Danse avec l'ange

EDWARDSON, AKE

EDITEUR : 10/18
DATE DE PARUTION : 01/10/09
LES NOTES :

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8,80 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Göteborg, deuxième ville de Suède logée entre terre, mer et montagne, dont le seul nom chante la magie du Grand Nord... Ce décor idyllique s'effrite sous la plume d'Åke Edwardson. Par le prisme de l'enquête policière, ici restituée dans ses moindres hésitations, doutes et tracasseries administratives, l'auteur autopsie les affres d'une âme nordique en proie aux
pires maux des sociétés contemporaines. Erik Winter est le témoin privilégié de cette déliquescence. Dandy un brin désabusé et sans illusions quant aux chances véritables de la justice, le plus jeune commissaire de la police suédoise mobilise tous les moyens, légaux et illégaux, pour traquer le pervers qui endeuille de meurtres barbares sa ville natale.
2 personnes en parlent

Ce livre parle d’un tueur en série particulièrement sanguinaire, qui filme en plus ses exploits. Si vous êtes coutumier des thrillers, vous devez bien connaître ses looooooooongues scènes, pendant lesquels aucun détail ne nous est épargné. Je connais même des auteurs qui n’hésitent pas à répéter trois/quatre fois la scène, au cas où toute l’horreur n’aurait suffisamment frappé le lecteur – à moins que l’auteur ne prenne son lecteur pour un crétin, c’est possible aussi.Rien de cela ici. Nous avons bien des faits bruts, qui nous sont livrés, clair, net, précis. L’horreur est à lire aussi dans le regard des enquêteurs, dans leur réaction. Il tient aussi dans la réaction des familles, dans leur souffrance, leur incrédulité, leur colère aussi. Toutes les familles n’ont pas envie de gentiment collaborer avec les gentils policiers qui leur ont appris la mort de leur fils dans des circonstances atroces.L’enquête mène Winter de la Suède à l’Angleterre, entre deux coups de fil de ses parents, qui vivent une retraite paisible en Espagne. Lui ne l’est pas : comme les autres policiers, il n’a qu’une crainte, que le tueur recommence. Ils se sentent d’autant plus impuissants que les pistes sont très minces.A aucun moment, nous ne sommes dans la tête du tueur, et ce n’est pas plus mal. Nous saurons en partie son mobile à la fin. NOui, ne pas avoir toutes les explications a gêné certains lecteurs. Pas moi. L’auteur en dit suffisamment, même de manière implicite, pour que l’on puisse reconstituer les motivations du tueur, et retracer son parcours criminel – ou comment jouer à cache-cache avec la police est plus facile qu’on ne le croit. De même, l’une des révélations du dénouement ne surprendra absolument pas ceux qui regardent des séries comme Esprits criminels.Danse avec l’ange est un polar qui parle tout en finesse de thèmes sombres et sanglants.

Sharon
30/03/14
 

Je ne connaissais pas du tout l'auteur et comme avec d'autres écrivains scandinaves lus récemment, je dois dire que j'ai été bluffée par la maîtrise de l'intrigue. Mais dans ce livre, ce que j'ai particulièrement apprécié, c'est l'écriture. Le style est net, rythmé et précis, les descriptions d'une précision quasi chirurgicale apportent une crédibilité supplémentaire à l'enquête. Chaque détail est à sa place, que ce soit les émotions des personnages, les lieux, les situations, l'analyse des faits... le spectateur devient presque acteur ou témoin grâce à l'écriture. C'est suffisamment rare pour avoir envie de le souligner. L'enquête n'en est que plus prenante et bien construite. Certains pourraient y trouver des longueurs, mais cela ne m'a en rien gêné dans la mesure où chaque détail donne du sens à l'intrigue. J'ai eu l'impression de suivre une enquête en temps réel et je dois dire qu'à aucun moment je ne me suis ennuyée. Comme tous bons policiers, l'auteur nous promène à travers fausses pistes et rebondissements, mais au final ce sont les personnages qui m'ont plu. Autant j'ai du mal quelquefois à m'attacher au héros, autant là, j'ai beaucoup aimé ce flic un peu désabusé qui se rend compte que la noirceur du monde arrive jusqu'à lui et qui n'hésite pas à flirter avec l'illégalité pour tenter d'arrêter le coupable. L'auteur a su en faire quelqu'un d'humain grâce à de petits détails comme l'intrusion téléphonique de sa mère névrosée qui l'appelle régulièrement de Marbella entre deux verres de Martini Dry. L'atmosphère est particulièrement pesante et noire, non pas à cause de la barbarie du tueur, mais plutôt à cause de l'analyse de nos sociétés qui engendrent cette inhumanité, où l'argent est roi et où tout s'achète même le plus immonde des spectacles. Finalement ce n'est pas tant l'intrigue qui est intéressante en soi mais l'atmosphère que l'auteur distille tout au long du roman, une chronique sordide des grandes villes, de la solitude, des drames et du côté le plus sombre de l'âme humaine.Je sais que certains lecteurs n'ont pas aimé ce livre, peut-être parce qu'ils s'attendaient à une enquête policière comme ils ont l'habitude d'en lire. J'avoue que de mon côté j'ai de plus en plus de mal avec ces auteurs "réputés" qui nous servent les mêmes ficelles à longueur de romans. Je trouve souvent le coupable au bout de trois chapitres (dans la mesure où c'est généralement le plus improbable) et j'ai de moins en moins de plaisir à lire leurs livres. Par contre j'ai abordé ce titre comme un roman et non comme un policier et l'atmosphère, les personnages... ont pris beaucoup plus d'importance que l'histoire en elle-même. Il y a un côté décousu car on passe quelquefois d'un enquêteur à un autre, mais cela ne m'a pas du tout gêné et il y a quelques longueurs mais dans l'ensemble j'ai vraiment passé un bon moment de lecture.

Ikebukuro
23/04/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.27 kg