Dans la solitude des champs de coton

KOLTES B-M

EDITEUR : MINUIT
DATE DE PARUTION : 01/01/87
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

« Si un chien rencontre un chat - par hasard, ou tout simplement par probabilité, parce qu'il y a tant de chiens et de chats sur un même territoire qu'ils ne peuvent pas, à la fin, ne pas se croiser ; si deux hommes, deux espèces contraires, sans histoire commune, sans langage familier, se trouvent par fatalité face à face - non pas dans la foule ni en pleine lumière, car la foule et la lumière dissimulent les visages et les natures,
mais sur un terrain neutre et désert, plat, silencieux, où l'on se voit de loin, où l'on s'entend marcher, un lieu qui interdit l'indifférence, ou le détour, ou la fuite ; lorsqu'ils s'arrêtent l'un en face de l'autre, il n'existe rien d'autre entre eux que de l'hostilité - qui n'est pas un sentiment, mais un acte, un acte d'ennemis, un acte de guerre sans motif. » (B.-M. K.) Dans la solitude des champs de coton est paru en 1986.
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Alors, cette pièce, que dire là-dessus... Déjà ma note résulte du fait que je ne l'ai pas compris, du moins ce que l'auteur voulait montrer dans cette pièce. Elle est extrêmement courte et pourtant j'attendais la fin avec impatience.

31amandine31
24/04/15
 

Cet obscur objet du deal...le désir. Le désir : l' élément moteur de l'échange soumis à la loi de nos marchés. Et si le désir n'était en fait lui même que l'unique sujet de ce marché. Le désir serait il l'enjeu de nos échanges, et ce que nous désirons ne serait il qu'un prétexte ?Nous désirons tous. Sur ce terrain nous voilà, humains, au moins égaux. Celui qui ne désire pas, ne vit pas. Donc nous désirons... Mais que désirons nous exactement ? Et comment ? L'intensité du désir a t elle une incidence sur son assouvissement ? Faut il mieux « bien » désiré que fortement désiré ?Que désire t on vraiment ? Ce qui nous manque ? Ce que l'autre possède ? Et si nous ne désirions que le propre désir de l'autre ? Pacte diabolique en somme qui sous entend l'absence d'amour. Chacun a intérêt au deal. C'est la loi du marché : l'offre et la demande crée le marché. Pas de hasard. Le désir n'est pas involontaire. Le vouloir est la racine du désir. Le pouvoir quant à lui en est la sève. Parce qu'il y a pouvoir, il y a possibilité, entente, la négociation peut s'établir.Si le pouvoir vient à manquer d'un seul côté et c'est toute l'architecture, la structure de l'échange qui s'écroule. Le jeu consiste donc, ou plutôt la règle, à ce que l'on fasse croire à l'autre aussi longtemps que possible que l'on possède le pouvoir sur le vouloir. Être maître de sa situation,... rester maître..., même si on risque d'aller traîner sa solitude dans un champ de coton..L'empathie donne lecture au désir, et de la souffrance également. On ne peut saisir le désir de l'autre que si ce désir ne nous est pas étranger.Il en est même de la souffrance, puisqu'on ne peut concevoir que la souffrance qu'il est possible de ressentir soi même. Et il en va de même pour chacun de nos sentiments : la peur, la joie etc..Preuve est faite que l'empathie est une faculté et non une qualité. Désireux – désirable, qui chassera, qui sera la proie ? Tout n'est peut être qu'une question d'angle, d'orientation. Tout est également dans nos secrètes armures. Qui baisse la garde, se dévoile. Le désirable devient vulnérable. Mais gare au refus, qu'il soit dans la fuite, ou dans le dénis. Le refus désarme celui qui le reçoit.Dans le grand attelage du deal, où chacun devient à la fois désirant-désiré qui a les rênes en mains ? Combat incessant pour maîtriser son désir tout en tentant de maîtriser le désir de l'autre. Du deal au duel , ton arme tu choisiras ! Point trop d'arrogance, point trop d'humilité, subtil jeu de l'âme.La Poésie retrouve sa place : le Théâtre de Koltès. C'est vertigineux, beau, intense et flamboyant, tellement humain et donc forcément tragique. Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
22/07/13
 

Dans la solitude des champs de coton, une pièce de théâtre écrite par Bernard-Marie Koltès, me laisse perplexe et dubitatif. Certes l'idée de base est vraiment bonne, on joue beaucoup sur l'improbable, avec un camé qui vient voir son dealer pour obtenir sa drogue, et avec qui il va se lancer dans des discours travaillés, des phrases reprises pour qu'elles soient parfaites, un vocabulaire riche et une syntaxe parfaite, si bien que cela est tout simplement impossible à dire oralement. Qu'est-ce qui ne va pas alors ? La lecture est ennuyeuse, on meurt d'ennui tant l'action est inexistante... Il n'y aucun intérêt, je trouve, à lire la pièce. Si celle-ci était mise en scène par un metteur en scène compétent, là nulle doute que l'on apprécierait de débourser quelques euros pour aller la voir ! Mais je n'ai jamais vu que quiconque ait mis en scène cette pièce... Clementh

Clementh
27/07/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.40 cm
  • Poids : 0.07 kg