Danseur

MCCANN, COLUM

EDITEUR : 10/18
DATE DE PARUTION : 06/01/05
LES NOTES :

à partir de
8,80 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Des forêts de l'Oural aux clubs de l'underground new-yorkais en passant par Leningrad et les hauts lieux de la jet-set internationale, un roman flamboyant porté par une écriture âpre et riche où se dessine une somptueuse histoire d'amour, d'art et d'exil. En 1944, dans un hôpital soviétique, Rudik, six ans, danse pour son premier public : aucun des soldats mutilés n'oubliera cet instant éblouissant... Dès lors, ce fils de paysan sait. Il
sait qu'il ne reculera devant rien : mentir à sa mère, braver la colère du père, endurer brimades et humiliations. Pour danser comme il le doit, il ira jusqu'à s'exiler à jamais. Travailleur acharné, obsédé de beauté et de perfection, Rudik fascinera tous ceux qui croiseront sa route, leur offrant le sentiment d'avoir côtoyé un ange ou un démon, un vrai génie, un monstre de sexe et d'excès. Une icône du XXe siècle : Noureïev.
3 personnes en parlent

Si j'ai choisi de lire ce livre, c'est surtout suite à un reportage diffusé sur Arte, retraçant la vie du célèbre danseur Rudolf Noureev. J'ai été éblouie par son talent et son destin si particulier. C'était tout simplement un personnage, insaisissable et captivant. Danseur n'est pas une biographie, il est important de le préciser. Colum McCann a réinventé Noureev à travers son personnage : Rudik, qui suivra une histoire très proche de celle du danseur.Né en URSS, il a vécu une enfance de misère où seule la danse le rendait heureux. Il va étudier cet art à Leningrad puis, s'exiler en France où il va connaître un immense succès. Danseur présente des faits qui sont vrais ou non. On ne le sait pas exactement et d'ailleurs, ce n'est pas dans notre intérêt. L'auteur s'est penché sur les détails qui ont constitué Noureev : son enfance, ses rencontres, sa vie parisienne, ses excès. Il était aussi bien aimé que détesté ou admiré. On le sent insaisissable. Que j'ai aimé cette histoire. Elle est parfois dure, évidemment, mais très belle. On suit également tous les personnages secondaires qui ont joué un rôle dans sa vie. Un récit passionnant que vous n'oublierez pas de sitôt.

Tchoups
04/01/14
 

Livre lu en 2005, je crois...j'avais aimé cette vie romancée du grand danseur qui a tout quitté pour une certaine liberté mais qui regrette que son père ne l'ait jamais vu danser. Drôle de personnage tout de même avec bien des excès qu'on ne lui pardonne que quand il danse berthe

afbf
15/09/13
 

Un instant, je me mets en position, pieds à 10h10, corps bien droit, bras en arceaux, mains souples et, me voici parée pour lire « Danseur ». Rudolf Noureïev fut quelqu’un de très entouré, en bien ou en mal et c’st cet entourage qui raconte sa vie. Une vie faite pour et par la danse, je devrais écrire Danse tant Noureïev incarne ce mot. Il incarne également la résistance à un mode de culture, à un monde politique que lui, petit paysan tatare fou de liberté, de Sa liberté, niant toute autorité autre que celle de la danse a payé au prix cher : l’exil volontaire.Post coitum omne animal triste est (j’étale mon ignorance) lui convient comme un gant, plutôt comme un collant. Que de fornications, foutrages, alcool, drogues et autres douceurs dignes des années 70 dans ce livre et pourtant, Rudolf Noureïev, avec sa grosse tête, n’est pas heureux.La fuite en avant de cet homme a quelque chose de troublant. L’âme russe dans toute sa splendeur, enfin selon les on-dit, capable de grosses colères comme de la plus grande générosité, incapable de se restreindre dans l’effort comme ailleurs.Autant le livre est brillant, lyrique enthousiasmant autant le personnage côté coulisse et vie privée est pathétique. J’ai aimé l’écriture de Colum Mac Cann. Ne me demandez pas de démêler le vrai du roman, la réalité de la fiction, j’en suis totalement incapable, c’est avant tout le privilège d’un bon roman, d’autant que j’ignore tout de la biographie du danseur. Le livre est brillant. Rudy dans ses orgies seventies ne m’a pas trop enthousiasmée et je l’ai laissé un peu de côté pour me consacrer à Rudolph que j’ai suivi avec un grand intérêt. Noureïev a le goût et le besoin d’un travail forcené, la passion qui l’habite transcende ses douleurs, depuis qu’enfant, il dansait pour les blessés de l’hôpital et qu’il rêvait en écoutant Tchaïkovski à la radio. Rudik n’est que blessures jamais refermées, cette famille trop tôt quittée, cet exil volontaire mais très surveillé. Il n’a jamais supporté de ne plus voir sa mère et ce ne sont pas les coups de fil surveillés qui changèrent les choses. Il a essayé d’oublier le petit garçon en ne restant jamais plus d’une semaine au même endroit, en multipliant les représentations avec sa grande amie Margot Fonteyn, en brûlant la chandelle par les deux bouts.Un vrai coup de cœur pour le chaussonnier anglais qui vit pour son art, qui est capable de créer des chaussons selon le pied du danseur. « Mais ce qu’il fait est magnifique ! Il a consacré des heures de travail à ces chaussons, à vérifier le moindre détail. J’ai senti comme une énergie nouvelle rien qu’en les essayant. »

zazy
14/09/13
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.10 cm
  • Poids : 0.27 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : JEAN-LUC PININGRE

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