D-day et la bataille de normandie

BEEVOR, ANTONY

livre d-day et la bataille de normandie
EDITEUR : CALMANN-LEVY
DATE DE PARUTION : 27/05/09
LES NOTES :

à partir de
26,40 €

SYNOPSIS :

le débarquement allié en normandie, le 6 juin 1944, passe à juste titre pour un des grands tournants de la seconde guerre mondiale - à tel point que dans l'esprit de beaucoup de français le reste de la guerre ne fut qu'une formalité. or, il n'en est rien. si le débarquement fut un de ces moments où se forgent les légendes, la bataille qui s'ensuivit, connue sous le nom de bataille de normandie, fut autrement plus longue, difficile, émaillée d'atrocités - et décisive. en effet, une défaite alliée aurait eu des conséquences géopolitiques majeures pour l'europe, car rien alors n'aurait pu empêcher l'armée rouge de pousser jusqu'à l'atlantique. or, antony beevor révèle, pour la première fois, à quel point le désordre, l'improvisation, les erreurs stratégiques et tactiques, l'impréparation de leurs troupes faillirent coûter leur victoire aux alliés. seule leur écrasante supériorité aérienne leur permit de l'emporter - mais à quel prix, notamment en vies civiles françaises et en
morts accidentelles dans leurs propres rangs ! d-day et la bataille de normandie est le premier livre d'« historical narrative » à l'anglo-saxonne sur ces trois mois de guerre totale publié en france depuis le jour le plus long, de cornelius ryan, qui date de 1959. antony beevor a pu consulter des archives rendues publiques aux états-unis et en angleterre en vertu des délais de prescription, mais aussi des documents inédits allemands, français et canadiens, et retrouver nombre d'enregistrements originaux, dont les « débriefings » des soldats américains enregistrés à chaud par le service d'information des armées, ce qui lui a permis de croiser les témoignages et d'approcher au plus près le vécu des combattants sur le terrain. c'est à une reconstitution entièrement nouvelle et à rebours des mythes dominants qu'il nous convie, en maniant comme lui seul sait le faire le « zoom » : tantôt au plus près de l'action sur le terrain pour montrer, tantôt avec du recul pour expliquer.
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J’avais beaucoup de prévention concernant cet ouvrage. Une histoire de plus de cet événement majeur par un auteur souvent critiqué en France.Bizarrement, je n’avais jusqu’ici, pas encore lu l’un des ouvrages de cet historien britannique, auteur de quelques best-sellers de ces dernières années: Stalingrad, Berlin 1945 et la guerre d’Espagne pour citer ses ouvrages majeurs.Et bien, je viens de sortir de la lecture de ce « D-Day et la bataille de Normandie » très satisfait ! Je comprends que le style d’écriture à l’anglo-saxonne puisse parfois agacer les puristes de l’histoire militaire car Beevor, à l’instar d’un John Keegan, passe régulièrement de la narration de fond des faits historiques aux anecdotes localisées. Mais pour ma part, il s’agit d’une démarche à la fois efficace (pour les best sellers !) mais aussi impliquant directement son lecteur. De fait, je considère qu’Anthony Beevor fait partie de ces historiens écrivains qui visent à faire aimer l’histoire à un large public ! Et il en faut !Au delà du processus littéraire, sa démarche permet également de mettre le doigt sur quelques faits majeurs des mois de juin à août 1944: les divergences croissantes entre américains et britanniques, les erreurs de conception opérationnelle et de mise en œuvre tactique des alliés anglo-saxons, les erreurs stratégiques et opérationnelles du commandement allemand, l’épuisement progressif des troupes allemandes engagées, la violence – partagée – des deux adversaires l’un vis à vis de l’autre avec en tâche de fond la souffrance des populations civiles et du cheptel animal.Bref, toujours pour moi, il s’agit d’un ouvrage majeur sur un événement tout aussi important de la seconde partie de la deuxième guerre mondiale. Lire en complément l’excellente « Histoire du débarquement en Normandie » d’Olivier Wieviorka aux éditions du Seuil en 2007.Avec de nombreuses cartes dans le texte, deux cahiers photos en n/b, des notes importantes et une belle bibliographie. Pour me retrouver sur mon blog: http://www.bir-hacheim.com

birhacheim
24/03/10
 

La nuit était claire, la lune pleine mais le ciel bas, le temps nuageux. Nous étions mardi depuis peu quand les éclats des premiers affrontements se firent entendre. Défenseurs comme attaquants n'avaient pas comme langue natale celle du pays sue lequel ils se battaient. La matinée qui suivrait ces premières escarmouches serait belle. Il le faudrait pour que débute la plus grande opération militaire jamais conçue. Nous étions le 6 juin 1944.Treize jours plus tard,solidement ancrés sur la terre de France, les forces Alliés subissent de lourdes pertes matérielles et opérationnelles : Une tempête exceptionnelle détruit le port artificiel d'Omaha Beach. Elle contraint à repousser la prise du port de Cherbourg et atteint le moral des fantassins britanniques obligés de s'enterrer à l'ouest de Caen.C'est un été inhabituellement pluvieux qu'affrontent Alliés et forces de l'Axe. La suprématie aérienne des premiers est presque inutile et l'expérience et l'endoctrinement des divisions SS des seconds permettent de retarder l’irrésistible poussée. Ainsi pleut-il le 14 juillet quand on enterre le Général Théodore Roosevelt (...) qui survécut à Overlord proprement dit pour succomber à un infarctus. Mais parfois les fortes chaleurs rappellent aux divisions anglaises les conditions que les " arts du désert " connurent en Libye.Le 1er août, la mer est déchainée mais ils débarquent tout de même. Dix jours avant de subir leur premier feu, les français de la Deuxième Division Blindée atteignent la mère-patrie. Le temps sera plus calme et serein quelques vingt jours plus tard pour les troupes allemandes. Mais c'est sous une pluie d'obus qu'elles tentent de sortir de la poche de Falaise dans laquelle les enferment les américains, anglais, canadiens, polonais ou français.La veille, le calme et la chaleur sont sur Paris quand le drapeau tricolore est hissé sur la préfecture de police. Le 23 août, sous une pluie battante, au mépris des ordres du haut commandement américain, mais en application de consignes reçues de Londres, un corps expéditionnaire file vers la capitale avec douze heures d'avance sur les ordres. La 2ème DB de Leclerc fonce sur Paris.. Elle passera la nuit dans la forêt de Rambouillet.Un soleil radieux accueille le lendemain la reddition du Général Von Choltitz, commandant de la place militaire de Paris en gare Montparnasse.Certes, Antony Beevor ne s'attache pas à décrire la Débarquement et les affrontements qui lui succèdent d'un point de vue météorologique. Mais sa collecte sourcilleuse et sa compilation minutieuse des événements de cette période permettent d'adopter ce paradigme pour les évoquer. Tout comme pourrait être pris celui d'officiers Alliés ou de simples soldats allemands avec tout autant de références à exploiter. Un livre très complet, parfois peut-être un peu fastidieux, sur les trois premier mois de la reconquête Alliée de l'Europe de l'ouest.

BanquiseCitron
06/10/13
 

Format

  • Hauteur : 23.00 cm
  • Largeur : 15.00 cm
  • Poids : 0.83 kg
  • Langage original : ANGLAIS

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