Daniel deronda

ELIOT, GEORGE

livre daniel deronda
EDITEUR : ADULT PBS
DATE DE PARUTION : 26/10/95
LES NOTES :

Livre en VO
à partir de
11,34 €

SYNOPSIS :

This novel uses the hero, Deronda, to come to terms with the English Jews, a society-within-a-society. The book's heroine, Gwendolen Harleth,
marries for power rather than love, uncovering a vein in human relations that could lead, through the best intentions, to despair.
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Daniel Deronda de George Eliot (1876) en Folio Classique, édition proposée, annotée, préfacée, noticée et traduite par Alain Jumeau, en deux tomes de près de 600 pages chacun, gros morceau.J'ai mis plusieurs semaines à lire ce classique, en raison d'éléments divers et variés parmi lesquels sa difficulté de lecture : on n'est clairement pas dans le divertissement.Daniel Deronda est un jeune homme grave et réfléchi, qui analyse tout en permanence mais à qui il manque la base : il ignore tout de ses origines. Elevé par un gentleman anglais, dont il se croit le fils illégitime, il ne sait rien de sa mère et hésite quant à la direction à donner à sa vie : quelle profession embrasser, quel rôle tenir dans la société, quelles amitiés entretenir, tout l'intéresse et il aime à se placer en conseiller, dans tout un tas de domaines. A ce stade de sa vie, il rencontre deux femmes, qui ne pourraient être plus différentes l'une de l'autre, et par gentillesse, devient pour chacune d'elles un appui.Deux hommes joueront un rôle dans la suite des évènements : le frère de l'une et le mari de l'autre. Deronda finira par faire un choix, déchirant alors mon coeur qui avait élu la blonde depuis longtemps, et c'est infiniment triste que j'ai tourné la dernière page...Une fois que j'ai grossièrement esquissé un angle quant au contenu de ce roman, je n'ai rien dit, tant il est riche et foisonnant. Ce qui se passe avec George Eliot c'est qu'elle avait, pour son époque (mais ce serait exactement la même chose aujourd'hui), et considérant qu'elle était une autodidacte totale, une culture et une ouverture sur le monde absolument prodigieuses. Les deux choses offrant au lecteur une succession de moments intenses, ceux où sa propre vie est éclairée par des mots précis posés sur un comportement (la marque des classiques, qui révèlent l'intemporel), et ceux où il se sent largué (et a recours aux notes explicatives) (mais trop de références non identifiées tuent un peu le plaisir).Les deux gros morceaux sous la trame romanesque tiennent aussi de la prescience, et c'est impressionnant; un quart de siècle avant Freud, George Eliot nous parle de l'inconscient, met en situation un transfert analytique, et retrace pour nous l'histoire du judaïsme (en présentant à travers différents personnages plusieurs facettes), et finit par placer son héros dans la volonté de créer un "foyer national" sioniste (20 ans avant la publication, en 1896, de l'ouvrage de Theodor Herzl, "L'état juif", faisant date dans le sionisme en tant que phénomène historique.)Mais, hormis un long passage en début de tome 2 que j'ai trouvé nébuleux et pénible, ce qui est très fort c'est que les ressorts romanesques fonctionnent tellement bien qu'ils prennent aisément le dessus, et qu'on se suspend à l'action et aux personnages. Je n'ai aucune envie de ressembler un jour à Daniel Deronda, qui n'a jamais recueilli mes faveurs. Je lui en veux même terriblement, considérant comme faiblesse et une certaine forme de malhonnêteté son comportement envers ma chouchoute. Enfin, Daniel Deronda reste un roman très cérébral, qui brasse les notions par dizaines et qui souvent vous demandera de vous interrompre pour réfléchir à ce qui vient d'être évoqué.J'ai préféré Middlemarch, mais je recommande vivement à chacun de lire George Eliot, en tous les cas. Sylvie Sagnes

SagnesSy
08/07/12
 

Format

  • Hauteur : 19.80 cm
  • Largeur : 12.90 cm
  • Poids : 0.61 kg

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