Dans la ville des veuves intrepides

CANON, JAMES

EDITEUR : BELFOND
DATE DE PARUTION : 06/03/08
LES NOTES :

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12,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Baroque, foisonnante, éblouissante de fantaisie, la chronique tragico-burlesque d'une bourgade perdue au fin fond de la Colombie. Un roman brillant, inventif, hilarant, par le fils spirituel de Garcia Márquez et de Vargas Llosa. depuis ce jour où les guérilleros ont débarqué et réquisitionné tous les hommes du village, Mariquita tombe en ruine. seules, livrées à elles-mêmes, les femmes ne savent plus à quel saint se vouer. qu'à cela ne tienne. de ménagères soumises, d'épouses dociles, les femmes vont se transformer en leaders politiques de choc, instigatrices
flamboyantes d'un nouvel ordre social. Ainsi, les très moustachues soeurs morales décident de remédier à leur condition de célibataires frustrées en créant un bordel ambulant ; Francisca, la veuve d'un grippe-sou notoire, mène la grande vie après avoir découvert le magot de son mari. et surtout, Mariquita peut compter sur la tenace Rosalba, la veuve du brigadier, auto-proclamée maire, et sur le Padre Rafael, seul rescapé de la gent masculine, qui n'hésite pas à se porter volontaire pour assurer la procréation de la nouvelle génération...
7 personnes en parlent

Colombie, années 1990. Les hommes du village de Mariquita ont été réquisitionnés par les guérilleros. Il ne reste que le prêtre et un jeune garçon, Julio, que sa mère a réussi à faire passer pour une fille. La sécheresse, la famine, les pénuries sont désormais le lot de ces veuves et de leurs enfants.Une jolie découverte que ce récit, d'abord déroutant par sa construction, mais rapidement envoûtant. Des portraits hauts en couleur des habitants de Mariquita - essentiellement des femmes - alternent avec des témoignages brefs et percutants sur les violences masculines (guérilleros, paramilitaires et armée nationale) au cours de cette guerre. Se succèdent des situations cocasses et amusantes (les souvenirs de la tenancière du bordel), des épisodes très émouvants (la belle histoire douloureuse de Pablo et Santiago), du tragicomique ("le projet de procréation") et, comme des flashs, l'horreur de la guerre (tortures, viols, massacres), mais aussi ses trêves. le style et certaines anecdotes évoquent la plume de John Steinbeck... Je regrette, faute de connaissances sur la situation colombienne, d'avoir parfois eu du mal à démêler la fable de la réalité, notamment en ce qui concerne l'état de dénuement du village... Un roman très réussi, un témoignage important... même si le récit tend hélas à s'essouffler après les deux premiers tiers. Canel

Canel
31/01/16
 

Au début, je l'avoue, j'étais un peu dubitative : d'abord, la référence à Gabriel Garcia Marquez en quatrième de couverture ne me tentait pas plus que cela (j'ai le souvenir d'avoir lu Cent ans de solitude parce qu'on m'avait dit : "tu dois le lire, c'est un incontournable de la littérature mondiale" et... bon, oui, sans plus...) et ensuite, j'ai trouvé le début un peu long. J'étais même prête à abandonner sans regret parce que les différents chapitres ressemblent fort à des nouvelles et j'avais l'impression de ne rien perdre. Mais je me suis accrochée... et je ne l'ai pas regretté du tout ! Car l'histoire de ces femmes de Mariquita évolue, se construit vaille que vaille jusqu'à la réalisation de la Nouvelle-Mariquita, sorte de nouvel ordre social élaboré par ces femmes pauvres, premières victimes avec les enfants de la guerre civile, perdues dans la jungle colombienne. Dans la ville des veuves intrépides, ou comment les femmes peuvent non seulement survivre mais aussi s'organiser, réfléchir, instaurer une politique et une économie communes, tenter de donner un avenir au village. Vous me direz : mais bien sûr, les femmes savent faire cela au même titre que les hommes. Certes, mais elles éprouveront les mêmes difficultés que les hommes dans l'établissement des liens sociaux, dans leur rapport au pouvoir, dans leur lutte avec les éléments, dans la résolution des questions vitales les plus basiques. C'est bien là le génie de James Canon : écrire un livre à la gloire des femmes (quand même... et après tout ça fait du bien...) tout en montrant de manière subtile la nécessité d'une juste place des hommes et des femmes, la nécessité d'un vivre ensemble. Oh! cela passe par des épisodes moitié tragiques, moitié comiques : les seuls hommes qui restent dans le village au début, ceux qui ont échappé à la rafle sont soit des enfants, soit des hommes "impuissants" si je puis m'exprimer ainsi ; parmi ceux-là, le padre Rafael, dont James Canon ne rate pas le portrait, en profite pour développer ses dées idiotes et perverses. Et tous ces chapitres sur les femmes de Mariquita sont entrecoupés de courts témoignages de soldats réguliers, de guérilleros ou de paramilitaires colombiens, tous, autant qu'ils sont, aussi violents que perdus dans la jungle. Histoire de rejeter la dictature, de quelque bord qu'elle soit, et de montrer que, peut-être, les femmes sont capables de parvenir à dépasser les violences (externes T internes) qui les menacent et la morale "béni-oui-oui" pour créer un vivre ensemble harmonieux... Tout cela relève, bien sûr, d'une certaine (et douce) utopie. Mais comme je l'ai écrit au début de cet article, on peut se laisser emmener par l'imagination et la fantaisie de James Canon, assorties d'un humour qui m'a plu. Je suis souvent restée médusée de l'audace et de l'imagination débridée de l'auteur ! Rien que les prénoms du village : les quatre garçons, Trotski, Hochiminh, Che et Vietnam, leur copine Cuba ou la vache répondant au doux nom de Perestroïka... Je vous conseille vraiment ce roman assez jubilatoire ! Encore une fois une belle évasion en ce temps d'été. Anne

Anne7500
19/07/12
 

C’est un conte qui se déroule en Colombie, dans les dernières années du 20ème siècle. Un jour les guérilleros débarquent et réquisitionnent tous les hommes du village de Mariquita. Les femmes, livrées à elles-mêmes, sont un temps désorientées parce qu’elles étaient habituées à faire ce que les hommes leurs demandaient et avaient peu d’initiatives. Mais rapidement, elles se reprennent et inventent des solutions sous la houlette de Rosalba, la maire proclamée à la hâte par une autorité de passage. Après des déboires dans leurs différentes tentatives, les femmes s’orientent vers une économie communautaire, où chacun trouve sa place, ce qui finit par donner à Mariquita un air paradisiaque . Un jour quatre hommes reviennent après avoir fuit la guerre. les femmes sont alors en mesure d’imposer leur nouvelle manière de vivre dans ce village. Celui qui ne souhaite pas s’y soumettre est invité à partir. Cette bourgade où règne enfin entente et harmonie semble un havre de paix dans un pays où règne violence, arbitraire et barbarie. C’est ce qui ressort de ce qu’écrit le journaliste américain Gordon Smith qui relate des témoignages de guérilleros et militaires dont les histoires entrecoupent les pages de ce conte. J’ai beaucoup aimé ce livre qui nous tient en haleine, même si par moment j’aurais préféré que certaines histoires soient plus concises. Il révèle, en creux de ces histoires burlesques, la tragédie de la Colombie. Ce conte est un livre réaliste qui raconte la cruauté, l’angoisse, l’absurdité qui sont le quotidien Au détour d’une page, un clin d’œil de James Canon à un autre écrivain colombien, Gabriel Garcia Marquez…

awara
13/02/12
 

Ce roman est vraiment loufoque et inattendu. Beaucoup d'imagination et d'humour pour décrire une vie utopique sans hommes et dénoncer les dévastations que font les guerres civils. On voit la vie de ce village sans hommes (ou presque) qui petit à petit s'organise à travers des différents personnages « féminins » haut en couleurs. En parallèle, on assiste à de courtes scènes violentes et « masculines » entre militaires et guérilleros.

Aproposdelivres
13/11/11
 

Dimanche 15 novembre 1992, des guérilleros font étape dans le village isolé de Mariquita : ils embarquent tout ce qui est de sexe masculin et tuent froidement ceux qui refusent de les suivre. Ne restent que trois hommes, le padre Rafael, un adolescent de 13 ans que sa mère a déguisé en fille, un jeune homosexuel qui travaillait dans le village voisin et quelques enfants de moins de 12 ans. Mais les hommes sont toujours présents à la fois dans le cœur des mères, épouses, sœurs et célibataires (pensées, souvenirs, désir de leur retour) et dans le roman grâce aux courts témoignages de guérilleros ou de militaires insérés entre chaque chapitre.Les femmes ne supportant plus d'être seules, elles décident qu'il faut mettre des enfants au monde. Mais après une tentative de procréation infructueuse (avec le padre devenu très lubrique) et après avoir failli mourir de faim, les femmes perdent leurs repères et vivent dans le chaos. Rosalba, la veuve du brigadier, proclamée maire, en instaure de nouveaux : agriculture et économie, homosexualité féminine organisée, collectivisme obligatoire et nouvel ordre social. Mais certaines femmes sombrent dans la folie après la perte de la notion du temps et de leur féminité (leurs menstruations ont disparu).Un premier roman extraordinaire, à la fois réaliste et surréaliste, que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire et que j'ai conseillé à tous autour de moi ![...] Catherine de La culture se partage

Catherine2
21/05/11
 

Un bon début, un thème intéressant, une intrigue qui aurait pu nous embarquer, nous surprendre mais qui, finalement, déçoit par moments. En effet, on ne s'attache que très peu aux personnages, on se perd dans les anecdotes un peu banales... J'ai trouvé que cette lecture est un peu décevante mais elle nous mène tout de même dans une critique acerbe de notre société de consommation et du paraitre qui devrait être plus souvent dénoncée.

deedoux
29/07/10
 

J'ai ADORE !!! L'histoire d'un village isolé privé d'homme à cause de la guerre en Colombie. C'est très bien écrit, très drôle. Des personnages de femmes excessives, au ridicule attachant. Super ! Août 2008.

Pitchoubinou
29/11/09
 

Format

  • Hauteur : 22.60 cm
  • Largeur : 14.20 cm
  • Poids : 0.42 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : ROBERT DAVREU