Dans l'enfer de l'opus dei

DUBORGEL-V

EDITEUR : ALBIN MICHEL
DATE DE PARUTION : 03/10/07
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Véronique Duborgel a été pendant treize ans " surnuméraire " au sein de l'Opus Dei. Elle vit à Nancy. Ce livre est le premier témoignage de l'intérieur sur la célèbre organisation, qui ressemble beaucoup à une secte. Recrutée à 20 ans, presque à son insu, Véronique Duborgel y restera ensuite sous la pression de son mari et de son entourage, malgré son malaise croissant, l'organisation s'immisçant dans sa vie quotidienne et dans sa sphère privée. Un système de réprimandes sophistiqué, appelé " corrections fraternelles ", régit l'apparence et les fréquentations de chaque membre, tandis que l'Index, abandonné depuis longtemps par l'Eglise catholique, continue à être alimenté pour mettre en garde contre des films aussi subversifs
que Germinal ! Rythmée par la réalisation quotidienne de " normes " à accomplir -une vingtaine de tâches chaque jour-, le recrutement de nouveaux membres -seul motif pour avoir des amis en dehors de l'oeuvre- et la formation -qui ressemble parfois à de l'endoctrinement-, la vie dans cet univers clos sur lui-même ne laisse aucune marge de liberté et réclame une soumission totale. Lorsque Véronique Duborgel confie à deux prêtres différents de l'Opus Dei que son mari l'insulte et la frappe régulièrement, la réponse est là même : " C'est ta croix, porte-lâ ". Et puis, un jour, lors d'une conférence, un " haut gradé " compare la femme à un chien. C'est le déclic pour la surnuméraire, qui trouve le courage de rompre. Mais à quel prix !
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Quoi de plus fascinant qu'une secte vu de l'intérieure par une personne qui y a vécu et qui en est sortie ? Parce que l'Opus Dei, bien que dépendant de l'église catholique (ne devant des comptes qu'au pape lui-même), à toutes les caractéristiques d'une secte d'après la description qu'en donne Véronique Duborgel.Le récit n'est pas linéaire. L'auteure a choisit de nous donner des "morceaux de vie" comme elle le qualifie elle-même. J'ai été vraiment fascinée par le fait que dès le début elle n'a pas aimé faire partie de cette institution. Au moment même où elle "siffle", c'est-à-dire où elle devient "opusienne", elle se demande déjà pourquoi elle fait cela. Et c'est tout l'ambiguité du récit. Une vraie schizophrénie va se développer chez la jeune femme. Elle se doit de montrer une image parfait à l'extérieur alors qu'à l'intérieur elle ne supporte pas les dictats qui lui sont imposés.En fait, c'est toute sa vie qui est régulée par sa directrice spirituelle et par les prêtres. En tant que surnuméraire (membre marié, opposé au numéraire qui fait voeu de chasteté notamment), elle doit avoir beaucoup d'enfants, son intérieur doit être bien tenu, elle doit s'habiller en jupe ou robe sans pantalon, sans décolleté, sans sous-vêtement affriolant. Elle doit être bien coiffée, ne doit pas parler ni penser si son mari est là, doit accorder un temps important à tout ce qui concerne la prière dans la journée. Elle subit, et doit faire subir, des corrections fraternelles par et pour ses soeurs qui ne respecterait pas un dictat : trop d'émotion, pas assez d'enfants, un intérieur mal entretenu, tout cela et tant d'autres entre en compte pour ses fameuses corrections, humiliations même.Finalement, Véronique Duborgel nous décrit une vie d'apparence : son mari la bat ? Tant pis, il faut montrer un couple "lumineux et joyeux" lui répondent les membres et prêtres ! Ce qui va la perturber également, c'est que Dieu là-dedans n'est presque pas présent : c'est le fondateur, le "Père" que l'on idolâtre ; Mgr Escrivà. Et puis, il y a évidemment l'isolement complet des membres. Les conjoints ne peuvent pas parler de ce qu'ils vivent dans leur "cercle" (évidemment aucun des rassemblements n'étant mixte hormis à Nöel) ce qui créé un mur dans le couple. Mais surtout, les amitiés intimes sont interdites ! Il ne faut parler que de religion, s'il on parle avec une personne qui ne fait pas partie de l'Opus Dei, c'est pour la recruter. Sinon, ce n'est pas la peine.Bref, un récit vraiment stupéfiant, qui montre une institution toute puissante qui dépersonnifie ses membres, qui cherchent à les isoler, à les faire mentir, à leur soutirer de l'argent... Enfin, comment, après ce livre, ne pas penser qu'il s'agit d'une secte ?L'étonnant c'est la culpabilité de Véronique Duborgel : pendant treize ans, elle n'a pas pu quitter l'Opus Dei. C'est dire l'influence sur sa conscience, sur son libre-arbitre. Marylin

marylinm
07/12/11
 

Format

  • Poids : 0.30 kg

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