Danseur

MCCANN, COLUM

EDITEUR : BELFOND
DATE DE PARUTION : 10/06/03
LES NOTES :

à partir de
13,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Des forêts de l'Oural aux clubs de l'underground new-yorkais en passant par Leningrad et les hauts lieux de la jet-set internationale, un roman flamboyant porté par une écriture âpre et riche où se dessine une somptueuse histoire d'amour, d'art et d'exil. En 1944, dans un hôpital soviétique, Rudik, six ans, danse pour son premier public : aucun des soldats mutilés n'oubliera cet instant éblouissant... Dès lors, ce fils de paysan sait. Il
sait qu'il ne reculera devant rien : mentir à sa mère, braver la colère du père, endurer brimades et humiliations. Pour danser comme il le doit, il ira jusqu'à s'exiler à jamais. Travailleur acharné, obsédé de beauté et de perfection, Rudik fascinera tous ceux qui croiseront sa route, leur offrant le sentiment d'avoir côtoyé un ange ou un démon, un vrai génie, un monstre de sexe et d'excès. Une icône du XXe siècle : Noureïev.
7 personnes en parlent

Encore un de ces livres que l’on referme à regret. Noureïev… bien plus qu’une biographie, une histoire qui pénètre au coeur de la légende, jusque dans ses imaginaires, faisant la part belle à l’homme, à l’âme toute entière capturée dans la flamboyance d'un pas de danse. Mais aussi dans la blessure de l'exil. Bien au delà de la danse ou du danseur. Son appétit, sa grandeur, mais surtout, sa liberté, celle qu’il prend déjà tout jeune, compensant le manque de technique par un appétit immense, un « vivant » presque violent qui ne laisse personne indifférent. J'ai particulièrement aimé la manière dont McCann aborde la vie de Noureïev, non directement, mais à travers des voix qui lui ont été proches et qui, par leur résonance émotionnelle, dessinent un portrait différent et participent à sa complexité.Des années de privation en Union Soviétique jusqu'à la célébrité internationale, on assiste à une fuite en avant infernale soulignant davantage encore la fragilité de l'homme. Odieux et génial, généreux et égocentrique, il est de tous les paradoxes et de tous les excès. Et sur scène, toujours, la pureté de l'art poussé à son paroxisme. Violent et merveilleux. Magique. Cependant sa quête l'entraîne irrémédiablement vers ce passé qui le hante... ce miroir vers lequel il se penche espérant peut-être retrouver "la part manquante" qui comblera enfin ce vide glacial laissé par l'exil.Epoustouflant ! Consultez le commentaire complet sur www.mondalire.com

un flyer
28/10/08

Si j'ai choisi de lire ce livre, c'est surtout suite à un reportage diffusé sur Arte, retraçant la vie du célèbre danseur Rudolf Noureev. J'ai été éblouie par son talent et son destin si particulier. C'était tout simplement un personnage, insaisissable et captivant. Danseur n'est pas une biographie, il est important de le préciser. Colum McCann a réinventé Noureev à travers son personnage : Rudik, qui suivra une histoire très proche de celle du danseur.Né en URSS, il a vécu une enfance de misère où seule la danse le rendait heureux. Il va étudier cet art à Leningrad puis, s'exiler en France où il va connaître un immense succès. Danseur présente des faits qui sont vrais ou non. On ne le sait pas exactement et d'ailleurs, ce n'est pas dans notre intérêt. L'auteur s'est penché sur les détails qui ont constitué Noureev : son enfance, ses rencontres, sa vie parisienne, ses excès. Il était aussi bien aimé que détesté ou admiré. On le sent insaisissable. Que j'ai aimé cette histoire. Elle est parfois dure, évidemment, mais très belle. On suit également tous les personnages secondaires qui ont joué un rôle dans sa vie. Un récit passionnant que vous n'oublierez pas de sitôt.

Tchoups
04/01/14
 

Allez hop ! Petite arabesque glissée suivie d'un balancé ballonné chassé-croisé double écart latéral facial immédiatement enchainé par une cabriole demi-contretemps développée couchée et pour finir quadruple salto smashé enveloppé giclé et là , pour la déconne , roulade avant réception têtale ! A y ai , chaud bouillant pour la critique ! Le temps d'aller prendre un bain de synthol et j'attaque...Autant Le Champ du Coyote m'avait fait hurlé de plaisir , autant Danseur ne m'a pas transporté plus que ça...Et pourtant , la danse , je maitrise ! Ah la queue leuleu , la danse des coin-coin , j'en passe et des moins bons , ne m'ont jamais posé aucun problème pour finir sur une petite note classe et guillerette un repas arrosé plus que de raison ! Non , le souci est ailleurs...Sujet fort s'il en est , Noureïv m'alléchait déjà . Huuuum , on va oublier alléchait et préférer intriguait . Le problème , c'est ce roman fiction qui me frustre , étant bien incapable , aux vues de mes faméliques connaissances sur le sujet , de démêler le vrai du faux . Je me doute fort que la trajectoire artistique du maitre associée à ses nombreux déboires politiques pour orientation sexuelle subversive collent plutôt fidèlement à la réalité . Cependant , difficile de se faire une opinion arrêtée en referment le-dit roman et ça , ça m'empeche de pirouetter en rond...J'ai aimé cette écriture lyrique , sèche et sans détour , sachant parfaitement retranscrire sur papier glacé ce monde pourtant visuel . J'ai adoré Nouriev danseur , sa façon de se donner corps et âme à son art au prix de sacrifices inimaginables . A contrario , l'humain ne m'a que très modérément enthousiasmé ! Pourtant touchante cette blessure à vif concernant une famille qu'il quitta bien trop tôt et presque définitivement pour raison d'état en préférant s'expatrier plutôt que de subir la vindicte et le courroux de l'intelligentsia Russe . Finalement assez triste ce besoin irrépressible de forniquer , baiser , fourrer , défoncer...n'importe qui n'importe quand . Et la tendresse bordel...Si la danse nous apparait comme n'étant que douceur , légereté et poésie , le revers de la médaille s'avère beaucoup plus sombre car l'humain , aussi talentueux soit-il , n'en oublie jamais d'y véhiculer malgré tout son cortège de cavaliers noirs . Partouze , drogue , melon surdimensionné...le catalogue semble pléthorique .Et c'est là le principal reproche , l'auteur alterne le très bon avec le racolage facile et somme toute finalement inutile . Il faut lui reconnaître cependant une certaine inventivité en associant à son récit un nombre incalculable de personnalités d'époque y allant toutes de leur petit commentaire acerbe .Au final , je ne sais trop sur quel pied danser . L'ascension d'une étoile jusqu'à son firmament puis sa déchéance furent passionnantes , ses à-cotés plus discutables ! Un milieu sacrificiel parfaitement dépeint . Une photographie d'époque très juste . N'était cette propension à se disperser dans le graveleux répétitif et la facilité , Danseur eut pu m'apparaitre comme un véritable chant du cygne...Je n'y ai aperçu qu'un Ardea Cinerea et c'est déjà pas si mal ! Danseur , à vos pointes !

TurnThePage
04/11/13
 

Livre lu en 2005, je crois...j'avais aimé cette vie romancée du grand danseur qui a tout quitté pour une certaine liberté mais qui regrette que son père ne l'ait jamais vu danser. Drôle de personnage tout de même avec bien des excès qu'on ne lui pardonne que quand il danse berthe

afbf
15/09/13
 

Un instant, je me mets en position, pieds à 10h10, corps bien droit, bras en arceaux, mains souples et, me voici parée pour lire « Danseur ». Rudolf Noureïev fut quelqu’un de très entouré, en bien ou en mal et c’st cet entourage qui raconte sa vie. Une vie faite pour et par la danse, je devrais écrire Danse tant Noureïev incarne ce mot. Il incarne également la résistance à un mode de culture, à un monde politique que lui, petit paysan tatare fou de liberté, de Sa liberté, niant toute autorité autre que celle de la danse a payé au prix cher : l’exil volontaire.Post coitum omne animal triste est (j’étale mon ignorance) lui convient comme un gant, plutôt comme un collant. Que de fornications, foutrages, alcool, drogues et autres douceurs dignes des années 70 dans ce livre et pourtant, Rudolf Noureïev, avec sa grosse tête, n’est pas heureux.La fuite en avant de cet homme a quelque chose de troublant. L’âme russe dans toute sa splendeur, enfin selon les on-dit, capable de grosses colères comme de la plus grande générosité, incapable de se restreindre dans l’effort comme ailleurs.Autant le livre est brillant, lyrique enthousiasmant autant le personnage côté coulisse et vie privée est pathétique. J’ai aimé l’écriture de Colum Mac Cann. Ne me demandez pas de démêler le vrai du roman, la réalité de la fiction, j’en suis totalement incapable, c’est avant tout le privilège d’un bon roman, d’autant que j’ignore tout de la biographie du danseur. Le livre est brillant. Rudy dans ses orgies seventies ne m’a pas trop enthousiasmée et je l’ai laissé un peu de côté pour me consacrer à Rudolph que j’ai suivi avec un grand intérêt. Noureïev a le goût et le besoin d’un travail forcené, la passion qui l’habite transcende ses douleurs, depuis qu’enfant, il dansait pour les blessés de l’hôpital et qu’il rêvait en écoutant Tchaïkovski à la radio. Rudik n’est que blessures jamais refermées, cette famille trop tôt quittée, cet exil volontaire mais très surveillé. Il n’a jamais supporté de ne plus voir sa mère et ce ne sont pas les coups de fil surveillés qui changèrent les choses. Il a essayé d’oublier le petit garçon en ne restant jamais plus d’une semaine au même endroit, en multipliant les représentations avec sa grande amie Margot Fonteyn, en brûlant la chandelle par les deux bouts.Un vrai coup de cœur pour le chaussonnier anglais qui vit pour son art, qui est capable de créer des chaussons selon le pied du danseur. « Mais ce qu’il fait est magnifique ! Il a consacré des heures de travail à ces chaussons, à vérifier le moindre détail. J’ai senti comme une énergie nouvelle rien qu’en les essayant. »

zazy
14/09/13
 

Colum McCann retrace à travers la fiction la vie du plus célèbre danseur du XXe siècle, Rudolf Noureïev. Avec son grand talent d’écrivain, il peint un personnage complexe au destin hors du commun. Coup de coeur de janvier 2012. Médiathèque Marguerite Yourcenar41, rue d'Alleray, 75015 Parishttp://yourbiblog.wordpress.com/http://www.facebook.com/MediathequeMargueriteYourcenar

MaggieYour
29/08/12
 

Le roman de Colum Mc Cann n’est pas une biographie à proprement parler. Bien qu’inspiré en grande partie de la vie du danseur Noureïev, c’est par le récit des gens qui l’ont connu que l’auteur bâtira son texte. L’enfance du jeune garçon nous plonge dans l’URSS de l’entre deux guerre. Rudik est un petit garçon passionné ; sa passion naîtra dans un hopital où devant les soldats russes, il se met à danser. Cette scène racontée par Noureïev lui-même est sans doute d’ailleurs complètement inventée ; d’après l’une de ses biographes, Julie Kavanagh, cette histoire serait fausse même si elle avait été inventée par le danseur lui-même dans une interview.La vie du danseur est donc romancée ; les évènements racontés ne sont pas forcément exacts. Certaines scènes d’ailleurs sortent tout droit de l’imagination de l’auteur mais le portrait qui se dégage de l’homme est en revanche criant de vérité. Rudik est excentrique, spontané, aimé par ceux dont il est proche, que ce soit sa mère, Anna sa première professeur de danse. Tous passent sur ses lubies pour ne garder qu’en tête sa générosité. C’est de ces scènes intimes où sa mère lui donne une tasse par exemple qui les a suivis de déménagement en déménagement, qui rend le roman unique.Après avoir écrit sur les bas fonds de New-York, c’est la province reculée de la Russie qui l’intéresse ; dans cette ville Oufa où grandit le jeune Rudy, la pauvreté est présente ; les gens s’entassent dans de petits logements, combattent chaque jour pour avoir à manger. C’est pourquoi l’attrait de la musique, littérature ou danse peut paraître secondaire dans un tel univers. K100dre

K100dre
06/11/11
 

Format

  • Hauteur : 22.70 cm
  • Largeur : 14.20 cm
  • Poids : 0.40 kg
  • Langage original : ANGLAIS (IRLANDE)
  • Traducteur : JEAN-LUC PININGRE

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