Dans les forets de siberie

TESSON, SYLVAIN

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 26/04/13
LES NOTES :

à partir de
7,49 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

«Assez tôt, j'ai compris que je n'allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m'installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie. J'ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal. Lâ, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j'ai tâché de vivre dans la lenteur
et la simplicité. Je crois y être parvenu. Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à l'existence. Et si la liberté consistait à posséder le temps? Et si la richesse revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence - toutes choses dont manqueront les générations futures? Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu.»
24 personnes en parlent

Evasion garantie Ce qu’on attend d’un livre en général, c’est qu’il nous sorte du quotidien et nous fasse oublier la morosité ambiante. Pari réussi pour le Prix Médicis essai 2011. Lu dans le métro aux heures de pointe, alors que le printemps tarde à s’installer, ce journal d’ermitage est une merveilleuse invitation au voyage. Poésie, culture, humour et aphorismes s’y côtoient. Sylvain Tesson égrainent six mois d’isolement au bord du lac Baïkal, et nous laisse une agréable impression de beauté dans la tête et une question au bord des lèvres : pourquoi pas nous ?

Six mois en ermite pour en tirer aussi peu de leçons !Tesson décrit avec beaucoup de poésie les paysages de Sibérie mais ne brille pas par sa sagesse, jugez plutôt : l’Homme ne sait que détruire sa planète, la Nature lui donne de bonnes leçons, vivre seul abolit le Temps, les animaux sont mieux adaptés que nous à vivre en forêt… Fallait-il s’exiler aussi loin, dans des conditions aussi drastiques pour comprendre ce que chacun sait déjà ? On peut au moins lui accorder d’avoir cherché à tirer ces leçons par sa propre expérience. Soit.Mais fallait-il qu’il se gargarise de n’avoir besoin de rien ni de personne, de critiquer l’Humanité qui cherche à vivre idiotement en communautés, et quelques lignes plus loin de ne rien avoir contre la visite d’une jeune entomologiste lituanienne ?Certaines phrases m’ont même fait dresser les cheveux sur la tête (ce qu’il en reste). « Ce soir, je finis un polar. Je sors de cette lecture comme d’un dîner chez McDo : écoeuré, légèrement honteux. […]Est-ce parce qu’ils ressemblent à des rapports que ces romans sont appelés policiers ? » (p.68) Bravo ! Condamner Chandler et Ellroy, quel analyse ! Encore faut-il dans ce cas ne pas oser finir une journée en écrivant : « Au carreau ce soir, la mésange, mon ange. » (p. 80). Pire, se faire éditer pour que chacun puisse lire cette fulgurance (p.251) « Les Allemands et les Russes : les uns rêveraient de mettre le monde en ordre, les autres doivent subir le chaos pour exprimer leur génie. » Tout ça parce que deux kayakistes « teutons »n’ont pas voulu boire d’eau-de-vie dès leur réveil. Etre saoul porte presque Sylvain Tesson à accuser les Allemands de vouloir à nouveau envahir la Pologne. On croit rêver !Ce journal de bord, que je ne qualifierais pas d’essai par respect pour Montaigne, m’a déplu. Et je pense que l’auteur gagne à ne pas être lu. NickCarraway, bibliothécaire à Halluin

NickCarraway
18/11/14
 

Je ne m'étendrais pas sur le récit en lui même car bon nombres de lectures l'ont déjà fait.Bien sûr un ouvrage qui laisse perplexe sur les raisons de son écriture. Il ne s'agit pas d'un parcours initiatique. Au fil de sa lecture on perçoit l'attachement profond de Tesson à ces paysages grandioses de cette Russie. Très masculin, on navigue entre les rencontres aux allures musclées, les cigares, et l'alcool. Mais peu importe les raisons qui ont poussé Sylvain Tesson à l'écriture, le dépaysement est là. Ponctué de références littéraires, et de pensées philosophiques, le voyage se déroule et ne lasse pas. Aucune rencontre avec un ours comme on peut s'y attendre, Même si l'auteur voyage pour écrire, il le fait très bien. La fin est néanmoins, un peu brutale, séparation d'avec ses chiens, retour à la case départ.En toute hâte, j'attends la lecture d'un autre Tesson !

reuilly
08/06/14
 

Intriguée par Tesson et ne sachant me situer à son égard entre admiration et antipathie j'ai décidé d'ouvrir ce livre à l'expérience personnelle pleine de promesses. D'accord, Sylvain Tesson possède une plume que l'on peut même quelquefois qualifier de belle mais ici quelle déception narrative. A la belle expérience de la solitude choisie, il nous offre les déboires d'un homme qui ne sait donner sens à sa vie. Le désert intérieur de l'auteur durant ces 6 mois est encore plus grand que les étendues sibériennes et n'est comblé que par quelques jolies phrases qu'il emprunte à d'autres... Tesson devait nous offrir des réponses, il nous livre malheureusement une expérience vide de sens et se pose en plus comme moralisateur de notre société en plein perdition.

Alela
20/10/12
 

Pour fuir le rythme effréné de la vie quotidienne, Sylvain Tesson choisit d'aller vivre 6 mois isolé dans une cabane au bord d'un lac en Sibérie. Va-t-il se supporter? Lui qui va vivre seul pendant 6 mois avec pour seul compagnie une mésange, un ours ou encore ses quelques livres. Chaque jour est un défi, pendant lesquels ils s'impose un rythme: lire, fumer, boire de la vodka, mais aussi couper du bois, pêcher, … Un voyage intérieur qu'il nous invite à partager avec lui grâce à l'écriture de son journal. On suit avec lui ses angoisses, mais aussi ses petits bonheurs de tous les jours qu'il semble redécouvrir loin de sa vie urbaine. D'une très belle écriture, Sylvain Tesson nous emporte à ses côtés au bord de ce lac, au coeur de la nature et du silence. Une vraie parenthèse de sérénité.

Elfe912
05/06/12
 

Le journal de bord introspectif qui relate la vie d'ermite que l'auteur a mené pendant six mois dans une cabane en Sibérie.Un livre profond et apaisant ponctué de belles réflexions philosophiques.

Dans le silence, la solitude et le froid (il fait quand même -30°c quelle idée aussi d’y aller en hiver !) Sylvain Tesson se retranche derrière une existence resserrée autour de gestes simples, une vie faite de pêche, de marche, de contemplation, de lecture et d’écriture. Son expérience, il nous la livre au jour le jour à travers le journal qu’il a tenu durant ces six mois. Son récit d’introspection nous amène à réfléchir sur notre existence dans un monde de surconsommation et de conformisme. C’est sans langue de bois qu’il exprime le fond de sa pensée et fustige notre société.En refermant ce livre, on a la sensation d’avoir pris un bon bol d’oxygène même si parfois on regrette qu’il n’y ait pas plus de descriptions de la nature qui l’entoure, au lieu d’une retranscription des tâches quotidiennes pas toujours très palpitantes. C’est finalement dans son travail d’introspection, de questionnements et de critiques, qu’il est le plus intéressant et qu’il réussit à attirer l’attention.

MarieFleur
04/01/12
 

Passer six mois dans une cabane en Sibérie, au bord du lac Baïkal, avec pour seuls voisins proches les arbres, les ours et la neige, c'est le choix qu'a fait Sylvain Tesson pour expérimenter le temps. La notion de temps est-elle la même pour un parisien que pour un ermite ? Peut-on se supporter soi-même lorsque les seules occupations sont couper du bois et pêcher ?Ce sont ces questions et beaucoup d'autres que va se poser Sylvain Tesson, ce globe-trotteur amoureux de la Russie.Divisé en six parties représentant les six mois passés loin de tout (de février à juillet 2010), ce récit est rédigé à la manière d'un journal de bord : tous les jours sont égrénés. Avec un froid dépassant parfois les -30° C, la cabane devient un refuge, presque une matrice chaude, où l'auteur se surprend à ralentir ses gestes, à "blanchir" et à regarder par sa petite fenêtre avec un intérêt immense. Les montagnes, le lac gelé, la neige, les arbres, les animaux deviennent son environnement, sa vie. Une pointe d'étonnement lorsqu'il se rend compte que sa vie "d'avant" ne lui manque pas? Incroyable de se passer aussi facilement de la vie que l'on mène depuis toujours. Et quelle joie aussi de remarquer que dans cet univers l'ermite ne nuit à aucun être vivant, sauf l'arbre qu'il dé**** et les poissons qu'il mange. Une certaine spiritualité émerge des tâches de la vie quotidienne.Deux idées m'ont beaucoup plu dans cet ouvrage.La première étant que l'homme seul ne peut pas être tout à fait convaincu de la justesse de sa perception du monde, si aucun compagnon n'est là pour lui assurer qu'il voit la même chose. La nature est-elle comme l'homme la voit ? La seconde est d'une justesse étonnante, qui part d'une seule phrase de l'auteur : "l'ermite ne s'oppose pas, il épouse un mode de vie"Comme on le voit, une philosophie et une spiritualité naissent au contact de cette vie atypique. Des réflexions aussi étrangent que regarder la poussières au travers d'un rayon de lumière.J'ai noté des points négatifs, notamment deux réflexions qui m'ont déplu à titre personnel. Tout d'abord, lorsqu'il remarque le "Da Vinci Code" de Dan Brown chez un ami, il parle de "baisse de civilisation". Je trouve cela un poil arrogant et qui peut blesser beaucoup de lecteurs. Ensuite, lors de son séjour, sa soeur accouche et il en parle sans aucune tendresse, ni un minimum de gentillesse. Visiblement cet enfant n'est qu'un nouvel habitant dont la Terre ne voudrait peut-être pas.Néanmoins, cela n'enlève en rien l'excellente maîtrise de la langue française de Sylvain Tesson, avec un rythme parfois lent, parfois extrêment rapide. Le vocabulaire est très riche et nous fait ressentir beaucoup d'émotions.L'exercice est donc réussi et l'on se demande comment le retour à la société parisienne s'est faite. Ce livre intrigue et fait réfléchir sur l'importance de tout ce qui constitue notre société de consommation. Marylin

marylinm
17/12/11
 

Sylvain Tesson, grand voyageur et imparable solitaire, nous emmène avec lui dans une cabane perdue en Sibérie et au plus près de la Taïga. Une plongée dans la culture Russe & dans une nature bienfaisante mais périlleuse sans précautions élémentaires. Un joli voyage où chaque ligne nous invite à nous imaginer cette flore luxuriante et cette faune encore protégée. Un hommage à la lenteur de vivre, un questionnement sur nos vies et les besoins que l'on se créé, malgré nous...

deedoux
13/12/11
 

Sylvain Tesson s’est fait un serment : avant ses 40 ans, il vivra plusieurs mois dans une cabane. Direction donc le fin fond de la Russie, sur les bords du lac Baïkal. De février à juillet 2010, l’écrivain voyageur investit une Isba, une cabane sibérienne isolée à cinq heures de marche de toute présence humaine. Dans les forêts de Sibérie est son journal d’ermitage. Il y consigne chaque jour ses réflexions et les menus événements qui rythment son quotidien : « La cabane, royaume de simplification. Sous le couvert des pins, la vie se réduit à des gestes vitaux. Le temps arraché aux corvées quotidiennes est occupé au repos, à la contemplation et aux menus jouissances. L’éventail des choses à accomplir est réduit. Lire, tirer de l’eau, couper le bois, écrire et verser le thé deviennent des liturgies. En ville, chaque acte se déroule au détriment de mille autres. La forêt resserre ce que la ville disperse. » La lecture, l’écriture, la pêche, les longues promenades, le patinage sur le lac gelé et les excursions en canoë après le dégel... L’existence se réduit à une quinzaine d’activités. Quelques visites impromptues viennent troubler la solitude du reclus. L’occasion de partager des litres de vodka et de refaire le monde. Il y a du Rousseau et du Walden dans ce journal. Tesson se fait le chantre de l’autosuffisance : « L’homme des bois est une machine de recyclage énergétique. Le recours aux forêts est recours à soi-même. Privé de voiture, l’ermite marche. Privé de supermarché, il pêche. Privé de chaudière, son bras fend le bois. Le principe de non-délégation concerne aussi l’esprit : privé de télé, il ouvre un livre. » Épris de silence et de solitude, l’ermite Tesson s’enchante à chaque tressaillement de la nature. L’activité des mésanges, la noblesse de l’ours, la force du vent, la noirceur du lac, le vrombissement des milliards d’insectes l’été venu, tout est prétexte à la contemplation et à l’éblouissement. Par rapport à nombre de récits du même genre, Dans les forêts de Sibérie se distingue par sa qualité littéraire. La plume est ici d’une rare élégance, la profondeur de la réflexion impressionne et les aphorismes sont d’une concision remarquable. Petit exemple en passant : « La vie en cabane est un papier de verre. Elle décape l’âme, met l’être à nu, ensauvage l’esprit et embroussaille le corps, mais elle déploie au fond du cœur des papilles aussi sensibles que les spores. L’ermite gagne en douceur ce qu’il perd en civilité. » Magnifique, non ? En quête de liberté intérieure, Sylvain Tesson aura appris pendant ces quelques mois de réclusion volontaire à vivre non plus contre lui-même mais avec lui-même. Un texte somptueux.

jerome60
04/12/11
 

La Sibérie n'est certainement pas la première destination que vous choisiriez pour vos prochaines vacances, ni même si vous deviez prendre un long break de 6 mois ailleurs que chez vous.Je vous rassure, ce n'est pas mon choix personnel non plus, mais ce fut celui de Sylvain Tesson qui n'arrivait plus à trouver assez de réconfort dans ses multiples voyages et errances sur le globe. Pourtant, ces périples, c'était toute sa vie. C'est en marchant, en parcourant le monde qu'il se sentait bien, mais la magie n'opère plus aussi bien. Et c'est dans l'immobilité qu'il pense trouver la solution. Certes, c'est un peu extrême, mais pour lui, c'est presque la routine. Et puis, ce paysage, ces rives du lac Baïkal, il avait promis d'y revenir !Ce livre est en fait son carnet de bord, ce qu'il a consigné durant cette retraite volontaire du monde (bien qu'il ne fut pas complètement isolé…. On peut même être envahi dans des coins aussi reculés que cela, incroyable, non ?!).6 mois, c'est long et c'est court. Le temps n'est plus tout à fait le même une fois que l'on sort de notre société de consommation, de ce carcan mondialisé où ce qui a réellement de la valeur est négligé au profit de quêtes aussi futiles qu'éphémères. Pour cela, j'avoue que j'ai un peu la même vision que Sylvain sur le fait que je souhaite avoir un vie, une existence pleine et qui vaut la peine d'être vécue.Nous lisons donc les lignes écrites par Sylvain Tesson juste avant de se retrouver seul dans sa cabane (on débute avec le voyage qui va le conduire jusqu'à son refuge de rondins sur les bords du lac Baïkal) et jusqu'à son retour parmi nous ou presque.L'auteur s'étonne lui-même. Il s'attache à des choses, des éléments qu'il aurait cru presque insignifiants auparavant, même si c'est forcément un amoureux de la nature et de ses merveilles pour avoir choisi un tel lieu.Le voilà quand il parle d'une mésange qui vient le voir régulièrement :"La visite du petit animal m'enchante. Elle illumine l'après-midi. En quelques jours, j'ai réussi à me contenter d'un spectacle pareil. Prodigieux comme on se déshabitue vite du baryum de la vie urbaine."Il s'interroge également :"La vie de cabane est peut-être une régression. Mais s'il y avait progrès dans cette régression ?"Je m'interroge aussi. Je ne vis pas dans une cabane, mais j'essaie de ne pas trop me laisser happer par notre monde qui a certes du bon, mais qui ne me plait pas toujours. Je m'émerveille encore devant des choses toutes bêtes car je les trouve magiques par leur apparente simplicité alors que c'est en réalité tout le contraire.On pourrait penser que vivre ainsi en hermine est un calvaire. Certains s'effraient à la perspective de ne pouvoir parler à personne, mais je l'avoue, cela ne me gènerait pas tant que cela. Et puis, 6 mois, ce n'est pas l'éternité non plus. Il faut relativiser.Sylvain Tesson aime les gens taciturnes et donc le calme. Le fait que l'on ne soit pas obligé de déverser non plus un flot de paroles en continue pour échanger avec autrui est un plus pour lui. Cependant, il se rendra chez ses voisins (des heures de marche dans une météo par toujours clémente : - 32 °, -34° etc...) de temps en temps et recevra des visites dans sa cabane. Reste que parfois, ces rencontres vont presque le déranger :"Je crois bien que je vais espacer mes visites".Il va même se retenir de ne pas chasser parfois les visiteurs. Ils dérangent sa tranquillité non d'une pipe en bois !Les habitudes se mettent en place et sont nécessaires car sans l'oeil critique d'un tiers pour nous faire avancer et une certaine volonté personnelle, l'homme est de nature à se laisser aller.Sylvain Tesson y trouvera même du plaisir à cette routine imposée, des gratifications qui réchaufferont son âme presque tout autant que son corps. Il vaut mieux d'ailleurs par de telles températures polaires (voir le début du journal de bord).Je suis un peu étonnée de trouver autant d'allusion à de l'alcool, mais après tout nous somme en Sibérie et les Russes n'ont point la réputation de carburer à l'eau plate. Définitivement, je ne peux pas m'imaginer vivre la même expérience à cause du climat, mais aussi à cause de ce facteur alcoolisé. Il me resterait bien les litres de thé à avaler, mais rien que la perspective de me rendre toutes les 1/2 heures aux toilettes dans ce froid, m'en fait passer l'envie immédiatement. Non, il me faudrait trouver un coin plus tempéré et je crois bien que j'ai ma petite idée, mais chut…. Ce n'est ni l'endroit pour vous le révéler, ni le propos de ce billet.L'auteur et ses voisins possèdent la faculté de regarder des heures par la fenêtre. Le paysage qui s'offre à eux est plus captivant que bien des programmes télévisés que l'on a chez nous. Sur ce point, je peux les comprendre car j'ai également la chance de bénéficié d'un panorama magnifique : j'ai le Mont-Blanc à quelques encablures à peine. Je ne me lasse pas de l'observer au fil des saisons. Il n'est jamais tout à fait le même. A chaque minute, la lumière est différente, les nuages passent et parfois me le dissimule, mais je sais qu'il est là et je l'imagine, je me projette au delà de ce voile. En bref, il me dépasse, il se dégage une certaine magie, une puissance que Dame nature veut bien me laisser admirer. Le lac Baïkal doit être tout aussi captivant avec ses eaux prisonnières des glaces, ses forêts tout autour, sa faune, les caprices de la météo…Dépaysement garanti.Ce journal est agréable à lire même si l'on n'est pas fan de "nature writting" : genre littéraire où se mêle l'observation de la nature qui nous entoure et des considération autobiographiques.Sylvain Tesson sait agrémenter volontairement ou non certaines de ses pages de traits d'humour qui m'ont bien déridés durant ma lecture :"Ils ont des gueules à dépecer le Thétchène et ils partagent délicatement leur biscotte avec la mésange.""25 mai. Je passe des heures à fumer dans mon hamac au sommet de l'éminence, les chiens à mes pieds. A Paris, les miens me croient aux prises avec le froid sibérien, ahanant comme un sourd sur mon billot pour fendre le bois dans le blizzard."Le décalage entre ce que l'on croit connaître et la réalité est à son comble. Cela fait du bien de pouvoir être encore surpris et de se dire que tout n'est pas encore perdu.Introspection, réflexion, méditation… Tout cela est présent. Six mois pour faire le tour de soi-même et aussi du monde qui nous entoure. On pense également à celui que l'on a quitté et que l'on devra rejoindre passé cette retraite.Solitude et rencontre, tel pourrait être le sous titre de cet ouvrage qui décidément incite à ouvrir vraiment nos yeux.Pour moi qui recherche de la profondeur dans mes lectures (même s'il m'arrive de lire des choses très légères également), ce fut parfait. Sylvain Tesson avait emporter avec lui beaucoup de lecture et il fait très souvent des parallèles entre les pages qu'il dévore, celles qu'il gratte et ce qui lui sert de cadre d'existence. Il nous suggère parfois de faire de même sans pour autant partir en Sibérie. Peut-être aurions nous un regard plus neuf alors, plus réaliste, plus responsable ? http://espace-temps-libre.blogspot.com/

emeralda
21/11/11
 

Vivre en ermite au fond des bois : tel est le défi que s’est fixé Sylvain Tesson. Comme Thoreau avant lui il s’installe dans une cabane au bord d’un lac et y tient un journal. Quand Kerouac ou Dagerman se demandaient il y a cinquante ans déjà où trouver encore une forêt pour y exercer sa liberté, Tesson l’a découverte en Sibérie. Des livres, des cigares et de la vodka : il ne pouvait rêver meilleure compagnie. Pour le reste personne, si ce n’est quelques lointains voisins ou gardiens, résidents des stations météo et autres ours, phoques et chiens auprès desquels il se familiarise peu à peu avec le caractère russe. Au fil des jours, des nuits, des mois et des saisons l’on suit avec un intérêt sans cesse renouvelé ses gestes quotidiens mais aussi ses lectures, le tout systématiquement agrémenté de considérations plus pertinentes les une que les autres. Ici nature et culture ne font qu’un. Avec un sens de la formule, un goût pour l’aphorisme non dissimulé et un sens de l’humour aiguisé il aborde tous les sujets qui constituent la vie en société. L’on ne fuit pas la civilisation sans l’emporter avec soi : Sylvain Tesson le sait, qui ne recule pas devant les analogies, comparaisons, et références à ce qu’il a quitté pour évoquer ce qui nous manque et qu’il s’est accordé : le temps et la distance. Grâce à eux il interroge ses motivations réelles, sans oublier l’absence de cette femme qui l’attend aux confins de l’occident et dont on peut se demander si elle supportera le temps nécessaire pour régler ses problèmes d’homme, comme aimait à les nommer Ferré : la mélancolie, la lassitude du temps qui passe, la solitude aussi. Sagesse ou expérience - quelle différence ? – Tesson réussit là où Christopher Mc Candless (le Alexander Supertramp d’Into the Wild) a échoué : quitter la société de consommation pour mieux se retrouver. Avec humilité, patience et raison il découvre dans le dépouillement les vertus du non-agir et de la contemplation, dans le vide la plénitude, dans la fixité l’intensité du vivant – toutes choses qui n’ont pas de prix - et nous les fait partager. Un livre comme on en fait peu : de qualité, intelligent, beau et bien écrit, à ranger sans complexe aux côtés des récits de voyages qui l’ont précédé. Je tiens à remercier Libfly et Furet du Nord de m’avoir fait connaître en avant première mon premier coup de cœur de cette rentrée littéraire.

Darsan
05/08/11
 

Sylvain Tesson m’avait habitué à ses voyages et ses récits. En fait, pour être plus juste, aux voyages qu’il avait partagés avec Alexandre Poussin : autour du globe à vélo (On a roulé sur la Terre) et à pied dans l’Himalaya (La marche dans le ciel). Bref, je n’avais lu que ça de lui, et un jour, on m’a offert Dans les forêts de Sibérie. J’ai ouvert les premières pages et me suis abandonné avec lui dans cette nature grandiose, mettant mes pieds dans les siens dans la poudreuse, courant après ses chiens ou finissant une bouteille avec lui. J’ai été un peu perturbé, je vous l’avoue. Sylvain Tesson s’isole de la société dans une cabane, en Sibérie, pourtant il emporte avec lui celle de consommation. Étonnant. Des livres, beaucoup de livres (il propose une « liste de lectures idéales composée à Paris avec grand soin en prévision d’un séjour de six mois dans la forêt sibérienne ») et de l’alcool, beaucoup d’alcool (il prévoit « 10 boîtes de paracétamol pour lutter contre les effets de la vodka »). Bien sûr je suis réducteur. L’auteur cerne très bien ce décalage entre son amour des grands espaces et sa consommation effrénée de vodka (soit dit en passant, ce n’est pas vraiment incompatible).Le livre commence en février, l’arrivée du printemps apporte de magnifique page, encore une fois très poétiques.Dans ce livre autobiographique, Sylvain Tesson semble vouloir ralentir le temps, peut-être jusqu’à l’arrêter. Très poétique, son texte nous invite à ralentir à sa suite. Il s’interroge tout au long de son expérience, et nous fait partager, jours après jours (c’est un peu un journal intime), ses questionnements qui nous rejoignent tous. Sa réflexion est riche sur la société de consommation et la solitude. Il y a des jours sans et des jours avec, des jours où il y a peu à raconter… Un peu comme dans nos vies.Un livre à lire bien au chaud au coin du feu, à partager… Françoishttps://lequatriemedecouverture.wordpress.com/

hunvalerien
05/02/15
 

« …peut-on se supporter soi-même ? »Voilà une des questions que se pose Sylvain Tesson pendant ses six mois d’isolement volontaire dans une isba russe perdue dans la nature et le grand froid…Retour aux sources du corps et de l’esprit qui se transforment pendant ce séjour où l'auteur revient à l’essentiel : « célébrer la vie ». Un oiseau qui passe devant la fenêtre et c’est le bonheur …Qui n’a pas rêvé de tout lâcher un temps et de partir (de préférence avec sa pile de livres ;-) seul, loin de tout ?La société est ainsi faite que l’on est toujours dans la course, le rendement … alors prendre le temps, ce n’est pas toujours facile et il faut parfois « se forcer »…Une « parenthèse » de six mois, ça vous change un homme, ça modifie le regard sur le monde et ça permet de faire le point …Dans le journal de bord de cette aventure, Sylvain Tesson livre ses doutes, ses joies, ses craintes, ses peurs, mais aussi une excellente réflexion sur la condition humaine et le rapport à l’autre.On peut regretter que la vodka ait une place prépondérante mais à chacun sa « drogue » (moi, je serais partie avec du thé… et que les beuveries semblent de temps à autre le seul moyen de vivre quelque chose de sympathique avec le peu d’hommes qu’il rencontre. Il y a aussi le fait qu’il parle peu de sa famille et que sur ce point de vue là, on ne sache rien de son ressenti.Mis à part ces deux « bémols », j’ai eu beaucoup de plaisir à lire ce récit.Bien sûr, se pose la question : « Que reste-t-il de tout cela ? » Souhaitons, pour l’auteur, que ce soit le titre de la dernière partie de son livre : La paix….celle dont tout un chacun a besoin pour être en phase avec lui-même, puis avec les autres….

Cassiopea
31/10/13
 

"La solitude est une patrie peuplée du souvenir des autres."Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson m’avait intéressé grâce à une critique d’une blogueuse et lors de son passage à La grande librairie. Lu pendant un voyage en train, il m’a immergé totalement en Sibérie.Ce livre est un journal jour après jour (ou presque) de l’auteur, il raconte en majorité son séjour dans une cabane dans les bois près du lac Baïkal se situant au sud de la Sibérie, il est la plus grande réserve d’eau douce liquide au monde.Dans les forêts de Sibérie est divisé en six chapitres qui représentent ses six mois d’ermite : Février – La forêt, Mars – Le temps, Avril – Le lac, Mai – Les bêtes, Juin – Les pleurs, Juillet – La paix.On pense avec un tel résumé que le livre ne sera pas passionnant, que l’on va même s’ennuyer, et bien non loin de là ! L’auteur permet de faire un constat sur la vie actuelle : la consommation, la rapidité, la nécessité d’être connecté. "L’homme libre possède le temps. L’homme qui maîtrise l’espace est simplement puissant. En ville, les minutes, les heures, les années nous échappent. Elles coulent de la plaie du temps pressé. Dans la cabane, le temps se calme. Il se couche à vos pieds en vieux chien gentil et, soudain on ne sait même plus qu’il est là. Je suis libre parce que mes jours le sont." (p.71).Ce passage d’homme des villes à ermite lui permet de savourer le temps qui passe, d’admirer la beauté des paysages. Il fait de très beaux hommages à la littérature, d’ailleurs il nous transmet sa liste de livres emportés dans ce voyage : "Les livres sont plus secourables que la psychanalyse. Ils disent tout mieux que la vie." (p.226).Sylvain Tesson n’est pas totalement coupé du monde dans sa cabane, il a accès au satellite mais il reçoit ses messages en décalé dont un qui est important : celui de sa femme. Il rencontre les Russes autour du lac et il garde deux chiens d’une amie qui seront ses compagnons pendant un mois. Il est ermite dans le sens libre et n’agit pas sur le sens du monde.Dans les forêts de Sibérie est donc un hymne à la nature, à la liberté et à la littérature. Ce voyage permet de se remettre en question et de réfléchir sur le monde. Une bouffée d’air frais qui m’a donné envie de faire un séjour semblable un jour ! LOUISE Novelenn

Novelenn
03/06/13
 

L'expérience que tente l'auteur est fascinante et tout un chacun happé dans une vie urbaine envahissante a sans doute rêvé à un moment ou un autre de se retirer loin du monde pour méditer et faire connaissance avec soi-même... « Il fait -33°. Le camion s’est fondu à la brume. Le silence descend du ciel sous la forme de petits copeaux blancs. Etre seul, c’est entendre le silence. Une rafale. Le grésil brouille la vue. Je pousse un hurlement. J’écarte les bras, tends mon visage au vide glacé et rentre au chaud.J’ai atteint le débarcadère de ma vie.Je vais enfin savoir si j’ai une vie intérieure. » (p. 36) L'auteur insiste sur la fulgurance de l'expérience qui atteint une intensité libératrice inimaginable : « J’ai avalé presque tout Jack London, Grey Owl, Aldo Leopold, Fenimore Cooper et une quantité de récits de l’école du Nature Writing américain. Je n’ai jamais ressenti à la lecture d’une seule de ces pages le dixième de l’émotion que j’éprouve devant ces rivages. Je continuerai pourtant à lire, à écrire. » (p. 55) Ses journées se trouvent tout à coup vidées du temps, ce qui lui permet de fonder un autre espace-temps : il redécouvre le monde et le réinvente. « Moi qui sautais au cou de chaque seconde pour lui faire rendre gorge et en extraire le suc, j’apprends la contemplation. Le meilleur moyen pour se convertir au calme monastique est de s’y trouver contraint. S’asseoir devant la fenêtre le thé à la main, laisser infuser les heures, offrir au paysage de décliner ses nuances, ne plus penser à rien et soudain saisir l’idée qui passe, la jeter sur le carnet de notes. Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l’inspiration sortir. » (p. 43) « L’homme libre possède le temps. L’homme qui maîtrise l’espace est simplement puissant. En ville, les minutes, les heures, les années nous échappent. Elles coulent de la plaie du temps blessé. Dans la cabane, le temps se calme. Il se couche à vos pieds en vieux chien gentil et, soudain, on en sait même plus qu’il est là. Je suis libre parce que mes jours le sont. » (p. 72) Loin de lasser le spectateur passif de l'isolement du narrateur, le ton de son récit teinté d'humour réhausse encore les qualités de son texte : « « Moins on parle et plus on vivra vieux. » dit Youri. Je ne sais pourquoi mais je pense soudain à Jean-François Copé. Lui dire qu’il est en danger. » (p. 71) De plus, Sylvain Tesson n'est jamais isolé très longtemps : il reçoit de nombreuses visites des autochtones, et surtout il est entouré des auteurs à qui il a proposé le voyage, des philosophes, des aventuriers comme lui, des poètes, des hommes -principalement- qui ont nourri des réflexions sur la solitude, sur la vie avec les autres, sur le monde et notre raison d'être à travers lui... Dans les forêts de Sibérie est un récit passionnant nourri de réflexions qui permettent d'éclairer la nuit de ceux qui perdent progressivement le rapport au monde... La fin marque le retour à la civilisation mais nous n'avons aucune indication sur la façon dont se passe ce retour... Qu'a-t-il tiré de son expérience, cela a-t-il changé sa façon de vivre en ville, l'homme peut-il profiter du temps qui passe et de la beauté du monde même s'il est englué dans le quotidien d'une vie trépidante... Autant de questions auxquelles le lecteur aimerait avoir des réponses... Peut-être est-ce prévu dans un prochain tome ? Lecturissime

Lecturissime
29/05/13
 

Sylvain Tesson a choisi de passer six mois dans une cabane de 10 mètres carrés située près du rivage du lac Baïkal en Sibérie - voici son journal de bord. Il commence de manière très intéressante par la description des préparatifs (équipements et livres emportés) et des premières impressions de l'aventurier. Le ton est parfois humoristique, parfois strictement descriptif et parfois philosophique, au gré des humeurs et des lectures de l'auteur.Celui-ci mène une réflexion riche sur nos sociétés de consommation ainsi que sur la solitude. Toutefois, au fil des pages, j'ai fini par trouver le récit répétitif et lassant, même si l'auteur exprime bien l'ambivalence de son ressenti (emballement pour la beauté du lieu et spleen "soigné" à la vodka). L'arrivée du printemps a un peu rompu cette monotonie dans la vie de l'auteur et de ce fait dans son texte.Trouvant cette démarche de Sylvain Tesson intéressante, j'ai été déçu par ce livre. J'ai nettement préféré ses récits de voyages itinérants (L'Axe du loup), et un de ses recueils de nouvelles (Une vie à coucher dehors). Apikrus

Apikrus
26/05/13
 

Coup de coeur Dans ce journal de bord de sa retraite volontaire de six mois dans une cabane dans la forêt sibérienne, Sylvain Tesson nous rend attentif à l’effet de la solitude et de l’isolement sur la perception du temps. Alors qu’au début de son séjour il nous livre plus de réflexions sur son monde intérieur et sur les lectures qui alimentent ses pensées, au fur et à mesure du temps qui passe, il est plus dans l’instant présent et dans l’observation de ses sensations et du monde qui l’entoure, à savoir la nature. Parmi les thèmes abordés, il y a toute une réflexion sur la société de consommation, la décroissance, sur la perception de l’ermite selon les écrivains et sur le rapport que les circonstances nous font avoir par rapport au temps. J’ai également eu un aperçu de la culture russe en rencontrant par son biais les personnes qui comme lui travaillent et vivent dans ces contrées.

Poussé par un fort désir d’isolement (et de lecture), Sylvain Tesson a passé 6 mois seul dans une cabane sur les bords du lac Baïkal en Sibérie. Dans les forêts de Sibérie se présente comme le journal de bord (avec même des dessins en introduction) de son expérience hors du commun. Il se compose de 6 parties (une pour chaque mois), dans lequel l’auteur y dépose ses idées, ses confessions et ses visions au sens propres (sur la nature et tous ce qui l’entoure) comme au sens figuré (sur le monde actuel). De février à juillet 2010, Sylvain Tesson égrène son récit au rythme des jours. Sa plume est poétique et délicate. Son écriture est très riche et le vocabulaire assez soutenu (le dictionnaire est parfois nécessaire) mais reste accessible. J’ai aimé la construction en journal de bord, les phrases courtes, les maximes, le vocabulaire riche et surtout les références et extraits de ses lectures. Sylvain Tesson, qui a emporté une soixantaine de livres, n’hésite pas à nous faire part de ses lectures au fil du texte. Le récit est sans cesse ponctué de citations littéraires, références historiques, politiques, philosophiques, religieuses, économiques qui le rendent intéressant. Le tout avec un certain détachement, allant même parfois jusqu’à des réflexions pleines d’humour.Un fois passé le fait qu’il s’agit effectivement d’un livre très bien écrit, j’ai souvent eu l’impression que l’auteur avait abusé de certaines drogues euphorisantes pour nous livrer autant de descriptions et surtout de réflexions sur le bonheur de la solitude. Stéphanie Plaisir de Lire

L'histoire est étonnante, intrigante, passionnante. Cette expérience extrême d'un homme (presque) toujours seul face à la nature, immense, anthropophage. C'est une magnifique lutte pour la survie. une lutte sublimée, qui perd son caractère belliqueux pour apparaître simplement dans la vie quotidienne de Sylvain Tesson.Ce que l'on peut regretter pourtant, c'est le style de ce livre. Il y a bien sûr de très beaux moments où la poétique du mots arrive peut être à nous transporter dans ce paysage vierge, blanc, changeant et capricieux. Mais peut être est ce à cause des nombreux shots de vodka que prenait l'écrivain (que je ne critique pas, mais dont lui même couche littéralement sur le papier les effets éthyliques immédiats, et les réveils souvent difficiles) que le style ne me semble pas la hauteur de cette expérience, dans une vue d'ensemble. L'écriture est simple et "scolairement recherchée"; je veux ici non pas rabaisser le texte mais souligner le fait que même si dans la pratique,le journal est toujours le fruit d'un premier jet, il aurait fallu le retravailler pour trouver cette complexité, cette multiplicité du paysage que l'on devine dans certains moments du romans, dans ses failles poétiques qui seules nous restent en mémoire une fois le livre terminé.

gaut
15/04/12
 

J'ai vraiment aimé ce journal d'un homme qui s'est isolé 6 mois de février à juillet au bord du lac de Baïkal l'année dernière. Expérience intéressante où l'auteur fait le point sur pas mal de choses. L'auteur a prévu un stock de livres pour l'accompagner dans son ermitage. Les références littéraires sont intéressantes.

chantwal
10/01/12
 

Sylvain Tesson, grand baroudeur, nous raconte son voyage pour une fois immobile à la recherche de la solitude pour connaître ce qu’est une vie intérieure. Il s’installe dans une isba en bois au bord du lac Baïkal pour nous proposer son journal du 10 février au 28 juillet 2010. Moi, je n’ai pu lui tenir compagnie que jusqu’au 15 mai….. J’ai abandonné à la page 179 sur 266 !Mais de compagnie, il n’en a pas manqué pendant cette soi-disant vie d’ermite. De février à mai, j’ai compté pas moins d’une vingtaine de rencontres, de visites reçues ou données. On constate en effet qu’il y a beaucoup de passage aux alentours de son isba, des Russes pêcheurs ou gardes forestiers qui lui rendent des visites qui sont autant de ripailles et de beuveries. Et quand il se retrouve seul, il continue : "le soir je me saoule lentement, la cabane cellule de grisement".J’ai donc été, vous l’avez compris, beaucoup déçu par ce livre, mais il faut reconnaître que ce journal de bord est ponctué de moments poétiques et drôles et a parfois un petit côté de roman philosophique.Il y a aussi de bons moments de contemplation devant cette nature brutale.

Ludeca
05/11/11
 

Evasion garantie Ce qu’on attend d’un livre en général, c’est qu’il nous sorte du quotidien et nous fasse oublier la morosité ambiante. Pari réussi pour le Prix Médicis essai 2011. Lu dans le métro aux heures de pointe, alors que le printemps tarde à s’installer, ce journal d’ermitage est une merveilleuse invitation au voyage. Poésie, culture, humour et aphorismes s’y côtoient. Sylvain Tesson égrainent six mois d’isolement au bord du lac Baïkal, et nous laisse une agréable impression de beauté dans la tête et une question au bord des lèvres : pourquoi pas nous ?

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

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Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.16 kg