ils partagent l'insoutenable fraternité de la guerre de 1914. Loin devant eux, un gazé agonise. Plus loin encore, retentit l'horrible cri de ce soldat fou qu'ils imaginent perdu entre les deux lignes du front, « l'homme-cochon ». A l'arrière, Jules, le permissionnaire,
s'éloigne vers la vie normale, mais les voix de ses compagnons d'armes le poursuivent avec acharnement. Elles s'élèvent comme un chant, comme un mémorial de douleur et de tragique solidarité. Dans ce texte incantatoire, l'auteur de La Mort du roi Tsongor (prix Goncourt des lycéens 2002, prix des Libraires 2003) et du Soleil des Scorta (prix Goncourt 2004) nous plonge dans l'immédiate instantanéité des combats, avec une densité sonore et une véracité saisissantes.
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Nous avons broyé nos dos à force de vivre courbés contre des murs de terre. Nous sommes devenus des êtres brisés, des vieillards errants à force de vivre terrés. Nous avons brulé, en vain, nos poumons dans les vapeurs délétères en attendant l’espoir. Nous sommes ces pères, ces fils que tu as sacrifié sur le front de ton orgueil. Entends-tu ces cris qui résonnent dans la nuit étoilée d’obus, entends-tu ces mugissements stridents qui crèvent les silences précèdant la mort. Ce sont les nôtres! Ce sont nos âmes qui se révoltent pour te dire leur souffrance. Nous sommes la douleur, la peur, la folie, le courage, la haine, la violence, l'agonie… Nous sommes devenus sourds à force d’entendre les sifflements des armes, nous sommes devenus muets à force de taire nos peurs. Nous sommes désormais des hurlements. Mais ces voix intérieures ne se calment pas, elles nous rongent. Elles chantent la mort, la jeunesse perdue. Elles louent la violence et l’angoisse de l’attente. Attente de l’ennemi, de la relève, de la fin de cette guerre, ou attente d’une mort qui se refuse à nous, de cette délivrance devant tant de cruauté et de bêtise humaine.Je croyais tout connaitre de la guerre, mais je n’en savais rien. Je voulais combattre mais je ne voulais pas cette guerre où je ne combats pas. J'ignorais tout de cette ogre dévoreur de vie. Depuis je ne dors plus, je ne pleure plus, je ne vis plus. Je ne suis plus qu’une machine à survivre, à tuer. J’attends ce jour bénit de savoir qui de la mort ou de la folie me délivrera… Laurent Gaudé nous livre ici, sur un rythme digne d’un thriller, un réquisitoire de la Première Guerre Mondiale. Au travers un échantillon de poilus, il nous dresse sans fioritures, sans retenues, le tableau des exactions de cet assassinat collectif. Les phrases courtes, la taille des paragraphes participent à cette névrose. Des réflexions qui nous replongent dans l’ambiance de cette époque, dans l’angoisse permanente de l’assaut, un travail à mettre en corrélation avec l'oeuvre de Jacques Tardi.

Pasdel
13/05/13
 

Si le thème de la 1ere guerre mondiale fascine à juste titre , Gaudé , lui , a pris le parti de se focaliser sur l'humain . Dans cette première œuvre d'une justesse remarquable , il pose déjà les jalons de ce que sera sa marque de fabrique en devenir . Ce que je retiens tout d'abord , c'est effectivement l'originalité du propos . Loin de vouloir offrir un témoignage historique saisissant , Gaudé , au travers de cette boucherie sans nom , interpelle par les innombrables monologues intérieurs de ses protagonistes , offrant ainsi un récit s'apparentant beaucoup plus à une pièce de théatre qu'à un véritable roman .Dans ce bourbier mortifère , aucun héros , juste des hommes liés et animés par un même destin guerrier , les mêmes tourments inhérents . Ils ne sont que prénoms , noms et grades , forts de leur humanité et de leur foi déclinantes au fil de ces combats meurtriers , toujours plus avides de larmes , de sang et de cadavres . La terre réclame son du journalier ! Nulle échappatoire si ce n'est tuer ou çetre tué...L'on ne sait rien de ces soldats , si ce n'est ce profond sentiment commun de vacuité et de désespérance les habitant un peu plus chaque jour . Plongés dans l'horreur la plus totale , ils nous offrent , par le biais de leurs pensées les plus intimes , une véritable réflexion sur la guerre et la propension déprimante qu'à l'humain à s'auto-détruire . Véritable plaidoyer anti-militariste , Cris , en un peu moins de 130 pages , révolte autant qu'il désespère !Il vous propose son petit musée des horreurs ou faim , froid , folie , tourments du corps et des âmes en sont les fleurons récurrents . Tragiquement démoralisant , ce petit opuscule n'en demeure pas moins parfaitement maitrisé ! Faisant fi de tout manichéisme et d'héroïsme outrancier , il ne fut pas sans me rappeler les bouleversantes BD de Tardi sur le sujet...Cris , beaucoup plus puissants que ceux de Christophe ! En plus , y a même pas d'Aline dedans alors...

TurnThePage
02/11/13
 

Il est des livres dans lesquels on se précipite à corps perdu parce qu’il ne peut en être autrement, parce que dès les premières lignes, nous savons que nous serons marqués au fer rouge par des mots lus à la fois avec les yeux et avec le cœur. Cris est de ces lectures ravageuses et dévorantes. Beaucoup ont tenté d’évoquer la guerre mais peu sont parvenus à la rendre vivante, brûlante d’une ignominie sans nom. Le livre de Laurent Gaudé est d’un réalisme douloureux et raconte l’enfer des tranchées de la première guerre mondiale. Succession d’épisodes vécus intrinsèquement par les personnages principaux eux-mêmes, Cris se veut aussi le témoignage insupportable d’hommes envoyés à la mort ; des êtres devenus la prolongation de leurs armes portées en joug. Et le lecteur, impuissant et écœuré, suit ces pauvres hères qui marchent vers la tombe et se laissent peu à peu gagner par la peur et la folie. De cette œuvre suffocante, glaçante et qui vous plonge dans un abîme sépulcral exhalent des odeurs de poudre, de chair carbonisée et de terre gorgée de sang et d’eau souillée. Gaudé maîtrise à la perfection l’art de saisir le moment, de capturer les émotions in vivo. Écrivain de l’instant, il nous livre ces tranches de vie « à chaud » encore brûlantes d’atrocité et d’horreur. Le lecteur est rendu, aveuglé par une barbarie sans précédent, dévasté par une écriture puissante et crue. Il faut avoir lu Cris pour comprendre. Se révolter en premier lieu contre cette plaie béante du passé puis l’accepter pour enfin la comprendre. Comprendre le silence de ses aïeuls, de ces héros anonymes, qui sont revenus mais ont préféré se taire. Incapables de mettre en mots leurs douleurs, ils les ont gardées au plus profond de leurs âmes en espérant vainement qu’elles s’éclipsent à jamais. Comprendre ce feu insatiable qui continua à les consumer tout au long de leurs longues et laborieuses vies. Comprendre qu’ils avaient compris qu’ils n’étaient que des pantins désarticulés, que des proies offertes en pâture aux monstrueuses mandibules de la Mort. Comprendre que parler n’aurait en rien apaisé l’incandescence de leurs maux ni ramené ceux à jamais disparus dans la boue des tranchées. Rebelde

Rebelde
08/10/13
 

Il est des livres dans lesquels on se précipite à corps perdu parce qu’il ne peut en être autrement, parce que dès les premières lignes, nous savons que nous serons marqués au fer rouge par des mots lus à la fois avec les yeux et avec le cœur. Cris est de ces lectures ravageuses et dévorantes. Beaucoup ont tenté d’évoquer la guerre mais peu sont parvenus à la rendre vivante, brûlante d’une ignominie sans nom. Le livre de Laurent Gaudé est d’un réalisme douloureux et raconte l’enfer des tranchées de la première guerre mondiale. Succession d’épisodes vécus intrinsèquement par les personnages principaux eux-mêmes, Cris se veut aussi le témoignage insupportable d’hommes envoyés à la mort ; des êtres devenus la prolongation de leurs armes portées en joug. Et le lecteur, impuissant et écœuré, suit ces pauvres hères qui marchent vers la tombe et se laissent peu à peu gagner par la peur et la folie. De cette œuvre suffocante, glaçante et qui vous plonge dans un abîme sépulcral exhalent des odeurs de poudre, de chair carbonisée et de terre gorgée de sang et d’eau souillée. Gaudé maîtrise à la perfection l’art de saisir le moment, de capturer les émotions in vivo. Écrivain de l’instant, il nous livre ces tranches de vie « à chaud » encore brûlantes d’atrocité et d’horreur. Le lecteur est rendu, aveuglé par une barbarie sans précédent, dévasté par une écriture puissante et crue. Il faut avoir lu Cris pour comprendre. Se révolter en premier lieu contre cette plaie béante du passé puis l’accepter pour enfin la comprendre. Comprendre le silence de ses aïeuls, de ces héros anonymes, qui sont revenus mais ont préféré se taire. Incapables de mettre en mots leurs douleurs, ils les ont gardées au plus profond de leurs âmes en espérant vainement qu’elles s’éclipsent à jamais. Comprendre ce feu insatiable qui continua à les consumer tout au long de leurs longues et laborieuses vies. Comprendre qu’ils avaient compris qu’ils n’étaient que des pantins désarticulés, que des proies offertes en pâture aux monstrueuses mandibules de la Mort. Comprendre que parler n’aurait en rien apaisé l’incandescence de leurs maux ni ramené ceux à jamais disparus dans la boue des tranchées. Gecko

un flyer
17/09/13

Polyphonie chorale de voix masculines, Cris décrit la vie dans les tranchées : la boue, la peur, l'insalubrité, l'angoisse d'affronter l'ennemi, la mort, la permission (une respiration indispensable), l'enlisement du conflit. Cette succession de témoignages au départ donne une certaine pesanteur au texte : les personnages se distinguent mal, évoluant les uns à côté des autres sans liant.Puis l'allégorie de la Mort apparaît au détour du cri effroyable et inoubliable de «l'homme- cochon» et là, le récit bascule : la solidarité s'installe, l'humanité et l'inhumanité (gazage et incendie volontaire) s'affrontent, les hommes se lient ou se pourchassent, la folie rampante progresse et l'étendue de cette Der des ders s'expose : un amoncellement de morts, des choix militaires catastrophiques, des hommes mutilés physiquement et psychiquement, une tuerie sans nom. Le mythe (lié à une ombre ou un esprit) cher à l'auteur prend forme avec cette course-poursuite dans les terrains minés à la finalité létale mais fédère les protagonistes de l'histoire avec un juste équilibre.Ce que n'a pas réussi Jean Echenoz dans 14, Laurent Gaudé l'a sublimé. Malgré un début balbutiant, ce grand roman (pas par sa taille, à peine 116 pages) mérite le détour. Remarquable.

Cave
01/03/13
 

"Je meurs. Qui se souvient de moi ? Il aurait peut-être mieux valu mourir tout de suite. Je sens maintenant que le gaz a chassé tout l'air de mes poumons, je sens la mort inodore que je respire. Je ferme les yeux. Et je vois. je vois que je ne mourrai pas seul. je vois le siècle et c'est un avorton arraché du ventre de sa mère au forceps. Il est baigné de sang. Ils l'ont roué de coups. Je vois l'homme qui n'a plus de dents, plus de visage. Je vois l'homme qui pense être allé au bout de l'horreur mais qui connaîtra bientôt de nouveaux coups. Je vois le gaz qui rampe dans les campagnes. Je vois le grand siècle du progrès qui pète des nuages moutarde, je vois ce grand corps gras éructer des bombes et éventrer la terre de ses doigts. Le raz de marée qui m'emporte n'était qu'une vaguelette. Je meurs maintenant et cela me fait sourire car il m'est donné de voir, dans ces dernières hallucinations convulsées, les millions de souffrances auxquelles j'échappe."Est-il besoin d'en dire tellement plus ? Une fois de plus, l'écriture de Laurent Gaudé m'a transportée et une fois de plus j'ai ressenti dans mes tripes ses mots, ses phrases. Dans ce petit livre, nous suivons les pas de Marius, Boris, Ripoli et quelques autres. Nous les suivons dans les tranchées, dans la boue, sous la pluie, dans le froid, avec la peur qui enserre le coeur, qui noue les boyaux, qui coupe les jambes et qui rend fou. Ce sont des poilus, des soldats de la première guerre cachés dans leur trous, à la merci des bombes de l'ennemi ou d'une attaque ordonnée par le haut commandement, mais surtout à la merci de la folie qui rode. L'horrible cri qui retentit dans la nuit dans le no man's land entre les deux fronts les glace d'effroi. Cri de "l'homme-cochon" qui résonne dans les têtes, voix des agonisants qui poursuivent même les permissionnaires, bruits de la guerre que ceux qui rentreront chez eux n'arriveront pourtant jamais à oublier...Suite sur Les lectures de Lili Liliba

liliba
21/12/09
 

Chant funeste Dans une atmosphère oppressante et terrifiante de réalisme, Laurent Gaudé nous entraîne dans l’horreur des tranchées de la guerre 14-18. Nous suivons pas à pas différents personnages, médecin, soldat en permission, chef ou simple poilu, au cœur du même combat. Boris, Jules, M’Bossolo etc ne sont ni présentés comme des héros, ni comme des martyrs, seulement comme des hommes qui perdent leurs repères, leurs espoirs et leurs envies. Une descente dans l’enfer de la folie qui est caractérisée par l’homme cochon, mi-bête sauvage, mi-homme hurlant au milieu des deux camps ennemis. A travers ses personnages, Gaudé tente de faire comprendre la guerre, l’humaniser, la rendre accessible. Il nous force à imaginer l’inimaginable, à ressentir au travers de ces «cris», l’indéfinissable. Un roman court mais intense, chargé d’émotions.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Après nombres d’essais infructueux, je dois avouer que Laurent Gaudé n’est pas mon écrivain préféré. Mais il s’agit ici d’un texte court, qui sait.Avec ce roman, je fus heureusement surprise. Pour une fois, ses phrases avec trop de mots (c’est ce que je lui reproche) sont au service de ce texte fort qui nous emmène dans les tranchées de 14-18, vous savez, la Boucherie.L’auteur propulse littéralement son lecteur au coeur de la Grande Guerre, mais aussi à l’Arrière où personne ne veut rien entendre.Une immersion dans le bruit, la fureur et la folie des hommes.L’image que je retiendrai :Celle de ces hommes devenus fous à force de bruits, de cris, de mort, de saleté et de crasse, d’absurdité, aussi. Alex-Mot-à-Motshttp://alexmotamots.wordpress.com

AlexMotaMots
26/08/15
 

Livre dérangeant sur la forme, et non sur le fond (encore que), Cris est en quelque sorte une juxtaposition de points de vue plus ou moins courts de soldats de la Grande guerre.Présenté comme un roman, cris, à mon sens n’est pas un. Sans doute l’auteur dramatique qu’est Laurent Gaudé a voulu théâtraliser son propos sans vraiment y parvenir.Cette forme n’implique gère à la profondeur, ni à l’émotion. Les multiples personnages sont à peine creusés. Ils s’expriment dans l’instant. Il ne pas aller chercher une vérité historique dans cet écrit, juste une dénonciation en règle de tout conflit qui soit.Cris est court, mais au final, assez long à lire car il n’y a pas de liant dans ce livre. Ce n’est pas un livre sur lequel on se jette, mais celui qui traine, et que l’on termine un jour pour ne plus le voir sous les yeux. Bref, il ne me laissera pas grand souvenirLaurent Gaudé reste pour moi un auteur assez impénétrable, et dont le propos me semble toujours aussi obscure et sans charge émotionnelle particulière. Sans doute vais-je cesser de le lire. http://leblogdemimipinson.blogspot.com/

mimipinson
17/06/14
 

Pendant la guerre des tranchées, on suit la vie de soldats français. Il y a Jules, qui après un assaut meurtrier, obtient une permission pour rentrer chez lui. Il y a ces camarades, restés dans les tranchées et qui préparent un assaut pour reprendre une position perdue au profit des allemands. Il y a le soldat gazé, perdu sur le lieu d’un ancien combat. Et il y a ces cris, qui déchirent le ciel, lancés par l’ « homme-cochon », soldat perdu entre les lignes de front.Laurent Gaudé aborde vraiment cet événement historique comme un théâtre pour une œuvre de fiction. Si les lieux sont réalistes (la description des tranchées, des attaques), les personnages rencontrés, et le mode de narration font que roman prend une dimension littéraire bien plus qu’historique. Parmi les personnages, il y a celui de l’homme-cochon, métaphore de la situation de l’être humain lors de cette période barbare pour l’humanité. L’homme-cochon revient à son état bestial, dispose de qualités physiques quasi surnaturelles, puisque les soldats qui le pourchassent n’arrivent pas à le cerner. Et lorsqu’une pluie d’obus tombe à l’endroit où il est censé se trouver, l’espoir de le voir mort est vite anéanti par les cris qu’il pousse. Ce personnage, à dimension mythologique, représente ce qui fait peur aux soldats : cette folie, cette bestialité qui s’est emparé de lui, ils en sont toujours à la limite. D’ailleurs, Barboni finira par y tomber.Et puis il y a la narration. Composé de chapitres, chacun débute et se termine par une intervention de Jules, qui s’éloigne des champs de bataille. Entre deux, on plonge dans la boue, l’humidité des tranchées et la violence des combats. Mais Jules n’arrive pas à oublier ce qu’il a vécu, et est toujours ramené aux barbelés, aux obus, aux munitions. Il ne parvient pas à tirer profit de cette permission qu’il attendait depuis si longtemps.Sur un sujet historique maintenant bien connu, Laurent Gaudé parvient donc à créer une œuvre de fiction. Œuvre qui pour autant ne trahit pas la réalité historique de cette époque, mais qui lui donne une résonance originale.

Yohan59
31/10/12
 

Sombre période repris ici avec le talent de Gaudé. A travers les récits croisés des acteurs de cette tragique première guerre mondiale et de cette sordide guerre de tranchées. Le lecteur est plongé dans les affres de ces malheureux condamnés devant regagné mètre par mètre des trous affreux qui ne conserveront que quelques jours, quelques heures. On suit les mouvements d'attaque, les pures moments de folie de certains de ces soldats français, la période précédant la charge sur la tranchée adverse, la charge en tant que telle et la mort de la majorité de ces combattants. Entre un médecin des tranchées, un jeune lieutenant dans sa première attaque, le soldat partant en permission mais se sentant coupable vis à vis de ses camarades de tranchées au combat, l'attente d'un blessé dans son trou, la fraternité d'armes de certains et le massacre en série. Des mots simples, des images fortes, des hommes à la fois faibles et forts et des destins tragiques en un court récit fort et passionnant. Un bon livre encore de la part de Laurent Gaudé.

Achille49
05/02/12
 

Cris est le premier roman de Laurent Gaudé et est à mes yeux une véritable réussite. Ce roman à comme sujet la Guerre de 14-18, il ne s’agit pas d’un roman historique mais bien d’une histoire d’homme. L’auteur nous donne ici un autre point de vue de cette guerre, nous entrons par la petite porte, nous n’avons pas faire à des héros ou bien des soldats sanguinaires, mais bien à des hommes pris au piège dans l’enfer des tranchées. Gaudé humanise cette guerre en nous montrant des hommes désemparés, se précipitant pour certains dans la folie.

Bouquinovore
24/07/11
 

Chant funeste Dans une atmosphère oppressante et terrifiante de réalisme, Laurent Gaudé nous entraîne dans l’horreur des tranchées de la guerre 14-18. Nous suivons pas à pas différents personnages, médecin, soldat en permission, chef ou simple poilu, au cœur du même combat. Boris, Jules, M’Bossolo etc ne sont ni présentés comme des héros, ni comme des martyrs, seulement comme des hommes qui perdent leurs repères, leurs espoirs et leurs envies. Une descente dans l’enfer de la folie qui est caractérisée par l’homme cochon, mi-bête sauvage, mi-homme hurlant au milieu des deux camps ennemis. A travers ses personnages, Gaudé tente de faire comprendre la guerre, l’humaniser, la rendre accessible. Il nous force à imaginer l’inimaginable, à ressentir au travers de ces «cris», l’indéfinissable. Un roman court mais intense, chargé d’émotions.

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.12 kg

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