D'excellente famille

DEFLASSIEUX, LAURENCE

livre d'excellente famille
EDITEUR : SEUIL
DATE DE PARUTION : 01/05/04
LES NOTES :

à partir de
18,30 €

SYNOPSIS :

« Non seulement Jésus était le Fils de Dieu, mais il était d'excellente famille du côté de sa mère. » Monseigneur Hyacinthe-Louis de Quélen, archevêque de Paris de 1821 à 1839. 1964 : les Le Bléveau vivent paisiblement sur leurs terres dans le respect de leurs traditions. Ainsi, Octave et Marc-Aurèle perfectionnent-ils leur swing sur les greens d'un cousin écossais tandis que leurs soeurs, Suzanne et Fiona consacrent leurs loisirs aux oeuvres de charité de tante Berthe. Les jeunes gens bien nés de leur génération se posent alors peu de questions. Leur existence ne comporte que des devoirs : honorer Dieu, servir la France, montrer l'exemple. Plus pour très longtemps. En quelques années, sous leurs yeux incrédules, une série de tremblements de terre secoue l'ordre ancien. Une société nouvelle émerge où l'argent prime sur
la naissance, l'arrivisme sur les bonnes manières, l'individu sur l'intérêt général et la jouissance immédiate sur le Salut éternel ! Même l'Eglise se modernise et les rouges investissent les palais nationaux ! Comme tant d'autres, cette excellente famille bascule en vingt ans à peine de l'univers de la Comtesse de Ségur à celui d'un Paul-Loup Sulitzer ! Adieu convenances, prières et peur du scandale. Bonjour sexe, fric et révélations croustillantes. Voici, à travers les correspondances croisées d'une dizaine de personnages et de nombreux documents familiaux, le récit hilarant de cette formidable aventure des temps modernes. L'intimité d'une grande famille française plongée dans le tourbillon de l'Histoire des trente dernières années, dévoilée par la correspondance et les archives de ses membres. Une satire explosive.
3 personnes en parlent

Par les échanges épistolaires des membres de la famille Le Bléveau, aristos pure souche mais fauchés plus vrais que nature, et au travers de plusieurs documents familiaux, nous suivons l'évolution des uns et des autres sur une trentaine d'année (de 1964 à 1989). L'intimité de la famille face au tourbillon de l'histoire, dévoilée par la lecture de leur correspondance est non seulement drôle mais également un vrai témoignage d'une époque bel et bien révolue, et d'un monde à l'agonie. Les Le Bléveau "subissent" l'effritement de leur monde et doivent faire face aux années yé-yé (les jeunes gens, et surtout les jeunes filles, ne savent plus se tenir !), à Vatican II (une honte !), Mai 68 (qui ne les touche pas tant que ça tant ils sont peu au fait de l'actualité politique et de la réalité de la vie, la "vraie") et l'arrivée de la gauche en 1981 (un drame ! désopilant).J'ai d'autant plus ri que je me suis retrouvée, moi ou ma famille, dans les nombreux clichés et jeux de situations narrés par l'auteur. J'aurais pu remplacer les noms de personnages par quelques uns de mes oncles ou tantes, grands-parents, cousins... et je vais vite le faire lire à ma Maman qui devrait s'y retrouver complètement, puisque c'est de sa génération qu'il s'agit (rassurez-vous, ma génération à moi a quelque peu évolué, fort heureusement !).Suite sur Les lectures de Lili Liliba

liliba
22/12/09
 

Il est bien difficile de parler de ce livre, de son histoire et de la résumer. C'est emmêlé, fils et intrigues forment une tresse, et c'est un casse-tête d'entreprendre de les désentortiller ! On pourrait donc dire que l'histoire commence par l'arrivée d'une lettre postée de Roumanie, envoyée à Copenhague et adressée à une certaine Elena. C'est le narrateur qui la réceptionne, et il s'interroge. Car Elena est la deuxième femme qu'a épousé son beau-père, quelques années après son divorce avec la mère de celui-ci. Mais Elena aussi est partie et a quitté Scott en lui laissant un simple mot, sans explications.Désormais retourné dans son pays natal, Scott vit seul avec ses fantômes et son passé embrumé. La lettre de Roumanie est une invitation à plonger dans le temps et les souvenirs. N'étant pas prolixe, l'homme raconte cette partie de son existence qui a conduit le photographe à faire un reportage à Bucarest. Il avait une quarantaine d'années, il ne pensait pas tomber amoureux de cette jeune fille de vingt-deux ans, Elena.Même s'il se doutait qu'elle ne l'aimait pas, il lui a proposé le mariage pour fuir le pays de Ceausescu.On pourrait presque décomposer le roman, tant le narrateur est le rapporteur de deux histoires assez distinctes et que seule une lettre sert de trait d'union. Troublant, donc. Mais captivant !JC Grondahl écrit à un moment : "Raconter n'est pas seulement conserver des souvenirs, mais aussi en éliminer." Et c'est justement ce qui fait la marque de l'écrivain danois. C'est un mélancolique, un puriste de la nostalgie et du temps passé. Son style est lent, élégant et cultive les mystères. Sa mise en scène semble parfois empesée, mais jamais bien longtemps (ici, il faut donc dépasser les 30 premières pages). Ses personnages ont peu de relief, peu de charisme, pourtant leurs histoires nous captivent. "Il n'est pas ici question d'une histoire sensationnelle. C'est juste une de ces histoires qui, vues de l'extérieur, semblent parfaitement banales, la manière dont se façonne une vie. (...) Une histoire tout à fait ordinaire, avec ses pas et ses passages lents ou brusques, avec ses lacunes, ses creux et ses vides obscurs et inconnus qui la font avancer ou déraper.""Piazza Bucarest" est un roman admirable, incroyablement bien écrit, et qui vous parle donc de la vie d'hommes et de femmes qui se sont croisés, un peu aimés, jamais compris, puis quittés sans chercher à retenir, conservant des plaies béantes. Remarquable, oui.

Clarabel
20/02/09
 

1964 – 1989De leurs quatorze ans aux trente-neuf où nous les quittons, à regret, les jumelles Fiona et Suzanne s’échangent des lettres. Bien nées, ces demoiselles n’en ont pas pour autant leur langue dans la poche, et leur petit monde décrit par le bout de la lorgnette le plus irrévérencieux est un régal à parcourir !On commence par des vacances d’été. Les frangins ont été envoyés en Ecosse, chez un ami de la famille, (ah, son français !! « Si délicieux. Réellement. »), nantis d’une feuille de route à respecter. Or, si Octave tient la ligne dans une rigidité toute personnelle, Marc-Aurèle déploie ses charmes et son tempérament de jouisseur.D’années en années, la fratrie se délie, s’invective, et se tient les coudes, dans des situations de plus en plus problématiques.C’est hilarant, tordant, méchant, persifleur, extrêmement maitrisé et sensationnel.D’autres intervenants prennent sporadiquement la plume, pour éclairer certains angles de leurs opinions toujours… surprenantes.Les quelques lettres de la tante Berthe contiennent des à peu près croquignolets qui font son charme, et des exagérations si archaïques qu’elles en ont impayables. Ainsi, au lendemain de l’élection de 1981 se prépare-t-elle à « vivre en otarie » avec moult provisions pour tenir un siège…Sans oublier les petites citations qui rythment les époques, toutes parfaites !« Non seulement Jésus était le Fils de Dieu, mais il était d’excellente famille du côté de sa mère. » Mgr Hyacinthe Louis de Quelen, archevêque de Paris (1821-1839)« Personnellement, j’ai beaucoup d’admiration pour la stupidité. Une sorte de sympathie, je suppose. » Oscar WildeMais ne croyez pas pour autant vous plonger seulement dans une moquerie acerbe de l’aristocratie : la peinture est superbement réussie parce qu’elle est aussi pleine de tendresse. Sylvie Sagnes

SagnesSy
10/01/13
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.29 kg

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